La peur de l’intelligence artificielle face à des hommes transformés en robots

Que les hommes en viennent à se comporter comme des machines, à respecter des règles dans une vie robotisée, et à suivre des procédures sans y trouver du sens, ne sont pas des raisons pour prétendre que l’Intelligence Artificielle puisse déposséder l’homme de ses prérogatives, mais plutôt un signal d’alerte pour se rendre compte que l’on est juste en train de transformer les hommes en machines. Ce qui effectivement, par voie de conséquence, ferait que les hommes deviennent remplaçables par des machines. Ainsi, en réalité, ce ne serait pas tant l’Intelligence Artificielle qui progresserait, que plutôt l’homme qui régresse à ne pas connaître ni les limites dans ses capacités à raisonner, ni la richesse de son authentique intelligence « humaine » à savoir aussi celle qui le dote d’intuition, du sens inné de l’observation ou de celui acquis du savoir-vivre, …

Une fois dépourvus d’imagination et de liberté de créer et d’évoluer, les hommes deviennent effectivement aussi limités que des machines qui ne font que ce qu’on leur demande, sans être capables de la moindre initiative.

Qu-est-ce que l’intelligence, et quelle est la différence entre la raison et l’Intelligence ?

L’intelligence ne se réduit pas à notre capacité à produire des raisonnements. Parce que l’intuition et l’imagination sont, et c’est beaucoup moins connu, strictement nécessaires pour faire évoluer nos connaissances, et plus particulièrement, les modèles de nos théories et opinions publiques.

En effet, pour résoudre des problèmes, nous pouvons trouver des solutions en analysant des situations ou phénomènes, proposer des corrections ou palliatifs et ainsi poursuivre pendant des années avec une complication de plus en plus grandissante. C’est le monde actuel, sa manière de faire.

L’historie des sciences, elle, montre au contraire que les théories ont besoin d’évoluer en profondeur pour lever les contradictions que l’absence de mensonges, autrement dit, la rigueur scientifique, ne manque pas de mettre en avant, et ce, à la différence du monde politique qui dit aux autres le bien là ou il fait de mauvaises choses, et dit du mal des autres là où ces derniers font de bonnes choses !

Cette démarche d’évolution passe par l’imagination et l’intuition, et est souvent provoqué par un petit détail. Comme celui des incohérences de la mécanique newtonienne ayant donné naissance à la théorie de la relativité. ou par des situations incongrues comme Archimède dans son bain pour la loi qui porte son nom. Et même si c’est là une image, bien des mathématiciens rapportent comment leur découvertes ont pu être incongrues, sans pour autant que soit oublié tout le travail de recherche accompli auparavant.

Inventer pour faire évoluer le modèle

Evoluer, cela ne consiste plus à résoudre les problèmes, mais à changer sa manière de voir les choses, de porter son regard et les enjeux à un plus haut niveau, de définir de nouveaux modèles intégrant ceux du passé comme un cas particulier, et dans ce cadre, de réaliser que les questions antérieures ne se posent plus, deviennent obsolètes, et que des perspectives nouvelles apparaissent, sont passionnantes et augmentent le champ des possibles. Tout en posant aussi parfois des questions cruciales sur leur bien-fondé tandis que le premier principe de toute science est de dégager de l’unité dans le divers, de trouver une généralité à des choses qui n’ont rien à voir entre elles en apparence, de respecter ainsi à la trace un principe plus profond d’évolution pour créer des choses nouvelles, d’appliquer des lois immanentes si tant est qu’il y ait un ordre des choses. Avec cet inconvénient de ne pas pouvoir faire tout et n’importe quoi, et l’avantage d’avoir un avenir que garantirait cet ordre naturel des choses.

Un exemple concret d’invention

L’invention de la radio n’a été possible que parce que Maxwell l’avait imaginée, parce que les équations qu’il a proposées pour l’électromagnétisme ressemblaient à celles des ondes mécaniques et qu’il a donc eu l’intuition de l’existence de ces ondes, que personne ne voyait et que personne n’est encore capable de voir aujourd’hui de ses propres yeux.

Après que l’électricité eût été inventée, bon nombre de problèmes ont alors disparu. Rien que sur l’exemple du frigidaire et l’éradication de bien des problèmes de conservation des aliments, et aussi d’enjeux de sécurité alimentaire qui se posaient et qui n’ont plus eu alors de raison d’être.

Il est assez simple de réaliser à quel point l’électricité a changé le monde, nos vies, et ouvert à d’autres bouleversements, mais à la seule gloire de la science et la technologie qui n’ont pourtant pas l’exclusivité en matière de découvertes à faire. Et aussi au prix de questions écologiques sur le nucléaire, et ses dérives sur le pouvoir de l’atome.

La manière de penser

Mais ce qu’il faut comprendre, ce qui est important, ce n’est donc absolument pas la rigueur scientifique qui est à la portée effectivement de n’importe quelle machine mais belle est bien, cette manière de pensée pour évoluer et qu’il est possible de rendre visible aux yeux de tous au moyen de l’épistémologie et de l’histoire des sciences. Avec cette incidence que la sciences des sciences porte en elle-même, à savoir qu’il s’agit d’un champ de bataille et que c’est celui de la critique de la raison pure, sujet de la métaphysique.

Et donc de réaliser dans un second temps, qu’il devrait en être de même du sytème social, à devoir se réinventer par de nouvelles choses et permettre de faire disparaitre des problèmes, et non d’essayer de les résoudre par les solutions du passé.

Résoudre directement les problèmes est donc inutile à long terme, les faire disparaître en inventant un autre modèle est la seule manière d’évoluer, et de lever les contradictions, aussi bien dans le cadre des incohérences de la science, et aussi, et surtout aujourd’hui, pour répondre à un conflit social majeur dans notre pays.

Arrêter d’écouter les délires des transhumanistes

L’informatique et l’Intelligence Artificielle, avant d’en parler, il serait préférable d’être qualifié pour cela, comme l’auteur du présent article, à savoir d’être diplômé comme ingénieur, d’avoir réalisé des recherches en Intelligence Artificielle, d’avoir travaillé dans des entreprises d’I.A. et justifier d’un parcours chez des éditeurs de logiciel et dans l’industrie. Ce n’est pas les cas notamment des imposteurs comme le macroniste Laurent Alexandre qui produit des délires éhontés attisant la peur face aux machines et la fumisterie d’une race supérieure d’hommes juste accréditée par la science fiction et l’usage probable de stupéfiants pour asséner de telles âneries, à savoir réduire l’intelligence à du simple et primaire calcul. Mieux vaudrait donner la parole aux ingénieurs et chercheurs, dans la pratique comme dans la théorie. Et donc pas à de tels imposteurs au seul vu d’une formation en études commerciales qui ne donne strictement aucune compétence pour parler de la science ou du logiciel, si ce n’est une fois de plus dans les apparences pompeuses et non dans la réalité du travail au quotidien sur la complexité et ses solutions. A l’image de ces cabinets ministériels dans le numérique qui se succèdent sans connaître strictement rien à l’informatique, et qui inéluctablement s’échouent par la production de telles inepties, proférées à tour de bras, et auxquelles aucun media ne trouve opportun de donner le moyen de s’opposer laissant perdurer une propagande d’un purisme propre au seul et strict néo-nazisme, par la promotion d’hommes rendus dieux de pacotille sur des motifs totalement arbitraires d’efficacité calculatoire et celui d’un eugénisme au mieux « positif » de ces tristes sires face à la richesse de ce qu’est l’Homme.

Quand on sait de plus que des dizaines d’années ont été nécessaires pour la conduite autonome et ses piètres résultats, alors qu’un gamin un peu débrouillard est capable en quinze minutes d’utiliser la voiture de son père, il faut réaliser à quel point nos connaissances sont limitées et que nos prétentions risquent et surtout méritent un cinglant retour à la réalité.

Nos simples yeux et le traitement lié à notre cerveau sont plus puissants que des ordinateurs qu’une salle à manger ne suffirait pas à contenir. La première mouche venue bat tous les drones en matière d’autonomie, de rapidité et de miniaturisation.

Le travail sur la connaissance de l’homme et l’observation de la nature sont prétextes à d’autres voies à emprunter que les impasses de ces élites de l’échec, cette grande cinglerie franc-maçonne qui gangrène insidieusement tous les cercles du pouvoir de la société et assure la pratique aussi bien que la censure et l’exclusion fasciste bien comme il faut de tous ceux qui ne sont pas de sa ligne de pensée obscurantiste.

Dans cette vidéo d’une présentation à Polytechnique par Laurent Alexandre, les rangs devaient être bien vides à entendre résonner la voix de ce mythomane …, car faire des mathématiques et pratiquer les sciences physiques à un bon niveau apprend au moins une chose, à savoir le respect et l’humilité devant le mystère de la nature et sa fabuleuse conception. Et bien au-delà de la misère et du fonctionnement erratique de notre société actuelle.

Quand va-t-on faire taire ces porte-paroles d’un pouvoir dégénéré ?

L’informatique, une aspiration à devenir une science de la représentation

Tandis que les mathématiques soulèvent des questions clefs sur le prochain millénaire, notre informatique d’à peine un siècle en est encore à un stade prépubère en raison particulièrement de ces enjeux de conception logicielle qui ne sont pas du tout maitrisés.

La – totalité – des systèmes informatiques se transforment en usines à gaz le plus souvent avant même que leur première version soit aboutie si tant est que cela aboutisse, et ce, par manque d’investissement pour faire évoluer, mais surtout par cette absence de discernement sur la forme de la représentation, de principes et solutions de solutions en matière de conception et d’architecture.

Tout reste encore à faire sur la méthode pour une discipline si jeune et qui peut se permettre, sur la matière virtuelle, de tout jeter à la poubelle, contrairement au monde réel. Et des projets où souvent se voit réinventer la roue, particulièrement en France. Ou il s’agit encore de faire croire avoir trouvé le Graal du logiciel universel et que le marketing aurait juste à appuyer sur un bouton pour générer le code. Tout cela finit juste au placard après beaucoup d’argent de perdu.

Les succès de l’Intelleigence Artificielle

Historiquement, l’intelligence artificielle a connu ses succès en particulier avec les investissements massifs d’IBM pour permettre le développement de la reconnaissance de la parole et d’aboutir à des systèmes aujourd’hui très performants, dont celui proposé par Google.

Il en est de même de la reconnaissance des formes, par exemple, pour ces fameuses identifications des visages. Et ce, alors que des décennies de recherches ont été investies sur ces sujets. Cela reste pour autant que de « simples » algorithmes qui n’ont d’intelligence que celle de leurs chercheurs et de ceux qui les ont précédés. En aucune manière, l’ordinateur n’a la moindre liberté et son exécution est parfaitement conditionné, prédictible – bug mis à part -, et ne prend aucune initiative ni n’invente quoi ce soit !

L’histoire de l’IA passe aussi par celle des combats entre les plus grands joueurs d’échecs et là encore les ordinateurs surpuissants et les algorithmes d’IBM particulièrement ont pu l’emporter après quelques cuisants échecs tout d’abord, face à l’intuition, puis par la suite, en raison des techniques d’élagage alpha-beta que Kasparov avait mises en échec tout simplement en prenant des décisions insensées que l’ordinateur n’avait pas considérées et élaguées un peu trop facilement.

Dans ces domaines, l’ordinateur a fini par s’imposer. Reconnaître son conjoint à plus de 100 mètres sur un simple geste n’est probablement pas encore à la portée d’un programme d’ordinateur, mais effectivement, peut et le deviendra sûrement. Pour autant, comme toute science, les limites du connaissable se verront toujours repoussées car nous ne voyons que les phénomènes, et n’avons pas accès à leur intimité, cette fameuse « chose en soi » des métaphysiciens, la différence entre l’apparence et la profondeur des choses et de l’homme.

Stop aux fantasmes !

L’un des principales gageures de l’I.A. a été de faire croire que les réseaux de neurones informatiques permettaient l’apprentissage par les machines sans que l’on sache réellement comme c’était possible. Plus tard, il a été démontré qu’en réalité, ces systèmes étaient l’équivalent de solution purement statistiques …

Autre exemple, derrière la capacité informatique à savoir tout ce qui se passe et à gérer des données considérables se cachent simplement les bases de données NoSQL qui permettent de mettre à jour en temps réel des index et donc la réponse à des des requêtes types. Des bases qui viennent très lentement remplacer les bases de données relationnelles. Il n’y a absolument rien de remarquable sur ce sujet si ce n’est la lenteur à adopter une autre approche de gestion des données qui permettte de gérer la synchronisation entre les données sur le serveur et celles du poste utilisateur, augmentant les performances par simple effet réducteur de la latence en évitant des aller-retours aux données, et permettant à l’utilisateur d’avoir ses données disponibles même en cas de coupure ou de maintenance du serveur.

Derrière Big Brother, ce sont les fameux agents intelligeans et autres cookies, le capacité à pouvoir scruter toutes les trames Internet sur les noeuds du réseau pour espionner. Des petits programmés à deux balles qui n’ont rien à avoir avec, non l’utilisation, mais la construction de tels outils logiciels dont ces fameux générateurs de bases NoSQL qui eux, effectivement, relèvent d’un tout autre niveau de technicité, réservé aux meilleurs développeurs.

La situation désastreuse de l’informatique en France

La situation de l’informatique est aussi caricaturale pour l’Etat français, qui a été incapable, par exemple, de produire un logiciel gérant sa comptabilité et même en dépensant 350 millions d’investissement, et ce, sans le moindre résultat !

De manière plus générale, en raison à cela, le niveau de l’informatique en France a été considérablement impacté par les sociétés de services qui avilissent ce métier par le délit de marchandage, mettant de l’argent dans les proches au détriment des clients et de ceux qui acceptent d’être salariés de ces entreprises « de prestataires de services » ou plus connus dans le milieu comme des « presqu’à terre de sévices ». Et ce bien loin des terres glorieuses de l’IA, dans les affres de ces logiciels mal faits aux ambitions dépassées, sans ergonomie, buggés, voir inutilisables et où l’utilisateur a l’impression d’être l’employé de la machine. C’est plutôt cela, la réalité pour Monsieur tout le monde, une informatique du « attention touche pas à cela, je risque de tout perdre », en lisant un document pour savoir comment utiliser le bouzin après avoir passé deux heures pour retrouver son mot de passe sur un Windows dont l’antivirus n’est pas à jour et alors que son Bill Gates veut nous imposer un vaccin qu’il a jamais sur mettre au point pour ses systèmes d’exploitation.

Le progrès scientifique à travers ses étapes à dépasser les contradictions

Dans chaque domaine, ce que l’on croyait impossible le devient, mais en même temps, les limites sont donc justes repoussées un peu plus loin, et des problèmes nouveaux surgissent comme pour le cas des voitures autonomes le démontre face à des accidents inéluctables où les systèmes ne peuvent fournir de bonnes solutions. Quitte à devoir changer de modèle et avoir le contrôle de tous les véhicules pour éviter les accidents entre voitures, mais il restera alors le cas des piétions, qui eux-mêmes, dans un modèle encore renouvelé, seraient détectables par leur portable ou montre connectée, etc, etc.

Il s’agit de voir qu’il y a un problème qui se présente en science face aux contradictions, en philosophie, sur la conscience, en métaphysique, sur les conditions nécessaires aux synthèse a priori, en mathématiques, sur l’indécidabilié, et en informatique, sur la classe des problèmes NP complets qu’il est impossible de résoudre sans des temps de calculs exponentiels dépassant l’espérance de vie humaine.

Ce sont ces écueils qu’aucune machine ne pourra jamais adresser parce que même un homme ne peut y évoluer par la seule raison, que cela demande souvent à trouver des ponts entre des domaines qui n’ont rien avoir entre eux a priori, et le fait d’avoir une puce dans le cerveau ne pas va aider à investir ces sujets fondamentaux, où, savoir changer notre manière de penser et de voir les choses, est juste le préliminaire.

La nécessité d’une remise en cause

Les grands mathématiciens vous le diront: lisez l’énonce du problème, pas seulement la première question du problème, et ensuite face à la une difficulté, débranchez-le-cerveau et laisser place à l’intuition et l’imagination ! Et cela commence dès le collège.

Tirer les leçons de l’histoire assez succinte de l’Intelligence Artificielle devrait rappeler qu’en 1985 , les mêmes prétentions à laisser entendre que des ordinateurs viendrait dépasser l’intelligence humaine dans les deux dans ont participé à enterrer l’Intelligence Artificielle pendant des décennies, aujourd’hui, le risque n’est pas que les machines deviennent intelligentes, mais que la grande cinglerie des franc-maçons dans leur jusqu’au boutisme mondialiste et aujourd’hui transhumaniste, européen puis mondialiste, viennent à nous traiter tels des esclaves, et limiter encore notre intelligence à sa partie la moins intéressante, à savoir la partie calculatoire.

Ce sont des enjeux complexes à comprendre sur notre manière de pensée, qui ne sont plus vulgarisés, et cet article n’en est qu’un aspect sous l’angle de l’Intelligence Artificielle.

Plus en profondeur, il s’agirait de voir que la métaphysique place l’évolution des sciences face aux questions essentielles, à savoir celle de la liberté, de l’immortalité et de Dieu comme meilleur modèle pour satisfaire à un ordre viable des choses.

Notre manière de pensée vient heureusement, et de plus en plus, à être remise en cause, mais nous sommes encore loin du compte à tous nous poser ces questions, à avoir acquis des enseignements et savoir-faire, mais aussi réintégré une vocation à satisfaire à une morale nous réconciliant avec notre vraie nature, bien loin de celle des machines.

Le mensonge, combat d’une société en paix qui s’arme des moyens d’une société en guerre contre elle-même

Le mensonge, c’est lorsque l’on a quelque chose à perdre et que l’on s’y refuse. Par orgueil ou honte à ne pas reconnaître ses erreurs, ses insuffisances ou faiblesses. Par intérêt pour ne pas être privé d’une chose artificiellement acquise, ou par respect d’un pouvoir à imposer des décisions arbitraires et injustes mais servant ses intérêts.

Le mensonge est devenu le ciment de notre société. Ce serait une manière d’accepter les autres tels qu’ils seraient, et avec un sourire bienveillant, et nous nous confortons à se le dire y compris à travers la morale chrétienne ou plus généralement selon une loi écrite nulle part si ce n’est dans un inconscient collectif. Dans une conversation, le maître est devenu celui qui impose sa décision à tous par le respect qui lui est dû, parce que c’est celui qui ment le mieux et qu’il est armé de l’insinuation en public, ou l’opprobre par derrière.

L’opprobre

L’insinuation en public, elle vient au détour d’un heureux moment de partage, et est bien sûr laissée sans possibilité de s’opposer car cela dérogerait à la bonne ambiance que nous avons tous envie de préserver. Et tous assistent à ces victoires ici et là entre les menteurs et leurs cibles d’un jour. Les cibles ce serait ces faibles qui n’osent rien dire et n’auraient pas encore mutés en maitres menteurs, et les autres déjà complices ou futurs complices des calomnies partagées. Quelques exceptions demeureraient toutefois, ces quelques individus, ces scandaleux, qui se permettraient d’élever le ton pour dénoncer les mensonges et troubler l’ordre social. Et la paix civile qui en découlerait. Sauf que l’ordre dont on parle dépendait jusqu’alors de la morale publique.

Est-il normal d’avoir abandonné la vérité à quelques robins des bois pendant que ceux aux responsabilités étaient censés incarner cette morale et le devoir d’en être à la hauteur ?

Mentir, une nécessité ?

Mentir permettrait soi-disant d’éviter les conflits. « Imaginez un instant que vous êtes en guerre », nous dit-on, « alors vous n’allez pas quand même pas dire la vérité à vos oppresseurs et dénoncer vos amis ». Mentir permettrait d’éviter de blesser des personnes et de manipuler à peu de frais. Donc quand on est en paix, il faudrait faire comme si on était en guerre. Un beau raisonnement n’est-ce pas, communément partagé, où on prend un cas particulier sur la guerre pour en faire un cas général, mais sur la paix. En matière de conception dans les domaines techniques et pas seulement, ce type de principe est sans appel, il vous soumet à l’incohérence et vous réduit à l’impuissance. Et, dans le cas présent, véhicule des pratiques de guerre pendant la paix. Or qu’est ce que faire la guerre pendant la pais si ce n’est justement la construire, la guerre ?

Mon point de vue est donc bien différent. Plutôt que d’accepter le mensonge, il faudrait d’abord le voir comme le refus pour des personnes à se trouver elle-mêmes et donc d’y voir aussi notre devoir à les aider à combattre leurs propres insuffisances. Car le risque est toujours de repousser le conflit à un problème plus grand, et c’est d’abord une immense lâcheté dans notre pays à laisser perpétrer l’incohérence de ceux qui mentent, et ce, sans rien leur objecter, et préférer ainsi nous cacher le visage de honte sous un masque. Le mensonge cultivé et accepté collectivement ne peut qu’amener à des situations plus graves encore, et c’est ce que nous sommes en train de vivre.

Une loi de consommation

C’est que cette culture du mensonge est si forte que nul ne saurait être accepté dans notre société sans savoir non seulement se soumettre au mensonge mais aussi savoir mentir. Mentir, c’est montrer que l’on a des limites, que l’on peut être maîtrisé par des intérêts et que l’on est donc consommable. Et être consommable, c’est une garantie d’une relation fiable, de pouvoir être manipulé selon des conditions prédéfinies. Et ce, sans incertitude, puisque ce contrat ne dépendrait que de ces conditions. Soit transformer toutes les relations humaines à l’image de celles vécues en entreprises, des relations basées sur des intérêts communs et complémentaires. Des relations de consommation où le mensonge prospère, ouvrant le champ libre à l’étape supplémentaire qu’est la manipulation.

Aujourd’hui, une personne honnête serait ainsi devenue une personne dangereuse. Elle ne peut inspirer confiance car elle n’est pas prédictible. Elle peut à tout moment s’opposer à vous, voir être un de ces ‘scandaleux’ avec ces risques considérables à provoquer des dissensions.

Un homme affaibli dans son autorité

C’est donc un déshonneur aussi particulièrement pour l’homme à devoir ainsi baisser sa culotte. Une société d’hommes à la nature affaiblie par la culpabilité à ne devoir jamais élever le ton pour dire que quand c’est blanc, c’est blanc, et quand c’est noir, c’est noir.

Le combat pour la vérité est devenu interdit alors qu’il était dissuasif. Quand au seul mot de morale, il est lui devenu tabou et honteux à prononcer dans une société dont le libertarisme permet de faire n’importe quoi. Une morale dont les fondements ne sont plus justifiés, il est vrai, et qui est donc devenue une source pour attiser la haine contre soi et ceux qui prétendraient donner des limites à une apparente liberté qui ne nous permet pourtant plus d’évoluer.

Etre honnête ou entrer en résistance

Etre honnête dans notre société, ce n’est pas seulement être dangereux, c’est donc devenir une cible. Comment celui–là oserait réussir à se tenir droit quand moi-même je ne saurais que m’abaisser et me corrompre devant le mensonge officiel et les risques encourus, à prendre le risque de se voir refuser tous les bénéfices d’une politique dont l’anti-morale actuelle est devenue le culte du pouvoir de nuisance de ceux qui savent imposer leurs mensonges par la force ? Ceux-là même qui font le mal et détruisent les personnes, sont désormais ceux qui suscitent et doivent susciter le respect.

Dire la vérité, c’est aussi devenir un esclave du doute, un éternel suspect. Une personne honnête prête à renoncer à tout pour rester vrai se condamne à susciter l’interrogation sur ses moindres imprécisions pendant que les mêmes manipulent et mentent à longueur de journée, vous évaluant comme on évalue une paire de chaussettes au supermarché, mesurant, étirant, sous-pesant selon le dogme d’une psychologie qui n’a à voir avec la science que les recettes du pot au feu à la cuisine. Comment quelqu’un pourrait-il en effet échapper à la loi qui veut que tout résulte d’une consommation ?

Le piège de la division

Mais le plus grand piège, ce serait de chercher des coupables, de voir les autres comme s’ils étaient des ennemis. Il faut donc surtout découvrir enfin un ennemi caché, celui du renoncement à découvrir ce que nous sommes en vérité. Et ce refus de comprendre nos limites, c’est d’abord l’absence de critique de notre manière de pensée. Et aussi, si toutefois on se donnait la peine de reprendre ces questions et de pousser la métaphysique dans ces retranchements, il s’agirait alors de mettre en exergue, au-delà de la question de la liberté, l’absolue nécessité de comprendre ce qu’est le genre humain dans ce mystère qu’est la vie.

Lorsqu’un système arrive au bout et se retranche dans la raison pure, seul le chaos permettrait d’imposer une loi dictatoriale rendue indispensable face à l’impasse écologique. Ainsi pour le COVID, nous devrions presque remercier nos gouvernants qui préfèrent nous éviter une troisième guerre mondiale pour nous soumettre comme des esclaves à une dictature douce, bienveillante à la Macron, à condition que tout le monde soit d’accord avec lui et les autres de sa clique, quitte à violenter les réfractaires en leur crevant les yeux, utilisant la justice pour les réduire au silence, ou la peur pour interdire les manifestations.

La source première d’un conflit caché

Le mensonge et la calomnie par derrière sont devenus le ciment légitime, pour le premier, et l’exutoire, pour le second, de notre société et de sa lâcheté, bien que la cause de cette situation soit donc plus subtile, qu’il ne faille pas chercher des coupables, mais bien une source plus complexe à cet état de fait.

Il serait une première circonstance atténuante à l’imbécilité de nos gouvernants suffisamment démontrée à tous, c’est que cette bêtise à s’acharner contre le bon sens est issue d’un conflit de la raison avec elle-même dont le sujet a été clôturé, et de longue date, puis a contrario enterré selon une incroyable imposture intellectuelle. Car mieux vaudrait cacher ce que nous ne comprenons pas, alors que la clef et le chemin de la solution s’y trouvaient exposés clairement.

L’enjeu du néo-nazisme

Alors oui, dans les faits, Macron et ses collistiers sont des néo-nazis, mais peut-être que par construction, par nécessité en raison de leur aveuglement, inéluctablement, et cela pourrait donc d’autant mieux être jugé pour tel parce qu’ils ne le font donc pas forcément exprès et avec cette circonstance atténuante supplémentaire mais indissociable du délire de supériorité propre à la franc-maçonnerie. C’est qu’il s’agit bien de cette erreur fondamentale à croire que notre outil à penser qu’est la raison, puisse se pratiquer seul dans un bureau de technocrate, et permettre de répondre et légiférer sur tout.

C’est une question vieille comme le monde, celle des conditions nécessaires et suffisantes à fournir des synthèses a priori, celle de trouver la cause théorique à ce qui est la source de nos idées et d’une imagination à la nécessité qui se devrait d’être bien comprise. Et ce, à l’exemple de la science qui lie toute conséquence à une cause. Et puis, dans une seconde étape, il s’agirait d’en venir à l’aspect pratique, pour enfin apprendre à concevoir selon un ordre viable des choses.

Le préalable, c’est donc de bien comprendre pourquoi la raison seule finir par aboutir inéluctablement à des décisions délirantes.

Et ce motivé par ce qui peut se dire et doit s’entendre, à savoir, qui, aujourd’hui, peut prétendre qu’il n’y aura pas répétition de l’histoire ? Qui peut ne pas voir les similarités profondes entre notre situation actuelle et celles du passé ? Et qui peut oser dire que la question ne se pose pas et ne doit pas se poser de comparer notre situation à celle du nazisme ?

Macron et Maçons: de la dictature des fainéants de la finance jusqu’au néo-nazisme, l’Histoire en marche arrière

La propagande

De plus en plus de médecins disent clairement que l’épidémie est terminée et que la diffusion actuelle des informations et leur interprétation officielle relèvent de la corruption. La multiplication des interventions de spécialistes français est sans appel et on en retrouve les témoignages en vidéos dont encore un récemment sur RMC par un professeur d’université aussi bien encore que le professeur Raoult, au premier plan depuis le début de cette épidémie. Les manipulations sont devenues récurrentes et leur fausseté est à chaque fois démontrée par la France « libre ». Un gouvernement qui passe son temps à mentir éhontément.

Un gouvernement qui ne devrait pouvoir continuer à imposer des décisions arbitraires par des décrets comme si c’était des lois discutées et votées à l’Assemblée nationale et au Sénat, et aussi soumises à la réalité implacable des faits par les différents Conseils et Cours de Justice. La science, ce n’est pas le mensonge autorisé, mais la recherche de la vérité.

Ce gouvernement est responsable de la mort de milliers de personnes dans les EHPAD privées de soins et de la présence de leurs familles. Les EHPADS ont été les nouveaux centres d’extermination de masse d’un gouvernement dont la politique vise de fait à transformer les personnes en des esclaves, tuant les plus faibles.

L’Ehpadicide

D’un point de vue historique par comparaison avec l’histoire des deux premières guerres mondiales, au-delà de sa politique de division sociale entre encore plus riches et encore plus pauvres, ce gouvernement français est en train de devenir un gouvernement néo-nazi d’extermination plus encore qu’un gouvernement de dictateurs, voyous, menteurs, voleurs, assassins, brutaux et violents, ici en France et à l »étranger.

Par ses mensonges cultivés et érigés en principes, son culte de l’argent, sa haine du bon sens et de la nature, ce gouvernement déteste la vie et l’homme.

Il ne vise avec cette mondialisation et sa gouvernance qu’à ériger le délire de nouveaux dieux à l’image de la bouffée délirante de la psychose entretenue sur ce COVID. Les nazis avaient commencé par éliminer les personnes handicapées, Macron et tous ses complices devant l’Histoire font pire que les nazis, ils en viennent à les tuer juste avant qu’ils ne naissent. Cela s’appelle l’eugénisme ou encore loi de bioéthique. Des incinérateurs vont-ils être financés pour être mis en route près des EHPAD et des maternités pour réduire les coûts ? La réponse, elle est juste évidence pour la finance, elle découle de la seule loi que connaissent ces financiers et autres apparatchiks qui n’ont jamais rien entrepris de leur vie: la réduction des coûts et ce sans le moindre questionnement moral.

Participer à ce que l’on sait être un mensonge alors que cela va tuer des « catégories » de personnes, cela s’appelle la collaboration au sens de la collaboration de Vichy avec les nazis. La lâcheté de la France, ce serait de laisser se répéter l’Histoire, et enfermer encore les Français chez eux selon un véritable couvre-feu, amenant à un krach économique, poussant les gens dans des longues queues avec des tickets de rationnement.

L’Ehpadicide restera le symbole associée pour longtemps à cette politique macronnienne de la grande cinglerie franc-maçonne au pouvoir et de son dangereux délire du supériorité de caste. Celle-là même qui a la responsabilité symbolique du déclenchement de la première guerre mondiale lors de l’attentat de Sarajevo par l’un de ses activistes. Sans oublier les liens pervers entre Hitler et la finance, celle-là même qui a spolié les biens des juifs bien encore après la fin de la guerre, au seul justificatif du secret bancaire. Avec le confinement, la destruction économique vise les artisans, restaurateurs, petits commerçants, petites entreprises, et ce crime ne sert qu’un seul intérêt, à savoir celui de récolter de la main d’oeuvre à bas coût et de permettre des rachats pour une bouchée de pain par les entreprises de la mondialisation

Le culte de l’argent

C’est le propre de la finance de réaliser de telles manipulations comme cela a été mis en avant auprès du grand public par l’affaire Kerviel et cela pourrait l’être tout autant sur la manipulation sur le Ribor impliquant les membres du même desk du Swap Dollar de la même Société Générale et du même services des produits dérivés de taux qui engageaient déjà 50 milliards de francs de risques bien au-delà de la capitalisation de cette banque et ce, bien avant Kerviel. La finance, ce sont des « mercenaires » que ce soit dans les pays émergeants ou de l’ex URRSS en détruisant des économies pour le seul gain à court terme quand bien même cela aboutit à des guerres civiles. Ce sont ces personnes qui sont les copains de Macron à la City de Londres. Indirectement, ils tuent pour de l’argent et s’acoquinent avec les pires comme Epstein avec JP Morgan de la même manière que la banque Rothschild pour financer l’achat d’armes et venir massacrer des villages situées sur des zones aurifères. Accepter de travail avec des nazis, chez JP Morgan, on appelle cela « le métier qui rentre », et si vous n’acceptez pas de vous retrouver dans les soirées d’Epstein, alors, à vous de prendre la porte, celle-là au moins, vous pourrez l’ouvrir de l’intérieur pas comme celle de son pédo-bunker.

Derrière une fausse laïcité aux desseins occultés et cette logique d’avocat du diable qu’anime ce gouvernement contre le bon sens, à chacun de choisir de signer contrat avec une telle politique contre les principes fondateurs de notre démocratie humaniste, qui a fait de l’homme et de ses aspirations la première qualité avant d’être qu’une quantité, tels des objets et non des êtres vivants que nous sommes et devons rester, quoi qu’en pense les néo-nazis de la macronnie.

Covid, ou le complot prévisible d’une raison privée de toute théorie

RMC, le 15 mai dernier, dans une outrecuidante hypocrisie, Murielle Péricaud a pu impunément déclaré que l’épidémie n’était pas prévisible. Le Covid, l’épidémie, non pas d’un virus, mais d’une politique d’aberration et d’exposition aux risques qui a tué des milliers de personnes par les fautes directe et indirecte d’un gouvernement criminel dirigé par un président, prédateur sanguinaire en col blanc de cette finance des mercenaires pillant les ressources des pays étrangers en tuant leurs populations, alimentant les marchés des armes, et se payant aujourd’hui, sur le sang non seulement des Gilets Jaunes mais aussi de nos agriculteurs, de nos grands-parents, de nos soignants et peut-être jusqu’à nos enfants, pour satisfaire la perversion d’une caste à l’intelligence corrompue par l’argent jusqu’à sa substantifique moelle.

La folie furieuse d’élites gorgées d’autosatisfaction

Ces propos voyous d’autosatisfaction revendiquent le génocide parfait – version mondialisée du crime parfait – comme forme ultime de l’action de nos élites décadentes ne trouvant grâce qu’à exhiber leur capacité de nuisance pour mieux cacher la faiblesses de leurs vues. Aveuglés par le délire collectif de cette caste franc-maçonne moribonde, leur arme, ce sont les lignes comptables. Des lignes qu’ils suppriment, des lignes auxquelles sont suspendues le fil de la vie des plus faibles, ceux qui, aux yeux de cette finance mortifère, ne sont que des dépenses sans équilibre de recettes, sans autre valeur que le prix irrésoluble d’une dignité de l’homme jamais côtée en bourse.

EHPAD, les nouveaux fours crématoires du fascisme financier

Ces mots de ministre, de ministre du culte de la mort plus que du travail, furent prononcés dans cette complicité de la pensée unique d’un journalisme tout aussi décadent tant il semble acquis que les manipulations sur les questions indécidables a priori se voient toujours laissées sans réponse et sans contestation possible autre que celle de faire se fourvoyer son interlocuteur. F.Mitterand était passé maître dans cet art de la manipulation à mettre en défaut ses adversaires en leur soumettant des arguments ou des questions dont nul ne pouvait prédire la réponse parce que seul le futur pourrait en confirmer le bien-fondé, mais seulement a posteriori. Car qui peut prévoir l’avenir sans se ridiculiser ?

Etre dans une société en train de mourir, c’est bien là tout l’épilogue de ce drame de l’acculturation d’élites fondées bien plus sur une consanguinité que par une vision à même de développer un projet pour notre pays. Un scénario catastrophe qui s’est imposé à nous jusqu’à nous entrainer dans ce piège infernal et ultime à laisser croire inéluctable les conséquences dramatiques où nous a empêtré un totalitarisme mondialiste qui cache encore bien son caractère diabolique derrière l’apparence d’une modernité à la Sodome et Gomorrhe.

Relocalisation, cette alternative qui aurait pu sauver des milliers de vies

Cette idéologie, c’est l’épuration financière. Une épuration génocidaire dont les EHPAD sont devenus le symbole. Ce dont nos anciens sont encore là pour témoigner et affirmer la comparaison avec les fours crématoires de la seconde guerre mondiale. Et selon cette forme réactualisée du pouvoir nazi qu’est devenue la mondialisation et sa recherche de la gouvernance mondiale, préparée de longue date par la franc-maçonnerie, celle là même déjà à l’origine de la guerre de 14 et de la réplique vengeresse que fut 39-45.

Une gouvernance défendue par le mentor J. Attali qui depuis plus près de 30 ans est lié au pouvoir depuis F.Miterrand jusqu’à E. Macron qu’il a lui-même introduit auprès de F.Hollande, et qui prétend depuis 2017, pouvoir déjà donner le nom du futur ou de la future présidente de 2022.

Un confinement comme moins mauvaise solution alors que les ghettos de banlieue entassent dans une totale promiscuité une pauvreté faite d’hommes, de femmes et d’enfants. Une misère à imposer encore le principe de la macronie à s’acharner contre toute forme de bon sens pour justifier encore et encore de la supériorité d’une élite junkie de l’officielle débilité de ce monde. Et face aux solutions d’une relocalisation vertueuse.

Parce que la règle de confinement était purement dogmatique, une application de la règle pour la règle, et qu’il ne servait à rien d’enfermer de la même manière les citoyens dans les campagnes comme dans les villes. Bien au contraire, alors que les campagnes nourrissent les villes et sont donc des leviers préservés pour sortir de cette situation. Il fut encore plus idiot de mettre des PVs à des automobilistes locaux à 1700m d’altitude et dans des communes à 2,9 personnes par km2. Et toujours au nom du respect de la règle dans les cas particuliers. Ce principe si perversement ancrée dans les moeurs d’une justice éjaculatoire.

L’autonomie par les circuits-courts aurait naturellement pu permettre d’isoler des régions les unes des autres. Des régions ou communes qui depuis dix ans pourraient avoir déjà reconstruit nos économies, et y compris nos industries, par des solutions nouvelles et selon les cercles vertueux propres aux bonnes décisions.

Les décisions de bon sens vont vers une unité nouvelle et par des solutions comme celles proposées sur ce même blog depuis 2014. Et bien loin des projets à deux balles du Ministre de l’Economie, prétendant aider notre économie en allant chercher des poulets en Argentine.

Le risque sur nos enfants face à la grande cinglerie de la franc-maçonnerie

Un pouvoir autoritaire dont l’impasse idéologique de la mondialisation impliquerait un couvre-feu perpétuel au nom d’un ennemi invisible, séparant les communautés, interdisant les manifestations, divisant les familles, séparant les couples, emprisonnant les personnes malades, euthanasiant de fait et sans le moindre scrupule les plus faibles de nos personnes âgées. Des fous dangereux d’une raison sans critique et dont on peut légitimement craindre qu’ils soient prêts à retirer aux familles leurs enfants qui seraient simplement porteurs du virus ou juste non-vaccinés.

Un pouvoir hallucinant de cynisme mensonger, et qui fait peur, et qui se réfugierait derrière une technologie à laquelle il n’entend rien comme la solution motivée par une économie de croissance à vouloir pucer et marquer tous ceux qui ne seraient pas otages d’un vaccin asservissant notre système immunitaire et reléguant notre code génétique à un trans-humanisme altérant définitivement l’ADN de l’homme. Soit pour nous traiter comme des poulets en batterie face à la grippe aviaire, éradiquant tous ceux en liberté qui risqueraient prétendument de mettre en danger les élevages confinés, incapables de résister au moindre virus.

Mondialiser le conflit

Trans-humanisme. L’ultime délire des ringards friqués de la Silicon Valley, intellectuels fantoches comme L.Ferry reconnaissant lui-même ne pas avoir compris E.Kant dans son appréhension du progrès scientifique tandis qu’il se vante d’en être un spécialiste. Politique mondiale des vaccins des Bill Gates qui semble avoir oublié que son fonds de commerce était Word, Excel et un système Windows totalement « pourri » dès sa sortie jusqu’à aujourd’hui, et qu’il n’y a certainement pas là de quoi prétendre décider du sort de l’humanité. Et en tout cas pas imposer son expertise contre les virus dont il n’a jamais su réaliser l’antidote informatique. Soit ne pas laisser des apprentis-sorciers briser la liberté de l’homme pour un déterminisme génétique qui deviendrait la première victoire peut-être définitive de cette folie mondialiste.

Résister à ce que s’amorce le conflit suprême d’une division planétaire entre tous les habitants de cette Terre, une guerre civile au pays de la mondialisation, à créer ce conflit idéologique entre l’homme naturel, bio, et l’homme-machine, toujours à l’image de ces poulets en batterie justifiant de l’éradication des élevages en plein-air lors de la grippe aviaire.

L’hypothèse d’un ordre des choses

Parce que si personne ne peut prévoir l’avenir, l’avenir aurait pourtant bien des lois. Et la première de ces lois, qui serait-elle si ce n’est celle du bon sens ? A savoir que l’on ne récolte que ce que l’on sème, et que faire n’importe quoi et prendre des risques insensés ne peut qu’aboutir qu’à une catastrophe.

Si on roule sur l’autoroute à 160 km/h, pneus usés, en parlant au téléphone, jonglant entre les voitures, dépassant à droite, et tout en buvant de l’alcool, il ne faut pas être devin pour se rendre compte qu’un accident va se produire. Et même si l’événement en lui-même n’est pas prévisible, à savoir une sortie de route ou un choc frontal.

L’hôpital, le seul vrai vaccin obligatoire pour tous

Attaques terroristes, guerre civile, tremblement de terre, famine liée au réchauffement climatique ou à la crise écologique, krach boursier, crise économique, … Devant la convergence de tous ces problèmes, il fallait bien se rendre compte que l’absence de bonne solution ne pouvait amener qu’à une catastrophe. Ce qui rend plausible l’hypothèse scientifiquement la plus probable et sans nul doute la meilleure, celle d’un ordre des choses dont il conviendrait de se poser la question de l’existence pour envisager d’étendre le modèle de notre compréhension du monde.

Alors, oui, une telle catastrophe était prévisible, et surtout quand on a tout fait pour interdire le seul vrai vaccin obligatoire que se devrait d’être l’hôpital. Pouvoir soigner chacun d’entre nous est aussi d’abord justifié par l’existence de telles possibles pandémies afin de pouvoir traiter tout le monde, et ce, comme unique moyen d’éradiquer un virus qui n’a pas de frontière sociale. Une crise sanitaire qui a donc au moins ce mérite d’être un levier pour plus d’égalité démocratique et d’universalité dans les soins médicaux.

L’avenir se construit

Le vrai scandale, c’est que ne pas construire l’avenir en évoluant vers plus de liberté, c’est donc réduire la liberté de l’homme, contraindre ainsi de plus en plus la marge de renouvellement des événements jusqu’à ce que l’avenir ne soit plus qu’une répétition du passé, et puisse alors se déceler dans ses conséquences fâcheuses. Soit probablement conjecturer une mécanique subtile des cycles d’évolution où la contingence apparente des événements probables vient corroborer le caractère inéluctable de ses conséquences, et y compris des catastrophes. Et se repose alors la question cosmologique de l’homme et de la liberté dans une antinomie de la raison pure à redécouvrir parmi les savoirs jetés aux oubliettes centenaires de la métaphysique.

Moins l’avenir se construit, plus le passé se répète par des conséquences fâcheuses, alors que plus l’avenir se construit, et plus des conséquences heureuses en découlent. C’est aussi cela le bon sens, toute la différence entre les cercles vicieux et les cercles vertueux, entre les jugements analytiques et les jugements synthétiques. Et ce, à la source du conflit religieux qu’augure ce 21ème siècle et qui sera aussi exposé dans un prochain article.

L’avenir, c’est tout naturellement en le construisant par de saines évolutions qu’il vient nous sortir d’un modèle dépassé, avec des concepts nouveaux, et des projets lancés à l’échelle de ce pays, et tout particulièrement ceux de la relocalisation, base de la transition écologique.

Municipales: le vote par plébiscite

Englués dans les polémiques, les manifestations, entre mensonges d’un côté et offuscations en tous genres de l’autre, les citoyens, mais aussi les politiques honnêtes, oublient juste qu’il n’est nullement interdit d’apporter des solutions nouvelles pour amorcer un renouveau démocratique.

Un principe très simple est à la portée de chaque Commune pour prendre au mot les parvenus politiques et leur reprendre cette vraie bonne idée que le vote est une solution pour le changement, et pas seulement pour mettre un bulletin dans une urne tous les six ans. A condition toutefois de changer vraiment la donne.

A savoir d’opter pour le vote par plébiscite, c’est–à-dire un vote où chaque citoyen désignerait les élus de proximité qui lui semblent le plus à même de représenter sa Commune.

Chaque citoyen fournirait ainsi une liste de noms, et sur l’ensemble des bulletins fournis, un classement serait obtenu. A charge alors aux heureux élus plébiscités de prendre leurs responsabilités ! Puis de s’engager aussi dans un processus de dialogue, de connaissance de chacun, de ses idées, de ses convictions pour mieux apprendre à travailler ensemble ou en différentes équipes en concertation, d’établir des votes, de faire participer les citoyens et d’obtenir leur concours, travailler à la synthèses de solutions nouvelles, étape par étape, pour évoluer enfin selon des cercles vertueux.

Ce principe est en train d’être immiscer dans une Commune vendéenne à Nieul-le-Dolent. Gageons que ses habitants puissent être les premiers à appliquer un principe qui vaudrait pour chaque Commune française, particulièrement celles où il n’y a qu’une seule liste de cumulards dans le temps ou les mandats.

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Les assassins en col blanc de la macronie

La finance est une monstrueuse machinerie devenue folle dont l’application des règles brise la diversité au fur et à mesure qu’elle cannibalise le monde du travail. Tandis que les vivres de cette petite planète Terre commencent à se raréfier, le spectacle s’affiche dans un cancer généralisé où les rats du capitalisme commencent à se dévorer entre eux. Les plus petits ont compris qu’ils étaient condamnés à disparaître les uns après les autres tant ils peinent à tenir la tête haute et renouveler de quoi satisfaire l’appétit sans borne des grands cannibales. Les simples bactéries d’employés s’enlisent dans les marécages nauséabonds du dogmatisme bancaire. Car le grand dessein de la finance, sa grande oeuvre, c’est d’exulter dans l’épuration de toutes les différences. La splendeur de cette finance est de renverser l’image du mythe de Sisyphe en faisant creuser aux hommes leurs propres tombes.

C’est un combat contre le peuple. Un combat qui serait gagné d’avance contre un adversaire déclaré forfait, celui d’une raison humaine qui se réconcilierait avec le bon sens et l’imagination. Et ce cauchemar ne pourra cesser tant que perdurera cet abandon de la raison au dogme. Qu’il s’agisse de la la finance ou de tous ces paradigmes dont le populisme, le fascisme ou le nazisme, qui, poussés jusqu’au bout, aboutissent tous à même abolition des différences, c’est-à-dire à la guerre.

Pendant que le temps s’égrène en décennies, en années puis en jours, ce rejeton du capitalisme est parvenu au trône en revendiquant l’héritage unique de cette grande imposture. Ce bâtard de la raison est devenu grand et croit en son règne apocalyptique. Il tue la vie un peu plus chaque jour. De son inceste avec la politique ont accouché les gardiens d’une décadence qui s’emploient à faire de la vie humaine un bagne à perpétuité. C’est cette histoire des bourreaux des derniers temps qu’il convient de conter.

Il était une fois, et il est encore, celle qui tue en faisant couler le sang à l’étranger par le financement des ventes d’armes. Elle s’appelle BNP-Paribas. Elle spécule sur les pays émergents en Amérique latine ou dans les pays de l’ex-URSS, finance des sociétés puis se retire par spéculation pour les casser et en tirer des bénéfices mortifères au prix du soulèvement sanglant des populations. Elle s’appelle la City et cette capitale des mercenaires de la finance est à Londres.

Elle oeuvre à la destruction de la planète par les gaz des schiste en violant à l’étranger les lois françaises qui ne s’appliqueraient qu’en France. Elle s’appelle la Société Générale. Elle participe à piller des ressources au Tchad en tuant les personnes sur place par des armes qu’elle a financées. Elle s’appelle Rotschild. Et son intermédiaire est un voyou dont le copinage malsain avec la Présidence française abaisse encore la fonction républicaine et participe à faire jeter par les fenêtres le temps dévolu au progrès de notre démocratie et à l’intérêt général. Il s’appelle Quidam.

Elle puise ses racines dans la prostitution et la pornographie, et elle ne manque pas de vous y corrompre dès qu’elle connait votre adresse email, elle est un opérateur téléphonique et elle s’appelle Free.

Ils sont le spectacle des imposteurs en tous genres du tout-venant politique. Ils sont la mise en scène de la réalité du quotidien des Français. Ses manipulations inspirent un tel dégoût que les Français s’en détournent. Ils sont de nos médias.

Il est devenu le ciment d’une société pervertie. Son chantier est celui de la corruption. Il s’appelle le mensonge, et il fait loi.

Il est le commanditaire de la violence des Français. Qui pense que les solutions des problèmes se trouvent hors du champ de l’expérience. Et qui n’a jamais la moindre idée nouvelle.
Il est de ceux qui se sont habitués à briser la vie de salariés en jouant aux legos avec leurs entreprises sans avoir jamais construit quoi ce soit par lui-même. Aujourd’hui, par sa politique sans âme d’une élite mortifère qui ne peut nier sa responsabilité, il brise la vie des français, les laisse mourir dans les hôpitaux, il leur crève les yeux dans les manifestations, et à coups de matraque, il leur ouvre le crâne.
Il est d’abord la marionnette de picsous qui ne font plus rire personne. Il est ce qui reste quand on a ôté à la vie tout ce qu’elle a de sens. Il est l’oracle transgenre des zombies de la finance qui vampirisent notre planète. Il est le président dictateur général de la France. Il est Emmanuel Macron.

Eux, ils sont partout. ils sont la nation française, ils sont l’énergie du mouvement, ils sont la révolution, ils sont la voix de la vérité, ils sont le bon sens, ils sont l’imagination. Leurs actions sont mises à l’épreuve par l’expérience, ils sont la vraie intelligence, celle qui passe par le coeur. Certains d’entre-eux ont même la foi. Dans la précarité, par la force des choses, ils ont développé un instinct de survie et une intuition hors normes.

Ils sont l’avenir. Ils sont la démocratie. Ils sont les gilets jaunes. Ils sont nos gilets jaunes. Ils sont les syndicats. Ils sont les cadres médicaux. Ils sont les cheminots. Ils sont nos retraités …
Ils sont le peuple français souverain.

L’Histoire a ses raisons que la raison ignore parce que c’est aussi une histoire de coeur. Les impostures politiques ne leur survivront pas. Les imposteurs politiques doivent partir.

Les escrocs de la macronie inventent phishing fiscal et impôt sur la misère

Dans le cadre de la grande réforme « historique » du prélèvement à la source au milieu des enjeux climatiques repoussés en 2050, des Français sont actuellement injustement soumis à payer une partie de leur impôt sur le revenu, subir une double imposition 2018/2019, et ce, pour une raison arbitraire, tout à fait discriminatoire, une règle pour la moins légère dans l’appréciation d’une potentielle manipulation des contribuables à se soustraire à l’impôt. Cela dit, pour nombre de Français, un impôt sur la misère plus que sur la fortune.

Outre l’impôt correspondant aux revenus exceptionnels par nature, l’impôt afférent à la fraction des revenus des dirigeants et des indépendants de l’année 2018 excédant le plus élevé des revenus perçus les trois années précédentes (2015, 2016, 2017) ne sera pas effacé en 2019. (page 49 brochure Pratique 2019

Revenus exceptionnels de 2018 mis à part, personne ne devait payer d’impôts pour 2018 tandis qu’en 2019, cela créerait une double imposition sur les revenus de 2018 et ceux de 2019 à payer au cours de cette même année. Mais il restait le cas des indépendants qui profiteraient soi-disant de 2018 pour gonfler leurs revenus par rapport à 2017, 2016 et 2015.

Soit une occasion trop facile pour ce gouvernement de ponctionner de 5 milliards (chiffre fourni par RTL) les artisans, commerçants, ou autres indépendants. La règle du « travailler plus pour payer plus » s’applique, et ceux qui ont donc gagné « plus » en 2018 sont donc imposés deux fois en 2019. A moins ! … que leurs revenus ne continuent à croître en 2020, auquel cas, ils se retrouveraient remboursés en 2021. « Eventuellement » … :

En cas de plafonnement du bénéfice de 2018 retenu pour le calcul du CIMR, un complément de CIMR pourra être obtenu éventuellement en 2020 si le bénéfice de 2019 dépasse le bénéfice de 2018 ou le bénéfice qui été retenu pour le calcul du CIMR. (page 50 brochure Pratique 2019

« Entuber » les Français sur le modèle des magouilleurs de la finance

Ceux qui auraient gagné plus en 2018, et sans tricher, relèveraient tout au mieux d’un cas de figure que nos grands décideurs auraient laissé de côté avec cette nonchalance de ceux à qui tout est dû, cet optimisme des débutants, cette arrogance d’enfants gâtés à qui on donne un jouet sans écouter les consignes et ce mode d’emploi des fiscalistes tels des curés s’évertuant à l’impossible auprès d’invétérés voyous pour leur déclamer la morale en pleine gabegie sur le dos des Français et des intérêts souverains de notre pays. S’imaginer qu’il suffirait de voir si des problèmes se poseraient une fois avoir pris une solution, dirons-nous assez « naïve, » tout en concernant des millions de personnes est effectivement assez impressionnant. D’incompétence. D’irresponsabilité. Le concept de « croissance honnête »  n’a aucune réalité comptable ni aucun sens juridique ni se prête en aucun cas à devenir un concept fiscal. C’est une aberration.

C’est ainsi qu’il serait opportun d’apporter  la contradiction sur ce nouvel impôt caché, y compris sur la misère, de ceux gagnant leur vie à la sueur de leur front, et pour lesquels il serait temps de remettre en cause le bien-fondé des prétentions de ces « élites » aux pantoufles à 500 000 euros l’année.

Taxer les humbles et payer les voleurs pour que le vol devienne légal

Tout d’abord, comment des revenus d’indépendant pourraient permettre de surseoir à l’impôt hormis dans le cas où des recettes seraient décalées de date en début ou fin d’année ? Ce problème n’a rien de nouveau, et probablement ni plus ni moins de possibilités d’être dissimulé que pour les autres années. Pour autant, plus personne ne doute que nos élites considèrent la fraude comme un sport national pour justifier la leur, et l’actualité montre qu’ils sont visiblement bien placés pour le savoir.

Mais tout le monde ne peut pas se permettre de voler officiellement les contribuables par des salaires mirobolants et immérités, pour soi-disant éviter de les voler par derrière comme l’explique avec beaucoup de zèle notre Ministre des petites économies face aux enjeux de la corruption. C’est qu’il s’agirait de reprendre cette innovation sociétale à plus grande échelle, et rendre obsolète la criminalité, soit tout simplement se décider à enfin payer tous les voleurs. On appelle cela la mondialisation.

En exemple de l’incongruité de cette loi pour des indépendants procédant à des locations, ceux qui louent meublés subissent cette mesure de l’Etat, tandis que ceux qui sont en non-meublés, et relevant du foncier, ne sont pas inquiétés, et considérés non imposables.

La jalousie des parvenus politiques qui n’ont jamais travaillé

Mais effectivement, en indépendant, les revenus sont fluctuants, c’est-à-dire qu’il y a une part de réussite. Le jeu, c’est qu’on ne gagne pas à tous les coups. C’est même là le propre de l’entrepreneur – petit ou grand – d’en accepter la règle, C’est ainsi parfois gagner moins malgré ses efforts ou à l’inverse gagner plus pour avoir eu de la chance. Et ce n’est pas à confondre avec la règle officielle « du travailler plus pour gagner plus » ni même celle officieuse du “travailleur plus pour gagner moins ».

Il est juste évident que ceux qui ont conçu la règle de croissance sur 2017/2018/2019 n’ont jamais connu l’activité réelle d’une entreprise et ne sont pas plus des fiscalistes, même débutants, tant cette règle vient entacher la juste conception de la fiscalité et de la comptabilité. Il s’agit plus d’une vue assez immature voire fumeuse de ceux qui n’ont de préoccupation qu’à compter leurs dépenses et trouveraient injuste que d’autres puissent avoir un petit avantage vis-à-vis d’eux. Et y compris le petit entrepreneur dont il ne faudrait quand même pas qu’il profite d’un pur concours de circonstances. C’est juste oublier ce qu’est un entrepreneur, exposés aux risques, et privé du pantouflage et de la retraite à vie si chers à nos courageux dirigeants.

Et aucun contribuable n’a bien sûr la prétention d’avoir reporté d’une année le prélèvement à la source. Si ce n’est que cette loi a été annoncée après coup, réalisant les conditions des délits d’initiés propre à cette culture de financiers qui ne méritent  désormais plus autre chose que l’opprobre après deux ans à piller la France pour des intérêts privés. Du politique à la reconversion dans le pantouflage, puis du pantouflage reconverti au politique, on en vient au politique-pantouflant C’est-à-dire qu’on ne sait plus si E.Macron est un président français ou un employé de Bank of America, ou de tout autre cartel.

Il serait temps d’en revenir aux vrais enjeux de la réalité des activités, du vrai travail de ceux qui se battent tous les jours au milieu de l’incapacité de notre gouvernement à adresser les vrais enjeux. Par incompétence bien sûr mais aussi et surtout par lâcheté, celle-là même où jamais ces cooptés ne prennent le temps de débattre publiquement au cours de leur vie d’apparatchik. Parce que quand bien même ils comprendraient que de vrais projets soient à entreprendre, jamais ils ne pourraient se résoudre à avouer qu’ils sont incapables de les mettre en oeuvre et afficher au monde entier l’incompétence de ceux qui n’ont jamais créé ou entrepris quoi ce soit à l’image de ce que démontre leur politique insipide et arriérée aux solutions du passé.

L’impôt sur la misère

Le comble de cette loi, c’est qu’une personne qui vit en en-dessous du seuil de pauvreté mais qui a eu le malheur de voir ses revenus croître en 2018, fait que ses revenus sont aujourd’hui pourtant considérés comme des revenus exceptionnels.
Soit l’exploit d’immiscer le remplacement de l’impôt sur la fortune par un impôt sur la misère. Pourquoi taxer si peu de riches lorsqu’il y a autant de pauvres ?

Ainsi, telle une sanction, la part de ces revenus de 2018 supérieure aux années précédentes est ainsi imposée et un indépendant se voit sanctionner vis-à-vis des autres contribuables parce qu’il aurait « triché ». Il est condamné sans avoir été entendu, sans que quoi ce soit ne soit prévu pour pallier à une erreur éventuelle, et pour autant courue d’avance.

C’est que ces financiers sont joueurs, ils savent que les indépendants n’ont pas de syndicats et enfin, et surtout, ces « élites » sont condamnées par construction à mépriser les Français du haut de leur forteresse d’apparences cultivées dans l’entre-soi d’une caste d’apparatchiks de la finance, du pantouflage et de la politique politicienne. C’est la perversion même du culte de ces apparences qui crée les conditions de ce mépris bien réel envers les Français. Car pourquoi alors ne pas avoir pris la main tendue même maladroitement par les Gilets Jaunes pour associer la population en une force pour de vrais projets ?

Bien loin de ce monde d’illusions de nos politiques, il y a la misère, et comment ne pas se rappeler alors combien certains doivent batailler, ou pire, ignorer leurs droits, pour que des revenus liés à un licenciement ou à une pension de réversion, même versée après des années de retard, puisse leur bénéficier selon cette même imposition en revenus exceptionnels qui abaisse leur tranche marginale d’imposition ?

Un encouragement à combler le vide politique

Ce site est aussi proposé dans le cadre de l’écriture d’un ouvrage pour expliquer justement des solutions et projets pour la transition écologique, et certains sont déjà exposés ici-même. En effet, tandis que cette compétence en projets n’est pas un examen mais un concours aux élections – car autrement il ne resterait pas grand monde au gouvernement -, il y a donc là un effet d’aubaine dont ceux qui ont des idées peuvent tirer parti.

Pour faire face à cette injustice fiscale, éviter le délit de concussion institutionnalisé à notre Ministre de l’Economie en plus de celui de la discrimination, voire même de la coupable escroquerie au moins intellectuelle digne d’une association de malfaiteurs que constitue cette règle face à ceux qui n’entendent rien à la fiscalité, il y a à réserver ces sommes spoliées aux familles françaises et à refuser le paiement de ces surplus d’impôts sur 2018.

Au vu des moyens et des montants auxquels sont payés nos ministres à ne rien proposer du tout en matière d’avenir, le cas échéant, l’élégance serait de réserver à ce Ministère l’initiative d’engager une procédure au cas où nos grands penseurs s’insurgeraient d’un tel manque de reconnaissance face à l’ingéniosité de leur loi. Et alors espérer que ce gouvernement reste attaché à cette grande invention du « phishing fiscal » après celle de leur loi ad hoc de « croissance fiscale ».

Du phishing, dans le sens où le fait d’annoncer 2018 pour vierge d’impôt aurait consisté à mieux attirer les tricheurs dans un piège en changeant ensuite la loi pour modifier a posteriori les conditions d’imposition.

Un gouvernement aux mesures honteuses

Il est vrai que le ridicule ne tue pas (encore) si ce n’est ceux qui n’ont plus envie d’en plaisanter, à savoir les Français, et la nature, qui bien qu’elle rit jaune, souffre en plein réchauffement. Un jour peut-être ces Ministres ne trouveront plus d’excuses à ne pas répondre aux enjeux de notre temps, peut-être simplement parce qu’ils seront alors emprisonnés pour avoir trahi les intérêts souverains de notre pays.

En espérant que notre Ministre ait enfin l’occasion de découvrir ce qu’est le travail en dehors de l’ambition d’aller chercher des poulets en Argentine, ce site propose depuis 2015 de vrais projets qui sont à la disposition du gouvernement pour être débattu.

L’injustice fiscale

En conclusion, ce n’est pas parce qu’il y a des tricheurs qu’il faut pénaliser ceux qui ne trichent pas, et la loi est une condition suffisante mais non nécessaire, ou autrement il n’y aurait plus de liberté. Ce sont les objectifs de la loi qu’il faut respecter, et la loi est un moyen de respecter ces objectifs, mais en aucun cas, le seul. En l’occurence, il n’y pas une seule manière de justifier qu’on n’a pas profité d’une aubaine fiscale en 2018, et visiblement pourtant, rien n’a été prévu pour anticiper les inéluctables aberrations et laisser une place à l’erreur, tandis qu’aucun fiscaliste n’a pu manqué de prévenir des conséquences de cette inéluctable bourde sur les revenus exceptionnels.

L’injustice fiscale, c’est aussi cela : la vraie fausse bêtise de nos fausses vraies élites.

Un normalien comme notre Ministre de l’économie devrait pouvoir lire cet article sans peine et se donner une chance de combattre l’illettrisme de notre classe politique qui ne sait ni lire les courriers face à des préoccupations laissés de côté, ni plus écrire des réponses aux Français par de vrais projets.

Mais le mieux serait que cette mauvaise farce s’arrête et que ce gouvernement démissionne tandis que les chefs d’accusation s’ajoutent face à ceux qui seront jugés par l’Histoire plus tôt qu’ils ne le croient pour les années perdues envers les enjeux du changement climatique associés à la vie de nos enfants.

Médias: de l’addiction stérile à la face noble de la politique

Parmi nous, nombreux sont ceux qui sont pris par une sorte d’addiction à l’information, une addiction amplifiée par les enjeux politiques et écologiques. Beaucoup d’analyses de chacun qui mènent souvent à augmenter sa propre défiance soit vis-à-vis des politiques soit de la Presse elle-même, qu’elle soit écrite ou audiovisuelle.

Par ailleurs, si cette production de la Presse n’est bien sûr pas inutile et apparaît même comme une source unique de vie, de travail et de lutte démocratiques, cela ne permet pas toutefois de remettre suffisamment en cause notre modèle actuel de société, ou du moins pas suffisamment vite en égard aux attentes.

Très concrètement, notre avenir rêvé n’est pas d’acheter notre poulet en Argentine, et lutter simplement contre un CETA ou contre un Mercosur n’est pas suffisant ni même efficace, et nos médias pourraient aller au-delà d’un rôle trop réduit à la transcription, à l’opposition ou au relais des pouvoirs politiques ou du mouvement social.

C’est-à-dire que face aux mesures prises par le gouvernement, il y a d’autres solutions, il y a des expérimentations, il y a des thèses, il y a des utopies.  Et que le fait qu’elles ne soient  pas reprises ou débattues par ceux au pouvoir est une opportunité pour la Presse pour réouvrir une dimension manquante aux débats actuels qui manquent par trop de prospective. Il pourrait ainsi être débattu un modèle de société basé sur l’usage d’un réseau national de circuits-courts et dont les aspects vertueux seraient espérés bien plus qu’une 5G qui en serait pour autant un élément moteur.

Il est vrai qu’une solution, c’est souvent considéré comme ennuyeux et pas très vendeur, entraînant peu de réactions. Mais peut-être que cet état de fait pourrait être dépassé afin que les solutions d’un 21ème siècle soient débattues différemment pour renouveler l’intérêt pour la politique au sens noble du terme,  celle là-même qui traite de l’avenir de la Cité.

Soumettre en profondeur et publiquement des solutions alternatives aux instances politiques serait un premier champ d’exploration, quitte à attirer la polémique sur ces sujets telle un leurre pour rééduquer l’appétit politique vers plus de réflexion et d’imagination, et moins de critiques stériles.

Que soit économiquement débattu qu’avoir une production locale de biens de première consommation puisse être un modèle vertueux, et en tout cas, une thèse dont on ne saurait se passer de la discuter. Débattre sur la relocalisation en allant jusqu’à imaginer l’exode urbain. Ou encore imaginer notre futur à Paris avec des taxis autonomes. Et bien d’autres choses.

Créer un mouvement de discussion à inventer un nouveau modèle de société amènerait aussi à repositionner le curseur du monde politique sur d’autres enjeux et influerait de manière peut-être encore plus efficace que la simple opposition directe aux projets actuels. Et tout en mettant aussi en valeur le travail entrepris pour élaborer des solutions du quotidien – et non de prospective – dont un vecteur existant est notamment Public Sénat. Et qu’il ne saurait être accepté de rejeter l’existence de ce travail en un déni du « tous pourris » tout aussi dangereux que le déni de notre gouvernement actuel face aux Français et leur profond malaise. Alors, oui à la prospective et à imaginer un avenir pour mieux le conquérir.

Que les médias  puissent ainsi participer à redonner au politique sa vraie nature à penser l’avenir. Et un bel avenir.

LREM: les révisionnistes et les complices d’une finance criminelle

14 juillet: prise de la Bastille. Une date choisie à dessein dès 1790 puis en 1880 par les premiers constituants de nos républiques pour que soit ancré à jamais le fait qu’une émeute du peuple ne doive jamais être prise à la légère mais considérée comme le signe potentiel d’une démocratie touchée en profondeur.

C’est plus qu’un clin d’oeil à travers les siècles, c’est une arme légale contre ceux qui usurpent le pouvoir. Une arme de dissuasion qui est transmise aux générations futures, dont la notre, pour pérenniser que la loi, c’est le peuple, et qu’en dernier lieu, seule sa parole compte au-delà des intérêts contingents.

Le peuple est souverain et lorsqu’il se révolte, nos dirigeants devraient plier le genou et se rappeler de cette leçon de l’Histoire. En oubliant de rappeler ces faits, les politiques décrient à tort les débordements de la dernière célébration du 14 juillet et deviennent des révisionnistes de l’Histoire française.

Ce sont bien aussi et d’abord les Gilets Jaunes qui auraient dû défiler en ce 14 juillet. Et avec les honneurs en remerciement après que notre gouvernement ait saisi toutes leurs revendications avec l’acuité et l’humilité nécessaires comme une chance inouïe de changer les choses et faire plier les intérêts particuliers devant l’intérêt général.

Les révisionnistes de LREM feraient mieux de dire combien E. Macron soutient l’horreur au Gabon ou au Yémen, pour cette françafrique de la honte, de la corruption, du financement illégal des campagnes électorales françaises et du vol des ressources telles que l’or, au prix de la vie de villageois, femmes et enfants compris.

Cette finance que représente ce gouvernement est assassine. Elle joue les mercenaires dans les pays émergents et s’en vante, elle pousse au suicide nos agriculteurs, elle asphyxie les familles par son refus de restructurer leurs prêts et les fait plonger dans la misère pour les dépouiller un peu plus chaque mois, elle tue les opposants aux dictatures au nom des intérêts pétroliers ou de marchés à préserver ou à gagner, elle tue hommes femmes et enfants hors de nos frontières pour récupérer leurs terres, elle fait mourir de faim de nouveau de plus en plus en Afrique, elle noie dans la Méditerranée ceux dont elle vole les ressources par ces accords de la Françafrique. Et elle ment, pour sa soi-disant bonne cause, à savoir que ses copains puissent manger du homard jusqu’à s’en faire péter la sous-ventrière.

Par la réédition de telles actes et son absence d’engagement vers des mesures de bon sens, notre gouvernement est complice de crime contre l’Humanité. Il sera jugé par l’Histoire. Et cette participation à faire croitre encore les effets dévastateurs de la mondialisation fonde son absence totale de circonstances atténuantes.

Les solutions existent, ce blog en détaille et en énumère par dizaine. Nos citoyens, nos forces sociales, nos ingénieurs, nos chefs d’entreprises, nos syndicats, nos représentants religieux, …, ne sont pas là seulement pour récupérer les situations dramatiques provoquées par la dangereuse bêtise de nos gouvernants, ils sont là pour que les moyens d’agir ne leur soit pas coupés et qu’enfin de vraies solutions puissent être déployées. L’urgence écologique n’est pas de manger du homard avec des parvenus de seconde zone qui préfèrent taire leur nom. Et il est encore moins à laisser notre pays se livrer à  des mesures à l’encontre de la préservation de la vie sur Terre elle-même.

Telle est la vérité pour laquelle les français se sont battus en 1789 et dont le 14 juillet rappelle le prix du sang. Notre gouvernement est dans la violence, une violence légalisée par la finance au nom de l’intérêt inférieur de la cupidité, et il ne pourra se plaindre de récolter cette même violence, celle-là même qui a vu les têtes coupées comme à la Bastille de ceux qui trahissaient le peuple quitte à le massacrer.

Ce blog avait annoncé à sa date précise les événements d’octobre 2018 près de 3 ans en avance ainsi que l’émergence d’un terrorisme à la française. Il n’est pas encore trop tard pour donner une chance aux vrais projets qui ne demandent qu’à être discutés, même si l’arrogance des parvenus de la politique est bel et bien une difficulté quasi-insurmontable pour faire émerger de telles solutions. Travailler ensemble en imposant des solutions à ce gouvernement car chaque semaine compte, mais à la condition de ces nouvelles formes d’expressions démocratiques que sont les référendums.

C’est possible de réunir les Français autour d’objectifs communs, mais sans que soient acceptés les mensonges et le respect d’intérêts privés. Que soit restauré le pouvoir intellectuel et du bon sens, toujours guidés par les valeurs propres à notre humanisme à la française, et aussi l’expérience de terrain des Français.

Il y a un saut à faire lorsqu’il s’agit de plonger vers des solutions nouvelles comme vers un monde inconnu, d’y être poussé est désagréable, mais bien parfois nécessaire, comme pour ce gouvernement qui se recroqueville sur des solutions du passé, se réfugiant dans le culte d’une supériorité qui ne fait plus illusion pour personne, tandis qu’il gagnerait à écouter le tiers-état, poussé par la révolte populaire bien en marche pour faire un saut dans un futur à reconquérir.

E.Macron pris en flagrant déni sur les ronds-points

Les ronds-points se devaient d’être le symbole d’une coopération entre automobilistes. Aujourd’hui, à cette utopie manquée a succédé la réalité des Gilets Jaunes à rassembler et faire collaborer entre eux des citoyens de tous horizons.

Reprenant le principe des tours de manège des camions de CRS pour l’élever dans le champ des idées, d’aucuns revendiqueraient à ces ronds-point un statut à devenir des cercles vertueux. Pas seulement parce que les automobilistes se décideraient à y entrer sur l’air d’un à la queue leu leu promu hymne national, mais surtout parce que ces ronds points seraient vus comme le coeur d’une circulation irriguant les artères d’une multitude de convictions sur le courant oublié de la vertu.

Soit établir des points de convergence entre les actions et projets motivés par une urgence à survivre, à dénoncer les injustices, à transformer positivement une angoisse face à une société qui ne sait plus officiellement où elle va en une exigence de vraies solutions qui ne resteraient plus cachées sous le tapis de l’imposture de nos élites auto-proclamées.

Une opportunité manquée à opérer le changement 

Si les ronds-points routiers ont manqué leur sortie vers l’utopie de la coopération, les éléments moteurs de notre gouvernement ont surtout enchaîné les ratés tout particulièrement en manquant un virage historique. C’est que ces spécialistes à vider les mots de leur sens ont été pris à leur propre piège et n’ont pas saisi un mouvement, qui lui, était déjà réellement « en marche ». Désormais soumises aux moeurs du populisme, les portes électorales qui s’ouvraient soit à droite soit à gauche sont aujourd’hui devenues les sièges éjectables du dégagisme dont ce gouvernement pourrait bien subir moultes péripéties et crevaisons de votes.

Il restera invraisemblable à quel point ce mouvement des Gilets Jaunes aurait gagné à être reconnu comme du pain béni pour des personnalités politiques aspirant au changement. Un tel appui populaire devait à l’évidence être considéré comme une formidable opportunité à enfin pouvoir changer les choses en soi et que ce gouvernement puisse dépasser le stade prépubère de l’épiphénomène où il semble pourtant se résigner.

Soit engager cette fameuse transition qui unifierait en de nouvelles solutions les enjeux actuels pour redonner du sens à nos vies par une société aux aspirations renouvelées. Dépasser les enjeux économiques, écologiques, sociaux pour faire resurgir d’outre-siècle ceux propres à notre condition humaine et au sens de notre vie sur Terre. A contrario, à l’heure d’aujourd’hui, ce 21ème siècle innove uniquement en étant le premier à avoir réduit le champ de notre horizon d’avenir. Parce que notre espérance de la vie sur Terre ne grandit plus mais se réduit de jour en jour. Et alors que chaque année nous nous endettons de plus en plus vis-à-vis de la Nature sans permettre le renouvellement des ressources prélevées, et ce, dès le mois de mai.

Le déni et la lobotomisation de l’opinion

Ainsi, au lieu de placer le mouvement des Gilets Jaunes au coeur d’une logique historique, notre gouvernement a amplifié son déni. Ce déni, Emmanuel Macron le condamnait pourtant de ses voeux de début d’année, reprenant les mots et arguments des opposants coeur-pensants pour mieux les salir de son inaction, de ses mensonges, et du sang des Français. C’est ainsi que notre Président qui accélère avec le frein à main, a réussi la première tête à queue de son quinquennat, pulvérisant les barrières de sécurité de notre humanisme à la Française pour le renvoyer sous la forme de projectiles en plein dans les têtes des Gilets Jaunes. Ces nouvelles formes de lobotomisation de l’opinion sont à l’image de la réalité primaire et diabolique d’un Président qui mérite juste de finir en ange déchu.

La raison de cet apparent aveuglement réside simplement en ce que nos politiques ne sont plus que de vulgaires tacticiens visant à protéger des intérêts particuliers. Ils sont impulsés par des forces conservatrices visant à bloquer les alternatives pour mieux préserver les avantages bien mal acquis par des parvenus placés à la tête d’institutions ou entreprises dont le caractère public ou privé ne se distingue plus que par la facilité avec laquelle cette oligarchie d’imposteurs se servent à leur seul bénéfice dans les caisses des Français.

C’est bien plutôt là que la véritable association criminelle de malfaiteurs se devrait d’être recherchée.

De la noblesse de la politique aux basses manoeuvres

Et c’est cette mafia politicienne que les Gilets Jaunes révoquent jusqu’à en avoir la nausée au simple fait de prononcer ce mot « politique » devenu allergogène alors que seul un renouveau démocratique pourrait en constituer l’antidote. Parce ce qui faisait la noblesse du mot « politique », c’était qu’il invoquait l’excellence à servir les intérêts de la Cité, pour le bien commun, et aux principes de la vertu. Et non pour le mal public.

La décision de livrer ADP à la spéculation est l’exemple même de cette politique financière qui détourne les intérêts stratégiques de notre pays pour instrumentaliser des pouvoirs occultes et des intérêt privés, de la même manière que le furent les autoroutes. Et sur le même principe qu’il a été renoncé à la séparation entre banques d’investissement et banques d’économie locale. Et ce sont pas des détails. Sans oublier plus encore que ce sont déjà des fleurons de nos industries qui ont disparu pour le seul bénéfice de dirigeants cupides parachutés à des postes de direction, pour des opérations de fusions-acquisitions, des calculs politiciens, des relations aux intérêts calculés, le financement de campagnes ou l’entretien de rapports de force. Ou autres éléments qui ne remplaceront jamais une véritable vision dans le développement d’une activité ou d’une économie au service des citoyens et de leur avenir.

Une prospérité entrepreneuriale brisée par la finance

Une vision que possédaient les capitaines d’industrie ayant forgé le tissu industriel et son réseau d’entreprises. Des sociétés qui, comme Alstom, constituaient des pôles d’excellence technologique et qui faisaient la renommée de notre pays à l’International et surtout la profusion de nos emplois. En transférant les rênes de notre avenir à la seule finance, c’est une véritable cannibalisation qui s’est immiscée et qui a tôt fait de s’attribuer illégitimement cet héritage pour le dilapider par une incompétence que de la recherche du seul bénéfice viendrait presque faire oublier. Comme si l’égoïsme était devenu un principe pour renoncer à de vrais projets et rendre légitime la médiocrité. Le tout au prix d’un casse phénoménale. Et pour se retrouver aujourd’hui dans un pays à l’industrie décapitée, privée de ses figures de proue et orphelin d’une culture à entreprendre de grands projets.

Réduisant la valeur des actifs à la seule rentabilité à court terme, la finance hégémonique prétend qu’il suffirait de réglementer le libéralisme à plus grande échelle. Et ce faisant, privant le citoyen encore un peu plus de sa capacité à entreprendre face à d’inextricables difficultés qui n’ont de légitimité que de payer la bureaucratie d’un libéralisme qui montre aujourd’hui son vrai visage. A savoir celui d’un monstre tentaculaire qui en train de détruire non seulement notre planète mais aussi jusqu’à nos territoires et êtres vivants. Jusqu’aux réserves protégées qui ne seraient plus … protégées. Le sacre de l’abolition de tout sens commun.

La réaction épidermique des Gilets Jaunes

Et ce sont donc nos Gilets Jaunes qui sont violentés comme si nos dirigeants voulaient faire oublier à quel point ils sont eux-mêmes frappés. Et tandis que les moins favorisés sont déjà à l’asphyxie des complications engendrées par un système incohérent et aux difficultés démultipliées pour les revenus les plus faibles. C’est-à-dire que des revenus divisés par deux, c’est vivre avec des difficultés multipliées par dix. Seuls ceux qui l’ont vécu peuvent vraiment le comprendre bien que ces difficultés s’étendent de plus en plus vers les revenus supérieurs. Et tandis que les remparts du bon sens ne résisteront pas encore bien longtemps sous les coups de butoir des mercenaires de la cupidité dont une limite supérieure à leurs ambitions ferait taire leur velléité à se faire considérer comme des dieux.

La politique dirigée par la finance a fait de notre société une usine à gaz à grande échelle, artificiellement maintenue en vie au moyen d’une perfusion de progrès technique. Toujours par le biais d’un vocabulaire emprunté au monde des vivants, Emmanuel Macron s’est érigé en startuper pour mieux en faire détester le concept alors qu’il ne l’a jamais été et qu’il ne connait strictement rien à la technologie. La vérité, c’est qu’Emmanuel Macron n’a jamais travaillé de sa vie dans le monde réel. Sans âme, le financier est tout au mieux un facilitateur, à permettre la mise en relation entre des besoins d’artifice et rendre effective le potentiel à échanger de la valeur implicite, mais cette activité dépend strictement de la vraie valeur ajoutée produite par ceux qui travaillent. Pour avoir divisé le travail et les personnes, la finance s’est rendue indispensable à suppléer à ce qu’elle a détruit, à savoir le lien social. A se faire passer pour indispensable, il en découle en conséquence une seconde et plus délétère imposture, à savoir de prétendre que cette finance peut juger de tout sans rien n’y connaître. Et d’avoir réduit l’outil intellectuel à la seule analyse sans jamais avoir à entreprendre et créer de nouveaux concepts.

Tout cela fait ainsi illusion pour tirer parti de l’héritage d’une nation française résistante aux aberrations, rattrapant les erreurs au quotidien de dirigeants de plus en plus étroits d’esprit, participant à déployer un progrès technique limité et aux finalités médiocres mais dont elle sait assurer le déploiement avec efficacité. Un savoir-faire rigoureux et ingénieux mais accusant le coût d’une absence de stratégie et de vision toujours sanctionnées par un temps de retard envers les Etats-Unis mais aussi désormais envers la Chine.

L’esprit de survie face à l’obscurantisme

En vérité, les Gilets Jaunes ne sont pas moins que les vrais pionniers du 21ème siècle, ce sont les premiers conquérants d’un avenir dont les prémices de fondation se balbutiaient déjà au début du mouvement et dont les ramifications s’étendent de jour en jour à travers leurs actions et discussions. Par la force des choses, ils ont développé un instinct de survie et une capacité à surmonter les difficultés. C’est-à-dire qu’ils portent en eux une intuition mais aussi une vraie conscience que la pauvreté leur accorde en juste retour des choses. Autour de ces ronds-points, ils véhiculent ainsi le terreau du lien social et des solutions pour réussir à s’en sortir. Soient des qualités que n’auront jamais nos gouvernants dont les revenus réduisent d’autant le champ de leur conscience à saisir les difficultés et obtenir la motivation à libérer leur imagination d’un obscurantisme obérée d’une vision réduite à l’exécution de la simple règle de trois.

L’intuition des Gilets Jaunes est le pendant de la double imposture des talibans de la finance qui font tomber successivement les symboles de la vertu que l’on croyait avoir érigés tels des statues irréfragables pour protéger la société de ses mauvais démons. Parce que si elle se voit réduite à la raison pure, une intelligence devient improductive de nouveaux fruits et condamne ses fossoyeurs à n’être que de simples voyous et à se partager un butin dont ils tarissent la source. En s’auto-proclamant élites de la nation, ils bloquent non seulement toute alternative mais aussi toute discussion. Ils font table rase de toutes les questions fondamentales en emprisonnant un peu plus nos citoyens, transformant notre société  en une prison dont les portes vers l’avenir se referment les unes après les autres.

Pour être heureux, vivons cachés au gouvernement

Sur le modèle envahissant des franc-maçons qui ne répondent jamais aux courriers des non-initiés en vertu d’un principe à ne jamais se répandre avec ceux qui ne n’en sont pas remis à leur société secrète et qui ne sont pas non plus soumis à leurs rituels et règles occultes, il n’y a aucun espoir à espérer nouer un dialogue avec des dirigeants qui ont ainsi prêté serment à ne jamais discuter qu’avec ceux qui se prêtent à leurs mensonges et à cet entre-soi d’une médiocrité partagée, ritualisée, et dont la tranquillité se fait payer par un déferlement de haine au détriment de mesures contre les moins-disants qu’on écrase et les trop-disants dont il se faut couper les têtes. Haine qui n’a d’équivalent que le damnation à laquelle ils se vouent corps et âme à briser lentement mais sûrement les conditions à la poursuite de la vie sur Terre. Telle est bien la vraie nature de cette politique politicienne, celle d’un finance zombie qui détruit le vivant en lui suçant le sang jusqu’à la moelle.

C’est toute la vertu des Gilets Jaunes à rompre la loi du silence et contrer l’incompétence, la violence indicible et la bêtise de pseudos-élites cooptées dans une consanguinité malsaine, s’entêtant à reproduire les mêmes erreurs et traitant les opposants par la violence et l’exclusion.

L’imposture intellectuelle, face cachée d’un désastre, clef d’une réussite à venir

Les événements en France ne sont pas isolés d’un contexte général, celui de la mondialisation et de l’absence de prise en compte des limites naturelles aux ressources de notre planète. Aujourd’hui, prédomine une incohérence puissamment généralisée par le capitalisme financier dans une sorte d’obscurantisme totalitaire. Il n’y a guère autre de sens à trouver à cela que  la seule convergence de l’ensemble des problèmes de tous les pays en une crise unique. Non pas toutefois une crise économique aux seules origines financières, mais bien plus importante encore, une crise d’identité dont l’économie n’est qu’une facette.

La fin du déni et la crise d’identité

Parmi les éléments déclencheurs d’une crise qui s’aggrave en raison de l’absence d’un vrai projet pour notre pays, il y a le moteur technologique qui est en train de tomber en panne d’« essence » ainsi qu’en témoigne la chute du Nasdaq, bourse des technologies. En assurant jusqu’à présent une croissance économique au tertiaire, la technologie a pu servir à couvrir les déficiences de réponse quant aux problèmes structurels. Car il ne s’agit là que d’une croissance artificielle qui ne répond pas aux enjeux du futur. Et ce, après un 20ème siècle dont rien que les données chiffrées feront qu’il sera jugé, a contrario de cet apparent progrès technologique, comme le plus abject de l’Histoire. Et alors que jamais n’avaient été aussi grandes les chances de construire une belle vie sur cette planète. Parce que jamais plus fortement non plus cette bêtise humaine ne s’est déchainée à une telle dimension mondiale, par les guerres, mais aussi par la destruction de notre planète. En se coupant de la Nature comme de la branche de l’arbre sur laquelle repose notre assise.

La réalité, pour notre gouvernement actuel, c’est aussi cette vérité devenue crue que l’absence de vision ne peut durer qu’un temps. Sans s’adapter, l’homme est condamné à disparaître, ce n’est pas seulement une belle phrase, c’est d’abord la loi d’une évolution dont la détermination ne nous revient visiblement pas. Et c’est aussi une loi sociale, économique, individuelle, spirituelle et historique. Sans aucun doute, le choc psychologique à l’étranger à voir Paris et notre pays en proie à une crise justement bien moins économique que carrément existentielle, c’est aussi l’officialisation de la fin d’une culture du déni pour le monde dans son ensemble. En France, il y a les Gilets Jaunes qui n’ont plus à rien à perdre, mais il y a aussi les parents qui veulent un avenir pour leurs enfants nés ou à naître sur cette planète tel un droit imprescriptible à respecter la vie sur Terre. Et ce avant que tout ne soit perdu en raison d’une civilisation dont il nous faut accepter de reconnaître une décadence coupable à ne pas affronter son incohérence de nature parfaitement et spécifiquement intellectuelle.

L’incohérence, c’est là le critère universel de cette crise identitaire tandis que s’évite la comparaison avec l’universalité d’une déclaration des droits de l’Homme qui n’a été que trop bafouée.  Dans le quotidien des Français, il y a eu une accumulation progressive dans le temps à renoncer à des principes fondamentaux. Ce qui rend légitime à enfin demander aussi des comptes quant au respect du contrat social. Des droits institués à la Révolution française et dont on a cru vouloir s’affranchir des fondements comme celui du caractère temporaire des fonctions politiques. Ainsi qu’un lecteur de ce blog le précisait, nos représentants ne représentent plus qu’eux-mêmes tandis que les Gilets Jaunes ne sont ni représentés ni représentables puisque non élus. Et qu’ils sont devenus les traductions d’une réalité que les politiques ne comprennent pas tant est grand leur aveuglement. Une incohérence si tentaculaire qu’ils reconnaissaient – dès le septennat de F.Mitterrand – être incapables d’en sortir. Au point de s’y être soumis puis d’avoir oublié jusqu’à ce qu’ils s’y étaient soumis. Difficile mais juste rappel des choses que la crise actuelle.

L’homme moderne, autochtone à venir d’une planète en état de survie

Dans les consciences s’imprime donc imperceptiblement l’image de l’homme qui se retrouve nu face à sa condition, tel un futur autochtone déjà en état de pré-survie, puisant dans des ressources qui ne se renouvellent plus. L’heure est à la faillite écologique de cette première entreprise mondiale qu’est la Nature, à la production « bénévole » supérieure au PIB mondial, et qui n’est pourtant pas en bourse même si ses côtes ne cessent de monter dangereusement. Tandis que le réchauffement n’est qu’un avant-goût scientifique de la facture à payer. Révélant ce sujet tabou du ridicule de notre société par rapport aux vraies questions de la vie et sa place dans les écosystèmes. Jamais plus qu’aujourd’hui, la question de la fin du monde n’a été plus abordée sur tous les plans. Les dernières civilisations autochtones risquent ainsi de devenir les mentors de la survie sur cette planète si toutefois elles n’ont pas été atrocement éliminées d’ici là.

C’est cette question qui s’impose telle une vérité qui ne serait pas bonne à dire de la bouche de notre ancien Ministre de l’Ecologie, l’un des premiers médiatisés à avoir côtoyé ces populations primaires et premières. Cet autodidacte de tout, ce diplômé de rien, qui a réalisé cette alchimie de transformer un esprit de survie et d’aventure en un esprit de synthèse que les normés de Science Po n’atteindront visiblement jamais. La raison à un formatage de leur imagination entrepris dès l’école comme cela l’est pour tous, mais aggravé de surcroît par des rituels à l’arrogance. Une capacité à réduire la pensée à des petites phrases cassantes. Et des productions intellectuelles consistant à prendre des décisions sur des cas particuliers, faisant du cas général une atteinte au bon sens, créant les conditions propices au populisme, Et à la seule fausse vertu d’imposer des choix clientélistes en le justifiant par une complication qu’eux seuls maîtriseraient. Car ces soit-disants bons élèves, ces élites de naissance, presque systématiquement passés par un Science Po historiquement réservés aux fils à Papa, utiliseraient des règles dont une nécessaire subtilité ne pourrait qu’échapper au bas-peuple. Sauf que c’est « bidon ». Tel est l’affreuse perversion de ces élites auto-proclamées ayant fait du mensonge leur loi principale de la pensée.

Une raison privée de ses moyens et détournée de ses fins

Car s’impose aujourd’hui le règne et la gloire de la polémique qui ne sont que le triste pendant de cette absence de dialectique qui a fait place tout au mieux au seul compromis. Une goujaterie intellectuelle. Avec de quoi retourner à l’envers toutes les pages des manuscrits des métaphysiciens depuis E.Kant compris. Probablement de la même manière que l’on a pu oublier les enseignements d’Aristote pendant des siècles. Pour les enfouir de nouveau avec plus de force encore tandis que cela a consisté à faire croire, soit que la métaphysique était vaine, soit que celle-ci avait évolué depuis et rendait ces enseignements caduques ou obsolètes.

Aristote au 21ème siècle

Quand Aristote expliquait que « le tout est plus que la simple union des parties », c’est comme si, aujourd’hui, il prenait l’exemple d’une voiture en pièces détachées, et montrait qu’il est difficile de l’assembler sans en avoir le plan et le savoir-faire adéquat. Que même une fois montée, il est à remarquer qu’il n’y a aucune possibilité de trouver le code de la route en analysant cette seule voiture et même en la démontant pièce par pièce. Tout simplement parce que ce code de la route ne s’y trouve pas ! Et qu’il en est de même du concept de BlaBlaCar qui ne s’y retrouve pas non plus. Soit réaliser que des fonctions nouvelles sont offertes par chaque innovation, synthèse digne de ce nom, qui non seulement n’étaient pas présentes dans les éléments qui la constitue, mais que de surcroît, ces fonctions étaient difficilement imaginables, laissant augurer de cercles vertueux permettant d’aller de propriétés nouvelles en bénéfices nouveaux. Et ce, à l’image d’un progrès technologique bien compris. C’est comprendre comment la complexité d’une voiture est réduit simplement à l’usage d’un volant, d’un frein, d’un accélérateur et d’un levier de vitesse, et que nul n’est besoin d’entendre quoi ce soit au fonctionnement d’une boite de vitesse pour s’en servir. Du moins depuis que les boites ne crissent plus ;-). Sans oublier encore de regarder où l’on va et d’où l’on vient, sans se focaliser dans le virage de la polémique au risque de sortir de son chemin.

Critique de la raison pure

La vérité, c’est que E. Kant a tranché et a écrit lui-même avoir tranché définitivement la question sur la réalité des limites de la raison pure. Soit son ouvrage est complètement faux, et il ne faut plus en parler comme d’une virage copernicien, soit ses prétentions sont exactes. Il n’a pas dit que la métaphysique s’arrêtait à ses résultats, bien au contraire, il a parlé d’une voie nouvelle donnée à la raison et il a donné des limites à cet outil qu’est la raison pure, comme c’est le cas ou devrait être le cas de n’importe quel outil.

Le débat a beau avoir été tranché, la voie ouverte, elle, s’est refermée.

Et y compris donc au 20ème siècle, des philosophes comme O. Hamelin ou des scientifiques comme A.Sesmat se sont dédiés à des constructions philosophiques par synthèses successives et A.Sesmat explique les difficultés à saisir complètement « l’essai sur les éléments principaux de la représentation » considéré comme un chef d’oeuvre de ce philosophe O.Hamelin. Pourquoi se compliquer de la sorte sur des questions qui échapperont au grand public  tandis que des résultats fondamentaux pourraient être mis au bénéfice de tous quant à la manière dont se construit la représentation ? Soit la manière dont la connaissance évolue. C’est-à-dire aussi la manière dont se développe tout nouveau système. Soit une clef pour notre avenir, et ce, dès aujourd’hui, et plus que jamais.

Mais c’est aussi une manière d’assurer son développement personnel, ceux de ces enfants, voire même prétendre faire guérir de maladies par des décisions prises sous l’éclairage des questions d’évolution des systèmes complexes. Soit comprendre par exemple qu’un enfant sujet aux troubles du comportement puisse tirer bénéfice d’une alternance dans ses lieux de vie. Pour que sa conscience soit confrontée à la nouveauté, et que son fonctionnement synthétique en soit stimulé. Et saisir une colère salvatrice qui participe au développement de cette conscience de celle qui doit être contenue pour répondre à ses angoisses.

Le mouvement dialectique, dynamisme de la pensée

Réconcilier thèse et antithèse dans un synthèse constitue un mouvement dialectique. Dans l’aspect ternaire des constructions philosophiques où chaque nouvelle construction se fonde sur les deux précédentes par synthèse successive, il deviendrait ainsi évident que les systèmes politiques précédant le capitalisme, au lieu d’être mis aux oubliettes, puissent être revus non pas pour les reprendre tels quels, mais pour travailler à une synthèse. Une synthèse par exemple entre communisme et capitalisme, opposant les situations pour trouver des solutions nouvelles. En matière d’enjeux écologiques, le communisme susciterait ainsi des réflexions en matière de mutualisation ou même de revenu universel. Pour oser aller au fond des choses, même dans la monarchie de droit divin précédant notre régime démocratique – et sur lequel il n’est pas question ici de revenir tandis que l’aristocratie de la finance est suffisamment en train de détruire ce monde -, le fait d’avoir une famille royale qui pérennise une culture trans-générationnelle du pouvoir peut nous poser la question de savoir quelle conséquence cela a perfidemment induit sur nos démocraties. Y compris de saisir les comportements de nature monarchique de nos Présidents dont E.Macron aurait encore élevé l’intensité que ce soit à la lecture des faits ou tout au moins, dans l’esprit des Français. L’idée est donc d’arrêter de vouloir à tout prix se restreindre simplement à reparamétrer l’existant de manière dramatiquement inutile depuis des décennies. Et cesser de rendre à la fois tabou le passé et ridicule toute proposition nouvelle.

L’imposture

Tout l’ouvrage de E.Kant est dédié à la question de la synthèse en général, et pas seulement des conditions nécessaires pour effectuer des synthèses a priori. Cette vraie définition de la Critique par E.Kant est donnée bien au-delà des premières chapitres de son ouvrage mais comme les personnes la lisant font partie d’une espèce en voie de disparition, personne ne la cite non plus. Tandis que tout son ouvrage parle de cette question de la synthèse, avoir repris cette définition de départ était presqu’un piège tendu aux imposteurs par E.Kant et une main tendue à travers les siècles pour réhabiliter ces questions fondamentales du juger sans savoir mais surtout du « juger, c’est concevoir ».

Démontrer l’imposture de nos élites, n’est donc pas un débat difficile à clore tant il suffit d’ouvrir la Critique à presque n’importe qu’elle de ses pages, y puiser n’importe quel paragraphe, les plus souvent chargés d’une acuité puissante mais effectivement difficiles  à appréhender par manque d’actualisation depuis plus de 200 ans. Et d’en discuter avec ceux qui prétendraient non seulement en avoir compris les tenants et aboutissants mais même en avoir lu les premières pages qui portent sur la distinction entre jugements analytiques et synthétiques. C’est ainsi que dans un supplément du Monde dédié à Kant, un de ses traducteurs contemporains bien connu déclarait à juste titre et avec une honnêteté salvatrice n’avoir compris que récemment les liens avec le progrès technologique.

Il s’agit d’y voir une insuffisance normale et qui participe à justifier une métaphysique en évolution depuis toujours et puisant sa matière à travers les enseignements que peuvent fournir l’étude des sciences. Ce qui est critiquable, c’est simplement que la métaphysique, l’étude des lois sur les lois, « science des sciences », ait été rattachée arbitrairement à la philosophie plutôt qu’à la logique et à la science.

Elever notre dialectique et retrouver espoir en un usage de la raison réconcilié avec l’imagination

Tout raisonnement, tout jugement porte ou non des fruits nouveaux selon sa nature synthétique ou analytique, et cette distinction, lorsque l’enjeu est de faire évoluer un système, permet de condamner à l’échec toute décision de type analytique sans même à avoir à en discuter sur le fond. A adopter ou non ce sens critique introduit par E.Kant, la conséquence fondamentale dans une société qui avance rapidement en est soit d’évoluer rapidement si possible pour le bien commun, soit d’évoluer rapidement dans l’incohérence et un dogmatisme vermoulu et délirant. Et si l’on s’en tient à une pensée discursive comme celle de nos « élites » que trahit leurs décisions et discours, il n’y a guère d’hésitation à comprendre quelle voie a été choisie.

Cette propriété élémentaire à caractériser les jugements, et qui se doit d’être évidente à ceux qui oeuvrent sur la représentation à faire de leur mieux, donne aussi un aperçu de ce qui reste à expliciter ou découvrir: une voie nouvelle.

Une métaphysique qui préfigure les enjeux du 21ème à changer notre manière de pensée par une compréhension renouvelée de ces questions par l’entremise inespérée de savoirs acquis par le biais de l’innovation technologique au 20ème siècle. Si, jusqu’au siècle dernier, expliquer par la raison ce qui échappe à la raison pure n’était pas simple, cela l’est bien moins aujourd’hui au moyen du progrès technique. Et pourrait l’être expliqué à nos enfants à des fins éducatives fondamentales comme l’étaient la logique ou la morale. Et qu’enfin être adulte soit de construire ses rêves par son imagination et tout étant « raisonnable ».

La clef d’une épistémologie inexistante de sciences logicielles encore balbutiantes

Pour ceux qui ont été mis à l’épreuve des faits de la construction et pire encore de la reconstruction par transitions successives de systèmes complexes – et non compliqué -, il devrait apparaître évident que l’effet conjugué de tous les éléments moteurs de notre système économiques à tomber en panne est aussi une opportunité incroyable en termes de potentiel de reconstruction. Une condition non pas nécessaire, mais providentiellement unificatrice par une absence inouïe de contingence pour qu’enfin de vraies solutions soient apportées, trouvent un assentiment rapide, puissent être déployées au seul prix de transitions délicates et complexes, et voient rapidement et successivement leurs conséquences bénéfiques se multiplier. Plus que les mots, ces solutions existent et peuvent être détaillées. C’est là l’objectif pratique de ce blog à travers ses propositions de projets. Mais seule une réelle maîtrise dialectique permet de passer sain et sauf à travers les écueils du dogmatisme et du scepticisme.

Déplacer les enjeux à imaginer un monde futur

Il s’agit d’un changement radical dans la manière d’appréhender les enjeux, et c’est là la seule prétention de ce blog « une vraie politique pour notre pays » que de dire qu’il y a une épistémologie encore manquante d’une science qui n’en est pas non plus encore une. Celle de la représentation officieuse de la connaissance, à l’ère moderne, par la constructions des concepts dans le numérique. Dans les logiciels.

A savoir la face cachée d’une technologie dont on s’est contenté de fruits superficiels tout en méprisant « les codes » de programmation informatique derrière lesquels s’exercent au mieux implicitement – mais devraient toujours d’exercer – les enjeux de la métaphysique, science officielle de la représentation de la connaissance. Ainsi les enseignements que chaque précédente science a pu apportés et donc aussi les fondements en termes de vraie conception n’ont été ni explicités ni encore moins publiés. Il y a ainsi ce domaine préférentiel et privilégié du numérique à s’exercer sur la représentation. A en espérer un apport bien plus grand que ce que purent apporter Mathématiques et Sciences Physiques.

Aux conditions toutefois que l’on se soit vraiment posé la question de savoir ce qu’opère la raison, qu’on ait adopté une philosophie telle une heuristique d’une exigence à rechercher le Bien, souvent assimilable à la beauté d’une Nature bien faite, mais surtout principe fondamental de vie. Et d’avoir d’adopté le sens critique qui en découle, acquis l’expérience sous-jacente en évaluant par les faits les conséquences positives ou non sur l’évolution des systèmes déployés dans les entreprises, dans l’industrie, chez les éditeurs de logiciel, dans cette matière première d’une technologie dont dépend l’économie de notre société. Mais une société qui méprise encore ces questions pourtant actives à la moindre ligne de code d’un programme informatique.

La fin du compromis pour faire place à des vraies solutions accouchant du 21ème siècle

C’est aussi que notre société a imposé de partout une loi du silence pour faire respecter l’arrogance et les mensonges d’une médiocratie à cultiver les intérêts particuliers, refusant le dialogue parce que c’est le seul moyen d’imposer ses thèses. Tandis que la vérité, c’est qu’une véritable synthèse, n’est nullement un compromis, mais une solution totalement nouvelle qui réconcilie les points de vue opposés en permettant de passer à autre chose. Exactement comme dans ce progrès scientifique.

L’imagination, le travail manuel

Il n’y a à s’imposer d’arbitraire que des compromis sur les seuls inéluctables détails aux enjeux subjectivement mineurs quant aux seules fins laissées intrinsèquement indécidables dans des systèmes dont les vraies promotions se font et continueront à se faire par l’imagination. Oui, l’imagination, avec le premier rang de nos enfants, tel un trésor dont notre éducation nous fait perdre les clefs dès lors que la pensée discursive réduit le champ de notre intelligence et fait oublier le questionnement quant à une contingence factice d’une Nature qu’il y a lieu de prétendre providentielle. Une contingence bien moindre à l’esprit dès lors que l’on commence à travailler de ses mains, imposant une organisation où chaque choix doit se faire dans le bon ordre, où les erreurs sont des indices, des sanctions ou des opportunités, et où la santé comme les bonnes conditions psychologiques en trahissent plus facilement les nécessités supplémentaires.

La synthèse, une clef nécessaire mais loin d’être suffisante

Il sera aussi répété comment une telle insuffisance dialectique peut encore avoir échappé à des élites qui croient paradoxalement pouvoir revendiquer le monopole d’une intelligence, qui, pris sous l’angle de n’importe quel outil, se devrait donc de préciser ses limites et ses conditions d’usages. C’est le drame d’une humanité à vouloir faire rêver à se prendre pour un Dieu du CAC40 ou du Dow Jones tandis que ses jugements sont celles d’une pensée qui est en train de se révéler de nature diabolique à travers ses désastres actuels et pire encore à venir si rien ne change. Au vu de l’urgence à agir et plutôt que d’attendre une publication ou d’autres projets à expliquer, ce dont je ne peux m’assurer de l’échéance à paraître pour des raisons matérielles et autres (on ne peut à la fois connaître les difficultés des français et ne pas en subir les affres), quelques nouvelles solutions seront proposées dans un prochain article.

Comme l’écrivait E.Kant, « juger, c’est concevoir » soit trouver un chemin dans l’étendue des possibles que nous offre notre imagination., et ce, guidé par le « Bien » commun. Sans dialectique, rien n’est possible pour faire évoluer un système. Par sa maîtrise, tout devient possible avec la seule grande difficulté de faire évoluer étape par étape un système compliqué en un système renouvelé et dont la complexité est simple pour tous. Par plus d’abstraction, en élevant les enjeux de chacun, exactement comme une voiture est à la fois complexe en soi et simple à conduire. Et à la mesure d’un 21ème siècle qui se doit d’être plus spirituel que matérialiste.

Brandir hypocritement un possible état d’urgence, risque insensé à déclencher une insurrection massive

Les mensonges finissent toujours par se retourner contre ceux qui croient que seules la manipulation et l’usage de la force sont les conditions pour soumettre les esprits alors que c’est le pays dans son ensemble qui en appelle à construire un modèle différent de société.

Des citoyens partout en Europe sont en train de dire stop à un système politico-financier qui va devoir montrer son vrai visage, à savoir celui des intérêts vitaux de ses citoyens ou celui d’une caste d’imposteurs. Ce n’est pas seulement une question de personnes, et bien sûr que les difficultés sont immenses à changer un système capitaliste poussé dans ses derniers retranchements, mais pour autant, des mesures sont à la portée de ce gouvernement pour répondre aux exigences des citoyens, mais aussi apaiser la colère qui vient s’ajouter à l’indécence des décisions de ce gouvernement:

Le retour à l’humilité d’une caste financière et politique incapable de construire l’avenir

Où est la difficulté à diviser les revenus des députés, employés ministériels et sénateurs ? Vaut-il mieux des soi-disant « élites » attirées par des salaires mirobolants, et bien au-dessus de ceux des dirigeants de PME, et qui sont condamnés à consacrer plus de temps à dépenser plutôt qu’à faire leur travail au service des Français, ou faut-il les restreindre à des revenus « représentatifs » qui permettent aux décideurs de connaître un peu mieux les difficultés réelles de ceux qu’incarnent aujourd’hui les gilets jaunes ?

Une insurrection qui vient hurler au gouvernement son déni des difficultés des Français

Où est la violence quand un agriculteur par jour se suicide, et ce depuis plusieurs années ? Est-ce que l’Etat n’est pas devenu une sorte d’assassin responsable mais pas coupable lorsqu’il compte les morts liés aux manifestations des gilets jaunes et oublie les 10 000 suicides en France qui sont presque un record en Europe ? Qui est responsable des conséquences de la violence de la misère pour les familles qui sont divisées par les difficultés et y compris pour leurs enfants qui en pâtissent en survivant dans la précarité ?

Où est la difficulté à faire que des projets soient lancés au niveau national lorsque ce sont déjà des succès individuels dans bien des communes de France ? Où est la difficulté à tenter et lancer des projets de relocalisation pour équilibrer les effets caricaturaux de la mondialisation ? Où est la difficulté à préserver l’avenir et la santé de nos enfants et avoir des cantines bios tout en encourageant les formes d’agriculture alternatives dans le cadre de petites exploitations ? Où est la difficulté à demander l’avis des citoyens plutôt que de créer des observatoires en tous genres pour payer des personnes à faire des rapports sans finalement consulter les citoyens sur le terrain de la réalité ? Comment ce qui n’était pas possible au Moyen-Age, à savoir que l’Etat demande l’avis de tous, ne le deviendrait-il pas à l’heure où la technologie permet de faire des pétitions qui chiffrent en millions de signatures ?

Comment ne pas donner enfin sa chance à une meilleure représentation des citoyens, quitte à tirer au sort tout ou partie des représentants du peuple comme le stipulait Montesquieu dans l’Esprit des Lois pour éviter que nos démocraties ne sombrent dans l’aristocratie ainsi qu’il le mettait en garde ? Et qui est ce gouvernement pour renier le principe de séparation des pouvoirs en accordant une possible augmentation des pouvoirs de police aux Maires, et ce, revendiqué au nom du terrorisme et alors que c’est déjà un moyen d’oppression et donc une atteinte impardonnable à notre Constitution ?

Qui bloquent le pays tous les jours si ce n’est les incohérences des gouvernements successifs de part les bâtons dans les roues que mettent notamment les élus politiques et les banques à faciliter la développement d’activité ? Qui est responsable de tous ces projets de création d’entreprise qui échouent non sur leurs projets en eux-mêmes mais face aux difficultés administratives inextricables ? Où est la difficulté à ce que les banques fassent enfin leur travail et allongent la durée des prêts quand les familles ne peuvent plus payer des mensualités devenues trop importantes suite à un changement d’activité ou tout autre événement ?

Où est la difficulté à mettre en place des systèmes de démocratie participative ? Où est la difficulté à ce que les fonctions politiques soient réellement temporaires alors que cela est inscrit noir sur le blanc dans le texte de notre Constitution, et quitte à imposer ces pratiques participatives ? Où est la difficulté à ce que la jurisprudence soit intégrée dans les lois et pas seulement réservée à une minorité afin que la loi soit réellement la même pour tous ? Où est la difficulté à ce que notre justice soi-disant indépendante enquête sur la corruption galopante des élus ? Où est la difficulté à offrir aux citoyens des systèmes experts déjà existants – de l’Intelligence Artificielle qui ne soit pas fumeuse – répondant à leurs questions juridiques plutôt que de se voir opposer des refus par des Maires pour imposer leur politique clientéliste ou de corruption ?

La plus raisonnable décision du gouvernement à démissionner

La lucidité voudrait effectivement que le gouvernement d’E. Macron organise de nouvelles élections, avec de nouvelles formes de démocratie participative pour ensuite démissionner ainsi que tout le gouvernement et les assemblées, et ce, afin que de nouvelles élections aient lieu où les citoyens soient réellement représentés. Soit ce passage à une sixième république qu’organiserait le prochain gouvernement.

A moins de choisir de rester au pouvoir coûte que coûte et de prendre le risque désormais très grand d’enclencher une guerre civile.

Les idées et les projets existaient, les solutions sont encore présentes partout en France, mais quelle légitimité a le gouvernement à prétendre être capable de les mettre en oeuvre après un an à servir les intérêts des seuls lobbys et n’avoir eu comme seule première priorité que de remettre un ISF qui en aucune manière n’a jamais participé à relancer la consommation, tandis que les plus pauvres n’ont pas assez d’argent pour vivre et que tout allègement de leur charges participerait inéluctablement à la croissance. Parce que seuls les produits de luxe seraient produits en France tandis que les produits de première nécessité seraient importés ? Quelle irresponsabilité ! Et quelle irresponsabilité à ne pas saisir encore l’acuité d’une nécessaire relocalisation ! Reste que les heures sont peut-être comptées pour prendre des décisions drastiques afin d’apaiser la colère des citoyens.

L’embuscade de l’Arc de Triomphe

Selon des témoignages de gilets jaunes, la manifestation à Paris a été une manipulation en empêchant les citoyens d’accéder aux Champs Elysées et à les piéger sur la place de l’Arc de Triomphe. Une véritable prise en étau face à une infanterie de gendarmes les armes braqués, alignés sur deux rangs, à terre et debout, soit un moyen de faire de l’Arc de triomphe une embuscade pour créer une zone de combat. Et ce serait tout simplement pour cette raison que l’Arc de Triomphe n’était pas protégé mais transformé en appât pour encercler. Honte et déshonneur en ce lieu symbolique. De quoi soulever la colère tandis que de surcroît tous les accès à la place étaient donc bloqués pour assurer cette embuscade et empêcher l’arrivée de milliers de personnes.

L’impardonnable tradition des gouvernements français à réunir les conditions pour faire dégénérer les manifestations et manipuler l’opinion

C’est une longue tradition française de discréditer les mouvements par de telles méthodes. Et y compris par des chiffes sur l’affluence des manifestants qui baissent une semaine puis remontent la semaine d’après. Va-t-on renouveler les milices qui organisaient des battues en moto comme au temps de la loi Devaquet pour courser les manifestants comme du gibier à abattre lors d’une chasse à cour et rappeler la mort de Malik Ousekinne ? De Pasqua à Castanet, n’y-a–t-il  qu’un simple changement de forme entre mercenariat en Afrique et parrainage de la mafia au Sud de la France ?

Le retour à la souveraineté des citoyens

La menace hypocritement reléguée par les médias de la déclaration d’état d’urgence ne doit pas faire oublier le droit insurrectionnel qui est lui gravé dans notre Constitution, et certainement pas la décision d’un gouvernement dont les membres finiront dans les oubliettes de l’Histoire. A savoir que manipulation et oppression qui dégénéreraient en violence d’Etat feraient de l’insurrection non un droit mais un devoir lorsque la souveraineté du peuple français serait ainsi bafouée.

Le peuple est souverain. Et ce gouvernement d’aristocrates de la finance doit s’y plier. Cette finance qui est l’exégèse de ces intermédiaires qui ne font véritablement rien mais qui se sont rendus inutilement incontournables dans les rouages d’une société qui a basé sur la complication l’illusion d’une intelligence qui ne relève que d’un dogmatisme vermoulu et délirant.

Ces « petites gens » qui sont aujourd’hui les premiers à réagir courageusement et par un réel sens du devoir

Les Français ne sont pas des exceptions, c’est toute l’Europe qui manifeste et qui rend légitime la réaction, et dont notamment les belges avec cette vidéo relayée sur Facebook par les ‘gilets jaunes 85 officiel’. Quand on est incapable de protéger le vie de nos enfants face aux intérêts des lobbys que ce soit pour les produits chimiques, et notamment le glyphosate, ou pour la multiplication des vaccins tandis qu’on discrédite jusqu’à des prix Nobel, ce sont bien des symboles du mépris de la vie des Français qui sont affichés. Le droit au mépris d’élites auto-proclamées face à des « petites gens » qui aujourd’hui sont aussi rejoints dans leur combat par des intellectuels, ceux-là même qui ont préféré le choix de la vérité y compris si cela passe par la misère face aux mensonges d’une société qui fonce dans un mur en accélérant.

L’instillation officielle d’un terrorisme à la française

Dans l’affaire des militants anti-déchets nucléaires à Bure, l’utilisation de méthodes liées au terrorisme contre des opposants est le choix implicite de n’avoir affaire qu’à des terroristes plutôt qu’à des personnes qui discutent lorsque l’Etat veut imposer ses choix. C’est une manière désastreuse de dire, qu’aujourd’hui, la seule manière de s’opposer lorsque l’Etat est fermement opposé, ce serait d’employer des moyens que même l’anti-terrorisme ne peut combattre.

Soit, en toute rigueur et sans bien sûr prétendre qu’il y ait autre chose qu’une absence coupable de lucidité, laisser deux possibilités effectives pour s’opposer: changer le gouvernement – pendant que c’est encore possible et non combattu par des moyens de l’anti-terrorisme -, ou persister dans des mesures que le gouvernement actuel adopte avec une prise de risques inéluctable dans le développement des mouvements terroristes. C’est que « les extrêmes sont les opposés dans un même genre », soit que toute chose génère son opposé tant que l’on n’est pas passé à la synthèse. Ces formes inégales de répression augurent donc, depuis la loi Travail, d’un terrorisme à la française déjà évoqué il y a près de 3 ans sur ce blog et dont le Président Macron sait malheureusement aujourd’hui que c’est une réalité avec l’affaire récente d’attentat avorté.

Il faut y voir là l’aboutissement d’une logique de déni présente dans toute notre société et qui doit être combattue avec énergie pour que notre pays reste dans le dialogue. Et ce, plutôt que de grignoter les libertés au moyen de lois propres à un pays fasciste, et y compris les pouvoirs de police des Maires que l’on voudrait enrichir dans la lutte contre la radicalisation et de la castagne même s’il c’est plus de l’ordre du lapsus qu’autre chose.

Pouvoirs qui font déjà qu’aujourd’hui, des maires imposent leurs propres lois, dans la même mesure que ces lois anti-terroristes ont été détournées de leur objet initial, à savoir la lutte anti-terroriste. Il s’agit encore, maladroitement, dans un désir d’imposer des choix pour des intentions louables mais en opposition avec une vision d’avenir, d’approfondir encore un peu plus cette atteinte au principe de séparation des pouvoirs.

Au siècle des Lumières, Montesquieu était de ceux qui prétendaient que seul un tirage au sort dans des élections pouvaient garantir qu’un pays ne sombre dans l’aristocratie. Face au manque de renouvellement et l’absence coupable de démocratie participative, face à cette incapacité dialectique de surmonter les points de vue opposés et de se restreindre à imposer ses vues autoritairement, il y a de quoi penser que Montesquieu avait bien raison de penser à une telle solution. Le populisme et le bon sens ont cette distinction qui est la différence entre une récupération politique intéressée par une quête du pouvoir et le réel bon sens des Français associé à leur qualités personnelles.

Pour prendre une comparaison avec la vie économique, rien ne sert de vouloir imposer ses choix. Mieux vaut avoir l’esprit d’une startup dont les produits innovants  créent de nouveaux marchés et font rêver, plutôt  que celle d’une multinationale voulant imposer ses produits délétères, car tôt ou tard, le basculement s’opère. Et rien n’interdit au gouvernement de nous faire rêver, bien au contraire. Et quand bien même ce serait ridicule. Le ridicule, lui, il ne tue pas. Et pour reprendre une expression tout aussi populaire mais non populiste: « qui ne tente rien, n’a rien ».

Drogue: la tentation du goulag

En France comme aux Etats-Unis, la drogue est utilisée par des adultes. Et cela, pas seulement à des fins exutoires pour des soirées ou autres, mais aussi pour des enjeux de performances dans le travail. Jouant sur la confiance en soi, la drogue permettrait de plus facilement l’emporter sur des choix à faire, voire d’augmenter la capacité du corps à travailler selon des rythmes soutenus. En Californie, dans le high tech, on a pourtant vite fait de repérer les personnes dopées. Derrière une apparence d’efficacité sur des enjeux du quotidien, se cache surtout une incohérence manifeste dans le comportement mais aussi dans les choix structurants sur le long terme. Et il manque ce petit plus, ce qui donne du sens, cette part d’ingénuité que ne remplacera jamais une humeur artificielle. Cet état d’esprit de ceux qui croient en leur rêves ne se vit pas dans une rêve party. Bref, quand les salariés en sont à user des drogues dans le travail, il y a de quoi conjecturer que c’est déjà le début de la fin pour l’entreprise. Et des études sur ce sujet mériteraient d’être entreprises, ou mieux portées à la connaissance de tous.

En France, s’il y a bien un milieu où la drogue semble être utilisée particulièrement, ce serait celui des avocats. Et on a une idée de ce que cela donne lorsque la ministre de la justice, N. Leloubet,  déclare après l’évasion d’un détenu connu pour de précédentes évasions: « Je ne prétends pas qu’il n’y a pas ici de défaillance. Il y en a peut-être une ». Ce sont des propos fumeux, dégradants pour notre société et l’image de responsabilité de l’Etat. Les sportifs sont contrôlés pour dopage mais qu’attend-t-on pour imposer de tels contrôles à des hauts responsables ou à ceux dont le niveau de lucidité affecte directement la vie des personnes ?

La  vérité, c’est que la drogue a une influence particulièrement négative sur notre société, et ce, derrière de simples rideaux de fumée. Que notre société continue à avancer dans un mur écologique, cela peut aussi se comparer à l’image d’un junky qui redemande une dose de plus pour que cela aille mieux. Sans toutefois prétendre que ce soit la seule cause.

Pour les jeunes, la drogue, c’est juste l’entrée rêvée dans un goulag qui ne porte pas son nom, une entrée visiblement plutôt aguichante. Une entrée dans le déni d’un renoncement à vivre ses rêves par ces jeunes auxquels les moyens ou les possibilités de s’exprimer ne sont pas donnés dans le monde réel. Alcool, porno et drogue sont le trio gagnant pour décérébrer. A l’ère industrielle, il fallait produire sans se poser de questions. A l’heure où produire toujours plus de biens matériels est néfaste pour notre avenir, il faudrait désormais arrêter de penser tout court.

Aux jeunes qui doivent se battre pour réussir jusqu’aux derniers jours avant les examens ou concours et en étant soumis à des hauts niveaux de stress, la tentation est grande de renoncer et tout quitter réellement ou virtuellement. Une tentation entretenue activement aussi auprès des plus brillants, ceux dont sont enviées les capacités et dont les jaloux se délectent d’avoir instillé l’auto-destruction ou la destruction tout court. A l’exemple par trop concret de ce qui se pratiquait ou se pratique toujours dans certaines écoles telles que l’Ecole Alsacienne à Paris. A la manière d’un rite d’apprentissage au détriment de ceux qui n’auraient pas vraiment leur place dans un milieu privé, dans la future « élite ». A l’exemple d’une camarade brillante devenue dépressive puis boulimique à force d’harcèlement, avant de se reprendre et réussir heureusement sa vie professionnelle au plus haut niveau, mais aussi, de celui d’un « redoublant » arrivé en Terminale – de part ses résultats – et dont la défenestration au sein même du lycée rappelle cette illusion de grandeur cultivée jusqu’à l’indécence, le mépris et ses conséquences dramatiques. Le mensonge, y compris dans la flagornerie, crée toujours sa part de haine, et le déni de sa propre responsabilité mène à la recherche de bouc-émissaires, c’est là toute la lâcheté de notre société. Réduire à un esclavage légal pour mieux maîtriser est par nature la perversion et l’apanage des « élites ». Des élites de la manipulation. et dont s’affichent au jour le jour les mensonges à travers leur incapacité à faire évoluer notre société. Mensonges dont l’usage est juste la caractéristique indéfectible de la médiocrité.

Les jeunes peuvent avoir un brillant avenir, dans tous les domaines, et il suffit de voir ce jeune footballeur de 19 ans pour comprendre que d’être armé d’un sourire pour vivre et partager son rêve de coupe du Monde, c’est une force bien plus grande, et que les moments forts vécus par l’équipe de France, nul drogue ne produira jamais l’équivalent.

Mais s’il y a bien une raison suffisante et une seule de ne pas toucher ou de se détacher de la drogue, c’est bien celle de ne pas ou plus alimenter des réseaux mafieux et ultra-violents créant de véritables enfers à l’étranger, ou même ici en France. Personne ne peut dire qu’il n’est pas au courant. Un récent article de Libération à ce sujet en est le témoignage vibrant.

De l’état de survie à la réconciliation de la raison avec le bon sens

La mégalomanie animant la mondialisation n’est pas sans rappeler, dans un rationalisme qui tourne au cauchemar, que l’homme en vient de nouveau à se considérer comme un dieu, qu’il détiendrait ou serait sur le point de détenir les clefs du savoir et de l’intelligence artificielle, et qu’il se croit en toute chose supérieur à la nature pour la soumettre à ses dessins selon les règles de la logique communément utilisée.

Cette logique est le dogme de l’analyse où l’on peut juger de tout sans vraiment connaître le fond des choses et croire pouvoir s’en contenter. Et la prise de décision rationalisée aux aspects financiers n’en est que l’apanage de même que l’indifférence du politique à gérer un monde réel que ni lui ni aucun de ses collaborateurs peut ne jamais avoir connu dans une réalité vécue et pas seulement par sa simple forme ou apparence.

Une nature oubliée jusqu’à la trahison

Malgré un mépris envers une nature dont l’homme n’aurait guère à apprendre au quotidien, et contrairement aux anciens, sur cette terre que la modernité a rendu si honteux de fouler à pieds nus, l’homme et la nature ne sont pas à opposer. Et ils s’accordent plutôt très bien puisque sinon, l’un et l’autre ne pourraient avoir les mathématiques en commun. Ou alors comment expliquer que par des calculs et selon des principes de la physique l’on puisse calculer la trajectoire d’une balle lancée en l’air ? N’est-ce pas là une surprise incroyable et magnifique que de réaliser que l’homme et la nature ont été créés de manière compatible pour que l’homme puisse la penser ? (*)

L’homme fait bien sûr partie intégrante de la nature et en tant que tel, lorsqu’il prétend adapter la nature à ses propres vues, il rompt indirectement une loi de l’évolution. Hier, cette loi lui servit pour contester les oeuvres de foi, tandis qu’aujourd’hui, l’homme s’imagine tendre vers une immortalité qui serait promise par le transhumanisme. C’est ainsi qu’il serait possible de produire des organes plus performants que les notres. Le fait est que, comme dans le cas des voitures autonomes dont Audi a désormais renvoyé la réussite aux calendes grecques, des personnalités « se livre(nt) à de la prospective (qui) relève davantage de la religion que de la science » et proclament des prétentions sur l’Intelligence Artificielle qui ont pourtant été balayées il y a 30 ans face aux enjeux de la conscience et de l’intuition. Quant aux chimistes, ils remplacent le vivant par des espèces plus productives à l’agriculture. Et la corruption permet de produire de nouveaux dieux aux egos démesurés. Pourtant, sans contester certains résultats actuels ou à venir, qu’est-ce à dire de tout cela si ce n’est qu’il n’y a rien de plus absurde que d’avoir comme seule véritable ambition que de créer des dieux dans une société laïque qui deviendrait leur terrain de jeu mondialisé ?

La déclaration d’un état de survie

Face à ce progrès qui n’est plus motivé par une nécessité vitale et dont l’artificialité se justifie par un développement dont la technologie est la seule matière pour donner une illusion d’intérêt, la nature, elle, nous a appris à prendre une toute autre direction. A savoir que, ne pas ou ne plus agir pour réellement s’adapter, c’est disparaître. En s’affranchissant de cette loi, non seulement l’homme a pris le risque de repousser les problèmes face à la transition écologique, mais en se modifiant lui-même et y compris les espèces naturelles, il perd la garantie de cette loi à lui permettre d’évoluer, induisant de surcroît le potentiel d’une guerre entre l’homme « bio » et « non-bio ». Et selon le même principe qui veut, qu’aujourd’hui, des élevages agricoles de plein air en pleine santé soient exterminés parce que considérés comme des vecteurs de maladies pour des élevages industriels confinés et à la santé fragile.

Bref, notre société toute entière est passée plus ou moins sans le savoir à l’état de survie tandis que l’horizon de notre avenir rétrécit de jour en jour.  De mille ans pour Stephen Hawkings, l’espérance de vie de notre civilisation serait passée à 100 ans.

Rien d’étonnant à ce que des personnes souffrent. Souffrir parce que l’on a des problèmes, c’est une chose, mais souffrir parce que l’on a des solutions, c’est devenu bien pire face à l’ignorance des politiques dont les connaissances sont à la fois un véritable mirage et un aveuglement quant aux véritables enjeux de la raison pure. Chacune de leur décision témoigne presque systématiquement de leur ego à trouver les détails qui vont devoir justifier l’abandon de tout sens commun et nous donne la preuve encore un peu plus à quel point ils sont étrangers à une vraie raison réconciliée avec le bon sens par l’entremise de l’imagination comme ressort caché face à une logique discursive qui n’en est que la partie visible.

En souffrant, notre intuition se développe et nous prépare pour construire ces solutions différentes, mais qui peut prétendre les connaître vraiment et dans quel ordre les développer ? Qu’est-ce qui fait que la « mayonnaise » prend ou ne prend pas ?

Quand on sait où la planète en était au départ et que l’homme n’est qu’un arrivé de dernière minute comme se le plait à le dire H. Reeves, qui peut alors avoir la prétention de croire que l’évolution de la vie sur Terre est dûe au hasard, comme si tout était contingent et que ce simple lancer de balle ne pourrait donc jamais être expliqué par l’homme. Comme s’il ne pouvait jamais être reproductible à l’identique mais à chaque fois suivre des trajectoires différentes quand bien même les conditions initiales seraient les mêmes.

Le créationisme tout court relève de la même erreur où l’on croit que des nombres  symboliques doivent être pris au pied de la lettre – ou du chiffre – et puissent être la base pour permettre d’ériger quoi ce soit. Pour autant, Darwin semble rejoindre on ne peut mieux l’esprit de synthèse animant les paraboles bibliques avec son principe d’évolution  face aux enjeux de l’adaptation.

Et donc oui, à l’évidence, à en voir l’évolution à travers les temps géologiques, la nature est finalisée, comme se plait à le rapporter Michel Nodé-Langlois depuis Aristote. Si ce n’est que l’homme garde son libre-arbitre. Et qu’il devient donc surtout urgent pour lui de retrouver la raison.

Comprendre la voie ouverte par Emmanuel Kant pour réconcilier raison et bon sens

Emmanuel Kant (*) a tout compris et expliqué sur cet enjeu premier qui se devrait d’être enseigné dès le plus jeune âge et être le fondement de méthodes d’apprentissage totalement différentes, mais son oeuvre n’a clairement pas été comprise et encore moins sa portée. Le monde en serait totalement différent, les jugements de nos politiques aussi. Car la voie qu’il a ouverte n’est pas à mi-chemin entre le scepticisme et le dogmatisme, mais « est conduite entre ces deux écueils » (*), c’est celle où l’imagination retrouve sa place pour créer des solutions nouvelles qui ne sont pas liées directement à tous les problèmes qu’elles vont impacter, qui ne s’y intéressent parfois à peine ou pas du tout, parce qu’elles font tout simplement disparaitre des problèmes sans que jamais on puisse en avoir eu l’idée préalable.

Ainsi, comment obtenir d’un enfant rebelle qu’il se comporte bien autrement qu’en lui donnant le moyen de s’exprimer sur ce qu’il aime ? Et le jour où il se trouve une passion, des années d’errements, d’interrogations, de doute, de culpabilité même, s’effacent en l’espace de quelques heures pour ses parents. Edicter des règles pour sanctionner les bêtises des enfants peut être parfaitement inutile si ce n’est même vain pour tous alors qu’il s’agirait de susciter leur intérêt à travers ces autres méthodes pédagogiques que l’on voit se développer aujourd’hui.

Et de même, bien des conflits ont à se résoudre non pas en donnant raison à l’un ou à l’autre mais bien en faisant différemment. Depuis 40 ans, l’enjeu d’une autoroute – l’A51 – a été soulevé avec des avis et décisions successivement opposés après les différentes élections présidentielles, divisant les populations et intérêts divers alors que cette question ne se poserait plus du tout de la même manière si la relocalisation avait fait son oeuvre et où on ne considérait plus encore légitimes ces feux de pailles de la croissance et d’emplois que sont ces chantiers colossaux d’autoroute ou d’aéroports.

Bien plus généralement, rien ne sert de corriger des problèmes, seul importe d’innover avec des solutions qui les feront disparaître. Dans un cas, on ajoute de nouveaux méandres à la complication, de l’autre, on se tourne vers une complexité abstraite en un concept qui simplifie en unifiant tout en offrant de nouvelles perspectives. Un peu à l’image d’une fourmi recherchant ses pucerons sur une branche tandis qu’elle ne se rend pas compte qu’il lui suffirait de remonter d’un cran plus haut dans l’arbre.

Alors pour accepter que nos erreurs deviennent intelligibles dans une planète dont la beauté ne serait que la manifestation du bien comme loi naturelle et commune avec la morale de l’homme, il y a à redécouvrir un principe qui ferait de ces erreurs, non pas un moyen de justifier leur éradication, mais bien au contraire, une opportunité et autant d’indices pour évoluer, avec cette finalité d’unir le divers dans le progrès de la synthèse.

Il y a, oui, une démarche à faire pour retrouver des capacités de changement. Et ce qui est certain, c’est que notre société n’a aucune chance d’évoluer et d’éviter la guerre si elle ne retrouve pas la voie ainsi ouverte il y a 250 ans (*) et que la technologie emploie souvent si bien et sans réellement en être consciente et depuis déjà bien longtemps. Peut-être alors que les raisons qui font qu’on trouve qu’elle avance trop vite pourraient être les mêmes pour faire bouger les lignes de nos politiques englués dans ce « dogmatisme vermoulu » (*) plus que jamais érigé comme principal ennemi de la raison. Un dogmatisme et sa conséquence qu’est le scepticisme qui seraient tous deux en train de nous mener à une situation qui, avec 100 ans d’espérance de vie, deviendraient officiellement parfaitement délirante si des actions profondément positives n’étaient pas entreprises.

A suivre.

(*) E. Kant – Critique de la raison pure

 

Trois grands projets pour amorcer le changement

Des logements sociaux développant les habitats partagés de demain

Construire selon les normes écologiques en isolant ou utilisant les énergies renouvelables est une exigence première pour des logements sociaux financés par un Etat qui se doit de donner l’exemple. Mais il est surtout possible d’aller bien au-delà.

Il s’agirait de construire des logements sociaux d’un nouveau genre qui auraient une surface par habitant plus faible, et un coût par conséquent amoindri, tout en offrant un plus grande qualité de vie alors que bien des équipements seraient partagés par les habitants.

Machines à laver et sèche linges seraient ainsi dans une buanderie commune et disparaîtraient des logements. Avec l’effet induit de permettre que ces machines performantes soient fabriquées par des PME relocalisées en France. Entreprises qui assortiraient leurs machines d’une garantie et d’un contrat de maintenance sur plus de dix ans.

Le matériel de bricolage serait disponible pour être prêté ainsi que par exemple, des matériels audio-vidéo ou de jeux. Une salle commune servirait pour se retrouver à plusieurs, à déjeuner ou dîner régulièrement, mais aussi regarder des films sur un écran plus grand. Bien entendu, des emplois de concierge seraient recréés et la sécurité des lieux ne serait plus un enjeu. Les courses pour les denrées alimentaires pourraient être groupées, permettant ainsi de réduire drastiquement le coût écologique du transport, libérant les familles de cette relative corvée.

Les abonnements en ligne fixe seraient partagés et un réseau local informatique permettrait d’échanger plus facilement les documents, données, et films entre les familles.

Les enfants pourraient aussi être emmenés collectivement à l’école ou sur leurs lieux d’activités extra-scolaires. Quant aux personnes âgées, intégrées dans un cadre plus collectif, elles retrouveraient plus de compagnie et aussi la possibilité de continuer à se rendre d’autant plus utile à la collectivité.

En ayant diminué la surface et rendu possible ces mutualisations, le coût de la vie s’en verrait considérablement diminué pour ces habitants.

La vie sociale trouverait une nouvelle granularité entre la vie de famille – dite privée – et la vie en société – dite publique -, où la liberté de choix de chacun fixerait son degré d’implication dans le collectif.

Cette culture, son potentiel à se développer serait peut-être étonnament beaucoup plus considérable dans les banlieux ou les campagnes, en opposition avec les villes, où l’individualisme a cédé depuis longtemps face à un esprit grégaire qui en constitue paradoxalement le fondement.

Faire de la France une startup: le 1er réseau social mondial pour relocaliser et faire fondre le chômage  !

Faire de la France une startup, c’est ce que Jean-Luc Mélenchon dénonçait dans le projet d’Emmanuel Macron. En prétextant que la France n’était pas une entreprise et ne pouvait s’y réduire.  Et pourtant, poussons l’idée un peu plus loin …

D’un côté, les Français avec leurs rêves enfouis ou bien vivants, un désir jamais rassasié de s’exprimer dans le travail, une volonté de créer son activité, d’avoir une situation tout en ayant un cadre idéal pour voir s’épanouir et grandir ses enfants. De l’autre des besoins à subvenir, des ressources utilisables, des territoires tout ou partie désertés avec leur potentiel à y vivre au-delà d’une simple utilisation en tant que cité dortoir.

un business-plan pour chaque ville ou village

Plus concrètement, imaginer que chaque village, commune ou plus grand territoire se donne comme objectif de retrouver sa qualité de vie et de développer son économie locale. Pour cela, il identifierait les besoins: la présence d’artisans des métiers de bouche et de la construction, le nombre de familles nécessaires pour réouvrir les classes de l’école, et le nombre de familles nécessaire pour assurer à chaque professionnel suffisamment de débouchés.

Et il y aurait l’Etat qui aurait cette fabuleuse idée que chacun puisse toucher une partie de son salaire en monnaie locale afin de progressivement bouger le curseur vers les achats locaux. Des personnes en recherche d’emploi pourraient être intéressées à toucher une allocation chômage en monnaie locale afin de plus facilement retrouver un projet de vie tandis que plus les monnaies locales seraient utilisées, plus la relocalisation prendrait de l’ampleur..

un réseau social national, véritable club de rencontres entre familles et territoires

Il ne manquerait alors plus qu’un seul ingrédient, un réseau social qui fasse se rencontrer les familles et territoires. Chaque personne ayant ainsi le rêve de changer de vie choisirait ainsi les critères définissant au mieux son projet personnel afin d’être mis en relation avec les territoires où il trouverait sa place.

Au fur et à mesure de l’évolution des offres et des demandes, les projets pourraient se lancer avec l’appui des collectivités locales et régionales afin de plus facilement garantir les financements. Lorsque suffisamment de familles seraient prêtes à faire le pas et repeupler un territoire, commencerait alors un processus de plusieurs mois visant à constituer en groupe ces projets par des méthodes collaboratives déjà bien développées dans des habitats groupés évoqués ci-dessus.

Sur le même principe existe l’épatante initiative de TF1, SOS Villages, dont vous pouvez consulter les annonces à http://www.lci.fr/sos-villages !

Les villes vertes du 21ème siècle

Les voitures autonomes

La voiture autonome telle qu’elle est pensée aujourd’hui est une fausse bonne idée, avec à la base, une incohérence majeure entre le désir de préserver un conducteur individuel qui n’en est plus un – tandis qu’il est remplacé par une machine – , et la nécessité d’assurer la cohérence du transport au niveau collectif par ces voitures automatisées en concurrence aveugle les unes avec les autres.

Bref, une usine à gaz en perspective dès lors que le problème n’est pas pris par le bon bout avec le bon paradigme. C’est ainsi que le cas de la gestion des accidents relève de l’impossible ou de l’inacceptable: dans le cas où un accident ne peut être évité, comment permettre à un logiciel de choisir de favoriser une solution préservant un conducteur plutôt que d’autres personnes impliquées, si jamais un choc frontal n’a pu être suffisamment anticipé ou contré ?

la conscience: question clef de l’Intelligence Artificielle

Et il n’y a pas que ces cas particuliers qui remettent en cause à eux-seuls les projets actuels de voitures autonomes. En termes de conception de ces solutions technologiques, la conduite autonome ne demande pas seulement à implémenter des algorithmes dans des logiciels afin de gérer un nombre considérable de situations possibles, mais relève en réalité de la question de la conscience. C’est donc une suite sans fin que de vouloir repousser cet enjeu en multipliant exponentiellement les cas particuliers à résoudre, ouvrant à chaque fois un nouveau champ de complexité pour s’échouer sur une extrême complication.

C’est sur ce point que l’Intelligence Artificielle achoppait dans les années 1980 avant qu’elle ne s’efface pour longtemps de l’esprit du grand public mais aussi des objectifs à financer. Et cela, après qu’ait été annoncé des machines qui rivaliseraient avec l’homme en quelques années. Cela a discrédité la discipline pour longtemps mais cela a visiblement été oublié et aujourd’hui, de nouveau, la même erreur se reproduit.

Pour s’en convaincre simplement, imaginez, d’un côté, confier votre voiture à un enfant sur un circuit automobile. Et vous pouvez alors être certain qu’il la conduira parfaitement au bout de quelques heures. Et de l’autre côté, confiez ce même problème à Google, Audi et Apple après avoir investi des centaines de millions de dollars, mis en place des équipes dédiées au problème. Et bien, vous obtenez de moins bons résultats. En gros, le premier gamin venu fait mieux en quelques minutes que des équipes aux moyens colossaux pendant des années!

Parce que le véritable enjeu de l’apprentissage bloque sur une question théorique qui est précisément la capacité à effectuer des jugements synthétiques, soit d’opérer la synthèse pour produire de nouveaux concepts.

Une vraie solution avec les flux de voitures automatisées

En changeant la granularité du problème et en gérant l’ensemble des voitures plutôt que les voitures prises une par une, il devient non seulement plus simple mais de surcroît, des bénéfices supplémentaires considérables peuvent en être tirés.

En ayant la connaissance des trajets à effectuer, il devient beaucoup plus facile d’assurer le covoiturage, de fluidifier le trafic en synchronisant les flux et en les répartissant mieux sur les routes principales et secondaires, en affectant dynamiquement les voies dans un sens ou dans un autre, ….

Une fois le trajet effectué, chaque voiture se transformerait en taxi autonome pour servir à d’autres personnes et permettre ainsi de réduire considérablement le stationnement ainsi que le nombre de voitures nécessaires pour la population.

Dès lors, à l’image des voies uniques de chemin de fer où les trains se croisent en gare ou sur des zone de croisement, il devient possible de n’utiliser qu’une seule des deux voies de chaque rue. Les véhicules passeraient ainsi dans un sens et dans l’autre sur la même voie en se croisant sur des zones de dépassement.

C’est l’optimisation du système informatique qui en gérant ces contraintes permettrait d’assurer le fonctionnement aussi bien dans les cas simples que dans les cas plus complexe où des véhiculaires prioritaires comme les ambulances ou pompiers auraient à se déplacer au maximum de la vitesse possible.

Un tel projet signifierait tout simplement le renouveau de ces grandes villes qui échangerait à bon escient la moitié de leur bitume contre des espaces verts, pistes cyclables, jeux pour enfants, potagers urbains…

Et bien d’autres bénéfices sont décrits dans l’article consacrée à ce grand projet.

Les blocages à surmonter

Systématiquement des bâtons sont mis dans les roues des Français pour des raisons absurdes au mieux justifiées pour préserver l’intérêt de lobbys, ou au pire, pour parfaire la dictature de politiques qui veulent soumettre les populations,

Les mentalités ont été affectées considérablement.

Et la vérité, c’est que la vie n’est pas faite pour s’ennuyer !

Deuxième handicap, et il est encore plus considérable, aucun grand projet n’a vu le jour dans notre pays depuis le Général de Gaulle avec l’Airbus, le TGV ou même des villes balnéaires comme Cap d’Agde créées de toutes pièces pour offrir des vacances à un plus grand nombre de Français.

Troisièmement, la technologie avance en innovant mais elle n’en a pas le monopole. Et en politique, comme Jean-Luc Mélenchon aurait pu l’écrire sur ce blog, choisir de faire un projet, ce n’est pas seulement calculer combien cela coûte mais aussi considérer ce que cela rapporte. Et pour cela, il faut aussi croire en quelque chose qui nous dépasse, un avenir dont la finalité ne peut être qu’une dimension nouvelle à une existence moins portée sur le matériel à travers notre aventure sur cette Terre.

Cette Terre, planète à partager plus que jamais en en rédécouvrant la richesse et en la préservant. Les trois projets présentés vont dans ce sens.

Bien entendu, faire évoluer notre société est complexe. Le mot système qui est employé l’est justement, car il rappelle qu’il s’agit d’un fonctionnement mécanique de règles sociales, juridiques, financières et aussi émanant d’une éducation commune dont il faudra parfois s’affranchir tout en en comblant les lacunes.

Et amorcer un changement dans l’état d’esprit. Nous libérant de la culpabilisation qui nous fait croire que rien n’est possible pour soi-disant assurer l’ordre social tandis qu’en réalité il ne s’agit plus que pérenniser les intérêts d’une caste d’arrogance. Et nous tourner vers un monde d’adultes assumant leurs responsabilités, vivant leurs rêves d’enfants et changeant le monde avec une adolescente impétuosité.

De grands projets pour éviter le chaos

Le gouffre politique

Notre pays n’a jamais été au plus mal aux yeux de tous, et le débat du second tour en a été le point d’orgue: la véritable officialisation d’un désastre politique où la basse polémique s’impose totalement après une disparition complète du débat d’idées. Un débat de projets enterré particulièrement par un François Fillon moralement en-dessous de tout et une presse n’ayant que trop fait de la misère politique son pain blanc quotidien. Aucun des deux candidats finalistes n’a su imposer avec conviction une vision qui aurait tu les critiques de son opposant. Plutôt que de s’en tenir à leur guerre de mots, présenter avec conviction des projets aurait pu rendre honteux les arguments opposés. Des projets comme ceux proposés dans l’article suivant.

Parce qu’en imaginant se placer dans un futur que chacun espère pour ses enfants, que retiendrait-on de ce début du 21ème siècle ? Que Marine le Pen a mis un tarif à tous les banquiers, ou qu’en faisant un tour de passe-passe, deux soustractions et une addition, Emmanuel Macron aurait réussi à transformer une baisse de revenus des retraités aisés en un financement miracle pour le retour à la prospérité économique ? Et cela, après tant d’autres calculs similaires par les candidats successifs aux présidentielles depuis moultes années ?

Marine le Pen n’est que trop l’héritière d’une culture de la seule critique tandis qu’Emmanuel Macron en est toujours à se prendre pour un 1er de classe bien qu’il ne réalise pas combien il est loin d’avoir réussi son examen de Ministre de l’Economie. La libéralisation des transports en autocars est le seul exemple jamais repris comme succès de son exercice.

Une culture de l’action par le courage d’entreprendre face aux lobbys et l’argent facile

Non, les problèmes de la France ne sont pas à résoudre un par un comme les élites auto-proclamées et ignorantes le prétendent. Et avec comme seul artifice d’efficacité un sentiment de supériorité ancrée et entretenu par une culture de l’argent facile. Une politique détournée par des lobbys au détriment de la démocratie et de ses valeurs, et soi disant pour préserver l’emploi. Avec les exemples des assurances et des lois faites sur mesure, des banques renflouées par des générations de contribuables, un droit du travail esclavagiste, des grandes entreprises pratiquant le harcèlement moral pour licencier à grande échelle, de la vente à la découpe de notre industrie, du délit de marchandage dans les SSII pour l’ingénierie, etc.

Résoudre un par un les problèmes revient à donner un verre de vin à un alcoolique lorsqu’il a un souci. A court terme, il y a l’illusion d’avoir progressé tandis qu’en réalité, la situation se détériore et il devient de plus en difficile de s’y retrouver. C’est en créant des solutions innovantes que les problèmes disparaissent et que de nouvelles perspectives sont offertes. Le jour où la voiture a été inventé, il devenait inutile d’optimiser son vélo, de fabriquer des pare-pluies aérodynamiques pour les cas d’averses ou d’envisager des modèles de bicyclette 10 personnes pour aller au travail en commun tout en changeant la législation routière après des débats pléthoriques.

L’ignorance de la théorie comme l’absence de pratique

Pourquoi vouloir imposer de réduire la politique française à la seule gestion de l’existant par la variation de quelque paramètres ? Comment supporter encore que l’essentiel de nos dirigeants ou collaborateurs politiques soient issus du même moule de Sciences Po et ne savent pas penser le réel. Des politiques qui n’ont jamais créé d’entreprise ni réalisé des projets mais été placés à des postes de dirigeants sans savoir travailler la matière des domaines de leurs activités. Ils ne seront donc jamais capables de lancer de grands projets car ils n’en ont ni les compétences, ni l’expérience, et encore moins la culture.

Entre l’ignorance des vrais enjeux théoriques du changement et l’absence totale de pratique de nos politiques à développer des projets,  cela devient difficile de faire pire en restant autant dans le passé, et il y a finalement de quoi être optimiste quant à la capacité à accélérer pour faire évoluer notre pays une fois que s’amorcera le changement.

Une politique de grands projets

Ce sont des vraies solutions d’avenir qui simplifieraient notre société en rendant obsolètes les problèmes. Soit aller vers des réussites plutôt que prétendre vouloir éviter des échecs. Et nous propulser vers une vie digne de ce nom où liberté rime avec capacité à penser et agir par soi-même, et aussi à plusieurs.

Et pour nous faire entrer dans un nouveau siècle qui offre une nouvelle aventure de vie alors même que nous avons dépassé les contraintes matérielles par le progrès technique. Une aventure pour vivre plus intensément en mettant en exergue la question de la finalité au centre de tous nos choix et actions. C’est-à-dire vivre dans une société qui fasse de la question existentielle non pas un tabou mais au contraire une richesse.

Très concrètement, ce sont trois projets qui sont proposés dans l’article suivant afin d’amorcer ce changement de perspective.

La relocalisation pour s’affranchir de l’utopie de la mondialisation

La mondialisation est un résultat majeur de cette forme de colonialisme si perfide qu’est le monde de l’argent.

Un retour au colonialisme

Sous toutes ces formes, le colonialisme a ses fins qui finissent toujours par justifier les pires moyens. Au nom du bien commun peuvent ainsi se permettre des méthodes esclavagistes face aux libertés fondamentales et au respect de l’égalité des êtres humains. Puis l’exil des populations si ce n’est plus grave encore.

L’Afrique Noire, les Indiens d’Amérique du Nord et du Sud, tous ont payé le tribut de ces colons européens venant sur leur territoires et ne voyant en eux que des êtres primaires et inférieurs. Attitude qui est allée jusqu’à provoquer la création d’un marché de l’esclavage. Sans autre forme de vison anthropologique, les découvertes de ces cultures et de leurs modes de vie ont été reléguées par l’arrogance des colons. Et cela, au nom de la suprématie de leurs religion, science, richesse, éducation, et aussi d’une aristocratie qui ne peut souffrir la contradiction.

Aujourd’hui, il reste pourtant des peuples qui vivent encore dans l’autarcie et ces peuples n’ont jamais eu besoin de monnaie pour vivre ni n’en auraient jamais besoin s’il n’y avait une pression à les incorporer à notre propre mode de vie. Face à ces hommes qui vivent en harmonie avec la nature en s’y étant adaptés souvent de si belle manière, face à ceux dont la vie authentique pourrait perdurer des centaines d’années encore, deux choses totalement invraisemblables se produisent.

La première chose, c’est de penser que notre propre progrès soit l’universel et leur serait indispensable tandis même que c’est notre civilisation occidentale qui est en train de mettre gravement en danger la vie de l’homme sur Terre. La seconde chose, c’est qu’après avoir connu notre monde, les indigènes, comme on aime à les appeler, ne peuvent véritablement réintégrer leur monde d’origine. C’est le drame du fils d’un chef indien ayant étudié en Occident et qui ne se voit ni se couper de ses racines, ni pouvoir oublier l’excitation du monde occidental et en revenir à ce qui ne serait plus alors qu’un dénuement. Pourquoi cette irréversibilité ? Car si ce fils de chef Indien ne peut retrouver son territoire alors comment notre monde – toujours à puiser outre-mesure dans les ressources naturelles – pourrait retrouver sa place en s’intégrant aux cycles de la nature, et du même coup en devenir le premier et nécessaire défenseur ?

C’est cette question clef dont cet article entend amorcer le dénouement.

L’école, clef de voûte de l’épuration des peuples premiers

Toujours dans cette recherche sans fin du profit, l’école reste le cheval de Troie de cette insidieuse colonisation du monde de l’argent face à ces dernières peuplades, premières, et témoins d’une vie au plus près de la nature. Car c’est l’école qui éloigne les enfants des petits villages et qui prend la place précédemment dévolue aux anciennes générations, privant les premiers de la transmission d’un savoir ancestral, privant les seconds de la joie de vivre auprès des enfants. Et c’est ainsi que le cycle vertueux de la vie indigène est rompu, un cycle de vie éprouvé où la nature est respectée en s’assurant de ne pas y prélever plus que ce qui pourra s’y renouveler.

En promouvant le modèle occidental de l’Ecole, cette Europe au passé colonialiste participe ainsi à ce que s’éteignent les villages indigènes et leur culture millénaire, à augmenter le chômage dans les villes par ces nouveaux arrivants sur le marché du travail, à affamer les populations en réduisant l’agriculture de ces terres abandonnées, et à les soumettre économiquement aux règles du jeu et pouvoirs occidentaux.

La naïveté face à notre monde, inéluctablement impressionnant de part sa technologie, attire les indigènes dans un piège. Et une fois qu’ils en connaissent les rouages, ils ne peuvent plus non plus s’en échapper. Parce qu’il y a une maturation lente et complexe à comprendre à quel point notre monde soi-disant moderne est juste une aberration tel quel. Et nombreuses sont les épreuves pour en  prendre pleinement conscience et retrouver sa liberté. Pourtant, en s’affranchissant de la primauté de l’argent, il y a une opportunité incroyable de retrouver du sens et d’aller vers un monde nouveau.

L’extension des usages de l’argent selon une fondamentale erreur  de conception

Il serait en effet temps de se rendre compte que l’argent, soit dit la monnaie, est la pire invention que l’homme n’ait jamais créée, non pas tant par son principe en lui-même mais par la généralisation de son emploi à des usages qui entreprennent de détruire nos réels potentiels à créer de la valeur. Et voici comme cela s’explique.

Si le travail se fait en communauté par le partage, l’échange, la collaboration, et si chacun peut ou doit trouver sa place, l’enjeu est alors de réussir collectivement et de construire des relations, des organisations, des structures sociales où les plus expérimentés aident à la prise de décisions et le règlement des conflits, à la transmission des savoir-faire, et à encourager les plus jeunes, volontaires sur des tâches difficiles et si prompts aux exercices exigeant énergie et audace.

L’argent n’est ainsi nullement strictement nécessaire au sein d’une communauté autonome et il n’aurait jamais du le devenir que dans les cas particuliers d’échanges avec des communautés éloignées.

Or, en employant l’argent dans le cas général non seulement entre communautés mais plus encore entre chaque personne, on divise le travail et on divise les communautés. Au lieu de construire en commun, les objectifs deviennent par trop individualistes.

S’il y a bien une certitude inébranlable dans notre société, c’est bien que l’objectif de chacun doit être de se trouver une situation. C’est-à-dire, très concrètement, trouver un emploi, faire son travail du mieux que l’on peut, et pouvoir exercer ses actes libres en consommant.

Lors de l’achat d’un produit, chaque personne est ainsi en relation directe avec ceux qui lui vendent mais aussi, indirectement, avec ceux qui ont conçu et fabriqué ce produit. Avoir de l’argent, c’est donc le moyen de collaborer artificiellement et superficiellement avec des personnes que l’on ne connaîtra jamais. L’acte de consommer devient alors une sorte d’appropriation de la capacité à créer un produit. Et pourtant, il n’en n’est rien, le client n’a pas créé le produit, ce n’est pas lui qu’il l’a fait ! Et la satisfaction de l’acte d’achat n’égalera jamais le sentiment bien plus riche d’avoir partagé avec d’autres la création et la fabrication d’une oeuvre en commun. C’est là que se noue l’utopie.

Notre vie dans ce monde occidental et particulièrement dans la France du « c’est pas possible, on n’a pas le droit, c’est interdit, c’est compliqué, vous n’avez pas l’autorisation, cela ne marchera jamais, et sans oublier le fameux ah ah ah ah – consiste à passer l’essentiel de notre temps sans créer, ni apprendre véritablement à se lancer dans des aventures nouvelles. Et n’avoir comme seul remède à cet état de fait, le placebo de l’usage d’un compte en banque rempli en faisant juste ce que l’on nous demande ou ce que l’on attend de nous.

Vivre réellement, ce n’est tout simplement pas cela: ce n’est pas travailler sans savoir pourquoi, sans vision de l’avenir, en continuant à participer à consommer ou faire consommer de plus en plus et se dire le soir en rentrant chez soi qu’il faut arrêter ce gâchis pour préserver notre planète.

L’indigène qui quitterait ce monde pour retrouver celui de ces ancêtres a donc aussi l’opportunité de quitter un monde de l’argent dont le colonialisme a permis d’atteindre son degré ultime d’aberration dans l’auto-destruction et une philosophie réduite au dogmatisme.

Une mondialisation où l’on travaille sans le savoir avec des personnes à l’autre bout du monde sans jamais avoir discuté ni encore moins oeuvré en commun avec ses propres voisins de palier.

L’argent ne devrait être strictement nécessaire que pour commercer au-delà des frontières de sa communauté pour ce que l’on ne trouve pas sur place, et localement, il serait alors possible de renouer avec une culture du travail collectif et coopératif. Chaque communauté aurait alors vocation à préserver sa spécificité comme moyen d’échange.

L’argent comme base de tout mode d’échange a induit une mondialisation qui a aboli les différences en cultivant leur rejet et imposant partout les mêmes produits. Tandis que la relocalisation nous ferait retrouver et faire vivre pleinement notre identité, tout en nous faisant du même coup retrouver dans la différence des autres, ce partage universel de la condition humaine à donner un sens réel à la vie.

Très concrètement, cela voudrait dire que des monnaies locales apparaissent alors clairement comme des outils de transition pour faire avorter ce processus de mondialisation et redynamiser la vie sociale et économique au niveau local.

Même l’idée d’un revenu minimum s’éclairerait sous un nouveau jour puisqu’en retrouvant aussi du sens dans sa vie locale, chacun bénéficierait de repères pour mieux se construire, penser par lui-même, être libre, et avoir la volonté propre de marquer par sa différence au sein de sa communauté, tout en ayant les moyens matériels par le bénéfice d’un revenu minimum local. Une reconnaissance qui arme pour mieux aller vers les autres et découvrir les spécificités d’autres peuples, mais aussi servir comme moyen de se propulser vers d’autres objectifs au-delà de son tissus local.

D’un point purement logique et de conception, transformer un cas particulier d’échange extra-communautaire pour qu’il définisse la règle générale et y compris intra-communautaire, c’est donc bien là la première et plus grave erreur, une erreur qui condamne à la complication sans aucune autre porte de secours que celle de faire demi-tour, et de laisser ce cas particulier comme cas particulier, puis de retrouver le cas général pour redéfinir les usages.

Les réseaux sociaux ou l’émergence de nouvelles tribus

Les réseaux sur Internet sont une manifestation très claire des plus jeunes générations à s’inscrire dans une communauté où chacun d’entre eux trouve sa place. Ce sont par exemple des communautés Facebook aux centaines de millions d’inscrits. Mais des communautés qui n’ont forcément ni le recul ni la sagesse d’une tribu perdue au fin fond de l’Amazonie en qui concerne l’entente à plusieurs.

C’est qu’il est inscrit dans l’homme que son projet passe par les relations avec les autres. L’homme n’est pas fait pour être seul et l’individualisation est un handicap face à cette nécessité. Une réalité qui se traduit d’abord par une immense solitude de bien des personnes au sein des grandes villes.

La relocalisation

Sans aller jusqu’à renoncer à tout argent pour vivre dans une autarcie nullement strictement nécessaire, il serait temps d’organiser à quitter les grandes villes, limiter la mondialisation à ce que le local ne peut offrir, généraliser les monnaies locales, et surtout remplacer les relations virtuelles liées à l’argent de la mondialisation par de vraies relations pour créer des projets avec ceux qui nous entourent, c’est cela la réponse toute simple et nécessairement simple aux enjeux de notre société. La relocalisation est l’occasion de renouer avec cette aventure collective.

Il suffit de regarder ces si nombreux clips de chanson tournés dans les lieux les plus pauvres pour comprendre que lorsqu’il ne reste plus rien, c’est alors que l’on touche à l’essentiel, pour révéler toute l’intensité de notre condition humaine. Le matériel se révèle alors comme une illusion face au vide qu’il a créé dans notre existence, tandis que le déni de ce vide laisse place à la beauté de ce sens si fragile de la vraie vie, celle qui s’échange dans les regards, dans l’action qui nous fait palpiter et nous rend vivant, ce sentiment d’adhérer à une aventure commune au-delà des désaccords, celle aussi de nous aimer comme fin mais aussi unique moyen d’une relation non jetable, de se le dire tant qu’il est encore temps, de ne pas continuer à faire prospérer cette vision de l’homme à l’image d’un produit obsolète au premier défaut rencontré, mais au contraire d’avoir l’expérience que rien ne se fait sans difficultés ou erreurs pour mieux encore aller de l’avant.

Départ de F.Hollande: les Français face à leurs responsabilités contre le populisme

Bien des frustrations continueront à s’alimenter du départ de F. Hollande, peut-être en sera-t-il autre chose de la France, celle-là même qui y portera son regard par le biais de l’Histoire passée et à venir. Exultant dans la vindicte, forme ultime de l’impuissance et de la misère, une haine s’est installée de l’honnête d’homme, de l’expression brillante des idées et des solutions, et du travail au quotidien et au long cours.

La responsabilité des politiques

Plutôt que de proposer de faire encore mieux, c’est une responsabilité des politiques des partis d’oppositions successifs à ne voir que ce qui ne va pas, à nier les progrès et à ne pas reconnaître ce qui est fait de bien à la seule fin de leur promotion personnelle en égard à cette fameuse alternance dont ils pourraient bien aujourd’hui être les premiers responsables à en être privés. Ils ont eu le temps de voir venir, ils ont eu le temps de rompre avec le déni de leur insuffisance. Insuffisance révélatrice d’une perte démocratique à renouveler le corps politique, dont les fonctions mêmes se devraient d’être temporaires selon notre constitution. Cette habitude à transgresser les fondements de notre démocratie risque de nous faire tout perdre.

C’est d’abord l’obstination à rechercher les problèmes dans les individus plutôt que de se prendre en main pour construire ou oeuvrer dans son propre quotidien. C’est renoncer à agir quand ce serait possible au prix d’un risque minime pour sa propre personne. C’est aussi l’incapacité via ses médias à fêter des victoires comme de celle de la COP21 comme de voir les bonnes influences sur la vie au quotidien.

Le tournant de la COP21: un virage à droite mal maîtrisée par la gauche

L’ingratitude sur le succès politique de la COP21 dans des circonstances qui ont flirté avec les limites humaines du courage a été un tournant dans ce quinquennat qui a vu la déchéance de nationalité faire perdre tant de temps, et laisser croire que l’on peut combattre directement le mal du terrorisme, alors qu’il s’agit toujours d’abord de continuer à avancer sur son propre chemin pour redonner du sens.

En France, l’ingratitude est devenue une preuve que l’on a bien fait son travail et un moyen de manipuler pour s’accaparer le fruit du travail des autres, en l’occurence le travail à moyen et long terme entrepris sous la direction de notre Président. Et la vindicte, une sanction pour ceux qui osent dirent la vérité contre les intérêts installés. Mais qu’en pensent vraiment les humbles, ceux dont la voix ne se fait pas entendre ? Et de même, pour les « sans-dents », les premiers à sourire pourtant de leur propre misère – la seule chose qu’ils possèdent et que les autres n’ont pas -, leur a-t-on demandé ce qu’ils en pensaient?

Quels sont ceux qui ne sont pas capables de voir que la prime d’activité est  une excellente mesure sociale incitative pour redonner un appui aux travailleurs modestes après la première initiative du RSA, plus réservés à ceux qui n’avaient rien, ni ressources, ni activités ? Qui peut nier que c’est une bonne décision qui induira une diminution de la misère ?

Le totalitarisme des intérêts particuliers

Bien de nos politiques sont devenus les nouveaux Khmers rouges pour un totalitarisme des intérêts particuliers, depuis les petites mairies jusqu’aux grands ministères et en passant par la petite Europe des grands lobbies. Avec la vocation à couper toutes les têtes qui dépassent de peur de rompre avec les « bonnes habitudes ». Comme pour les Khmers, les ingénieurs, médecins, intellectuels doivent totalement disparaître des « élites » qu’ils peuplaient encore largement quelques décennies auparavant.

Après la primaire à droite, les premières réactions en Pays de la Loire dont sont issus F.Fillon et son proche B. Retailleau l’ont été avec l’effervescence de politiques locaux se voyant déjà placés dans des ministères. Les premières occasions ne sont pas de parler de projets, mais bien de trouver une place. Que dire à gauche, de l’impatience insupportable à prendre la place du père, à voir s’enchainer les trahisons sans vergogne par ceux qui n’étaient rien et qui sont désormais agités par des égos démesurés face aux enjeux démocratiques actuels ?

Le déni quant à l’absence et la nécessité d’une vision du 21ème siècle

Il est à craindre que les qualités de F. Fillon – s’il est élu – ne suffiront pas à faire beaucoup mieux que lors du mandat N. Sarkozy ou celui de son compatriote F. Hollande. Il peut représenter bien des valeurs de notre pays si mises à mal. Mais son programme, en ne dégageant pas la nécessité d’un nouvel art de vivre à la française dans un pays qui ferait du développement local son axe de développement économique, culturel et écologique, ne pourra répondre aux enjeux actuels.

Je regrette que F. Hollande n’ait pas eu le temps de s’engager sur cette voix en faisant suite à son succès sur la COP21 (un calendrier qui n’a pas permis non plus à N. Hulot de choisir de l’accompagner), ni qu’il ait réfléchi à user d’un tel programme pour se représenter. A droite, à cette exception près de la remarquable poussée du Grenelle de l’environnement, les questions écologiques sont malheureusement toujours vues comme un frein à l’économie alors qu’elles devraient désormais être envisagées comme un moteur pour l’entreprenariat. Gageons que conscience se fasse afin d’éviter que quelques mois de mandats ne suffisent à faire entrer la caste des ricaneurs et mauvais parleurs dans une nouvelle vindicte, participant à un soulèvement, à l’émergence de grèves dures auxquelles les réponses gouvernementales ne pourront qu’ajouter à la violence civile comme au développement d’un terrorisme aux racines locales.

Des projets continueront à être proposés sur ce blog afin de présenter une vision qui est totalement absente du monde politique actuel. Je ne peux que regretter de ne pas avoir eu plus le temps pour les rédiger sur ce blog.

F. Hollande

F. Hollande pourrait être bien notre dernier Président à incarner un humanisme à la française avant une nouvelle fracture populiste. Au Président, je me permets d’adresser mon hommage personnel, mon admiration pour son courage exceptionnel face à un déferlement de difficultés dont le terrorisme, et aussi ma profonde sympathie pour son relationnel avec les Français qui en aurait sûrement fait l’un des Présidents les plus aimés dans des circonstances différentes.

Gageons aussi que notre prochain Président ou prochaine Présidente puisse continuer d’incarner de telles valeurs humaines.

Quelques idées pour la maison: construction et jardin

Observer et  expérimenter sont une source pour faire surgir des intuitions et des idées. Et c’est peut être aussi parce que du hasard s’instille dans nos expériences que quelque chose de nouveau peut apparaître. Et sans oublier les échanges avec d’autres pour associer le plaisir de partager à la nécessité d’élaborer, et amplifier encore notre potentiel. Car si créer, c’est communiquer par le biais de ses réalisations, communiquer peut aussi aider à créer.

Et c’est d’abord du travail et de réalisations concrètes, matérielles, dont il s’agit ici.

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Ce sont quelques simples innovations ou idées qui sont présentées. Certaines  existaient probablement il y a bien longtemps mais elles ont du être oubliées pour imposer des solutions industrielles loin d’être si avantageuses. Pour d’autres idées, ce sont simplement qu’elles sont rendues possibles par l’apparition de nouveaux matériaux ou fabrications sur mesure permettant de reconsidérer les solutions existantes et de les renouveler.

Sur ce quotidien technique dont les enjeux écologiques en font une priorité, les exemples ne manquent pour montrer plein de choses à faire et inventer.

Réaliser des portes extérieures sur mesure et à peu de frais

Le principe consiste à se baser sur un panneau aux dimensions voulues et découpées auprès de votre magasin de bricolage. Celui-ci assurera l’équerrage de la porte rendant inutile le fastidieux et précis travail de tenon-mortaise, souvent insuffisant pour assurer cet équerrage sur le long terme.

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Après cela, on place deux planches verticales sur les côtés droit et gauche du panneau puis des planches horizontales au milieu. Ici, il y en a 3 en bas puis 3 autres réparties afin de pouvoir placer des vitres par la suite.

Placer les planches à l’envers de sorte de pouvoir placer des équerres dessus et rigidifier le tout. Une fois cela fait, se faire aider pour retourner le châssis en planches ainsi reliées et placer le panneau d’aggloméré dessus. Visser alors généreusement afin rendre solidaire toutes les planches avec le panneau.

Restera alors à découper les rectangles réservées aux vitrages. Pour des  vitrages simples, il suffit faut alors de rainurer le panneau pour placer des vitrages de 4 ou 5 mm par exemple.

Dans le cas des doubles-vitrages, les choisir de même épaisseur que le panneau, puis ajouter des baguettes sur la face intérieure pour cacher leur cadre.

Dans tous les cas, mastiquer au niveau des vis et peindre la face intérieure.

Le matériel et son coût:

  • 35 euros de bois extérieur (2 planches en 27 x 145 x 4200 ), typiquement des planches de terrasses choisie sur la face non rainurée
  • 6 équerres de taille modeste et 4 équerres plus solides pour la base et le haut de la porte  (environ 14 euros)
  • des vis (à bout Torx pour visser à la perçeuse ou à la visseuse)
  • une panneau aggloméré hydrofuge des dimensions de la porte (ici du 250 x 125 en 15mm à 30,80 euros avec 2 euros pour la découpe sur mesure)
  • des vitres sur mesure

Soit le tout pour moins de 85 euros, vitrages non compris, et on peut sûrement faire plus économique encore.

Les fenêtres à chassis fixe

Nul besoin de dormant pour une fenêtre à chassis fixe. Acheter très cher une fenêtre en prévoyant le cas où la vitre se casserait tandis qu’elle reste fixe, c’est un bon exemple d’une loi générale faite pour un cas particulier. D’autant que lorsque cela arrive, il y a de bonnes chances que la fenêtre complète soit changée parce que le dormant a lui-même vieilli …

Pour faire de telles fenêtres, sont nécessaires des poutres extérieurs classe 4 en H avec deux rainures, qu’il faut couper alors en deux pour obtenir deux demi-poutres en U. Si vous en trouvez avec une seule rainure en U, alors autant se les procurer directement.

Une fois cela fait, il suffit de faire le cadre d’équerre, de placer ensuite la base bien de niveau, de cheviller, visser dans les rainures, puis de compléter les autres éléments du cadre.

Pour placer le châssis, retirer les vis sauf celles sur une des verticales afin d’effectuer un mouvement de rotation de l’ensemble puis glisser la vitre faite sur mesure. Décaler alors le vitrage puis visser dans les rainures. Il est aussi possible de réaliser un double vitrage par soi-même sur le même principe mais bien sûr à condition d’être précis sur la position des vis.

Plus simplement, une autre solution est d’insérer le bloc complet tout préparé avec le vitrage à l’intérieur en utilisant des glissières de fixations mâles femelles ou des rails avec des fixations, les femelles étant placées sur le cadre er les mâles sur la maçonnerie.

Les fenêtres à guillotine

C’est possible d’étendre le principe pour les fenêtres à guillotine, ce qui sera présentée d’ici quelques mois, l’utilisation de glissière de meuble afin de faire coulisser les vitres sera utilisée.

D’autre part, afin que l’ouverture de la fenêtre soit facilitée, il sera testé l’utilisation d’un ressort calculé sur mesure.

Plus d’informations se trouvent sur ces fenêtres très utilisées en Amérique du Nord.

Un habillage de fontaine ou tirer parti de ses erreurs

Le long d’une terrasse, une petite fontaine a été fabriquée et est très utile lorsque l’on travaille dans le jardin et aussi lorsque l’on revient de la plage pour retirer le sable (beaucoup aimeraient avoir des problèmes de ce type, non ?!).

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Pour préserver un buisson de roses, un caisson de bois en deux parties a été mutualisé. Ainsi l’eau débordant ou éclaboussant viendra arroser ce buisson. S’y ajoute un petit bardage le long du mur pour le protéger et permettre de fixer le carré de l’évacuation. Ainsi qu’un emplacement pour le savon.

Il aurait été possible de faire ce bardage en demi-ellipse et d’intégrer le robinet situé au-dessus, mais cela aurait été trop imposant. En imaginant des planches en progression de part et d’autre, cela donne l’idée de suivre une progression régulière voire géométrique. Puis en discutant, l’idée est venue de dessiner des asymptotes (le mouvement doit être rapide sans trop, ou demander à un matheux !). C’est ainsi que s’est faite la partie gauche, puis sur la partie droite, où il était prévu de faire cela de manière assez symétrique,  le résultat final a été obtenu avec la partie convexe plutôt qu’avec la concave, le tout a la forme d’une vague ou d’un voilier.

Petits constructions pour inviter la nature chez soi (chez elle !)

  • les abris chauve-souris pour lutter contre Zyka !

Après avoir entendu parler de Zyka et du risque d’infections graves liés aux piqures, une première mesure a été prise d’installer un abris à chauve-souris dans notre jardin. Les chauve-souris sont en effet capables d’éliminer plusieurs centaines de moustiques par jour (enfin, par nuit !).

C’est ainsi qu’un sous-toit a été placé en-dessous du toit d’une tour au sein d’une aire de jeux du jardin.

Et il s’avère que nous n’avons pas été piqués pendant tout cet été. Jusqu’à ce que lors de soirées, nous nous rendions compte que les chauves-souris avaient bien investis ce nouveau lieu. Douées de radars, il n’y a effectivement pas de doute à avoir quant à leur capacité à détecter très rapidement des cavités. Toutefois, en septembre, avec les premières pluies, les chauves souris se sont installées ailleurs, et les moustiques sont revenus ! A améliorer …

  • les tas de pierres pour les hérissons, prédateur aux limaces du potager

Les limaces sont une plaie pour le potager aussi avons nous placé des tas de pierres dans le jardin. Plus précisément un couloir tournant permet de se placer à l’intérieur du tas de pierres de sorte que le hérisson y soit à l’abris du danger, aucun animal plus gros ne pouvant se contorsionner pour atteindre la cachette.

Après cela, un petit menhir et un dolmen pouvant servir de siège ont complété l’endroit, sans oublier quelques bulbes pour agrémenter de fleurs.

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A suivre prochainement dans le cadre de la construction d’un club Informatique:

Des raisons historiques au mal-être français

Une génération, c’est le temps passé pour donner le relais à la suivante, soit autour de vingt-cinq/trente ans. Trois générations se côtoient ainsi, et chaque génération essaye d’éviter les erreurs des précédentes, mais a bien peu de chances d’être aidée à éviter les erreurs commises au-delà de cent ans en arrière, soit celles de la première génération qu’elle n’a pas connue.

Chaque nouvelle génération se doit donc d’affronter par elle-même des difficultés non résolues mais à l’appui de l’histoire et de sa propre connaissance. Et l’Ecole n’est pas étrangère à ces enjeux.

Une Ecole qui formate plus qu’elle ne forme

A l’Ecole, les jeunes Français n’apprennent pas à travailler ensemble et n’acquièrent que peu d’expérience pour développer des projets en équipe. Ils n’apprennent donc pas à collaborer ni à s’associer tandis que ce sera une difficulté dans leur vie professionnelle au moins aussi importante que celle de leur travail proprement dit.

Plus encore, l’école ne fait pas seulement fi de ce défi de développer à plusieurs mais tout autant d’encourager à créer par soi-même.  Nos enfants demeurent derrière des tables toute la journée et pendant des années, sans préserver et développer intuition et imagination, gaspillant alors un formidable potentiel de créativité.

L’ignorance des enjeux de la raison

L’Ecole ne dispense plus de cours ni de logique ni de morale et encore moins amène à s’interroger sur leur interaction. Seule s’impose la raison spéculative – l’analyse – qui consiste à raisonner sur les données et concepts issus de l’expérience. L’intuition n’est donc pas considérée à sa juste place quant aux enjeux de la raison. Tout est fait comme si la logique analytique était la forme canonique de la pensée à la française.

Et nous nous privons que de trop de cette intuition comme moyen formidable pour développer des stratégies. Cela a des conséquences y compris sur l’industrie tandis qu’ « une forte corrélation (a été montrée) entre réussite et intuition des dirigeants« .

La culture française, c’est d’abord de se trouver une situation, puis de faire son bon petit soldat dans l’entreprise comme au temps de la révolution industrielle où s’imposait la nécessité de faire fonctionner des usines. Travailler mais sans broncher ni même surtout proposer des idées comme privilège exclusif de la hiérarchie.

Un pays déjà mis à terre par ses politiques

Avant d’être un soldat de l’économie, il y eut aussi, et on touche aux raisons historiques, de vrais soldats pendant les deux guerres mondiales et l’on pourrait bien s’y intéresser de plus près pour y trouver les origines de cette soumission.

Tout le monde a entendu parler de l’héroïsme des poilus de 14-18, cette guerre que la France a gagné. Les Français s’y sont battus avec un grand courage.

A la seconde guerre mondiale, il en fut tout autrement, et les nazis nous ont envahis comme un couteau dans du beurre. Pourquoi ?

Pourquoi s’être battus avec tant de courage en 14 et avoir connu cette gigantesque déroute en 39 (*) ? Parce que personne n’a réussi à convaincre l’Etat-major que sa stratégie était dépassée ? Et pourquoi cette incroyable panique des Français à abandonner sans se battre et fuir en exode ?

En 14-18, du haut de leur siège à Paris, les politiques décidaient du sort des hommes envoyés à l’abattoir par centaines de milliers. Qui peut oublier qu’un bataillon tout entier fut exécuté pour donner l’exemple à ceux qui voudraient refuser les ordres.

Pourquoi de ne pas soumettre cette question aux historiens: a-t-on pris la mesure du traumatisme de cette grande boucherie que fut 14-18 et qui emporta 43 personnes sur 1000 en moyenne sur la France et blessa plus de 10% de la population ? Est-ce que la défaite de 39 n’est pas aussi liée à cet énorme sacrifice dont notre pays ne serait pas remis ni en 39 et peut-être même pas encore aujourd’hui ?

Quand un pays n’a plus d’hommes au sein des familles, pendant autant d’années, croit-on que les mentalités n’en sont pas affectées sur le long terme en ayant à ce point fragiliser les familles ?

Comment ne pas évaluer encore les conséquences sur cet état d’esprit d’un grand peuple à travers son rôle historique alors qu’il est devenu si peu conquérant de l’avenir ? Un pays qu’aujourd’hui la plupart des jeunes souhaitent quitter (91% selon le Huffington Post). Car si les jeunes veulent partir, c’est que notre pays ne leur permet pas de faire ce qu’ils souhaitent. Là encore, la justice a aussi sa part tandis qu’elle est là pour assurer le respect des libertés et l’égalité.

La lâcheté des politiques (qui n’ont rien à envier à celle de la Justice)

La lâcheté des politiques est écrite dans les lois qu’ils se sont fabriquées pour eux-mêmes en s’accordant de généreux émoluments et retraites.

En est à l’origine l’ignorance assumée et coupable de ce principe constitutionnel qui stipule qu’une fonction politique se doit d’être temporaire. La respecter forcerait nos politiques à vivre l’expérience du monde réel où il faut travailler pour vivre et pas seulement polémiquer sur les rares décisions qui verront le jour. En se confrontant à l’expérience, leur intuition ne pourrait qu’y gagner pour commencer à innover.

La lâcheté des politiques, c’est aussi de monopoliser le débat politique pour des enjeux sans aucune commune proportion avec les difficultés des Français. Les exemples du voile ou de la loi sur la déchéance en sont de calamiteux exemples.

A calculer sans vision, soit avec une raison purement analytique dépourvue d’intuition, cela ne mène à rien d’autre qu’à tourner en rond sur des mesures désuètes telles que l’élévation ou la diminution du taux de TVA, la baisse de l’impôt sur le revenu, la suppression puis le rétablissement de l’impôt sur la fortune. Pendant combien de temps vont-ils encore nous proposer les mêmes solutions opposées et éculées ?

C’est là encore la question de l’absence de stratégie de ceux qui pensent que l’avenir se construit en faisant des calculs à deux sous. Ils confondent le prix que cela coûte aux Français avec la profondeur intellectuelle auxquels ils aiment prétendre.

Quand ces politiques commenceront-ils à accepter qu’ils feraient mieux d’être un peu dans la vie réelle pour comprendre les possibilités de changement (l’opérer, c’est encore autre chose) ? Et être sur le terrain, cela veut dire travailler sur des projets. Cela demande de l’humilité, cet ingrédient du courage pour accepter le dépassement de soi et mettre en oeuvre des idées nouvelles y compris au risque de l’échec, et bien au-delà de ces misérables enjeux d’ajustements budgétaires complètement dépassés en égard à une nouvelle modernité à construire.

Tant que les vrais problèmes ne seront pas résolus par l’introduction de solutions innovantes, il est à craindre que l’histoire ne se répète avec des conséquences plus graves encore, et selon le principe des cercles vicieux. Mais l’histoire n’est-elle pas un éternel recommencement ? A moins que cela cela ne devienne une éternelle suite de transitions …


(*) Pendant la seconde guerre mondiale, il y eut une grande exception à cette absence de résistance. Cette exception, ce fut le Vercors, haut-lieu de la Résistance française. Et les exceptions ont ceci de particulièrement intéressantes qu’elles permettent de mieux comprendre la règle générale, et même de la confirmer.

Et c’est une question troublante soulevée avec acuité et qui reste à l’esprit comme une énigme. Pourquoi le Vercors a-t-il résisté autant en 39 ? La faible densité de population sur ce vaste territoire ? La capacité à se camoufler dans ce territoire de montagne si exceptionnel, un territoire de forêts et de roches calcaire aux multiples grottes, … ?

N’étant pas historien, voici l’hypothèse suivante: selon un (seul) témoignage que j’ai recueilli, la population du Vercors aurait été très peu sollicitée en 14-18 et aurait donc évité le choc de cette mise à l’abattoir et de la disparition des pères de famille. Ce qui irait dans ce sens de cette responsabilité sur la guerre de 14-18 dont notre pays ne ce serait pas encore complètement rétabli du profond traumatisme ?

François Hollande brise la loi du silence: la justice française, « institution de lâcheté »

Nos institutions sont fondées sur les trois piliers que sont le gouvernement, la justice et le Parlement.  Et sans oublier le principe d’indépendance entre politique et justice.

L’indépendance n’implique pas non plus l’absence de critique, et notre Président de la République vient d’exprimer tout haut l’aversion des Français pour une justice qui a oublié de longue date de se remettre en cause. Mais là où le Président se distingue des Français, c’est en la qualifiant précisément de lâche.

Claude Bartelone appelle au « devoir de silence »  – autrement dit, ce serait une implicite loi du silence qui se serait ainsi rompue au plus haut niveau de l’Etat. Une loi qui n’a pour autant jamais été votée.

Que l’on dise qu’il n’y a de justice que pour les riches – et les voyous – et que cela soit passé dans les moeurs comme un principe intangible revenant régulièrement à la surface pour mieux s’y noyer – comme pour l’aide juridictionnelle -, ceci semble pourtant n’avoir jamais choqué ces magistrats. Magistrats vêtus de robes pour symboliser une noblesse perdurant comme seule exception à nos institutions démocratiques et son principe d’égalité des citoyens. Qu’est-ce qui justifie que ces personnes puissent arborer de tels signes distinctifs de supériorité ou se faire affubler comme les avocats par un titre comme « maître » dont le pendant est, il le faut le rappeler, le mot « esclave »?

De la lâcheté, oui, cette justice en a à ne pas voir le fossé entre les Français et elle-même, quelques deux siècles après la révolution. N’y-a-t-il pas que la vérité qui blesse ? Des circonstances atténuantes, il y en a aussi, comme son illusion de supériorité du haut de la complication et de l’étendue extrême des lois tandis même que son fonctionnement trahit le sens commun.

Aujourd’hui, le Président de la République a choisi de se mettre du côté des Français par sa déclaration tandis, qu’en 2014, 77% des Français déclaraient déjà que la justice fonctionnait « assez mal » (49%) voire même »très mal » (28%).

Ces chiffres, c’est une réalité au quotidien de professionnels de justice qui choisissent leurs dossiers en fonction d’une carrière, la réalité d’une justice qui travaille d’abord pour elle-même. Face à une telle désapprobation des Français qui semble être ignorée, que dire de ces réactions d’enfants capricieux pris la main dans le sac et qui font suite à la déclaration de M. François Hollande.

A-t-on une idée du nombre de dossiers qui ne seront jamais présentés à la justice pour la simple et bonne raison que ces dossiers seront refoulés par les services judiciaires ou les avocats pour des raisons de coût et d’incertitude quant à l’issue d’un procès tant le problème de la preuve est rédhibitoire ?

C’est que la justice est extrêmement difficile à solliciter et sa réputation de décisions aléatoires est faite non seulement par les avocats eux-mêmes mais aussi par tous ceux qui y en sont revenus avec le sentiment d’être trahis par la justice de leur pays. Il ne semble être pris en considération que les affaires mêlant des personnalités ou des grands délinquants, et l’individu pèse peu face aux lobbys et autres formes de pouvoir s’il ne déploie pas des moyens exceptionnels.

Et pourtant, la justice est choquée de ce jugement du Président tout simplement parce qu’elle n’a pas de visibilité sur tout le travail qu’elle ne fait pas. A-t-on mesuré les conséquences de son absence de traitement sur les problèmes de fond ?

Par exemple, rien que de stopper le délit de marchandage pratiqué à grande échelle en France suffirait à éliminer des centaines de conflits qui se passent dans les entreprises et qui, quelques fois seulement, sont soumis aux tribunaux de Justice.

La lâcheté de la justice française

Pour prendre un autre exemple, la presse a relayé récemment un procès au sujet d’une vidéo tournée dans un cadre privé et qui a été exposée publiquement. Non seulement l’auteur de la diffusion n’a pas vu sa condamnation confirmée par la Cour de cassation mais celle-ci – qui se complaît à se présenter comme la plus haute juridiction française – a pris sa défense au nom de la loi et l’a disculpé. S’agissant d’une vidéo très intime, cela signifie-t-il que la Cour de Cassation encourage la production de telles images en tous genres ? Est-ce la fin du caractère privé de tout ce qui est intime à la vie des Français ?

Un principe constitutionnel veut pourtant que la liberté de chacun s’arrête où commence celle d’autrui.

Faire ainsi passer une loi devant un principe constitutionnel, qu’est-ce si ce n’est un renoncement à donner du sens, un manque de courage à assumer ses responsabilités, et lorsque l’on fait le contraire de ce pourquoi on s’est engagé, n’y a-t-il pas de la lâcheté à continuer comme si de rien n’était tandis que la victime subit la double peine, celle de ses délinquants puis celle du mépris de la justice.

Faut-il mieux respecter la loi plutôt que la Constitution dont sont censées être issues ces lois ? Il s’agit là d’une véritable spoliation de la justice par sa propre institution. Le bon sens n’a pas à être trahi par la complication de cette usine à gaz qu’est devenu le droit français.

L’aspect caricatural, pervers et récurrent de ce type de décisions peut être légitimement interprété comme une manière de rappeler – en faisant un exemple – que les justiciables doivent connaître l’indépendance de la justice à faire ce qu’elle veut et y compris n’importe quoi. Oui, assène-t-on, la justice française, en lieu et place de sa fameuse cour de Cassation placée au sommet de l’institution judiciaire, peut prendre des décisions qui défient le bon sens. Que cela se sache.

La lâcheté, c’est donc de s’en prendre aux victimes plutôt qu’aux délinquants et c’est ce que fait la justice à travers son insupportable logique d’avocat du diable dont elle participe abondamment à gangrener notre société.

Il suffit d’avoir affaire à des services du justice ou des avocats pour se rendre compte que la justice française est d’abord faite pour protéger les délinquants au cas bien sûr où ils n’en seraient pas, en recherchant la moindre faille chez la victime pour en déduire que rien ne vaut dans son argumentation. Car la présomption d’innocence pour l’accusé se traduit d’abord avec zèle par la présomption de mensonge pour la victime.

Une manière aussi d’inférioriser tous ceux qui ont recours aux services de justice, une manière pour ces professionnels de justice de faire payer aux victimes leur propre insuffisance morale à perdurer dans un travail qu’ils savent être condamnés à mal faire.

Car c’est à la victime d’apporter la preuve et de se mettre au service à durée indéterminée de ceux qui sont parfois ses bourreaux jusqu’à ce que le plus souvent, elle en devienne la coupable, celle qui dérange. Le renversement de la preuve a été remplacé par le renversement des rôles entre victime et délinquant. Car le problème de la preuve, c’est souvent cet enjeu du faisceau de présomption. Un justiciable face à l’institution va voir se projeter sur lui le doute qui l’entraîne le plus souvent dans une logorrhée parce que l’on fait fi de sa bonne foi jusqu’à ce que sa raison vacille. Et le mal est fait, pour de bon. Et cette projection est donc bien une manière de faire payer au justiciable l’incapacité du système judiciaire à produire des preuves.

Les enjeux d’une preuve au sens mathématique/logique du terme ne sont pas du tout anodins. Mais que de retard la justice a pris à ne pas savoir ce qu’elle fait et à ne pas avoir commencé à se poser la question quant à sa capacité à réaliser son objectif de justice. Le droit n’est pas la justice, et qu’est-ce qui impose à ce que la justice ne soit que le droit ? Qu’en est-il de la question de la preuve qui n’est en aucune manière explicitée dans le droit ?

L’omniprésente logique d’avocat du diable est un renoncement à une justice des hommes, un abandon à une pure spéculation sur les textes juridiques, soit un abandon du véritable travail de la raison qui consisterait à maîtriser les enjeux de la transcendance pour élaborer ces synthèses que devraient être les jugements de justice.

Une justice à trois vitesses

La justice, ce sont d’abord des lois. Ce sont ensuite des spécialités. Et ce sont encore des jurisprudences. Trois niveaux réels de difficulté.

Pour le simple citoyen, les lois sont présentées comme des règles à appliquer bêtement. Nulle part, il n’y a d’explication pour donner du sens à ces règles. Cela revient à promouvoir des pratiques de mauvais élèves de la classe qui appliquent, répètent et copient sans se poser de questions.

Des règles que chacun aime à revendiquer, pour les reprendre à son compte sans avoir à en comprendre le fond. Une habitude qui trahit cet état de fait que le sens de ces lois ne peut être accessible au commun des mortels. La vraie justice ne pèse donc plus grand chose face au dogmatisme, plus rien n’importe au-delà du respect de la moindre règle, peu importe qu’elle soit incomprise ou mal construite.

Car une règle incomprise permet déjà de rendre coupable a priori celui qui ne la comprend pas et qui est donc dans l’incapacité de vérifier si ses conditions d’applications sont respectées. Quels sont ceux d’entre nous capables de comprendre le sens des règles de droit ? Tout cela fait donc quelques millions de justiciables transformés en coupables a priori. Car ne pas rendre compréhensible la loi, cela consiste à fabriquer ces faux coupables à vouloir demander justice, et quoi de pire alors que de s’ériger en haut d’une montagne de textes pour faire sombrer inéluctablement le citoyen lambda dans la peur de la justice.

Plus encore, afin de renforcer de nouveau le pouvoir de s’accaparer la justice et de la restreindre à ceux qui savent, l’existence et le développement de la jurisprudence achève de tuer les espoirs de l’honnête homme à obtenir gain de cause. Le vocabulaire spécialisé sans aucune nécessité, le style ampoulé et les phrases interminables rendent imperméables ces textes pour les avocats eux-mêmes. Un principe là-encore avec pour seule conséquence de fournir un rempart d’incompréhension supplémentaire.

Comment ne pas estimer que cela relève d’une volonté manifeste d’exclure la majorité des citoyens de leurs droits en justice. Qu’attend-t-on pour remettre à jour les textes de lois pour y intégrer la jurisprudence ? Avec les possibilités qu’offre le numérique à fournir des versions en ligne, cette jurisprudence pourrait être mise à jour très facilement. Quant aux moteurs de recherche payés à prix d’or par les cabinets d’avocats, l’activité disparaîtrait effectivement, mais cela doit-il peser dans la balance ?

Pour être concret, voici le cas d’une simple question de voisinage sur l’ouverture d’une fenêtre pour un jour (sans voir à travers) qui nous plonge dans des lois napoléoniennes écrites au début du XIXème siècle et où sont précisées une contrainte de hauteur à 22 décimètres. Et tandis que la jurisprudence a corrigé plus de deux cent ans plus tard en précisant que peu importait la hauteur, du moment qu’il n’était pas possible de voir à travers ces jours. C’est ainsi que les 22 décimètres ou 220 cm sont juste une règle pour les quidams alors que ceux qui savent n’ont qu’à user d’un avocat spécialisé fort de ce privilège de la jurisprudence.

Ce sont des maîtres et nous sommes bien leurs vassaux car tout est fait pour nous soumettre à la complication et aux difficultés d’accéder à la justice.

La justice n’est donc pas faite pour le simple citoyen. Et comme si la logique d’avocat du diable ne suffisait pas pour protéger les délinquants, il faut le crier plus fort encore en accordant la plus grande attention aux droits des plus grands assassins et en leur fournissant -gratuitement- les meilleurs avocats prêts à se dévouer corps et âme pour être les nouveaux champions de la justice française, les défenseurs des plus grands criminels devant l’éternel. Avocats du diable au figuré comme au sens propre dans notre beau pays qui se vante d’être le chantre de la laïcité.

Un assassin ayant purgé sa peine et qui récidive sera traité comme un parfait innocent, et l’on s’efforcera de respecter au mieux ses droits. Cela pourrait se comprendre s’il en était de même des petits délinquants jugés à la petite semelle. Et sans oublier la victime qui ne sait se défendre dans le cadre d’un conflit et qui a surtout de grandes chances de se faire condamner. Une première fois condamnée, elle aura toutes les peines du monde à être considérée autrement que comme un délinquant ad vitam aeternam, et d’enchaîner les condamnations si toutefois elle n’a pas la présence d’esprit de fuir n’importe tout ailleurs, prise au piège qu’elle est dans une spirale vicieuse de misère et de colère dont aucune main salvatrice ne saura peut-être l’extirper.

Car c’est un principe: une victime qui subit préjudice sur préjudice n’a qu’à s’en aller. C’est la règle « des plus gênés s’en vont » que promulguent généreusement les services judiciaires. Quant aux avocats, ils disent de même ou expliquent qu’il vaut mieux passer à autre chose plutôt que de se lancer dans une procédure longue et coûteuse.

Ce en quoi ils ont raison quand cela ne cache leur incompétence. Mais pourquoi serait-ce si long et coûteux ?

Au-delà de la lâcheté, cette justice tend vers une perversion où immanquablement une telle logique ne peut que mener. Et avec elle, le pays tout entier accaparé à chercher des failles dans des détails plutôt que de consacrer son temps à des choses utiles et de retrouver de l’énergie pour avancer. Que de difficultés pour obtenir de bien des avocats qu’ils se mettent au travail, quand bien même on prend la peine de le leur mâcher. C’est juste qu’une telle manière de penser a de quoi les vider de leurs enthousiasme et énergie, voir probablement de les mettre dans l’incapacité de comprendre leurs clients.

Pire encore, le mensonge est devenu un outil que revendiquent librement ces mêmes avocats tandis que la justice est censée faire de la vérité son meilleur allié.

Qu’attend-t-on pour intégrer régulièrement la jurisprudence dans les lois ? Et qu’attend-t-on pour édicter un principe de renversement de la preuve lorsque le mensonge est avéré parmi ceux qui sont accusés ? Comment supporter que les victimes soient employées à travailler pour décortiquer une accumulation de versions et de mensonges de ceux qui les ont déjà blessés  ?

Une lâcheté qui s’étend bien au-delà du seul cercle de la justice

Cet engagement de la justice à faire prospérer sa logique de la paille dans l’oeil de la victime face à la poutre dans celui du délinquant, a pour conséquence de protéger ces délinquants. Selon E. Kant, se restreindre ainsi à une logique purement spéculative amène à ce dogmatisme où la règle efface le sens jusqu’à ce que tout cela devienne délirant.

Cette peur légitime de la justice chez les Français favorise inéluctablement une loi du silence. Les délinquants prennent ainsi de plus en plus le pouvoir, et quant à ceux qui s’attaquent à cet ordre des choses, ils deviennent ceux qui rompent le pacte social. Bref, des cibles toutes trouvées pour devenir des boucs émissaires.

Les personnes honnêtes sont donc légitimement des personnes à éviter et ceci est d’autant plus vrai dans une société de consommation où l’on connait le prix auquel on peut acheter les choses. Quel est le prix d’une honnête personne ? Qui peut prendre un risque qui ne se mesure pas ? Les mensonges sont eux devenus le ciment de notre société, une manière de se faire confiance entre personnes plus ou moins honnêtes.

Pour l’honnête homme, mieux vaut donc alors ne pas se préoccuper de l’opinion des autres, garder son cap et ne pas entrer effectivement dans des combats qui l’éloigneront de sa voie. Et s’isoler le temps que cela passe car à la lâcheté s’ajoute le principe du respect de cette lâcheté vis-à-vis d’éventuels témoins auxquels on ne va tout de même imposer d’aller dire la vérité et leur faire prendre des risques. Et ne pas troubler la conscience des lâches qui pourraient participer à ce que justice se fasse.

Cette lâcheté, elle règne partout, c’est devenu une valeur de notre pays. Et à commencer dans les entreprises françaises où l’essentiel des conversations devant les machines à café se résument à critiquer des décisions et des personnes, plutôt que de s’élever contre ces décisions le moment venu et de dire les choses en face des personnes plutôt que par derrière.

Il faut donc bien y voir un problème bien plus général, présenté dans un autre article de ce blog.

Un Président face à la vindicte

Notre Président de la République a dit ce qu’il pensait et les magistrats auraient préféré être associés à une réflexion commune plus qu’à une critique unilatérale, mais ce n’est rien en égard de cette illusion de supériorité qu’entretiennent nos politiques carriéristes depuis des dizaines d’années et qui vient de voler en éclat avec l’effet de souffle de leurs carapatages respectifs. En comparaison du cercle médiatique et politique, les Français verront peut-être cela bien plus à son crédit, comme celui qui dit tout haut ce que les autres disent tout bas.

Depuis le Général de Gaulle, notre histoire retiendra que notre Président actuel est celui qui a mis en oeuvre le succès de la COP21 et qu’il appartient à ceux qui préfèrent s’engager plutôt que de s’en tenir à des calculs, car nul doute que cette COP21 n’aurait jamais aboutie tandis qu’aucun autre pays ne s’était proposé de l’organiser. Cette libre pensée affranchie du cercle politico-médiatique est un retour vers les Français et peut laisser espérer un tournant dans ce déni des politiques et leur incapacité à être à la hauteur des enjeux.

En attendant, des programmes pour 2017, il y en a surtout du côté de la Primaire.org …

Annonce: voyage dans les alternatives, à découvrir en octobre sur Nantes

Une association propose de découvrir des alternatives, paysannes tout particulièrement, en France, en Europe et dans le monde.

Son prochain voyage est organisé sur la région nantaise.

Cette région est un lieu d’initiatives extrêmement riche qui se ressent d’entrée de jeu dans la ville de Nantes par la créativité mise en oeuvre dans les oeuvres d’art, les architectures, les nouveaux bâtiments, ou des projets fous comme les fameux éléphants géants. Et aussi par l’énergie qui en émane lorsque l’on s’y promène. Un mélange de diversité dont il ressort pourtant un sentiment d’unité.

Et beaucoup d’associations: c’est un lieu de développement pour les startups avec des entreprises de crowfunding, des ateliers pour partager ses connaissances, des associations comme Terre de Liens pour aider considérablement à l’installation en agriculture, des expériences en avance comme à Bouguenais où le bio et local dans les cantines sont apparus il y a bien longtemps. Bref, beaucoup de retours d’expériences à attendre.

Et c’est ce que propose Tamadi en octobre, un voyage en région nantaise, et qui de par sa nature associative se veut rester accessible au plus grand nombre possible.

Il s’agit d’alternatives par l’entremise d’un voyage, mais un voyage particulier, en profondeur et en intensité dans les échanges, des découvertes de projets, des histoires, des essais, qui donnent de l’énergie pour avancer et aussi de découvrir que des personnes, qui ne pratiquent même pas votre langue, ont des valeurs proches et ont envie d’avancer un peu ou beaucoup avec vous.

Et d’avancer sur un long terme auquel s’attache cette association depuis maintenant 15 ans.

Ce ne sont donc pas seulement d’autres voyageurs, issus ou non de milieux agricoles, mais aussi des membres de cette association, issus de différents pays du monde, qui font que cela devient une aventure à suivre.

http://tamadi.org/alternatives-paysannes-region-nantaise-octobre-2016/

Loi Travail: un contresens historique

L’enjeu secondaire du marché du travail

Depuis le XIXème siècle, lindustrie a permis de développer notre pays en apportant du confort, des moyens de transports, des infrastructures, des réseaux et procédés pour l’hygiène ou la conservation des éléments, … Soit résumé en un seul mot: de la modernité. Cette révolution industrielle a été marquée par de nouvelles formes d’organisation du travail et une rationalisation au moyen de systèmes d’optimisation de la fabrication et de la gestion des ressources humaines. Ce qui est communément désigné par les concepts de taylorisme et de marché du travail.

Et ceci dans le but initial de pallier à des comportements individualistes et artisanaux. Et c’est ainsi que l’industrie  a augmenté sa capacité de production, s’est développée et a fourni de plus en plus de travail, en attirant de nouvelles populations dans les villes. Ce fût l’exode rural.

Assurer une correspondance entre la demande et l’offre du travail devint alors l’enjeu primordial pour notre société à la fois pour développer le pays et aussi assurer la paix sociale en permettant à chacun d’assurer sa subsistance.

Depuis plusieurs décennies, le mouvement s’est inversé et notre pays s’est considérablement désindustrialisé. Et pour autant, assurer le bon fonctionnement du marché du travail est resté le principal enjeu dans une société très hiérarchisée à tous niveaux, constituant un système prépensé là-aussi sur le modèle du taylorisme.

C’est là l’erreur d’appréciation de nos politiques actuels, sans même parler de leur absence de vision, car à la base, l’objectif était d’industrialiser pour développer notre pays. Et c’est seulement l’organisation de notre société qui l’a simplifié en cet enjeu du marché du travail, de celui de se “trouver une situation”.

Aujourd’hui, quel est enjeu sous-jacent à cette fausse question : c’est juste de permettre aux politiques de se faire réélire quitte à endetter le pays pour plusieurs générations comme cela a été le cas en 2012 afin d’obtenir un peu de croissance.

Un système de société totalement inadapté

Car travailler, ou chercher du travail pour ensuite faire ce que l’on vous demande, ce n’est pas la même chose, il y a une nuance, et cette nuance, c’est l’exercice réel et profond de sa vraie liberté pour réaliser son projet de vie.

L’organisation est donc restée la même et de plus, l’enjeu qui anime les esprits reste ainsi celui du travail à tout prix. C’est là encore une erreur grossière de nos politiques et intellectuels de tous bords médiatiques dans un même mouvement d’abrutissement pour continuer à vouloir faire prospérer et développer un travail à la chaîne pour un XXIème siècle où la machine vient suppléer plus que jamais aux tâches rébarbatives.

Notre société hiérarchique limite par construction la capacité à penser par soi-même au strict nécessaire. Et cela dès l’école par son principe de soumission et d’atrophie de la créativité et de l’enthousiasme des enfants. Au bout d’une dizaine d’années passées les deux pieds accrochés à une chaise, écoutant heure après heure des professeurs se succéder les uns après les autres, il y a de quoi perdre sa véritable capacité à créer et penser par soi-même. Et d’être transformé en bon petit soldat du capitalisme, faisant bien son travail, sans trop poser de questions dérangeantes, et respectant bien ce qu’on lui demande. Et l’école a été et reste ce premier maillon de cette nécessité révolue de l’industrialisation, dont les principes se perpétuent tout aussi bien dans le secteur actuel des services.

La contradiction du changement technologique

Il y a pourtant une contradiction qui devrait n’échapper à personne et susciter l’interrogation. D’un côté, les français aspirent à un changement que les politiques font espérer en vain depuis 30 ou 40 ans sans jamais y parvenir. Et de l’autre, il y a une source inépuisable de changement difficile à suivre pour le grand public, et c’est l’exception technologique.

Qu’est-ce qui fait donc que la technologie avance trop vite pour la population tandis que les politiques restent sur place, soit plus exactement, régressent ?

Des politiques totalement à côté de la plaque

Pour le politique, c’est cette absence de compréhension du mouvement de la synthèse qui fait que les projets politiques se réduisent à un « simple re-paramétrage de l’existant ».

Cet argument est repris par une candidate à l’élection présidentielle tandis qu’elle juge être la seule à proposer autre chose face aux membres de sa classe politique. C’est ainsi qu’une idée pour marquer sa différence consiste à introduire de la démocratie participative dans la proposition de nouvelles lois. C’est-à-dire déroger au principe de démocratie représentative pour permettre qu’une pétition à 500 000 voix puisse donner lieu à une étude par l’assemblée législative. Cette soi-disant idée au sein d’une réforme “systémique” est, en termes de conception, “une verrue”, un simple rafistolage …

Bref, avec des politiques analphabètes et mal-entendants face aux écrits et paroles des français, il n’y a juste aucun espoir d’attendre un changement de leur part pour notre société, et encore moins de faciliter les initiatives susceptibles de remettre en cause leur « légitimité ». Ils demeurent érigés en une véritable caste pratiquant l’adoubement via Sciences Po dont les maîtres à penser pratiquent le formatage intellectuel à la chaîne. Apparatchik ou ministres jamais élus, et bien entendu jamais « humiliés » dans un travail réel – et non artificiellement utile – et tout en les opposant au principe de réalité, ils restent juste dans une logique du déni face aux problèmes. Un échec qui coûterait cher à n’importe quel professionnel, ne sert pas de leçon au politique, mais est l’occasion de critiquer et de chercher la faute ailleurs, y compris, comme c’est le cas aujourd’hui, en commençant à diviser profondément et dangereusement notre pays.

S’inspirer de ceux qui travaillent à concevoir au quotidien

La différence entre la technologie et la politique, c’est cette capacité à refondre l’existant en y introduisant des nouveautés. C’est le cas tout particulièrement du « software », au sein de ce monde du numérique, avec cet anglicisme dont le préfixe « soft »se traduit en « mou » ou « malléable ».

Pour autant, on utilise souvent le « from scratch », c’est-à-dire, le fait de tout refaire. En termes politiques équivalents, cette opération s’appelle « l’insurrection », « la révolution » ou  « la guerre », avec les mêmes potentialités que pour une startup, c’est-à-dire, l’échec, une solution pire qu’avant, ou alors, dans certains cas, une évolution vers un monde meilleur.

Et même s’il existe bien sûr d’autre moyens pour refondre et, étapes par étapes, réussir à reconstruire un nouveau modèle. Et tout en préservant la paix. Mais c’est là plus difficile, il faut de l’expertise pour reconcevoir et aussi du vrai politique pour assurer le soutien et l’adhésion de tous pendant les phases de reconstruction [les pratiques de conceptions sont un objectif de ce blog et de son article principal à paraître].

Face à des concepteurs qui effectuent ce travail jour après jour, depuis des dizaines d’années, nos politiques et leurs idées à deux sous – dans le rare cas où ils en ont – sont justes et réellement à pleurer. C’est là simplement la naïveté, l’optimisme qui ont pu faire espérer quoi ce soit de leur part dans un pays où l’on octroie les postes de direction à ceux qui manipulent plus qu’à ceux qui connaissent le travail.

L’inversion historique

Alors s’il n’y a plus vocation à industrialiser, il n’y a plus forcément nécessité de tout rationaliser, il y a donc aussi à reconsidérer des procédés plus artisanaux. Inutile aussi de fournir une main d’oeuvre docile, et l’exode rural perd aussi de sa nécessité, et il est même logique d’envisager exactement son contraire, un exode urbain pour rééquilibrer. Et un exode urbain avec son corollaire, à savoir la relocalisation. Et donc une redynamisation des communes rurales.

Une loi Travail, ou reculer pour mieux sauter

Aujourd’hui, la loi Travail peut sans aucun doute permettre de créer des emplois en imposant aux salariés des conditions sur mesure pour les multinationales. Ces ministres qui n’ont jamais travaillé de leur vie dans le monde réel trouve sûrement de bon ton de penser que l’esclavagisme a des vertus. Et sur le court-terme, oui, il peut y avoir une croissance, mais ce ne sera jamais qu’un feu de paille. En creusant les inégalités, en humiliant les salariés un peu plus qu’ils ne le sont déjà, en créant plus de misère morale et sociale, plus de précarité, ils font juste que retarder l’exigence de vraies solutions et bien sûr rendent la situation plus délicate encore, en excluant de plus en plus de personnes de la capacité à ériger des alternatives. Pire encore, ils créent les conditions pour faire germer la violence et un terrorisme à la française.

Et bien sûr, en attendant la débâcle, il s’agira encore de faire payer la note aux collectivités locales, en étranglant les communes françaises, brisant encore parmi les effets de leviers restants qui eux permettraient à de nouvelles initiatives locales d’avoir une chance de prospérer ici ou là. Et donc d’être a contrario du mouvement et progrès naturels de relocalisation et par là-même des aspirations des citoyens français.

 

Puy du Fou: hymne à la créativité et au local

En discutant avec les vieux vendéens, toujours très avenants, c’est toujours amusant d’entendre dire « Oh, mais mes enfants sont bien loin désormais » tandis que la personne vous précise qu’ils sont en réalité tout au plus à une vingtaine de kilomètres … Le village d’à côté pour un mariage, c’était déjà beaucoup, alors 20 km, cela devint le bout du monde ! Le patois est encore présent et ceux qui s’occupent de ces personnes âgées le savent bien. Et son accent perdure y compris pour les plus jeunes générations. Globalement, on peut dire sans se tromper que les vendéens sont très attachés à leur région, leur village.

Et s’il doit y avoir un champion du local en Vendée, c’est bien le Puy du Fou. C’est un lieu incontournable et élément moteur, partie prenante et symbolique du développement de la Vendée, économique et aussi sociale. Une Vendée aux caractères bien spécifiques marqués par des temps révolus.

En visite en ce tout début de mai au sein de ce parc, c’est vraiment une occasion unique d’entrer dans un spectacle vivant, celui de notre Histoire et aussi celui de la Nature.
Un premier moment de théâtre avec des combats de capes et d’épées augure d’une incroyable créativité déployée sur une scène aux facettes multiples. Il y a une féerie d’eau et de lumières, des chevaux rendus incandescents dans le noir, crinières déployées, courant à la fois librement et selon le dessein de la trame. Et aussi multitudes de cascades et clin d’oeil historiques.
Au milieu de jardins aussi divers qu’originaux, comme ceux présentant les fables de la Fontaine au moyen d’automates, il y a aussi une grande adaptation au site naturel et vallonné, jusque dans ces détails de pâquerettes préservées de la tonte de l’herbe, et du broyat issu de la taille des arbres sur place.

Commun à de nombreux parcs d’attractions, le spectacle des oiseaux est sans commune mesure. Et cela, par la diversité, le nombre d’espèces et leur cohabitation, par son site en château fort, à l’ambiance moyenâgeuse, et aussi par la poésie exprimée à travers le jeu des actrices. Le décor mouvant se transformant au fur et à mesure du spectacle, c’est vraiment l’occasion de vivre un rêve les yeux ouverts, et sans oublier ces belles voix enchanteresses.

Dans la grande arène romaine, le combat sur l’histoire incroyable du Quo Vadis (où vas-tu ?) peut faire craindre qu’il ne soit à double tranchant. Le sentiment de foule exacerbée est pourtant mené avec tact avec les Ohla et sans tomber dans le voyeurisme sanglant. A cette exception du combat où certains préfèrent toutefois détourner le regard lorsque des combattants tombent après un coup d’épée. Une exception pourtant de mise tandis que cette histoire vieille comme le monde n’est pas sans rappeler ni certains événements tragiques du terrorisme ni notre société d’aujourd’hui.
C’est la fin de la domination romaine entrainée dans sa chute par des politiques nombrilistes sans plus d’autre vision. Politiques prospérant dans la cupidité, le mensonge et la cruauté, et face au risque d’une mouvance populaire de chrétiens et d’une foi inspirant l’inquiétude. Citoyens qu’ils s’acharnent à ne pas vouloir écouter dans leurs aspirations. Et il n’y a pas à en douter que le discours est fait sur mesure bien sûr pour narrer cette histoire mais aussi directement s’appliquer à la politique actuelle. Avec cette mise en exergue du fait religieux, le Puy du Fou est bien à l’image de la Vendée, de sa force comme de ses souffrances.

L’attraction de la légende du roi Arthur est tout aussi époustouflante. Le site est celui d’un château avec un grand plan d’eau, un bateau et des surprises qui ne sont pas des effets spéciaux, et pour cause, puisqu’ils se passent sous nos yeux et sans aucun montage video !
C’est vraiment l’occasion de s’ouvrir complètement pour s’amuser en famille, entre amis, libérer son enthousiasme sur l’exemple de cette invraisemblable créativité, le travail réellement titanesque entrepris sur ce site. Et de rêver une dernière fois le soir sur le spectacle eaux, sons, musiques, lumières et feux sur un lac. D’avoir l’esprit en vacances avant que celles-ci ne commencent réellement. De ce point de vue, le Puy est bien un exemple de niveau mondial pour montrer comment « le local, c’est fantastique ! ».
Et sans oublier le site des artisans au sein d’un village du Moyen-Age en partie reconstitué. Un Moyen-Age où l’artisanat n’avait jamais été si prospère, si endémique avec les ressources de la terre comme l’argile, le fer ou la silice du sable pour le verre, mais aussi où les hommes étaient capables de ces prodiges incroyables que ce sont les cathédrales, avec leur capacité à croire en quelque chose qui les dépasse par l’espace et les dimensions des monuments, le temps et les générations pour achever les ouvrages, et le dessein à travers sa finalité.

1968 est apparu peut-être comme le choix entre la mondialisation des grandes entreprises et le retour à l’âge de pierre où l’on ne vivrait que d’amour et d’eau fraîche (et des chèvres ou du futur RMI 😉 ), en 2018, peut-être ce sera le choix entre la chute sanglante de l’empire des Egos et la remise au goût du jour d’un Moyen-Age connecté, d’une relocalisation mondialisée en open-source ?! où chacun a sa place, redevient artisan au sein d’une communauté locale qui réapprend à travailler et vivre ensemble, dans un monde où l’homme retrouve la Nature pour mieux redécouvrir la sienne.

Voyage dans les alternatives paysannes

De plus en plus de citadins réalisent leurs potagers sur un coin de balcon. D’autres rêvent ou réussissent à partager quelques rares zones de friches urbaines pour développer des potagers collectifs. Et des projets « futuristes » aspirent à faire venir la campagne et les forêts à la ville.

Plus simplement, plus économiquement – et à tous les sens du terme -, peut-être serait-il possible d’envisager un vrai retour à la campagne ? Et pendant qu’on y est, un 21ème siècle de l’exode urbain comme alternative à notre société actuelle ?


Rêver à des alternatives paysannes, les partager, et les proposer au sein d’une communauté de pays du monde entier, c’est le projet d’une association franco-belge, Tamadi.

C’est ainsi qu’a été organisé un voyage en Belgique afin d’y découvrir des projets de vie liés au sein d’une coopérative Paysans-Artisans.

Celle-ci propose en circuit-court la production locale dans un périmètre de 25 kilomètres de rayon. Les particuliers prennent leurs commandes par Internet grâce à un site développé à cet usage, puis ils viennent les récupérer au local de l’association. Ce lieu est situé en plein coeur d’une forteresse conçue par Vauban à Namur. C’est un bâtiment en pierres qui préserve naturellement les denrées lors de chaleurs excessives.

La production y est très diverse en produits de première nécessité tels que les légumes,  le pain, le lait, les pâtes, et le fromage de chèvre. Et parmi beaucoup d’autres choses, il y a aussi des jus de pomme, de la truite fumée, des confitures de baies sauvages, et bien sûr, des chocolats.

Les parcours sont nombreux et parmi eux, il y a celui de Mano

Mano est boulangère. Son local fait partie d’un habitat groupé constitué de maisons formant un rectangle et constituant ainsi une cour avec en son centre un point d’eau et un saule pleureur, apportant verdure et ombre. C’est bien sûr un lieu de jeux pour les enfants.

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Sur place, il y a 19 foyers pour un total de 45 personnes dont 20 enfants, soit 6 familles.

Et ils ont donc leur boulangerie sur place au sein de cet habitat groupé. Cette vente de pain fait aussi partie de la production de Paysans-Artisans.

Il y a utilisation de farines locales dans un périmètre de moins de 40 kilomètres. Avec notamment le froment, l’épeautre, le seigle et le petit épeautre.

Un petit moulin à eau est utilisé pour moudre. Traditionnellement, ce sont d’ailleurs plus souvent des moulins à eau qu’à air.

De même que jusqu’au XVIIIème siècle, il y a utilisation de levain naturel, un processus lent et qui s’est fait remplacé par la levure lorsque celle-ci fût inventée.

Mano témoigne que beaucoup veulent s’orienter vers la vente locale, que l’outil Internet de Paysans-Artisans marche super bien et que la coopérative a une philosophie qui convient.

Mano est en vitesse de croisière depuis longtemps: elle vend 50% de sa production de pain à Bruxelles à 60 km de là, via un ami. Sur commande, 20% va à la coopérative. Et les 30% restants vont à une biocoop et une AMAP.

Le prix final de son pain n’est pas fixé auprès des revendeurs, et cela reste un point délicat tandis que des dérives sont susceptibles de se produire et alors même qu’elle vend son pain bio à un prix plus bas que haut.

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Mano est d’une solide nature et sa force physique mais aussi morale s’exprimait tandis qu’elle nous racontait l’histoire de son projet de vie, tout en travaillant pour faire des pains, prenant la pâte, la mettant en forme pour la placer dans son moule de destination. Puis les moules étaient disposés dans son four d’un diamètre de 1m25. Un four qui bénéficie d’un axe central pour le faire tourner et accepte 40 kg de pain.

Un travail intensif qu’elle effectue deux fois par semaine le mercredi et jeudi à partir de 3 heures du matin et pour des journées de 18 heures.
Elle ne consacre donc que «seulement» deux mais très intenses journées à travailler à son métier proprement dit. Auparavant, elle répartissait ce même travail sur 3 jours. Compte tenu que certaines tâches prennent du temps sans nécessiter de la main d’oeuvre en continu, elle a choisi de concentrer son travail sur 2 jours afin de pouvoir effectuer certaines tâches en parallèle et ainsi optimiser son processus de fonctionnement.

Travailler sur plusieurs choses en même temps et avoir l’organisation adéquate sont aussi le moyen de faire son pain au levain naturel au processus lent.

Il est fort à parier que c’est d’abord son enthousiasme qui lui permet de réaliser chaque semaine cet exploit et d’assurer un tel rythme.  Un peu comme un adulte qui aurait gardé un coeur d’enfant et qui se consacre à sa passion bien au-delà des huit heures par jour.
Elle réserve aussi du temps une fois par mois à faire sa comptabilité et une demi-journée par trimestre à fournir ses chiffres de TVA. Ces deux ou trois jours, et pas moins de 36 heures de travail effectif lui permettent de se consacrer à d’autres activités dont notamment la musique.

Mano est donc clairement très organisée. Beaucoup de simplicité s’exprime d’elle à vivre ainsi pleinement. Sur le coin d’une fenêtre, une petite bougie sert à signaliser lorsqu’elle est à l’oeuvre et de poursuivre cette tradition du boulanger. C’est pour Mano un sentiment d’harmonie y compris par les liens qui pour elle l’unissent avec les autres artisans boulangers, dans son pays comme ailleurs.

C’est aussi le symbole de s’engager dans une oeuvre qui dépasse le seul périmètre de son existence.  A la manière des avant-gardistes qui croient en quelque chose qui les dépassent et de cette volonté de construire de vraies alternatives.

Un apprenti travaille avec Mano, et ce n’est pas le premier qu’elle forme. Mano en a formé trois par l’apprentissage et participe aussi donc concrètement au développement de ce réseau par la transmission de ce savoir-faire artisan, local, vertueux écologiquement, et correspondant à une demande. Et son atelier est partagé avec un de ses anciens apprentis.

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Mano ne gagne pas plus qu’avant ni ne travaille moins, mais elle travaille en accord avec sa philosophie. Et son pain a une présentation vivante !

La découverte du métier d’un pisciculteur

Bénéficiant d’une eau en moyenne à 13° et ayant sa source à quelques kilomètres de là, François est pisciculteur depuis 30 ans après avoir commencé ce métier dès 18 ans.

Il exerce une double activité, celle de l’élevage de truites et celle de la transformation de la truite au moyen d’un fumoir. Les alevins lui sont fournis par un éleveur spécialisé, et c’est alors son rôle de les faire grandir.

Il possède différents bassins avec entre 4000 et 4800 poissons. Une eau vive permet aux truites d’y respirer et surtout de conserver une température constante tandis que la truite supporte très mal les changements de température un tant soit peu trop rapides: 1° par heure au maximum, autrement, c’est le choc thermique et les problèmes apparaissent.

De même, l’eau de la source s’élève jusqu’à 15° en été et c’est une limite là-aussi pour la santé des truites. Leur espèce arc en ciel est arrondie et aux tâches noires, et se trouve naturellement en Amérique du Nord où elle se compare au saumon. Sa production pourrait avoir la qualification bio si le critère européen de densité n’était pas uniquement rapporté au volume d’eau mais aussi au débit, en l’occurence 2800 litres par minute, soit plus d’un demi-litre par minute et par poisson.

La moitié de sa production est vendue en poisson frais, et l’autre moitié est transformée en produits sous vide.

Pour la vente, ses truites font 380-400 grammes après avoir pris 3 grammes par jour. Sa production est de 800 à 1000 truites sur 10 jours, et monte à 3000 truites par semaine en juillet-août pour les restaurateurs.

Il se faut veiller autant à la température de l’eau qu’à scruter la météo tandis qu’un beau week-end annonce de bonnes ventes, et donc la rentrée des poissons plutôt que leur sortie pour le fumage.

Lors des visites, François détaille comment évaluer la qualité d’une truite sous vide et explicite aussi comment les préparer et retirer les arêtes. C’est toute l’immense valeur à rencontrer ses hommes et femmes de métier, et de réapprendre le quotidien de notre alimentation. Ses produits frais comme fumé furent un grand plaisir à être consommés, en barbecue collectif sur place ou en famille après le retour en France, ajoutés au plaisir de les obtenir auprès de François.

Le potager partagé de Namur

L’expérience d’un potager collectif est aussi présentée dans un autre article de ce blog.

Et beaucoup d’autres choses

Bien d’autres producteurs ont été rencontrés, avec à chaque fois la découverte d’un métier.

C’est aussi une source d’opportunités comme celle présentée par un éleveuse de chèvres expliquant que l’offre en fromage de chèvre est bien en-dessous de la demande belge qui doit importer et donc offre une opportunité pour des éleveurs afin de s’installer.

Pour les installations, une autre association, Terre en vue, joue un rôle clef en matière d’acquisition foncière. C’est l’équivalent en France de Terre de Liens qui a pour objectif de favoriser ce retour à la terre, de préserver des terrains agricoles y compris en zone péri-urbaine et urbaine, de pérenniser à long terme ces terres agricoles par le principe du fermage, et donc de proposer ces terres pour ceux qui souhaitent lancer un projet agricole. C’est aussi l’opportunité d’apporter une charte pour favoriser une agriculture vertueuse, des expériences, une expertise sur les enjeux de la législation, un accompagnement face au risque n°1 d’isolement du créateur d’entreprise, et des idées comme des opportunités.

IMG_2026.JPG Ou encore des produits innovants comme ces tagliatelles d’épeautre qui ne demandent que deux minutes de cuisson, soit un vrai bonheur pour les randonneurs.

Ce voyage fut d’abord l’occasion de nombreux échanges, soirées avec les membres de l’association. Et aussi les bénévoles qui accueillent chez eux les voyageurs et offre ainsi à partager un peu de leur vie quotidienne. Cela reste des moments inoubliables de voyager au coeur d’un pays étranger et de vivre des moments avec ses habitants.

Les voyageurs venant d’un peu partout, cela a été ainsi l’occasion de rencontrer des éleveurs turcs, comme Ilan, éleveur bovin dans le Caucase. Et sans oublier un producteur d’oranges bio pour représenter l’Italie et la fabuleuse aventure Le Galline Fellici qui a redonné espoir et un travail à de nombreux producteurs en Sicile pour produire des oranges et en vivre. Autant de personnalités différentes et de moments aussi avec les voyageurs venus de France, maraîcher ou viticulteur, et de bénéficier de leurs visions du métier de paysan.

A cela s’ajoute beaucoup d’amusement, de découvertes, de moments originaux, comme la visite d’un moulin à eau en cours de réhabilitation, une visite historique de la ville de Namur, une fête folklorique belge, la visite d’une brasserie, ou une expérience inoubliable de Photographie en groupe.

Et l’essentiel reste l’esprit de partager qui dépasse le côté simplement touristique auquel on peut s’être habitué précédemment, et cela permet de vivre pleinement et avec intensité le voyage. C’est là le propre de Tamadi.

Les échanges avec les agriculteurs m’ont particulièrement surpris tandis que je ne m’attendais pas à partager des discussions pour toucher des visions plus proches d’un Bergson qu’aucun philosophe médiatisé.

Les paysans sont devenus des philosophes avant-gardistes du XXIème siècle, d’un retour à la terre, aux choses simples, aux hommes qui discutent, partagent des problèmes et des solutions. Il est fort à parier que sont les premiers de notre société à penser par eux-mêmes.

Et les discussions ne se sont pas privées bien sûr des fameuses bières belges 😉

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Un enfant frappé par les forces de l’ordre

Aujourd’hui, en France, dans notre pays qui se revendique comme pays des droits de l’homme, un enfant de 15 ans, au sol, très clairement déjà sonné, a été relevé par trois personnes des forces de l’ordre, et alors qu’il ne montrait aucune résistance, a été frappé violemment.

C’est indicible.

Une limite a été franchie et sans réponse très claire de notre gouvernement à cet acte de la plus extrême gravité aussi bien physique que symbolique, celle de frapper en réunion un enfant par des forces de l’ordre censées protéger la population, et plus que tout, ses enfants dans ce qu’ils représentent de plus sacré, ce gouvernement ouvre clairement la voie à la révolte.

Si l’état d’urgence devait persister sans une attitude exemplaire des forces de l’ordre et que s’y ajouteraient des frappes contre les populations et le lynchage des plus faibles dont  les enfants, alors c’est que l’on se retrouve dans le cadre de l’article 35 de la Constitution de 1793, à savoir que « (lorsque) le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Il ne s’agit pas là d’y voir seulement un article de droit justifiant la révolte, mais bien que ceux qui ont été capables de penser notre démocratie dans ses fondements estimeraient aujourd’hui ce gouvernement indigne s’il lui venait à l’esprit d’imposer des réformes par la coercition.

Et pas seulement celui-ci, mais aussi les précédents tandis que le renouvellement se fait que trop attendre au point de faire désespérer: n’est-il pas écrit que « Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; (qu’)elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs ».

Un enfant de 15 ans ne peut être rendu responsable des conséquences de la médiocrité de ces « élites » qui ne manquent jamais de s’appeler ainsi tandis que leurs attitudes et décisions défient le sens commun et tout spécialement auprès des jeunes, ceux-là mêmes qui rêvent d’un avenir avec des valeurs autres que celles d’un compte en banque.

Une prise de parole et une réponse exemplaire du Président de la République sont à espérer. Le lien de confiance entre cet enfant et notre pays a toutes les raisons de s’être brisé net ou pire encore que cet événement soit refoulé avec des conséquences plus graves à son avenir. Y-a-t-il eu une prise en charge psychologique et qu’est-ce qui a été fait pour lui apporter un légitime et officiel réconfort ? Estimerait-on justifiée la violence lorsqu’elle émane de l’Etat et de la même manière que lors d’opérations contre des forces terroristes à l’étranger ?

Les manifestations étudiantes resteront encore longtemps tragiquement associées au projet de loi Devaquet, et il s’en trouvera toujours parmi nous pour le rappeler.

Post Scriptum: Une semaine après les événements, Libération a publié un article témoignant de l’attitude extrêmement grave de forces policières, attitude qui ne peut s’exercer sans une volonté politique derrière elle. Les socialistes sont toujours les premiers au nom d’une morale qui leur reviendrait à exclure les personnes en les jugeant sans passer par la voie de Justice, et aujourd’hui, entend-t-on les voix de leurs associations ?

A un moment où ce gouvernement fait de la sécurité sa priorité, son seul résultat tangible est de mettre en culture les germes d’un terrorisme à la française … C’est proprement désolant de voir les erreurs successives s’enchaîner depuis des mois, depuis le succès de la COP21. Quelle différence faire entre l’extrême droite et ces pratiques d’Etat policier ?

 

Associations et mutualisation pour relancer les activités rurales

De nombreuses questions se posent dans le cadre du fonctionnement des associations au sein du monde rural. Et cela vient s’ajouter aux difficultés issues du monde paysan.

Et il s’agit là de voir comment mettre en relation associations et circuits-courts afin de dénouer la situation actuelle tout particulièrement pour des agriculteurs.

Malgré l’intransigeance du principe de base du politique qui est de diviser pour mieux régner sur l’exemple de son historique application pour séparer contre nature certaines régions françaises, aujourd’hui, seule une mise en commun des enjeux dans une dynamique de solutions peut nous permettre de sortir des problèmes.

Le préalable à tout changement

De la mutualisation des ressources matérielles pour créer de plus en plus grandes exploitations, entreprises ou usines, et augmenter les rendements de produits de plus en plus dénaturés ou de l’ordre du gadget, il est encore possible de passer à la mutualisation de vrais enjeux sur le terrain, auprès de cette constante de l’histoire qu’est la vie en campagne. Car si profond changement de génération il y a, pourquoi cette incohérence à rechercher à le baser sur un quotidien artificiel qui n’existe que depuis quelques décennies plutôt qu’au coeur d’une vie rurale historiquement présente et à la portée de beaucoup d’entre nous ? Et si le changement allait effectivement venir des campagnes ?

Et il s’agirait alors de prétexter d’une «mutualisation» qui ferait le lien entre agriculture et associations, entre savoir-faire artisanal et technologie, et entre public et privé. Un privé qui déborde aujourd’hui bien au-delà du cadre familial. Une vie privée organisée, conditionnée et imposée dans un cadre public par l’obstination du politique à se soumettre à des intérêts particuliers et eux réellement privés.

Et la question derrière n’est pas économique, sociale ou écologique, il s’agit là d’un questionnement réellement philosophique tandis que le sujet de la condition humaine est juste un pur tabou. Car la dématérialisation de notre société nécessite un renouvellement du sens de son engagement à servir autre chose que la satisfaction de nos seuls besoins matériels.

Aujourd’hui, en dépassant la culpabilisation à travailler sans se poser de questions et en ne se soumettant plus aux règles d’un monde dont la folie n’échappe plus désormais à personne, ne s’agit-il pas simplement de se poser la question de vivre vraiment et de quitter cette ère de la déraison pour entrer dans un XXIème siècle de la sagesse ? Mais encore faut-il retrouver la capacité à penser par soi-même. Et la question ne date pas d’hier, et rien n’est moins simple.

Au-delà de susciter le changement en soi, cet article est une solution assez détaillée où l’objectif est au moins de fournir une suite de solutions et aussi de montrer encore et encore ce qu’est un cercle vertueux, une réelle manière de penser le changement sur le long terme.

Un projet concret et simple: assurer des circuits-courts grâce à l’essor d’associations sportives dans nos villes de campagne (*)

Les associations fonctionnent à l’aide de bénévoles. Pour répondre au besoin de leur essor, il peut être nécessaire de faire appel à des professionnels. C’est une question essentielle notamment dans ces activités sportives où se posent les contraintes du recrutement des entraîneurs.

Un entraîneur sportif professionnel

Prenons l’exemple d’un club d’athlétisme avec une section éducative regroupant une douzaine d’enfants. Très concrètement, un bénévole assure un entraînement pour ces enfants et permet de réduire une cotisation à 70€ annuel. Ce qui reste accessible en comparaison de licences à 150€ que l’on retrouve dans d’autres sports.

Avec 25 enfants, il serait possible d’avoir un entraîneur professionnel mais cela impliquerait une licence d’au moins 120 euros. Et pour avoir 25 enfants, il faudrait déjà avoir l’entraîneur tandis que les bénévoles ou parents ne se trouvent pas forcément facilement et que sans formation préalable, l’encadrement d’un tel groupe n’est pas à la portée de tout le monde.

C’est donc une situation de blocage.

Un financement pourrait dénouer la situation sur quelques années le temps de développer ce club, et ainsi permettre de dépasser un seuil d’effectif. Avec les réductions de budget, de telles subventions ne sont toutefois pas faciles à obtenir, et cela se comprend. D’autre part, la taille de la ville ne permet pas forcément d’atteindre des seuils d’effectifs suffisants.

Il n’y aurait donc pas vraiment de solution ?

Et il y a d’autres problèmes. Certains diraient: malheureusement, tandis qu’en réalité, ils vont être considérés ici comme des chances, comme autant d’indices pour trouver une solution globale qui les réconcilie.

La question du transport des enfants

Le transport est une autre contrainte qui impacte les effectifs. C’est tout simplement la nécessité d’accompagner les enfants sur le lieu de leur pratique sportive. En effet, chaque adulte amène un ou plusieurs enfants pour le début de la séance, repart à ses activités, puis, pour la fin de la séance, revient sur le lieu d’entraînement, et raccompagne le ou les enfants à leurs domiciles.

Il faut vouloir et pouvoir faire ces deux allers-retours. La distance joue défavorablement et de plus, le jour de l’entraînement peut être rédhibitoire selon l’emploi du temps des parents et donc empêcher son inscription d’entrée de jeu.

Et lorsqu’il s’agit de couples aux horaires décalés où l’une est infirmière et l’autre transporteur avec deux enfants ayant chacun leur activité, alors là, cela devient vraiment difficile. Mais des parents le font et peuvent être admirés pour cela.

Et sous toutes ses formes, cette participation des parents aux activités associatives de leurs enfants est une reconnaissance et un respect certainement nécessaire aussi pour l’implication des bénévoles.

Pour autant, que cette participation soit implicitement réservée au transport n’est pas forcément la meilleure ou en tout cas la seule possibilité. Qu’une douzaine de voitures viennent sur les lieux d’entraînements n’est ni passionnant pour les parents ni pour les enfants. Et ce n’est pas simple à gérer en terme de parkings, cela cause des dangers importants pour des enfants, cela pollue, et c’est aussi une grosse perte de temps. Enfin, bien des associations usent de ce principe depuis de nombreuses années voire des décennies comme étant le minimum à exiger des parents, sans pour autant que cela ait jamais permis d’obtenir leur réelle implication.

Faire cela toutes les semaines pour ses différents enfants ne donne pas envie de le recommencer à de nouvelles reprises pour des compétitions le week-end. Ce sont pourtant dans ces compétitions que les enfants aiment à susciter plus encore l’attention de leurs parents.

A l’occasion de la trentaine d’entraînements ayant lieu par an, ne serait-il pas plus intéressant que chaque parent puisse participer par exemple à 3 entraînements par an pour aider mais aussi découvrir comment cela se passe ? Ou donner un coup de main à l’organisation des compétitions ?

On pourrait ainsi demander explicitement une participation sur un rôle moteur plutôt qu’implicitement sur les transports et un rôle rébarbatif après une journée de travail. Mais encore faudrait-il trouver une réponse à ce problème du transport ?

Une solution pour les transports

L’idée serait celle de la création d’une association de développement local qui se chargerait notamment du transport des enfants mais aussi des adultes. Cette association pourrait être liée à d’autres activités comme par exemple un comité des fêtes.

Cette association permettrait de raccompagner les enfants, et sans que ce soit bien sûr une obligation.

Typiquement, un minibus viendrait ainsi chercher et raccompagner les enfants les uns après les autres en optimisant son parcours et mutualisant ainsi le coût du transport. Un seul aller-retour serait donc nécessaire contre deux allers-retours lorsque ce sont les parents qui s’en chargent.

Le coût

Considérons alors qu’une vingtaine de kilomètres soit nécessaire pour raccompagner la douzaine d’enfants évoquée pour cette section d’athlétisme, soit 10 km à l’aller, et donc 10 km au retour.

Certains rentreraient déjà à pied et un véhicule avec 8 places passagers suffirait pour transporter tous les autres. Pour un tel véhicule (par exemple, un Nissan Primastar), le prix de revient est entre 5€ et 8,2€ (0,25€ par km pour 20 000 km/an sur 10 ans ou 0,41€ par km pour 10 000 km/an sur 10 ans).

Dans le cas où une personne salariée au SMIC effectuerait le transport, il y aurait un coût supplémentaire de 4€ pour 24 minutes

Soit un coût total entre 9 et 12,2 euros. A multiplier par 32 semaines et à diviser par 8 personnes pour obtenir un coût annuel par personne entre 36€ et 48,8€.

Compte tenu que le minibus fait 1 AR tandis que les parents ont font 2,  et que le trajet du minibus permet de partager les déplacements, le coût équivalent pour un parent avec son propre véhicule serait en moyenne supérieur à 2 * 20 km / 8 x 0,35€ * 32 = 56€ sans compter le temps perdu sur les trajets dont le coût au SMIC s’évalue à 2 * 4 / 8 * 32 = 32€.

La mutualisation est donc très intéressante, même si elle est à étudier en fonctions des adresses précises. Et il faut pouvoir bénéficier d’un véhicule qui fassent ces 10 000 km ou 20 000 km par an.

Enfin, intégrer dans ce transport un enfant ou une personne très excentrée de 10 km par rapport au lieu d’entraînement provoquerait le doublement du coût pour tout le monde. Ce qui peut poser un sérieux problème pour faire accepter ce concept dans ce cas particulier. Faut-il éliminer ces cas particuliers ?

Toujours est-il que désormais il y a déjà une solution où l’association s’occupant du transport des enfants demanderait une cotisation entre 36€ et 48,8€ à l’année tout en faisant économiser environ 56€ aux parents et leur évitant de consacrer inutilement du temps pour 2 allers-retours en voiture pour chaque entraînement.

Des enfants raisonnablement excentrés pourraient plus facilement participer, la question de l’heure et du jour de l’entraînement ne serait plus une contrainte rédhibitoire pour le choix de s’inscrire à un sport, la possibilité récurrente de s’entraîner sur un lieu excentré serait facilitée et de même pour le transport jusqu’aux lieux de compétitions.

Enfin, une convivialité nouvelle se créerait dans ces bus aussi bien pour les enfants que pour des adultes qui eux aussi pourraient abandonner leur véhicule particulier. Et nul doute que les parents pourraient être sollicités sur d’autres actions que le transport.

Mutualiser les transports associatifs et ceux propres aux circuits-courts

L’idée pour permettre à des personnes excentrées de venir sur les lieux d’entraînements et d’apporter du financement pour payer des entraineurs professionnels serait de mutualiser le transport avec celui nécessaire à la mise en place de circuits-courts.

Ainsi, lorsque l’enfant ou l’adulte serait raccompagné par le minibus, le principe serait de rapporter en même temps des commissions commandées auprès de producteurs locaux.

Dans les jours précédents l’activité, des commandes seraient effectuées au moyen d’un site Internet ou d’une application pour portable. Ensuite, au cours des heures précédant les entraînements, les commissions de l’ensemble des parents ou adultes utilisant le minibus seraient constituées auprès des producteurs, puis préparées.

Lors du retour au domicile pour raccompagner les personnes, il n’y aurait plus alors qu’à retirer le sac contenant ces commissions pour chaque famille.

Afin de rendre ce principe fonctionnel, une marge sur ces produits locaux, de l’ordre de 20%, serait perçue et utilisée afin de:

  • rembourser tout ou partie du coût du transport
  • permettre la gestion de ces circuits-court et notamment de la plateforme informatique
  • participer au paiement d’un entraîneur dès lors que ce projet serait utilisé plus largement.
  • participer au développement économique local et y compris en permettant de lancer d’autres projets

Intégrer un enfant très excentré à 10 km de distance du centre sportif impliquerait de couvrir un coût du transport entre 9€ et 12,2€ par entraînement. Pour être financée, il suffirait que cette somme ne dépasse pas 20% du total des achats locaux de la famille correspondante. C’est-à-dire qu’ils effectuent entre 45€ et 61€ par semaine d’achats de produits locaux. Ou encore, entre 170€ et 244€ d’achats par mois, et en ne comptant que les 32 semaines d’activité.

Dans le cas d’enfants dont aucun ne serait très excentré, ce serait donc une somme d’achats 8 fois moindre par semaine soit entre 5,6€ et 7,6€ d’achats qui serait suffisante pour pallier rien qu’au coût du transport et donc ne rien ajouter du tout au coût de la licence sportive.

En effectuant des achats entre 170€ et 244€ par mois, pour chaque famille d’enfants, cela représenterait un apport annuel pour l’association entre 2176€ (170 * 20% * 8 mois * 8 enfants) et 3123€ (244  * 20% * 8 mois * 8 enfants). Sachant que le coût annuel du transport est entre 288€ et 390€, il resterait largement de quoi payer un entraîneur dont le coût annuel est de 1500€.

En refaisant les calculs avec 25 enfants, on arrive alors à un bénéfice de plus de 5000€, et là encore, effectivement, nul doute qu’il puisse être fait appel à un entraîneur professionnel.

Sur 5 associations tirant parti de cette solution de mutualisation, le bénéfice pourrait aussi participer largement au paiement de la plateforme logicielle sur le principe de l’open-source et donc d’un partage entre différentes associations au sein d’autres Communes.

Et d’autres projets comme celui parmi tant d’autres pourraient voir le jour.

La validation de l’hypothèse sur le kilométrage

Chaque jour, ce principe serait utilisé pour l’association correspondante ayant son activité le jour même. Sur cinq associations pratiquant à des horaires décalés et en imaginant que ce minibus tourne ainsi à 20km par jour pour accompagner, et à 20 km par jour en moyenne pour aller chercher des produits, il y aurait un kilométrage de 40 * 5 * 32 = 6400 km.

Le même véhicule pourrait aussi servir pour mutualiser d’autres déplacements sur les compétitions, les entrainements excentrés, les manifestations, ou même des vacances organisées et l’hypothèse basse de 10 000 km serait ainsi cohérente.

L’algorithmique de la tournée des producteurs

A terme, une partie des producteurs seraient visitée chaque jour afin d’obtenir des produits pour répondre aux demandes. Une partie de ces produits serait livrée et une autre serait stockée.

La tournée des producteurs pourrait s’effectuer pendant les entraînements, voir à d’autres moments selon la demande plus ou moins importante.

Il y a d’abord l’enjeu NP-complet de l’optimisation des trajets pour le transport plus connu sous le terme du « problème du voyageur du commerce » et notamment de son algorithme du recuit-simulé issu de la résolution de problèmes en thermodynamique. Mais il y aurait aussi le calcul journalier d’une solution optimale satisfaisant aux contraintes logistiques. Typiquement, l’utilisation d’un logiciel générique de résolution de contraintes pourrait convenir. Il serait aussi possible d’adopter une programmation plus spécifique en se basant sur l’usage d’un langage de programmation logique comme Prolog pour fournir des solutions optimisées à ces problèmes d’intelligence artificielle.

Pour autant, ces solutions sont non nécessairement optimales. D’un côté, le passage typiquement d’un rendement de 95% à 100% (correspondant à des solutions optimales en temps ou/et en ressources) peut démultiplier les temps de calcul par plusieurs millions de fois, de l’autre, une solution humaine et simplifiée serait par exemple de l’ordre de 30% de rendement. Il s’agit donc de trouver le compromis adapté, entre simplicité de l’algorithme, temps de calcul, et optimisation des ressources et du temps.

Le logiciel gérerait ainsi le travail à réaliser chaque jour, le planning, et les trajets à partir des données dont il serait alimenté.

Un tel travail peut donc aussi se résoudre sans logiciel et se satisfaire d’une solution plus ou moins triviale, satisfaisante sur des cas simples et bien sûr des expérimentations, mais forcément pas du tout optimisée, et dont le coût augmente tout ou partie exponentiellement, et au moins polynomialement dès lors que la demande augmente.

En avance sur ces questions de circuits-courts, l’association Paysans-Artisans, située en Belgique, procède elle-même au moyen d’une solution intermédiaire.

Conclusion

Ce projet est parfaitement faisable, mais c’est dans la manière de penser que cette approche peut avoir du mal à être comprise. Il ne s’agit pas d’analyser statiquement la solution en imaginant ses impacts sur la situation actuelle et d’y trouver des points rédhibitoires, mais bien de voir que c’est une dynamique où les contraintes se lèvent dans le temps les unes après les autres. Il ne s’agit pas d’y reconnaître qu’une solution mais surtout un enchaînement de solutions où chaque étape fournit les clefs de l’étape suivante. C’est le cercle vertueux.

Et quelle est la première étape ? Expérimenter et cela sans forcément investir. Une voiture avec un adulte et 3 ou 4 enfants peut parfaitement permettre d’en étudier le principe. Et le simple fait de lancer cette expérimentation serait donc l’opportunité de permettre d’obtenir des financements participatifs ou issus de fonds d’investissements, de solliciter une subvention régionale et la participation de sponsors.

… et à l’avenir

Bien des avantages supplémentaires entreraient en compte par la suite ainsi que la possibilité de s’ouvrir à de nouvelles perspectives:

  • Revenir d’un entraînement le soir avec son plat déjà préparé serait aussi possible pour tirer parti de la présence de restaurateurs locaux.
  • D’une semaine sur l’autre, les boîtes d’emballages pour des produits utilisés de manière récurrente pourraient être réutilisées, et y compris pour le lait qui retrouverait ses bocaux d’antan.
  • En rendant inutile de tels emballages, cela participerait à diminuer encore les dépenses communales.
  • Bien des producteurs retrouveraient de meilleures conditions de travail en leur offrant un nouveau circuit de distribution avec de bien meilleures marges, d’autant que l’association serait à but non lucratif et qu’ils en feraient certainement partie.
  • En augmentant leur production, le prix de revient des produits locaux diminuerait, et la vente dans les chaînes de distribution locale ou les épiceries serait facilitée à terme. La vente directe via ce moyen de distribution avec un minibus ne serait donc pas concurrentielle à moyen terme, mais surtout pourrait être accompagnée par ces enseignes locales ou nationales dès le lancement d’un tel projet. Ainsi, il est de raison d’imaginer que d’autres produits complémentaires puissent être livrés par le même procédé. Des produits issus de ces mêmes enseignes qui pourraient aussi permettre de bénéficier de la location des véhicules dont certaines offrent le service.

Il serait important que tous les acteurs locaux ou au-delà soient associés à une telle démarche. A court terme, il est naturel de penser aussi à La Poste qui a des enjeux à relever face à l’évolution de son marché et de sa position privilégiée pour tirer parti de l’usage des circuits-courts. Ainsi, la livraison de paquets ou de courriers pourrait elle aussi se mutualiser sur ce même principe.

De tels acteurs pourraient ainsi voir leur intérêt d’investir dans ce projet tandis que s’adapter ou disparaître se résume parfois à la différence entre s’engager et calculer.

La technologie ne serait pas non plus en reste tandis que des minibus autonomes ont vu le jour en France et qu’un animateur dans le minibus plus qu’un conducteur serait un atout supplémentaire.

Localement, bien des choses sont à faire pour améliorer le quotidien, et ce serait donc aussi un départ pour une plateforme logicielle d’économie locale, et un moyen d’investir ce champ d’application pour le bénéfice de tous.

Pour autant, parmi tous ses acteurs, il y aurait donc les producteurs, mais aussi un lien beaucoup plus fort avec les consommateurs que cette association pourrait animer pour permettre à tous de progresser, de partager les expériences et d’aller de l’avant, à l’image de ce qui est promulgué par l’association Tamadi en Europe et sur d’autres continents.

(*) une version moins élaborée de ce projet a déjà été présentée lors d’un autre article

Quand les « géants du numérique français » répondent à une question simple

Voici ce qui se passe lorsque les « géants du numérique français » ont à répondre à une question simple mais essentielle, celle de la qualité du logiciel:

Une vraie réponse serait de s’attaquer à la question de l’évolution du logiciel afin de rompre avec la politique de court-terme qui transforme inéluctablement tout logiciel en une usine à gaz.

Et de manière d’autant plus aggravée que ces logiciels sont confiés à ces géants du numérique que sont les SSII. Et on peut s’en rendre compte aisément, ces dirigeants n’y connaissent rien et sont justes de bons acteurs s’écoutant parler. La réponse donnée par ce dirigeant cherchant quelque chose d’intelligent à dire sur cet enjeu de la qualité, c’est simplement cette histoire de revue trimestrielle. Très concrètement, c’est un commercial de ces sociétés d’intérim qui vient voir les ingénieurs une fois tous les trois mois chez le client pour s’assurer du renouvellement de son contrat, et de sa propre commission.

On pourrait se dire que notre gouvernement va faire quelque chose. Mais il suffit de prendre connaissance de la composition du cabinet de la  Ministre du numérique pour se rendre compte que le seul ingénieur présent ayant jamais pratiqué l’informatique n’a développé professionnellement que trois mois avant de prendre des responsabilités …

La réponse à la qualité du logiciel, ce serait donc de quitter ce déni de la réalité catastrophique du logiciel en France, de comprendre que ce métier reste artisanal, que personne n’a encore trouvé le graal, et que la méthode qui permettrait en la suivant d’obtenir un logiciel répondant à des besoins donnés n’est pas prête d’exister. Et de comprendre surtout comment ces « géants » des SSII, cette autre exception française parmi tant d’autres, aggravent singulièrement cette situation et ruinent en France ce métier, les industriels et l’emploi.

Bien sûr, il restera de bon ton de parler des startups pour représenter le numérique et oublier le gros du problème.

En attendant, les plus grosses SSII reconnaissent leur incapacité à aller sur le marché américain et escomptent pourtant pouvoir y parvenir. La différence entre la France et les Etats-Unis, c’est que les entreprises française sont particulièrement radines à acheter des outils et leurs licences, et préfèrent réinventer la roue, tandis qu’aux Etats-Unis, les entreprises se tournent bien plus volontiers sur des outils existants ou en cours de création par des startups. En ajoutant à cela qu’ils ont déjà une réponse à la flexibilité du travail. Une société de consultants, que ce soit aux US ou en Angleterre, se destine d’abord à des experts très bien payés pour offrir des prestations spécialisées.

Quant aux questions de conception discutées sur ce blog, on comprendra en étudiant un peu cette vidéo qu’il n’y a rien à attendre de ces SSII pour participer à un quelconque progrès. SSII, simples intermédiaires placés en situation d’imposture à revendiquer le bénéfice financier et de reconnaissance d’un travail auquel ces structures ne participent en rien sur le fond mais juste sur la forme juridique et comptable. Combien de conférences faudra-t-il organiser pour expliquer que renommer le terme SSII en ESN ne va rien changer ?

Réponse à Tony, voeux pour 2016

En réponse au message de Tony qui suit:

« Bonne et agréable année 2016. Je vous souhaite de rencontrer l’audience à vos sujets et à vos projets futurs. Plus il y aura d’individus différents et qui veulent réfléchir, discuter, même si cela parait absurde parfois, plus nous pourrons envisager un renouveau politique et humain dans le temps. J’ai confiance. Salutations. »

Je vous souhaite aussi plein de bons moments pour 2016, et d’abord une bonne santé. Et de même, meilleurs voeux aux lecteurs de ce blog.
En un peu plus d’un an, plus de 1200 lectures pour près de 600 lecteurs, et aussi quelques abonnés. Et j’en suis très content, même si c’est bien sûr encore confidentiel. Et beaucoup moins, par exemple, qu’un autre site que j’ai créé pour un club de sport à vocation purement locale et qui n’a demandé aucun effort particulier ! Et où une simple rétrospective Photo a fait hier près de 400 lectures !
Quitter l’addiction de la polémique pour exercer sa réelle liberté ne se fait pas en un jour. Ce blog n’a nullement vocation ni intérêt à déplacer ces polémiques en son sein du jour au lendemain. Et les articles purement critiques ont encore de beaux jours devant eux.
Espérons effectivement que 2016 ne consiste pas simplement à « résister » comme le déclarait notre Président lors de ses voeux, et à utiliser notre « vitalité » vers ce renouveau dont vous parlez.
En 2016, grâce à l’appui des précédents articles et aussi de références extérieures à ce blog, je vais pouvoir écrire un article sur « les éléments essentiels à la conception ». Article qui sera une étape au-delà de mon article introductif sur la synthèse. Et à des résultats simples de travaux sur ce sujet menés depuis Aristote, Kant, Hegel et Hamelin ! La synthèse, cette opération essentielle à la représentation qui se manipule au jour le jour dans le logiciel. Et dont j’ai ainsi eu la vocation et la chance d’en comprendre et d’en expérimenter les enjeux sur cette matière si malléable.
Actuellement, on en est à redécouvrir Aristote et sans avoir atteint les premiers apports de Kant. Et je crois qu’on se contente simplement de revenir sur les résultats de ce dernier comme seule base d’une inutile métaphysique. Car si Kant a laissé entendre que la raison ne peut pas tout à elle seule, ce n’était certainement pas dans l’objectif d’abandonner la métaphysique.
Et donc il y a de l’espoir de se tourner vers de meilleures choses, tandis que le potentiel à changer de notre société post révolution industrielle grandit face à la concentration des pouvoirs et une désormais nécessité dépassée de soumettre à la chaîne, et y compris dans les services.
L’utopie ou l’absurdité, ce n’est plus de croire à ses rêves, mais de croire que le cauchemar de 2015 puisse continuer.
A bientôt !
Laurent

Renouvellement démocratique en France: l’initiative LaPrimaire.org

Une initiative magnifique vient d’être prise pour amorcer un renouveau démocratique en France et vient d’être relayée par un article de WeDemain.

Il s’agit du site LaPrimaire.org.

Leur site permet à de potentiels candidats de pouvoir se présenter et donc de mieux se faire connaître. Un nombre d’inscrits suffisant sur le site, et donc de votants sur cette primaire, donne alors une légitimité au candidat choisi.

En prenant de l’ampleur, cette initiative ne peut qu’être extrêmement constructive en permettant de recentrer les débats sur les idées et les projets.

Les partis politiques, opposés plus que nécessaire jusqu’à en être des ennemis jurés, peuvent y trouver leur compte à la fois pour éviter ces alternances destructives qui cassent les prédécesseurs, et aussi peut-être pour retrouver ce sens de l’intérêt général. Intérêt général dont le succès de la COP21 vient de montrer à quel point c’est une formidable aventure humaine, élément de base pour concilier les enjeux actuels.

Les deux fondateurs de LaPrimaire.org forment un improbable, complémentaire et attachant duo.

Il y a l’avocat, cet homme du droit qui connait les institutions et ce qui est possible de faire en toute légalité. Et qui a l’audace d’aller interviewer les politiques à l’improviste.

Et il y a l’ingénieur logiciel jeune génération. Vivant depuis deux ans aux Etats-Unis et impliqué jusqu’à il y a peu dans l’aventure d’une startup. Il a cet enthousiasme si répandu en Amérique et qu’on a tant besoin de montrer en France, cette manière d’argumenter en promouvant des solutions plutôt que cette sempiternelle affirmation de l’ego en critiquant les points faibles des autres.

Et à en voir leur boite de médicament contre l’impuissance politique, ils ne manquent pas d’humour pour remplacer l’arrogance si souvent présente dans les débats.

Dans l’immédiat, le succès de leur initiative dépend du nombre de personnes inscrites pour participer aux votes, de l’appui de Maires pour obtenir 500 parrainages, d’un financement possible à partir de 5 euros et aussi d’un implication pour participer aux votes.

Le principe du vote basé sur des études des systèmes démocratiques ne semble pas plus compliqué que celui que serait une « President Academy » sur un modèle désormais bien connu.

L’histoire ne fait que commencer et la suite n’est pas encore écrite. Elle ne dépend que de nous. Sans aller forcément la considérer comme La solution ou surtout y chercher une faille dans la primauté à donner aux idées plus qu’aux candidats, il s’agit au moins d’y voir une étape permettant de déverrouiller le blocage bien réel du politique.

PS Une autre initiative, Voxe, permet quant à elle de comparer les programmes pour les différentes élections comme cela a été le cas pour les régionales.

« Demain » dans les salles de cinéma

Film à voir http://www.demain-lefilm.com/ dans son cinéma le plus proche !

Ce ne sont pas seulement des projets mais aussi des personnes qui vivent pleinement, et cela se voit ! Et il y a aussi des moments très drôles. Parce qu’il y a beaucoup d’enthousiasme, une vraie liberté, même si ce travail alternatif peut être très difficile.

Parmi ces moments qui font rire, il y a notamment une comparaison de Pierre Rabhi sur les lions, et aussi une idée sur un billet de 21 en monnaie locale. Le Britannique qui en parle s’appelle Rob Hobkins, et propose sa vision anticonformiste, de bon sens,  à l’avant garde du mouvement de transition écologique, et avec un sens de l’humour bien anglais dans son recours à l’absurde. Il vient de publier un livre « Le pouvoir d’agir ensemble, ici et maintenant ».  Une émanation française de son site est le mouvement de la Transition en France.

Ce film participe clairement à ce mouvement de la démocratie à revivre à l’échelon des citoyens tandis que notre monde doit changer, et qu’il devient nécessaire plus que jamais monter aux créneaux pour aller de l’avant.

Energies nouvelles: île de Sein, un acte urgent de responsabilité

Sur France 4 a été relaté un exemple criant de l’exception française à s’accrocher aux solutions du passé pour satisfaire à un système de promotion des intérêts particuliers, et aussi de la politique à court terme des pouvoirs publics par l’intermédiaire des taxes sur les énergies fossiles. Politiques incapables de faire ce saut en avant vers une autre société de peur d’y perdre et d’y faire perdre avant de prétendre pouvoir être réélus.

Simplement par absence de vision globale et, à la base, d’expérience dans la réalisation de projets concrets dans le monde réel où la prise de risques fait parti du quotidien pour pouvoir ainsi construire un avenir.

Et pendant ce temps, quelques têtes dures bretonnes continuent à s’employer pour décider de mettre en oeuvre les alternatives de l’hydrolien et de l’éolien pourtant utilisées sur les îles britanniques à quelques miles nautiques de là.

Et des efforts qui échouent une fois de plus alors qu’un amendement sur la loi énergétique devait permettre aux îles d’être en autarcie énergétique sans avoir à passer par EDF. Amendement qui vient d’être annulé au dernier jour sur proposition par un député. Et député qui vient d’être nommé à la tête d’une filiale d’EDF.

N’est-ce pas là extrêmement grave dans les conditions écologiques et politiques actuelles ? Allons nous laisser ces habitants se noyer dans des difficultés inutiles à l’île de Sein alors qu’ils témoignent de la montée des eaux et de l’urgence très palpable à agir ?

Face à cette impasse en Ecologie comme dans tous les autres domaines affectés par les formes diverses de politique et dont la nature profonde relève d’une dialectique bien française dans l’approche de la résolution des problèmes plus que dans la proposition de solutions, tous les citoyens n’ont pas envie de faire participer leurs familles à ce véritable suicide français y compris financier qui incombe à des générations de politiques, toujours incapables de s’entendre entre eux pour le bien commun et qui ont participé à nous mettre dans une situation extrêmement difficile.

 

Changement: la vérité sort des mains des enfants

Qu’est-ce qui se cache derrière cette inépuisable capacité des enfants à jouer et à y prendre plaisir ? Qu’est-ce qui les motive à ce point si ce n’est un enthousiasme simplement incroyable pour nous adultes ?

La vérité, c’est que lorsque nous sommes fatigués et que nous nous arrêtons de travailler, nos enfants sont encore à l’oeuvre et ont encore envie de jouer.

Et ils viennent nous voir en nous montrant leurs créations. Les dessins et puis, plus grands, leurs créations avec des légos. « C’est trop bien », « Papa, viens voir », « Regarde », et  soyons honnêtes, nous ne partageons pas le même enthousiasme pour leurs créations, et pouvons simplement penser que la plupart du temps, ce sont des moments que nous avons déjà vécus et pour lesquels nous n’accordons parfois qu’un peu de bienveillance. Tandis que nous courons après le temps le reste de la journée.

« Ce n’est pas de notre génération »

Lorsqu’ils se mettent à jouer à des jeux de tables ou à des jeux logiciels, il faut bien reconnaître qu’ils en saisissent rapidement les tenants et aboutissants. Et cela, bien mieux que nous.

C’est alors que nous entrons dans cette incroyable méprise du « ce n’est pas de ma génération ».

La réalité, c’est que nous n’avons plus du tout la même capacité d’apprentissage et qu’en jouant, l’enfant surpasse nos facultés d’adaptation par une motivation et une dynamique encore dénuées de l’arbitraire.

Et s’adapter, qu’est-ce si ce n’est la capacité à accepter et permettre le changement ?

Et nous avons pourtant la prétention d’imposer notre manière la plus efficace d’apprendre aux enseignants et donc, a fortiori, aux enfants.

Par apprendre, il faut en réalité entendre « travailler ». Car la chose ne peut être que sérieuse, demande un protocole à respecter, et ce n’est certainement pas « jouer ». Car c’est aussi instiller la nécessité de se soumettre et d’instaurer la culpabilité face à cet enjeu de l’acte de travailler ET sans se poser de questions.

Et l’affaire est entendue. La porte se referme petit à petit sur cette immense potentiel d’enthousiasme et de création.

Pour autant, il est vrai qu’il ne fallait pas avoir à réfléchir lorsque les enjeux de nos sociétés relevaient de l’application du taylorisme pour construire notre modernité.

La passion chez les grands

Récemment, je visitais une exposition de modélisme, et en faisant le tour je m’arrêta quelques instants sur des maquettes de bateaux militaires. J’allais continuer mon chemin lorsque j’aperçu le sourire de l’exposant donnant des explications.

J’y voyais le regard lumineux d’un enfant de près de 50 ans.

Je m’approchais, et, de question en question, une quasi stupeur m’envahissait tandis que je prenais conscience de l’extrême difficulté de la conception de cette maquette. Bateau d’exploration, avec l’objectif de pouvoir le placer dans un bassin pour visualiser la descente au treuil d’une nacelle accrochée, respect des calculs de la poussée d’Archimède, utilisation de tungstène qui est un matériau hors de portée du premier venu, fonctionnement de moteurs avec une sécurité logicielle contre la butée, utilisation à venir d’une carte pour programmer des scénarios faisant fonctionner les différents éléments, simulation logicielle des composants pour les assembler, calibrage lors de la mise au point, mécanique de précision pour une maquette au 1/100ème, et déjà ou seulement, deux ans de travail. Restant interloqué, je demandais à cet homme quel était son domaine.

« L’aviation ».

Avec cette lumière et le sourire des passionnés, et certainement aussi beaucoup d’humilité. Même après quelques instants fixes, je n’avais plus d’autres questions.

Ce passionné de maquettes était, comme je l’appris quelques minutes après, un concepteur de l’avion Rafale.

Enfant, tu deviendras grand

Ce sont aussi ces regards que l’on croise chez les enfants, pour ceux qui ont la chance de s’en occuper ou ont eu l’occasion de faire une présentation à une classe, à l’Ecole. Ce ne sont pas des clichés de voir leurs mains se lever, de voir les mots s’étrangler dans leur bouche tellement leur émotion est grande à vouloir exprimer leur opinion, ou de les entendre donner des idées dont on ne peut s’empêcher d’en rire avec affection.

Et il ne faut pas alors manquer l’occasion de repenser une seconde fois à ce qui semble impensable pour voir les choses d’une autre manière.

Ces enfants ont cette capacité à apprendre en jouant, car jouer, c’est d’abord travailler en pensant par soi-même. Et nul ne peut exclure leurs réalisations de la notion de travail.

Ils ont donc cette facilité à aller vers les idées nouvelles. Au jeu où l’enfant pense par lui-même, il ne lui est pas encore opposé un travail où il a à réaliser ce que d’autres ont choisi pour lui. Et tout en sachant que ces dernières personnes ne font elles-mêmes que ce que l’on leur demande, et ainsi de suite, ce qui laisse une part infime de créativité à tout à chacun.

C’est donc à nous de réaliser l’incroyable potentiel que nous avons abandonné, d’aller vers ce changement de notre propre vie avant de le demander à nos enfants comme à nos politiques. Toutes les raisons sont pourtant bonnes de refuser le risque le plus petit, de résister par l’analyse à ce qui lui échappe, ces nouvelles idées qui nous permettraient de construire l’avenir.

Oui, les enfants peuvent devenir grands, et sûrement moins petits que nos vies d’adultes.

Comment jouer de nouveau ?

Donner l’exemple des cercles vertueux aux adultes et oeuvrer à fournir aux enfants les moyens d’entreprendre. Cela peut venir lorsque l’on verra des enfants de 16 ans faire mieux que les industriels. Et c’est possible d’ores et déjà en  domotique avec l’essor permis par des systèmes embarqués programmables ou en tirant parti du potentiel des machines 3D.

Il s’agirait aussi de savoir distinguer les jugements issus de la simple analyse de ceux qui passent par notre imagination et notre intuition, et s’apercevoir que nos raisonnements s’appuient bien souvent sur des résultats qu’on aurait bien du mal à attribuer à la seule logique. Plutôt que d’utiliser implicitement et sur le fond les idées trouvées hier pour se donner des raisons de ne rien faire aujourd’hui, on en viendrait alors à donner une place explicite aux idées de demain, soit une autre forme de voir les choses.

Ce serait ainsi « la voix des petits enfants, des tout petits enfants » échoués ou non sur une plage d’exil, qu’il faudrait opposer aux ennemis les plus acharnés d’ici ou d’ailleurs, comme un rempart pour réduire ces derniers au silence, et construire notre véritable grandeur.

COP21, construire l’avenir de touteS urgenceS

Cela fait déjà longtemps que la guerre sévit au Moyen-Orient, une guerre qui prend ses racines dès la colonisation, puis la guerre froide où les parties s’affrontaient sur des terrains qui n’étaient pas les leurs. Il y a pour autant, une autre guerre, et celle-ci est mondialisée, c’est celle qui oppose les intérêts privés issus de la logique de nos systèmes capitalisés à cette urgence de ceux qui essayent de donner un sens, et en finalité, un avenir à notre planète. A l’extrême différence des niveaux de violence qui sont mis en jeu, car il s’agit d’abord en France d’une guerre civile froide, avec pour autant les premiers tremblements de violence physique qui se font ressentir pour ébranler les politiques face à des injustices criantes.

Ce mélange des genres peut paraître déraisonnable alors que c’est précisément le coeur du problème pour refondre notre modèle de société, tandis que continuer à accélérer dans le mur est la pure folie de notre société actuelle. Un nouveau modèle de société n’aura de consistance que lorsqu’il unifiera en une solution unique des questions qui semblaient ne rien avoir à faire ensemble.

Il va aujourd’hui falloir faire un choix face à l’enjeu d’une véritable synthèse qui passe par ce mélange des genres et nous amener à faire face à la pudibonderie mise en exégèse par les manipulateurs politiques de tous milieux aux intérêts égocentriques et, bien entendu, à l’absence de vision.

C’est le coeur de cette vision de la France que notre Président de la République représente, peut-être bien mieux que ses prédécesseurs depuis plus de 30 ans, et il y a besoin que toutes les propositions ou requêtes faites par les Français arrivent jusqu’aux décideurs de notre gouvernement et ne soient pas filtrées par les lobbys. Et bien sûr, de les prendre réellement en considération.

Et ce n’est pas par l’affrontement direct que nous vaincrons Daesh. A terme, n’est-ce pas possible en hissant notre pays à un exemple fulgurant de ce que peut être la politique ? Une politique qui transforme notre vie en une aventure pour en renouveler nos idéaux et en utilisant différemment le progrès technologique.

Un seul grand projet pourrait renverser l’ordre des choses écologiques qui n’est pas contingent avec tous nos enjeux, en surpassant le cadre de la COP21. C’est aussi une politique de relocalisation par le développement de l’économie locale qui est à notre portée pour équilibrer la mondialisation. Et ceux qui ont travaillé sur ces questions locales connaissent le sens réel que ces actions apportent à la vie de chacun d’entre nous.

Quant à l’enjeu sous-jacent au djihadisme, ce n’est pas seulement la laïcité. Et la laïcité, ce n’est pas l’effroyable pseudo-constitution du Ministère de l’Education donnée à signer aux enfants alors qu’elle leur est incompréhensible et que l’on leur demande ainsi de s’engager, d’apprendre à se soumettre en leur demandant d’abandonner dès leur plus jeune âge leur liberté de conscience et liberté de penser à des politiques dont ce serait le privilège. Cette laïcité, c’est simplement que, sans cadre approprié, on évite de parler publiquement des sujets qui fâchent.

Car l’enjeu, c’est d’abord que la question de l’existence de Dieu n’a pas trouvé de preuve établie, y compris en philosophie. 

Les gens de Daesh sont extrêmement déterminés et cette motivation ne vient pas du marketing politique. Comment expliquer cet engagement total de ces terroristes tandis que de toute évidence ces personnes de culture au moins européenne arrivent à vivre dans la normalité sans se faire facilement identifier et qu’ils gardent le contrôle d’eux-mêmes ? 

Il y a des racines profondes dans ce malaise, qui prennent sources au Moyen-Orient mais aussi dans notre pays.

Pendant la première guerre d’Irak, il y a plus de 20 ans, des amis marocains étudiants parlaient déjà de l’impact extrêmement fort de la politique occidentale et notamment américaine en Irak. Et selon des propos à prendre autant en considération que leurs déclarations niant la réalité chirurgicale des frappes bien avant que nous ne le sachions nous-mêmes.

Lorsque les années de souffrance s’accumulent pour les siens jusqu’à un point de non-retour, la vie peut finir par ne plus avoir de sens autre que par sa seule mort. Lorsqu’il s’agit d’ôter celle d’innocents, il est certain que c’est incompréhensible et pourtant, ne faut-il pas essayer de se mettre à leur place ?

Daesh, oui, mais qui a encore en mémoire le massacre de la Saint-Barthélemy ? Où y étaient les intégristes ou ceux prêts à tout pour imposer leurs intérêts politiques ?

En France, nous ne vivons plus directement sous le joug de la culpabilisation religieuse mais elle reste bien ancrée dans nos moeurs politiques de toutes sortes selon une véritable inquisition à laquelle doit faire face chaque Français. Politiques aux pouvoirs administratifs n’ayant jamais travaillé sur le terrain ou suivis le parcours démocratique des urnes, politiques manipulateurs parvenus à des postes dans le privé sans avoir jamais rien construit par eux-mêmes, menteurs autodidactes de tous niveaux répandus de partout dans notre société et tirant parti de la faiblesse des Français à trouver un juste milieu entre l’affrontement et la soumission, cette voie simple qui consiste juste à dire la vérité en face plutôt que de critiquer par derrière.

C’est dès notre éducation que nous apprenons à nos enfants à se soumettre par la culpabilisation dès lors que les règles n’ont pas de sens. Ce sont des enjeux bien concrets pour les Français, pour tous les Français qui travaillent dans notre industrie, les services, l’Education ou partout ailleurs.

Ma propre détermination n’est peut-être pas si différente de l’abnégation qui peut animer à la base ces gens de Daesh, avec une foi religieuse reconstruite sur le protestantisme, mais avec cette différence essentielle de la non-violence, et même de l’absence de colère encore à travailler. Et je pense qu’il y a encore ici en France une possibilité de s’en sortir s’il l’on abat fermement les contingences et que l’on se tourne vers l’unité dialectique dans une réforme par étapes et en douceur de notre pays.

Si demain, à l’image de ce qui se passe notamment en Russie, une crevasse s’ouvre sous les yeux d’une mère de famille alors que ses enfants sont prisonniers de l’autre rive, nos futilités ne compterons pas plus que pour ceux qui viennent d’être si durement touchés par le terrorisme et qui témoignent du sens nouveau qu’ils accordent aux choses les plus essentielles que sont nos rapports humains, les plus anodins soient-ils.

Nous n’avons plus le choix et les personnes de bonne volonté doivent pouvoir s’unir pour construire le monde de demain.

Un monde qui de part sa manière de concevoir intègrera implicitement la question religieuse qui ne saurait elle non plus être contingentée. Parce que cette interrogation est porteuse de sens comme possible ultime synthèse ainsi que cela a été mis en avant notamment par Octave Hamelin dans son « Essai sur les éléments principaux de la représentation » (cf article sur la synthèse).

Ces projets pour construire existent. Rien qu’avec ceux détaillés sur ce simple blog il y aurait de quoi passer véritablement au XXIème siècle, et des bonnes volontés à travers le monde se rapprochent déjà à cette intention. D’un point de vue strictement de l’évolution de la représentation propre à la logique de notre société, c’est plus simple que bien des enjeux de conception rencontrés que ce soit en matière logicielle ou en toute forme de connaissance à travers ce cadre de la métaphysique qui unifie.

Aujourd’hui, Il ne s’agit plus là pour des ingénieurs de faire gagner des contrats en centaines de millions pour faire tourner les usines ou de décider de mettre ou non des compétences hors-normes pour faire passer des études sismiques pétrolière de 1km2 à 10km2 au risque ou au bénéfice de faire baisser les cours du pétrole. Il s’agit là d’oeuvrer différemment, par une collaboration sans but réellement lucratif, avec d’autres méthodes de participation, et selon une vision claire de l’avenir, et d’abord humaniste. Une vision où tout le monde a sa place, et y compris les manipulateurs, du moment que l’on veille à les soumettre à l’intérêt général.

Lancer des projets aussi générateur de participation à différentes échelles de granularité sociale, c’est proposer de construire ou retrouver les idéaux dont a besoin la jeunesse pour simplement régler radicalement la question du fanatisme ici, et peut-être quelque part aussi tendre la main ailleurs dans le monde pour s’extirper des cercles vicieux.

Ces projets devraient pouvoir s’imposer comme les évidences logiques qu’ils sont, et si ce n’est pas le cas, il faudrait au moins accorder du temps pour le laisser démontrer.

Seul notre Président de la République peut décider une fois encore que ces questions ne restent pas contingentes pour fondre un nouveau modèle de société et du vivre-ensemble, et conforter notre historique art de vivre.

Tandis qu’il ne faut que 24 heures pour atteindre les forces de Daesh dans des pays où les occidentaux n’avaient aucune légitimité à intervenir depuis des dizaines d’années, combien faudra-t-il d’années pour que les dictateurs de tous genres continuent à faire leur propre loi, ici, en France, en parfaite opposition avec les vraies lois de notre démocratie ? Et alors qu’il y a des cas où le gouvernement laisse faire notoirement. Dans mon domaine de l’informatique, preuve en est le cas de la dramatique imposture des SSII à la française qui n’est pas traitée à sa juste mesure par le Ministère de l’Economie.

Et localement, cela peut être encore pire. La réalité des Français à se retrouver bloqués dès qu’ils sortent des chemins battus des politiques en tous genres et au mauvais sens du terme, les exemples n’en manquent pas. Dans ma propre commune, combien d’autres années faudra-t-il pour qu’un Français comme moi attende qu’une seule et simple loi s’applique pour pouvoir démarrer des projets que je crois de toutes mes forces être pour le bien commun ?

Combien de couples déchirés, de vies détruites, de suicides, et par dessus tout, d’enfances brisées pour ces terroristes du quotidien à qui il faudrait se soumettre ?

Ce n’est pas parce que la légèreté de nos vies occidentales s’est lourdement entachée, et sans toutefois aucune commune mesure avec les massacres perpétrés loin de chez nous, que pour autant la situation mondiale doit effectivement basculer dans la haine. Et même si c’est l’impression que donne cette angoisse instillée par les attentats qui restera désormais latente pour longtemps. Dans l’allocution d’ouverture de la COP21, M. François Hollande a ainsi déclaré qu’il « n’oppose pas la lutte contre le terrorisme à la lutte contre le réchauffement climatique » et que « ce qui est en cause avec cette Conférence sur le Climat, c’est la paix ». Cela va-t-il toutefois suffire pour comprendre qu’il est temps de laisser partout agir ces bonnes volontés pour reconstruire ensemble et écarter les seuls égos, avant que ce ne soit, ad minima, aux terroristes en général de s’accaparer des débats ?

La solution serait donc bien de donner l’exemple de nouveau plus que de se contenter de ce qui est issu de notre passé et dont on a du mal à faire vivre la pensée fondatrice. Ce serait enquêter, aller à la rencontre des Français les plus simples, pas seulement les dirigeants ou les plus arrogants, et faire sauter ces verrous, déminer ces systèmes qui sont devenus mafieux. Et ce n’est pas le mot qui est grave, mais bien ces réalités.

Est-ce que nos Ministres souhaiteraient aller se battre en Syrie, ou y envoyer leurs enfants ? Et n’est-ce pas d’abord pour ces derniers, à la fois ces jeunesses et ces citoyens en devenir, que nos choix doivent se déterminer, pour rattraper tant de nos erreurs, et s’impliquer comme si notre vie en dépendait dès aujourd’hui ou comme si ce qui est arrivé à Sébastien était « une bénédiction », « l’impression d’être né une deuxième fois »? Volonté à ne pas laisser inexorablement glisser entre nos mains comme la vie de cette femme auprès d’un urgentiste dépourvu, ou de nos forces de secours mises dans une situation sûrement extrêmement traumatisante.

Le cercle vertueux de la bio(dynamie)

Un documentaire « Le veau, la vache et le territoire » vient de voir démarrer sa diffusion sur les chaînes publiques.

A recommander vivement pour tous et toutes, enfants compris (*). Cela ne peut faire que des émules de voir ce paysan se « réapproprier » son métier. Paysans qui sont à l’avant-garde lorsqu’il s’agit de penser par eux-mêmes: disons-le clairement, ce sont les nouveaux vrais philosophes du cercle vertueux.

Des hommes près de la nature, cette grande bénévole génératrice de richesses dont on évaluerait la production à 2,5 fois le PNB mondial. Cette nature avec laquelle ces paysans travaillent, et qu’ils ont appris à écouter.

Une nature qui fait du bien, des hommes heureux de vivre pleinement, et qui donne donc à penser que le métier de paysan va en tenter plus d’un dès lors que les réseaux locaux de distribution assureront plus facilement leurs revenus. Et cela grâce aussi aux réseaux d’aides très développés sur l’exemple de ce département de la Loire-Atlantique dont est issu ce paysan, présent à Nantes lors d’une première diffusion du film, jeudi soir dernier au cinéma Concorde.

Bande annonce sur:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/documentaire-inedit-le-veau-la-vache-et-le-territoire-petit-precis-de-biodynamie-835321.html

Diffusions:

SAMEDI 21 NOVEMBRE 2015 À 15H20 sur France 3 Pays de la Loire, Bretagne, Haute et Basse Normandie, Paris Île-de-France et
Centre Val de Loire. (rediffusion le vendredi 27 novembre à 8h50).

MERCREDI 25 NOVEMBRE À 0H10 sur France 3 Pays de la Loire.

LUNDI 7 DÉCEMBRE À 0H10 sur France 3 (La Case de l’oncle Doc).

(*) A noter: ces images ou propos peuvent parfois heurter la sensibilité de  jeunes ou vieux politiques lorsqu’ils vont prendre conscience clairement non seulement d’une inutilité qui dépasse le cadre du déni, mais aussi qu’une bonne partie de l’avenir va devoir s’écrire officiellement sans eux par une relocalisation des pouvoirs dans des formes plus modernes de participation citoyenne locale.

NB: Un article lié au contenu du film: http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20150616.OBS0886/60-ans-que-l-agriculture-a-tout-faux.html

Ce documentaire n’est plus en replay mais il est possible de le retrouver  à: http://9docu.com/regarder-et-telecharger-le-documentaire-le-veau-la-vache-et-le-territoire-petit-precis-de-biodynamie-gratuitement/

Post Scriptum: Le terme biodynamie n’est pas à utiliser indifféremment du celui de biologique ainsi que cela est précisé au sein de la thèse Histoire de l’agriculture biologique : une introduction aux fondateurs, Sir Albert Howard, Rudolf Steiner, le couple Müller et Hans Peter Rusch, Masanobu Fukuoka. C’est aussi vivement contesté par d’autres sources reprises sur le Web. Le lien particulier et ancestral des paysans à la terre fait sûrement que cette question restera ouverte encore longtemps.

Informatique: l’enjeu n°1 de l’évolution des logiciels

Depuis les travaux sur la calculabilité dont on a reparlé récemment avec le film sur la vie d’Alan Turing, aucun résultat théorique d’ampleur n’est venu prendre la suite de ses travaux en matière de conception logicielle.
Cela a apparemment été difficile de convaincre de la possibilité de créer une machine, mais maintenant que cela fonctionne, la théorie a été abandonnée et aucune méthode logicielle n’est utilisée dans l’industrie.

Autant il existe une forme canonique pour une base de données avec Merise, autant un programme peut s’écrire d’autant de manières que l’on veut. Il existe bien des langages méthodologiques tels qu’UML, mais ceux-ci ne permettent en aucun cas de concevoir un logiciel étape par étape.
Le logiciel est donc dans cette contradiction de se vouloir être une industrie tandis que c’est du pur artisanat.
Les industriels, désormais beaucoup moins dirigés par des capitaines d’industrie que par des financiers, considèrent ainsi qu’il suffit d’allouer des équipes d’ingénieurs et que cela va se faire tout seul.

L’industrie, ce sont des cycles de développement très longs, typiquement de 15 ans, et le principal enjeu est en réalité de faire évoluer les logiciels plus que de les créer.
Cet enjeu de l’évolution des logiciels n’est pas considéré. Du tout. Et pourtant l’Informatique est une exception tandis que c’est un domaine où la conception pourrait évoluer très vite car le logiciel, n’est pas un matériel physique coûteux en ressources et main d’oeuvre, mais un contenu abstrait et malléable. Il n’est donc pas tiré parti de cette potentialité tout simplement parce que faire évoluer des conceptions en général subit la loi de mouvements conservateurs dont les enjeux politiques n’ont rien avoir avec ceux de la représentation.
Dans la réalité concrète, générer du code a donc très peu d’intérêt en égard à la capacité de faire évoluer un logiciel.
Des projets peuvent être paralysés quand bien même de forts enjeux économiques prévalent, et au bout de quelques mois de développement, jusqu’à 95% du temps employé par les équipes peut l’être sur des buts qui n’ont rien avoir avec les enjeux métiers spécifiques à l’industrie visée.

Cela donne une idée de la marge énorme d’amélioration du rendement à apporter dans le développement de logiciels. Dans de tels programmes en centaines de milliers de lignes de code, il faudrait pouvoir prendre des décisions rapidement, efficacement et savoir sur quels critères trancher entre plusieurs possibilités.
L’idée serait tout simplement d’exprimer à un niveau théorique les résultats validés par des expériences concrètes, d’aller beaucoup plus loin, et d’avoir les outils adéquats pour effectuer les travaux impliqués par des décisions sur la conception.
Il ne s’agit pas de rechercher le Graal en générant des logiciels à partir d’une expression de besoins, mais de travailler sur des enjeux d’évolution à la fois plus simples et beaucoup plus pertinents en égard aux besoins du monde du logiciel.
L’intérêt en est extrême d’un point de vue économique mais aussi dans notre manière d’appréhender en général les problèmes de conception sur le moyen et long terme afin de justifier les décisions prises à court terme.

Et cela aurait aussi un impact sur ces mouvements conservateurs qui bloquent plus généralement toutes les évolutions pour préserver leurs préorogatives, en explicitant à la fois des règles de conception ainsi que les détournements auxquels il faut veiller.

Potagers collectifs en ville: un circuit ultra court à Namur

A travers le monde, les pouvoirs publics sont amenés à proposer aux citoyens de la terre à partager pour y développer leur potager.

Potager partagé

A La Plante de la province de Namur, l’association belge rencontrée regroupe 35 membres avec un noyau dur d’une dizaine de personnes s’impliquant régulièrement pour faire progresser le projet et faire essaimer aussi bien ce principe que la culture du potager chez soi.

De nombreux citadins finissent par acquérir des maisons à la campagne comme pour Bruxelles où les personnes y travaillant rêvent de pouvoir avoir leur maison à la campagne. Une fois à la campagne, nombreux nourrissent l’espoir d’y réaliser leur projet de potager, mais au bout de quelques années, les difficultés ou échecs rencontrés viennent souvent à bout de leur courage.

Une volonté de partager

L’objectif de l’association, c’est donc cette volonté d’apprendre, de partager la connaissance et le savoir-faire, et donc aussi que les personnes n’abandonnent pas leur potager à la campagne une fois qu’ils ont déménagé à la campagne depuis la ville. C’est la lutte contre le « je n’ai pas la main verte ». C’est donc aussi le moyen d’apprendre de ceux venus découvrir sur place.

Vignes à partager

Au-delà de ces objectifs, il y a la recherche du jardin parfait et naturel, et aussi un inspirateur, Pierre Rhabi. Du point de vue des techniques agricoles, c’est de l’agroécologie et de la permaculture. Et parvenir à travailler et expérimenter en groupe le jardinage n’est pas si simple.

Par ailleurs, les potagers, ce sont souvent des « potes âgés », et un enjeu crucial est donc d’y faire venir les jeunes. Aujourd’hui, à ce potager collectif, contribuent autant de jeunes que de de vieux (qui sait dire aujourd’hui lorsque l’on est vieux ?). Clairement, les jeunes issus de milieux plutôt défavorisés sont peu enclins à quitter le monde de la malbouffe sans efforts ou questions à se poser. C’est révélateur d’un problème crucial de notre société, comme si, l’insuffisance de moyens financiers condamnait à mal manger, et même à méconnaître les alternatives à l’agriculture industrielle.

Il y a donc un enjeu de justice sociale pour que cet élan vers une agriculture saine ne soit pas simplement réservé aux classes moyennes supérieures. C’est dans l’esprit de l’association Paysans-Artisans qui se développe à partir de la Belgique.

La réalité de ces enjeux financiers à travers cette expérience de potager collectif, c’est qu’il peut y avoir peu de frais et peu d’investissements. A la base, le terrain a été mis à disposition à cette association selon un principe historique de partage en milieu citadin. Pour l’eau, les gouttières des bâtiment mitoyens d’une école permettent de la collecter dans des tonneaux réservés à cet effet. Un moteur est toutefois utilisé pour arroser en été.

Bien cuisiner: une motivation pour se faire plaisir

Et il n’y a pas de pertes. Une cuisinière de culture portugaise sait utiliser tout ce qui est cueilli et tout ce qui est semé, et rien n’est cueilli autrement que pour subvenir aux prochains repas. Lorsque la production est trop importante, le surplus va à Paysans-Artisans. Dans un grand carnet sont notés les travaux effectués et dans un second, les cueillettes.

Carnet de travaux

En fonction des deux années précédentes, un plan de rotation et d’association des légumes est constitué par un expert. Ce dernier enjeu de la répartition est clairement complexe. Le potager est ainsi représenté sur un plan avec ses différentes cultures.

Plan des cultures

La Phacélie est semée pour assurer les besoins en engrais verts, et particulièrement, l’azote. Laissée sur place, le gel hivernal la couche sur le sol qu’elle recouvre alors. Concernant les semences, une partie a été produite sur place. Tandis que l’humidité en Belgique succède de peu l’achèvement de la montée en graines, il peut être difficile d’éviter leur pourrissement.

Choux de Bruxelles
Un choux de Bruxelles

Les arbres présents sur place, dont notamment un imposant tilleul, ont été à prendre en compte pour les plans de cultures, tandis que leurs ombres joue sur la croissance des plantes.

Des liens et réseaux encore à tisser

Il y a des connexions avec d’autres association sans but lucratif – ASBL – telles que Nature et Progrès, moteur du Bio depuis plus de 30 ans et promouvant l’éco-construction. Avec déjà six potagers partagés déjà présents à Namur, l’idée est donc de continuer à propager ce principe du partage. Ce potager est toutefois le seul à être collectif et se baser sur ce partage au sens communiste du terme.

Le conseil d’administration est ainsi ouvert à tous et une vingtaine de réunions se font par an. Historiquement, le potager collectif était un principe promulgué par l’Eglise afin d’encourager au travail de la terre pour lutter contre la misère plutôt que de succomber à l’alcoolisme. Aujourd’hui, c’est clairement la transition écologique qui est l’enjeu.

Parmi les plus grandes satisfactions à organiser ce potager, il y a la redécouverte et ce plaisir formidable de jeunes à voir pousser la graine qu’ils ont plantée. Des échecs ponctuent aussi parfois le développement alors qu’il n’est pas toujours facile d’associer tous les acteurs locaux. C’est pourtant important, notamment lorsqu’il s’agit de favoriser les relations inter-générationnelles.

Et chacun aurait sa carte à jouer.

La technologie: « boule de crystal » de l’économie de demain

Avec 5 ou 6 ans d’expérience dans l’Industrie, il y a déjà beaucoup à dire sur les raisons qui nuisent à la réalisation des projets, à l’innovation, à la création d’emploi et au développement des entreprises. Après 20 ans d’exercices professionnels, cela devient des quasi-certitudes.

En Informatique, l’Etat et la Presse font souvent la part belle aux startups tandis que l’essentiel du marché de l’emploi est aux mains des intermédiaires que sont SSII. Les conséquences en sont dramatiques alors que ce phénomène perdure depuis déjà trop longtemps, menant à une situation caricaturale.

Plus de transmission du savoir-faire et particulièrement en matière de conception logicielle, ingénieurs mal payés et désappointés, turnover de 18 mois pour éviter le délit de marchandage, recrutement effectués par des personnes ne connaissant rien à la technologie, etc.

Dans l’Industrie en général, ce ne sont plus des capitaines qui dirigent comme autant de fers de lance de grands projets et d’inventions, mais des financiers interchangeables. Pourquoi investir sur 5 ou 10 ans dans des technologies radicalement innovantes tandis que l’on peut l’investir à court terme dans des projets qui peuvent rapporter en moins de 2 ans ?

L’essentiel du problème de l’emploi reste humain alors que ce sont de moins en moins des personnes compétentes dans le métier qui ont à prendre des décisions. Souvent justifiées seulement par l’idée de plaire au marché, ces décisions sont rares et provoquent encore plus rarement autre chose que des sentiments d’hallucinations chez ceux qui s’occupent de réaliser les produits, au coeur de la véritable valeur ajoutée.

Rank Xerox qui cède les droits de la future interface du Mac, IBM qui jette son activité modem avant l’explosion d’Internet, APC dont les projets de pointe sur les piles à combustibles furent jugés insuffisamment rentables à court terme, tout cela, ce n’est que peccadille par rapport à l’immense gâchis actuel. Gâchis que l’on retrouve, aujourd’hui, lorsque Alstom se rend compte qu’elle est incapable d’augmenter la fréquence des TGV sans qu’ils finissent tous par s’arrêter sur son simulateur sous les yeux de ses clients. Simplement parce qu’elle a sous-traité en Inde pour gagner quelques % sur les salaires. Après le rachat par General Electric, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, tandis qu’elle prétend pouvoir se payer des ingénieurs-pompiers avec ses grilles de rémunération.

Les salariés qui font humblement le travail sont de moins en moins reconnus et ne sont plus écoutés. Autant un ingénieur est formé et sélectionné scientifiquement pour affronter des problèmes, les résoudre par des solutions dont des preuves en établissent le bien-fondé, autant, dans le monde de l’entreprise, l’évolution n’a rien avoir avec des facteurs objectifs, et plus, avec les manipulations de bas-étage.

C’est donc une question de culture. Les français critiquent, sont très analytiques, trouvent les problèmes, mais ne disent rien face aux responsables et contre les manipulateurs, se plient aux mauvaises décisions, et une fois que les responsables ne sont plus faces à eux, perdent un temps considérable à appliquer de mauvaises décisions et à tout simplement, râler. C’est là notre France d’aujourd’hui.

Pourtant, avec les nouvelles technologies, notre société industrielle et de services a pourtant la capacité d’évoluer beaucoup plus vite. Et d’aller de l’avant. C’est ce que font les startups qui permettent par leurs rachats de faire évoluer les grandes entreprises françaises. Est-ce là bien suffisant et cela va-t-il pouvoir continuer ainsi ? Aujourd’hui, les meilleurs salariés ont clairement aucun intérêt à rester en France. Lorsqu’un contrat industriel en centaines de millions d’euros est soumis à la concurrence entre un industriel français et un industriel américain, leur rôle est pourtant déterminant. Et il en va de faire fonctionner des usines et de donner du travail à des centaines de personnes.

A l’inverse, la société américaine, beaucoup plus dynamique et énergique notamment dans les rapports humains, va beaucoup plus de l’avant, vers ces synthèses qui n’ont rien avoir avec le sens de compromis qu’on leur accorde en France.

Le décrochage a donc toutes les chances de s’accélérer dans ces grandes entreprises, même si heureusement, l’économie, ce n’est pas un examen mais un concours, et que l’on peut compter sur le fait que les autres soient plus mauvaises.

Sur un autre plan, au sein des secteurs primaire et associatifs, créer des emplois en France grâce à l’économie locale serait extrêmement simple. Car s’il ne suffit pas d’un mélange des genres pour passer à la synthèse, à l’inverse, une synthèse est par définition, un mélange des genres. Circuits-courts, métayages, développement des associations, création d’emploi peuvent se donner le change. Les technologies actuelles offrent énormément de possibilités pour développer des projet . Vous trouverez de tels exemples de projets à https://une-vraie-politique-pour-notre-pays.net/category/economie-locale/.

L’emploi et l’économie fonctionnent en cycles qui sont liés aux innovations. Chaque grande invention simplifie nos usages, démultiplie les possibilités de projets, et petit à petit, les problèmes apparaissent, trouvent de petites solutions, puis continuent à se multiplier jusqu’à une nouvelle grande innovation simplifie de nouveau en une nouvelle unité. Etudier la technologie, c’est donc avoir une sorte de « boule de crystal » pour y interpréter l’avenir à plus ou moins long terme.

Aujourd’hui, les technologies Big Data offrent des mécanismes de synchronisations des bases de données, des réplications partielles de ces bases directement et instantanément utilisables, des capacités de travail à plusieurs quel que soit l’état de la connexion Internet, et elles créent naturellement des réseaux WIFI par peer-to-peer. Bien loin de seulement permettre de travailler sur des très grandes quantités de données, elles annoncent clairement le fabuleux potentiel du travail collaboratif, de la relocalisation des données et de l’économie, en équilibre avec notre mondialisation.

Il y a donc quand même de bonnes raisons d’être enthousiaste pour participer à créer le monde de demain.

Et franchement, face aux financiers plus insipides qu’industriels, l’agriculture et les circuits courts, avec des paysans qui vous offrent le jaune et le rouge dans leur cave, cela a quand même des bons côtés de se sentir français !

Idées simples pour utiliser les énergies renouvelables dans le bâtiment

Lors de la construction d’un nouveau bâtiment, il est possible de tirer parti des ressources naturelles, ou de permettre d’en tirer parti plus tard.

Particulièrement, les vitrages peuvent être considérablement mieux utilisés afin de chauffer une pièce ou même constituer une énergie potentielle pour faire fonctionner des moteurs.

Voici quelques-unes de ces techniques qui seront expérimentées dans un local à construire (l’article sera détaillé et illustré au fur et à mesure, voir aussi Quelques idées pour la maison: construction et jardin):

  • Pour l’utilisation de l’inertie thermique:
    • Placer dans la dalle des gaines pour y faire passer de l’air et/ou de l’eau. Se renseigner sur le maillage afin:
      • de diviser les parcours pour mieux utiliser l’inertie,
      • et les réunir en faisant en sortie que les distances parcourues soient toujours les mêmes.
    • Faire passer sous les tuiles des tuyaux en cuivre en zig-zag afin de pouvoir chauffer de l’eau, ou la refroidir
    • Si vous possédez un puits, là-aussi amener des gaines pour l’air et l’eau afin de pouvoir utiliser l’inertie du puits.
  • Pour l’utilisation de l’énergie solaire: plutôt que de payer très cher vos fenêtres à double vitrage, il est possible de réaliser soi-même son « quadruple » vitrage. Cette idée est destinée à des fenêtres sans ouvertures dans le cadre d’une maison en surpression avec par exemple une ventilation double flux (à ce titre, une maison en surpression apporte un grand confort notamment dans les chambres où l’on ne se réveille plus en ayant mal au crâne en raison d’un air vicié).

quadrupleVitrage
Vue de dessus du quadruple vitrage – deux tuyaux en cuivre se situent en haut de la fenêtre ou servent de barreaux de protection

  •  Réalisation:
    • Le principe pour une seule vitre:
      • Se procurer des vitrages simples pour les encastrer dans la maçonnerie tout en permettant de les retirer si nécessaire.
      • Mettre un cadre constitué d’un rail en U en haut, à droite et à gauche de la vitre de sorte pouvoir y glisser la vitre grâce aux débattements.
      • En bas, placer un L dans la maçonnerie,
      • Placer la vitre dans les rails de droite et de gauche, puis remonter la vitre avec des cales dans le rail du haut.
      • Mettre des joints et/ou scotchs spéciaux pour éviter toute fuite d’air.
      • Puis placer un plan de travail devant la vitre en bas afin de cacher le joint apparent.
    • Effectuer le travail pour 3 vitres placées bien sûr en parallèle:
      • L’espace non pas de quelques millimètres mais de disons de 3 à 10 cm entre la vitre extérieure et la vitre du milieu va servir pour faire une véritable serre, voire même un four solaire. La vitre du milieu devra renvoyer la lumière vers l’extérieur. L’idéal serait même que la face intérieure de la vitre extérieure puisse renvoyer elle-même la lumière de sorte que la lumière réfléchie continuerai à effectuer des allers retours entre ces deux vitres. Cet espace reçoit deux tuyaux de cuivre pour chauffer de l’eau grâce à la chaleur de la serre. Ces tuyaux se situent en haut ou au milieu du vitrage afin de servir de barreaux de protection. Il y en a deux afin de permettre de réaliser un aller-retour.
      • La vitre du milieu est en réalité une vitre en double vitrage afin d’isoler les deux « serres ».
      • L’espace de 3 à 10 cm entre le double vitrage du milieu et la vitre intérieure sert non seulement pour isoler mais mieux encore pour chauffer ou rafraîchir l’intérieur du bâtiment:
        • pour chauffer le sol afin d’y stocker la chaleur
        • pour chauffer le bâtiment en utilisant l’air chaud venant directement de la serre extérieure, soit celui préalablement stocké dans le sol
        • pour rafraîchir en utilisant l’air frais venant du puits ou de l’air rafraîchi dans le sol
      • Enfin, la serre extérieure, si l’air y est bloqué, va monter en température, permettre d’obtenir une pression bien plus importante que la pression atmosphérique et donc aussi permettre de faire fonctionner des moteurs encore plus simples que ceux de Stirling. Il est à noter que le verre est très mauvais pour résister à la flexion tout en étant capable de résister à des pressions considérables comme dans les aquariums (en gros, mieux vaut éviter de mettre un coup de marteau dans un aquarium géant!).
      • Bien sûr, il faut prévoir des gaines étanches avec des entrées/sorties et pouvoir commuter les passages de l’une vers l’autre par des clapets dans une véritable chambre de commutation à l’image d’un switch informatique (cela peut donner bien entendu lieu à des expérimentations scientifiques très intéressantes en plaçant des capteurs et en programmant des embarqués).
  • Pour l’utilisation de l’air comprimé:
    • L’air pressurisé obtenu précédemment peut aussi permettre de faire fonctionner des outillages à air comprimé comme chez les garagistes ou, il y a plus longtemps, comme ceux utilisés dans les mines à charbon pour éviter les coups de grisou et limiter les problèmes d’aération. C’est donc aussi un moyen d’éviter les électrocutions. Autant donc en profiter pour faire passer des câbles pour air pressurisé.
    • L’air comprimé peut aussi être stocké. Lors d’une détente, il peut alors permettre de créer du froid.
    • Bien entendu, une éolienne est outil très intéressant pour obtenir de l’air sous pression.
    • Pour l’eau potable du puits: Nul besoin d’utiliser des pompes électriques pour tirer l’eau potable du puits. Une éolienne faite maison peut se construire pour quelques euros et c’est détaillé sur plusieurs sites. Après, pour réaliser la pompe activée par cette éolienne:
      • utiliser le principe d’une une vis sans fin
      • ou, plus facile encore, utiliser le principe d’une chaine à godets
      • Comme il n’y a pas toujours de vent, il faut bien sûr prévoir un stockage en hauteur afin de pouvoir fournir une pression suffisante, typiquement sous le toit d’un kiosque situé au-dessus du puits.
  • Pour l’eau afin alimenter les toilettes : Placer un réservoir sous le toit en réutilisant directement l’eau de pluie. BIen sûr, cela oblige à avoir un plafond solide pour 200 ou 300 litres d’eau. Typiquement, cela peut se faire dans salle d’eau squi est en général une des plus petites pièces. Un autre avantage d’avoir un plafond solide dans une petite pièce est de permettre d’avoir un lieu sûr où se protéger en cas de violente tempête. C’est le cas où Etats-Unis pour les tornades, tornades dont les fréquences augmentent considérablement en France.
  • Pour l’éclairage: les LEDs sont des diodes qui fonctionnent en très basse tension, non seulement, il est inutile d’acheter des modèles se branchant sur le 220v mais il est même possible d’utiliser une batterie rechargée mécaniquement comme c’est le cas des lampes LEDs à main.

Penser à utiliser des gaines sans COV (composants volatiles cancérigènes). Si vous n’avez que du PVC faire passer des plus grosses gaines que nécessaire pour permettre de passer par la suite des gaines souples sans COV.

Et bien sûr, tout cela fait faire des économies considérables à la construction (vu par exemple le prix hallucinant des fenêtres) comme à l’utilisation. Et surtout, cela permet de penser par soi-même car il serait temps d’aller plus loin que des solutions éculées bien compliquées. Pour rappel, les climatiseurs se basent sur la thermodynamique et le principe de Carnot expliqués il y a près de 200 ans.

Pallier simplement aux dangers d’Internet

Internet est un espace de liberté depuis toujours. Et il doit et il peut le rester, à condition que chacun y trouve sa propre liberté.

Au moins deux grands dangers relatifs à la censure menacent Internet et les personnes qui y naviguent.

  • Le fait de tomber sur des sites qui corrompent les valeurs propres à une personne adulte, ou qui perturbent profondément et à long terme un enfant dont la personnalité est en train de se construire.
  • Une censure pernicieuse organisée par les lobbys ou les Etats, y compris par des moyens de guerre électronique.

Dans le premier cas, cela peut aller jusqu’à des dérives graves exactement comme pour certaines personnes qui choisissent elles-mêmes de se faire interdire de casino tellement elles se savent incapables de résister à l’appel du jeu.

Pour autant, il est possible de résoudre ce problème simplement car il existe des outils pour que chacun puisse choisir sa propre censure, une censure sur mesure qui filtre les thèmes qui ne correspondent pas à ses choix.

La solution

Par définition, le Web est une toile constituée de liens. On peut partir d’une page d’accueil et accéder à d’autres sites par des liens, ou on peut entrer une adresse directement, ou surtout, trouver d’autres sites par un moteur de recherche.

Pour ce faire, les serveurs du Web ont des annuaires qui permettent de traduire une adresse humainement compréhensible telle que http://www.monsite.com en un numéro du type 211.256.128.002. Exactement de la même manière que le vieux bottin téléphonique où l’on recherchait le numéro d’une personne à partir de son nom.

Ce sont les DNS.

Pour être concret, voici précisément la solution technique avec OpenDNS pour les personnes disposant d’une box chez OVH Telecom. Le principe peut être reproduit simplement chez les opérateurs qui fournissent à chaque box une adresse Internet fixe (adresse IP).

Tout d’abord, il faut s’inscrire sur OpenDNS et choisir son filtrage. Deux adresses DNS sont précisées sur le site en bas de l’écran et il sera nécessaire de les copier/coller. Bien sûr, il faut choisir son filtrage sur le site (qui pour l’instant ne semble pas encore traduit en français).

Capture d’écran 2015-09-27 à 19.32.55

Après il faut vider le cache de votre navigateur afin que celui-ci ne garde pas en mémoire la partie d’annuaire qui a pu être recopiée en local.

Vider cache navigateur

Enfin, il faut se loguer sur le serveur de votre box en rentrant son adresse locale, typiquement http://192.168.1.254 pour les box OVH, et y recopier les adresses DNS précédentes du site d’OpenDNS.

Entrer les adresse OpenDNS

Et c’est terminé !

Bien entendu, une mesure politique très utile consisterait à promouvoir cette solution et imposer à tout opérateur de la rendre possible simplement.

Dans le second cas qui concerne les dangers d’Internet et de sa censure par manipulation politique de tout ordre, c’est plus difficile !

Le Monde: hors série « L’Histoire des Inventions »

Se procurer absolument ce hors-série sur « L’Histoire des Inventions » actuellement en kiosque et publié par « Le Monde ». Disponible aussi sur leur boutique en ligne.

Passionnant, sur des questions essentielles vues sous des angles différents, très bien écrit avec beaucoup de justesse par ses différents intervenants de plusieurs disciplines, à commencer par un historien-philosophe des Sciences, une historienne sur la mythologie, une archéologue, .. Et même sans avoir tout lu ! Et attention, car rien que ces premiers articles ou leurs cartes historiques ou statistiques rendent addictif !

A bientôt d’en reparler !

La censure et le prosélytisme des lobbys sur Internet

De nombreux sites proposent des articles et permettent de réagir aux opinions présentées. Ceux-ci précisent souvent que ces réactions sont modérées. Dans ce cas, écrire son opinion ne sera pris en compte qu’après que celle-ci ait été relue.

Il ne s’agit pas de modération au sens de l’Internet qui est depuis toujours un espace de liberté. Il ne s’agit pas de modération pour éviter les propos injurieux ou de toute autre nature susceptible de choquer les personnes. Il ne s’agit pas de suivre une charte de modération souvent absente de ces sites ni même de savoir en quoi celle-ci n’a pas été respectée lorsque son opinion n’a pas été publiée.

Il s’agit tout simplement de censure.

Une vraie censure comme dans tous les Etats à vocation totalitaire. Une censure qui est présente sur un très grand nombre de sites.

Un exemple frappant est celui de l’IFRAP et en particulier de son article sur les éleveurs français premier reçu après un abonnement à sa newsletter. Cet organisme est reconnu d’utilité publique et, par défiscalisation, il utilise indirectement le fruit des impôts collectés auprès des français.

Cet article explique qu’augmenter les prix pour remonter la marge des producteurs ne sert à rien car 10% d’augmentation ne suffirait pas. Quand on regarde les graphiques sur un article de francetvinfo au sujet de la crise des éleveurs, on voit pourtant que les marges baissent pour les producteurs et qu’une hausse de 10% dans les mains de ces derniers serait très importante. Dans les faits, cette solution n’aurait pas été appliquée correctement, et selon francetvinfo « la bataille est rude pour fixer les responsabilités de chacun des intermédiaires ».

Intermédaire: le mot tabou de cette officine libérale qu’est l’IFRAP est lâché.

Intermédiaires: ceux qui ne font pas grande chose et qui récupère le fruit du travail des autres.

La réaction proposée et qui a été censurée interpellait sur cette question des intermédiaires et la solution des circuits courts omniprésente dans les propositions alternatives. Censure, n’est-ce pas là pourtant mener « la politique de la poussière sous le tapis » dont parle cet auteur ? Voici ici reproduit le texte censuré:

Votre discours n’analyse que ce vous voulez bien analyser. Pourquoi ne parlez-vous pas des intermédiaires ?
Les intermédiaires sont cette catégorie de personnes qui n’apportent aucune valeur ajoutée et qui se prennent le « butin » du travail des autres. Il y en a de partout. Les marchands de viandes, voilà le nom que l’on donne par exemple aux SSII en informatique.
D’autre part, pourquoi ne parlez-vous pas des circuits courts ? Vous parlez comme s’il n’y avait qu’une solution possible ?
A ce niveau, c’est une omission plus que regrettable.
Des solutions simples, il y en a et elles consistent à aller vers une relocalisation de l’économie en trouvant d’autres moyens de distribuer les produits. Une solution est décrite dans cet article et les autres d’économie locale: https://une-vraie-politique-pour-notre-pays.net/2015/06/01/une-solution-associative-au-renouveau-de-leconomie-locale/
C’est simple à en pleurer, en voilà l’inconvénient. C’est-à-dire que tous ces grands penseurs cherchant des solutions compliquées, ils risqueraient de disparaître avec les intermédiaires. Plus c’est compliqué et mieux c’est pour prétendre que ce sont forcément des « élites » qui détiennent le pouvoir pour trouver des solutions, surtout lorsqu’elles sont incapables de comprendre les problèmes qu’elles se sont créés à elles-mêmes et surtout à nous, les citoyens qui en assumons seuls le prix fort.
Pourquoi ne pas s’intéresser aux idées d’ingénieur, de surcroît en informatique, qui passons notre temps à concevoir des solutions à des problèmes bien plus complexes que ces questions à deux sous ? Vous en trouverez suffisamment pour voir sous un jour nouveau notre société: https://une-vraie-politique-pour-notre-pays.net/
Avec les egos qui nous dirigent et qui s’attendent à ce que les idées ou pires, les solutions, viennent forcément d’eux-mêmes, nous risquons d’attendre longtemps et ce seront probablement les Etats-Unis qui les mettront en oeuvre les premiers, puis ensuite leurs entreprises qui viendront le faire en France après avoir déposé des brevets.  Notamment en matière de transports ainsi que vous en discutez aussi sur votre site tandis que des olutions existent: https://une-vraie-politique-pour-notre-pays.net/category/grands-projets/.
Une des réactions publiée sur ce site est impressionnante:
  • Par V… F… • Posté le 24/07/2015 à 01:58 Le raisonnement est parfaitement fondé.
    Toutefois, les contraintes environnementales ne sont pas issuees des seuls bureaux parisiens des administrations centrales. Les mises en cause de la France par la Commission en raison de la mauvaise qualité des eaux, notamment en Bretagne, ne cesseront pas simplement parce que le nombre des exploitants sera réduit.
    Il est enfin assez surprenant que personne ne s’accorde pour décider d’un relèvement significatif (de) ses paramètres autorisant les installations de jeunes agriculteurs que l’on précipite à la ruine, une fois épuisés les succédanés de fonds propres que sont les aides à l’installation.

Cela commence très fort: « Le raisonnement est parfaitement fondé ». Ouaouh ! Et la solution aux problèmes des jeunes agriculteurs, ce serait non pas de reconsidérer les pièges qu’on leur tend pour les asservir jusqu’à la fin de leur vie, non, il s’agirait d’éliminer ceux qui seront incapables de surmonter cette immense « bordel » créé par ces « élites ». Ceux qui s’octroient ainsi cette possibilité de « statuer sur la vérité effective de tel ou tel propos » pour reprendre leur style ampoulé.

Bref, c’est l’analyse: corriger un problème, en créer une dizaine de plus petits, mélanger le tout avec beaucoup de mauvaise foi et continuer à baigner dans l’incohérence en ayant des problèmes plus difficiles que celui de départ.

Après une recherche sur Google à partir du nom de cette personne qui n’a pas été reproduit ici, il s’agirait d’un membre de la Cour des comptes qui serait passé par l’ENA.

Ces « élites » sont formées pour continuer à faire vivre un système du passé et à s’entêter dans la complexité poussée à un point tel que son incohérence devait être une évidence (*). Il leur est donc impossible de comprendre que des solutions simples puissent fonctionner car cela les remettrait totalement en cause. Déjà qu’ils ont du mal à supporter l’idée qu’un Yanis Varoufakis remette en cause la manière dont ils s’habillent …

Dans quelques années, en espérant que des solutions simples et parfois radicales s’imposeront, de la dépression économiques on passera à la dépression des « élites ». Ce sera le moment de créer une cellule psychologique…

Lorsqu’il y a des solutions simples dont notamment celle proposée sur le maraîchage, c’est tout simplement parce que ce sont des solutions d’avenir. Qu’on se le dise.

(*) c’est toujours l’exemple des « experts » s’opposant sur la crise: restreindre le budget ou s’endetter pour investir de nouveau.

Post-scriptum: Après avoir écrit un courrier à l’IFRAP, le commentaire a finalement été publié mais sans les « liens » et après avoir reçu l’explication suivante:

Pour des raisons de sécurité, nous évitons de publier les commentaires qui contiennent trop de liens url. Votre commentaire a néanmoins été publié, sans les liens externes

Il ne reste aucun lien et ce texte et ce texte a ainsi été modifié en substance. Quant aux questions de sécurité, qu’ils aillent raconter cela à d’autres … Il est très simple de vérifier la dangerosité ou non de tels liens. C’est de l’obscurantisme.

N.B. Pour prendre conscience de ces questions d’indépendance à un niveau bien plus élevé, vous pouvez consulter cet article du Monde Diplomatique: http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/HALIMI/53932

Apprendre de ses erreurs: l’exemple de la Grèce

Un article économique et politique présente une alternative à la situation de blocage en Grèce:

http://fr.slideshare.net/DominiqueStraussKahn/150627-tweet-greece

« Apprendre de ses erreurs », « changer la logique », « trouver une nouvelle direction » et s’affranchir du « conservatisme »: quel beau programme ! Cela fait plusieurs siècles que des solutions s’offrent à cet enjeu de la dialectique.

Les experts économiques se divisent grossièrement en deux. Il y a ceux qui disent qu’il faut privilégier la réduction de la dette bien que leurs mandants politiques aient massivement endetté leurs pays afin d’obtenir un feu de paille de croissance et en tirer parti pour se faire réélire. Et il y a ceux qui veulent relancer la croissance quitte à profiter de la baisse du pétrole, et tout en nous disant que l’urgence écologique exige de faire des « efforts » pour diminuer l’usage des ressources naturelles et son impact sur la planète.

Qu’est-ce que cette incohérence dans ces systèmes économiques ? C’est effectivement une preuve évidente qu’il faut passer à autre chose.

Au début du 20ème siècle, les logiciens ont montré que toute théorie avait des propriétés indécidables, autrement dit, qu’il n’est pas possible de prouver qu’elles sont vraies ou fausses à partir des axiomes de cette théorie. Et que pour donner des réponses, il est dans la logique de faire évoluer la théorie. En d’autres termes, changer le système, non pas en en modifiant les paramètres, mais en le tirant vers le haut, vers à la fois plus d’abstraction et plus de simplicité. Un système bien conçu qui divise la complexité et rend caduques les complication accumulées.

La modernité nous donne la capacité de faire changer la société mais les politiques pensent toujours de la mêne manière que lorsque nous n’avions pas les moyens technologiques et donc la capacité d’évoluer rapidement.

Historiquement, les efforts progressistes ont toujours été d’autant plus contrecarrés par le conservatisme que les enjeux relevaient de solutions à long terme. Le conservatisme, c’est-à-dire le moyen de préserver le pouvoir dans un paradigme donné. Car un politique ne va permettre de faire progresser des alternatives susceptibles de remettre en cause son propre système et donc son pouvoir.

Alors, année après année, décennie après décennie, siècle après siècle, l’histoire se répète. Aujourd’hui, nos politiques jouent aux devinettes avec un ordre des choses qui les dépasse. Un problème, une petite solution. Dix nouveaux petits problèmes, dix autres minuscules solutions. Bien entendu, bon nombre d’entre elles sont déjà contradictoires. Et ils s’entêtent même si la réalité s’évertue à causer ces nouveaux problèmes et à les faire fuir devant l’insuffisance de leurs solutions. 

La base de la dialectique, c’est de voir que des problèmes pris ensemble se donnent parfois la solution l’un de l’autre. Et que, comme au jeu des devinettes, ces politiques pourraient se surprendre à dire: « oh, j’y avais pas pensé mais c’était trop simple ! ». 

Trop simple, oui. A condition que le champ de la pensée ne soit pas trop réduit par la spécialisation.

Pendant que le temps passe, nos politiques sont toujours convaincus que seule peut triompher une complication inouïe inaccessible au grand public comme à eux. A titre d’exemple (même si ce n’est pas forcément le plus juste): qui, aujourd’hui, est capable de créer une entreprise en ayant un interlocuteur unique, et non un avocat, un expert-comptable, des experts en financement, en fiscalité ou de Pôle-emploi dans son rôle pour la création d’entreprise ?

La circonstance aggravante, c’est l’ego. Dès lors même qu’il se trouve être l’élu, un représentant considère qu’il détient la vérité sur tout et que le fait du prince est son privilège. Bref, une divinité dans une société laïque.

De part leur formation issue du même moule, les politiques ne savent pas véritablement penser parce que l’essentiel d’entre eux n’ira jamais réellement travailler, jamais expérimenter quoi ce soit dans la vraie vie, celle là-même qui s’étend au-delà des caissons étanches des pouvoirs face aux citoyens. 

Alors pour ce qui en est des questions de la représentation et de la logique, ils se contentent de réduire la science à un simple outil, tout en se gavant d’une technologie dont ils ignorent les savoir-faire et enjeux profonds en matière de représentation.

Face à cette science des sciences qu’est la métaphysique, et avec cet handicap d’une absence d’expérience dans le monde réel, ces politiques ignorent et sont intellectuellement exclus de la distinction de Kant sur les jugements analytiques et synthétiques: ils ne savent pas ce qu’est réellement la synthèse. Sans écouter, ni lire pour prendre en considération, ni écrire pour répondre, ce sont les véritables analphabètes d’aujourd’hui. 

Sont-ils allés voir le récent film sur ce mathématicien, père de l’informatique, mort en nous abandonnant là où nous en sommes encore plus de 60 ans après ?

Résoudre des problèmes économiques graves, c’est impérativement simple. Résoudre des questions de pollution, c’est tout aussi simple. En résoudre des deux sortes en même temps, alors cela se doit, par synthèse, d’être encore plus simple dans une abstraction à la fois innovante et de plus haut niveau. Et il y a donc obligation à passer à autre chose, de lancer d’autres modèles de société, et de bénéficier de la technologie pour nous y aider plus que jamais.

Il est temps de faire de la politique, non pas pour se faire élire, mais pour lancer de vrais projets. Et que nos ingénieurs ne soient plus bridés pour bidouiller sur les conséquences de nos erreurs plutôt que de fournir des solutions totalement nouvelles.

Dans le papier de cet économiste, la réalité de cette artificielle complication est clairement démontrée. Bien sûr, cet homme n’a pas le choix et il lui faut étayer et en imposer sur la forme pour accorder le meilleur crédit à ses propos. Mais globalement, ce qui est dit dans ce texte devrait pouvoir l’être en quelques mots dans un monde moderne: bloquons leur dette et laissons les Grecs résoudre leurs problèmes; ils ont le courage de ne pas se laisser faire par les organismes extérieurs, alors prenons-les au mot, et qu’ils soient courageux chez eux tout leur offrant de les accompagner.

Et tout en espérant que les egos ne soient pas surdimensionnés au point de s’aveugler quant aux équilibres à respecter dans les décisions à prendre.

Le premier projet à lancer pour sauver notre planète

C’est en discutant avec un ancien d’Airbus au sujet des avions à décollage vertical que j’ai repensé à ce film de Luc Besson, le 5ème Elément.

On y voit une ville futuriste aux voitures volant et se croisant en 3 dimensions, dans les airs, au milieu des buildings.

Retenons-en un instant le principe pour imaginer ce que que serait une ville comme Paris dans quelques années avec des voitures autonomes.

L’usage exclusif de taxis et voitures autonomes

Pour y parvenir, les constructeurs automobiles français produiraient des voitures hybrides essence/électrique à conduire classiquement mais aussi capables d’être guidées par GPS et sans conducteur. L’idée, c’est que ces voitures autonomes soient plus que de simples véhicules de test. L’idée, ce serait qu’il n’y ait plus que des véhicules de ce type au sein des grandes agglomérations. Dès qu’une voiture hybride franchirait l’entrée d’une ville comme Bordeaux ou Paris – ou de son centre ville dans un premier temps -, un système de régulation informatique prendrait le contrôle.

En fonction de sa destination et de l’heure d’arrivée souhaitée – urgente, professionnelle, rapide, croisière, touristique ou détente pour discuter -, d’autres personnes seraient potentiellement accueillies sur le chemin, en plus ou moins grand nombre.

Comme ces voitures seraient obligatoirement électriques, la pollution disparaîtrait dramatiquement. Et leur nombre important décroîtrait pareillement en raison d’un partage massif de leurs utilisations.

Dès qu’un conducteur arriverait à destination, sa voiture serait rechargée dans la station la plus favorable et pourrait être sous-louée pour servir à d’autres personnes. Le soir, ce conducteur la retrouverait au même endroit ou après un changement de voiture sur le chemin de sa destination.

La réduction du traffic et de la pollution

Avec un bien meilleur taux de remplissage des voitures, l’utilisation automatisée d’itinéraires de délestage, l’optimisation du trafic avec des feux à la fréquence adaptée, il n’y aurait plus de bouchons non plus. Il y aurait ce contraste de voitures roulant beaucoup moins vite tout en voyant leur vitesse moyenne augmenter considérablement puisque le trafic serait plus fluide. Plus jamais l’automobiliste attendrait à un feu s’il n’y a ni piétons sur le passage clouté ni véhicules empruntant la voie perpendiculaire.

Du coup, il y aurait moins de risques pour les piétons et les feux réagiraient avec plus d’efficacité à leurs demandes.

Les bénéfices indirects sur la vie quotidienne

C’est tout d’abord la santé qui y gagnerait à la fois par absence de pollution provoquée notamment par les particules fines mais aussi par un mode de vie considérablement amélioré et incitant sans prise de risque aux déplacements verts à pieds et en vélo.

Et il y aurait aussi une autre conséquence: il n’y aurait plus de vols dans les villes. Comment en effet dévaliser une banque avec une voiture dont un système informatique a le contrôle et peut décider à tout moment de vous déposer devant le commissariat le plus proche ? En terme de sécurité, il y aurait aussi un impact énorme tandis que les véhicules pourraient relayer des informations sur d’éventuels dangers de manière coordonnée en les transmettant au même système informatique de contrôle.

Cela rendrait obsolète le contrôle du suivi de certains règlements puisqu’ils seraient respectés de fait: non seulement les vitesses de circulation mais aussi l’usage des parcmètres ou les priorités de stationnement pour les handicapés. Il serait toujours possible de se garer puisque l’éventuel surplus de voitures issues de l’extérieur de Paris resteraient dans les parkings relais, où à peine descendu de voiture, le conducteur pourrait reprendre une voiture autonome l’emmenant dans la ville. Il n’y aurait donc plus à payer pour le stationnement. Ce principe d’utilisation de voitures partagées aurait les possibles exceptions nécessaires, notamment pour les artisans qui ne peuvent qu’utiliser leurs véhicules professionnels.

Quant aux véhicules prioritaires tels ceux de SAMU, ils pourraient aussi rejoindre très rapidement les hôpitaux tandis qu’un algorithme spécifique du système informatique gérerait à cet effet les flux concurrents de voitures.

La ville du 21ème siècle

Mais le plus gros impact serait sur la transformation de la ville. Sur l’exemple des lignes ferroviaires, la plupart des rues seraient en simple voie. A ceci près qu’elles pourraient être empruntées dans les deux sens. Selon sa longueur, au point médian entre deux carrefours, chaque rue pourrait avoir une zone de croisement et/ou de parking, un peu comme pour une gare de train située sur une ligne de chemin de fer à voie unique. C’est le système informatique qui permettrait à la voie à tout moment d’être dans un sens ou dans l’autre selon par exemple qu’il s’agit d’un début de journée ou d’une fin de journée. Avec le grand nombre de places de parking devenues inutiles et la disparition d’un grand nombre de double sens dans les rues, les villes deviendraient des paradis pour les cyclistes et les piétons.

Et les bords d’immeubles pourraient même accueillir les petits potagers dont se sont mis à rêver les citadins. Tandis que les effets du changement climatique commencent à se faire sentir, le remplacement d’un pourcentage conséquent de béton au sein des villes par un sol naturel participera à fixer l’eau dans le sol, diminuer l’impact des inondations lors de pluies torrentielles, capter la chaleur, rafraîchir l’atmosphère grâce aux arbres et végétaux, commencer à restaurer une flore et une faune locales avec notamment de nouvelles espèces d’oiseaux aux habitats rendus de nouveaux possibles, etc.

En réduisant le niveau d’eau atteint lors des intempéries, il deviendrait aussi possible de diminuer le seuil des trottoirs, voire même de les faire disparaître, et ainsi de transformer radicalement la vie des handicapés et personnes âgées ou malvoyantes.

Quant aux travaux de voirie, il ne serait plus nécessaire de casser à grand fracas de grandes surfaces en béton. Et ils seraient considérablement simplifiés, voire rendus inutiles tandis que la capacité des réseaux d’eaux pluviales pourrait être diminuée ainsi que celles des eaux usées au moyen d’espaces de phyto-traitement agrémentant les jardins sur le même principe que pour les piscines naturelles.

Un nouveau vivre-ensemble sur les déplacements

Avec les économies que ce système engendrerait par son optimisation drastique de l’usage des voitures, les métiers de taxi tels que nous les connaissons seraient sans doute voués à disparaître mais d’autres emplois et services seraient créés. Rompant avec l’individualisme des voitures, des minibus autonomes d’une dizaine de personnes, déjà commercialisés en 2014, pourvoiraient aux trajets les plus empruntés dans la ville. Et un accueil sur ces déplacements plus ou moins longs serait un élément important afin d’effectuer des animations ou offrir des services. Par exemple, il pourrait être imaginé que l’augmentation considérable de la proportion de bus publics et le confort de conduite liée à la régulation puissent permettre d’offrir des services publics au sein même des bus. Ainsi, non seulement, il serait possible de ne plus avoir de voiture mais aussi de solliciter la réponse à un besoin. Cela pourrait être par exemple, de retrouver la la commande pour ses courses ou une livraison.

La fluidité du transport serait telle que le confort dans les déplacements serait considérablement amélioré. Certains de ces bus pourraient ainsi avoir une fonction de restauration intégrée permettant à la fois de déjeuner tout en se rendant sur son prochain lieu de rendez-vous. Lors d’événements, des navettes seraient affectées dynamiquement aux maillons importants du réseau afin d’éviter les files de voitures. Du fait des économies considérables en paiement de parking, du temps gagné et du partage de ressources, le coût des transports serait considérablement abaissé.

L’enjeu de la sécurité des personnes

Du fait de la gestion de l’ensemble des véhicules, il n’y aurait plus de risques d’avoir un accident ou de retrouver sa voiture abimée par une personne qui l’aurait empruntée puisque c’est le même système informatique qui se charge de la conduire. Et en connaissant donc les positions de tous les véhicules à tout instant.

Contrairement aux projets de voitures autonomes où les véhicules sont gérés individuellement et sans logique commune, gérer des taxis autonomes est non seulement considérablement plus simple mais surtout réalisable, ce qui n’est clairement pas prouver dans le cas des voitures autonomes.

Reste les enjeux de sécurité vis à vis des piétons: les systèmes de détection développés pour les voitures autonomes seraient utilisés, les feux réagiraient beaucoup plus rapidement aux demandes des piétons et le système informatique éviterait par construction les incivilités particulièrement en s’arrêtant aux feux et respectant les vitesses. Evidemment, un ordinateur ne boit pas d’alcool. D’autre pat, dans un monde connecté, on peut imaginer qu’en cas de situation de détresse, les portables des personnes présentes à proximité puissent lancer des alertes. La personne à la place conducteur resterait vigilante et pourrait intervenir en cas d’urgence soit en déclenchant un arrêt d’urgence de son véhicule, soit en reprenant le contrôle du véhicule. Même lors d’un tel arrêt d’urgence, le système informatique aurait la possibilité d’intervenir auprès des autres véhicules pour gérer la situation, voire faciliter l’arrivée de secours en cas d’accident si malgré tout cela survenait. La sécurité serait sans aucun doute meilleure qu’aujourd’hui vis-à-vis des piétons, mais les accidents resteraient possibles.

Les conditions juridiques pour y parvenir

Pour que cela soit faisable, il faudrait simplement faire voter une loi qui amène les constructeurs automobiles à réserver une place pour un module optionnel au sein de chaque véhicule afin de lui permettre d’avoir une conduite autonome. Module qui deviendrait obligatoire jusqu’à renouveler un nombre suffisant de véhicules citadins y compris en proposant des incitations fiscales. Ce nombre critique serait bien moindre que celui de tous les véhicules roulant en même temps dans Paris, et bien sûr à l’exclusion de ceux garés qui ne servent à rien… Ces véhicules hybrides devraient être pourvus d’une boite de vitesse et d’un système de freinage régulés par électronique. Quant aux véhicules polluants, ils resteraient en périphérie et le covoiturage autonome et automatisé garantirait de réaliser les trajet souhaités.

Quant aux solutions de nos gouvernants, il serait temps de les oublier: la circulation les jours pairs ou impairs selon sa plaque d’immatriculation, éliminer le diesel après l’avoir incité pendant des décennies, ou encore interdire les véhicules anciens dont la plupart ne polluent probablement pas plus que les neufs. Tous ces beaux dossiers prioritaires pourraient être recyclés en papier brouillon. Nul besoin non plus d’attendre que Google lance un tel projet pour nous en France avec sa voiture autonome.

La faisabilité technique

Développée il a plus de 30 ans essentiellement par des ingénieurs et élèves-ingénieurs de la junior-entreprise d’une école bordelaise, un système de synchronisation des feux  fut et reste très démonstratif sur le sujet, et depuis bien longtemps. Pour convaincre les prospects lors de démonstrations à Bordeaux, ceux-ci étaient invités près des quais de la ville, et devant eux, le système de régulation était débranché et les bouchons se développaient, avant bien de rebrancher de nouveau la supervision et de voir les flux automobiles redevenir réguliers, et convaincre de futures villes utilisatrices.

A l’avenir

Avec l’exigence écologique qui s’impose à tous, il s’agirait bien là d’une évolution majeure dans la prise en compte du défi de la pollution, de l’emprise des routes en ville, la réintégration d’espaces verts sur des rues passant de deux voies à une mais aussi la possibilité de plus d’échanges et d’innovations sociales.

Une solution associative au renouveau de l’économie locale

Un problème unique est souvent bloquant. Deux problèmes considérés séparément, c’est décourageant. Alors une multitude de problèmes pris séparément et c’est le sort qui s’acharne.

Les problèmes qui nous tombent dessus ne sont pas dus au seul hasard, et effectivement lorsqu’un problème résiste, un second problème n’est pas bien loin et se présente sans plus tarder. Ce dernier pourrait être vu comme un indice supplémentaire de la solution à trouver. Pourtant, on s’entête souvent derrière des solutions éculées, les problèmes deviennent plus grands encore, les réponses plus compliqués et on se bute face à une implacable réalité. Comme pour une devinette, la véritable solution nous glisse entre les mains. Jusqu’à ce que de la mise en commun de la multiplicité des indices surgisse l’unité, celle de l’idée puis d’une véritable synthèse. Et effectivement, comme pour une devinette, on s’écrie, « je le savais, c’était trop simple » !

L’avenir est à ces solutions simples. En voici une qui, par construction, remet en cause les divisions verticales et artificielles de notre société pour mutualiser horizontalement les enjeux et fournir des solutions unificatrices.

Il s’agit de mettre en commun au niveau local les enjeux des associations, l’économie des producteurs, et le transport des marchandises à destination des professionnels et des particuliers.

Aujourd’hui, les parents ne savent pas toujours comment emmener leurs enfants pour leurs activités sportives ou ludiques, et cela les oblige à des allers-retours parfois pénibles voire rédhibitoires. Quant aux producteurs locaux, il ne leur est pas simple de vendre aux particuliers sans passer par des intermédiaires coûteux.

Le principe, c’est de proposer de venir chercher les enfants chez eux, les emmener sur leurs lieux d’activités et de les raccompagner. Et l’idée, c’est que, pendant la journée, le transporteur sera allé chercher les commissions de manière groupée.  En sortant de la camionnette devant la maison de chaque enfant, le conducteur déposerait les commissions sur le pas d’entrée, et l’enfant n’aurait plus qu’à les déposer dans les placards et frigidaires de sa famille.

Bien sûr, il faut jouer un minimum le jeu, et un montant minimal de courses par semaine doit être prévu pour rentabiliser l’affaire. L’opportunité, c’est de saisir l’occasion pour que le livreur puisse déposer les colis dans la maison, en faisant d’une pierre deux coups et d’éviter d’avoir à téléphoner ou à revenir comme il le fait communément.

En fait, cela ne se limiterait pas aux enfants, chaque adulte pourrait être ainsi emmené jusqu’à son local associatif et en profiter pour discuter avec ses connaissances ou copains.

Les producteurs participeraient en donnant une marge bien plus faible que celle accordée aux intermédiaires, d’autant que les pertes liées aux méventes ne se poseraient plus autant.

Une gestion informatique permettrait de proposer les ventes, gérer les commandes, synchroniser les calendriers, optimiser les déplacements. Cela serait plus économique pour le consommateur, et moins de temps serait perdu à se déplacer individuellement.

En passant à une véritable intercommunalité, cela permettrait aussi de mettre en commun des producteurs à une échelle un peu plus importante et de permettre plus facilement de se rendre à une association située sur une autre commune.

Et cela ferait gagner du temps aux parents, de la consommation d’essence, ce serait bon pour la planète et très convivial de se retrouver tous ensemble dans un mini-bus. Cela créerait surtout du lien.

Une solution plus élaborée a été décrite par la suite dans un autre article.

Enfin, pour en revenir aux devinettes, c’est parfois difficile de trouver la solution. Mais, au jeu du ‘ni oui ni non’, pour quelqu’un qui donne toute son énergie à vous aider, c’est encore plus désespérant ! Finalement, plutôt que de crise économique, pour notre planète, ne serait-il pas plus adapté de parler de dépression écologique ?

Une solution pour devenir agriculteur-maraîcher et en vivre

Cet article est une solution proposée pour être agriculteur-maraîcher aujourd’hui, bien gagner sa vie et vivre autrement, mais pleinement, ce métier indispensable à la vie de chacun d’entre nous. Et je la soumets au débat.

Voici une liste de problèmes qui se posent à un maraîcher pour gagner sa vie:

  • la rafle des intermédiaires et leur position dominante
  • la contrainte de devoir produire beaucoup pour diminuer ses charges d’exploitation
  • les conséquences d’une certaine forme d’industrialisation du travail amenant à l’utilisation de produits chimiques pour rationaliser au maximum les méthodes de culture tout étant dangereuse pour le consommateur comme pour le producteur
  • la contrainte de devoir constamment s’aligner avec la concurrence nationale voire internationale qui n’a pas forcément les mêmes contraintes.
  • le fait de devoir être subventionné ou financé par des organismes qui vous fixent des contraintes drastiques,
  • la mondialisation et le fait de voir ses prix soumis à la spéculation sur les marchés financiers,
  • le coût du transport et des emballages,
  • le gâchis des grandes surfaces qui diminue indirectement la marge des agriculteurs,
  • la vente de fruits et légumes cueillis à l’avance et pas au meilleur moment pour le consommateur,
  • le coût écologique induit par les transports et le déplacement des clients jusqu’aux distributeurs qui, en se raréfiant, augmentent encore à la distance pour le consommateur, typiquement jusqu’aux seules grandes surfaces,
  • l’absence de contact avec le consommateur, le vrai client final de l’agriculteur, et de son retour sur les produits,
  • le fait pour le client de devoir prévoir la bonne quantité de fruits et légumes à acheter sous peine d’en gâcher une partie, à ne pas oublier de les peser dans les étalages lorsque ce n’est pas en caisse,
  • l’impossibilité de vendre certaines espèces non réglementées et le manque de goût de bien des produits tels que les tomates.

Alors des solutions apparaissent et s’orientent vers les circuits courts. Il y a ainsi les paniers au sein d’AMAP, la vente directe, ou encore des solutions de regroupement de producteurs qui tirent parti des technologies Internet.

Cela continue à poser des problèmes tel que le manque de liberté dans ses choix pour le consommateur, le coût à distribuer directement ses produits malgré la suppression des intermédiaires, ou encore les marges commerciales des sociétés permettant des regroupements. Il y a la difficulté à se faire connaître pour ces producteurs et le fait que ces solutions puissent se développer à grande échelle et entrer dans les moeurs. Tout le monde ne fait pas de ses achats des actes militants telle une vraie lutte contre un « système » dont pourtant les français, ceux qui sont sur le terrain des difficultés de notre pays, ne veulent plus à une majorité évidente.

En France, on a maintenant du pétrole mais on n’a plus d’idées ?

Alors voici une solution simple qui résout l’ensemble de ces problèmes, peut fournir du travail, participer à développer une agriculture à taille humaine et favoriser d’autres méthodes de culture. Pour cela, avançons d’un an dans le temps que je vous raconte la vie d’un agriculteur-maraîcher au quotidien.

« Le maraîcher dont je parle n’a plus forcément de grandes terres à lui. Il s’est mis à son compte sans avoir à faire de gros emprunts. Par contre, il a tout de même du matériel et surtout, beaucoup de savoir-faire. Habitant dans ma petite ville à la campagne, toutes les semaines, il se rend jusqu’à ma maison et passe par le portail menant à mon jardin. Et il oeuvre à s’occuper de mon potager et de mes arbres fruitiers. Il n’est pas bien grand mon potager, une centaine de mètres carrés, et c’est lui qui s’occupe de tout ou presque. C’est quand même à moi d’arroser mon potager le soir. Et parfois aussi chez mes voisins quand ils sont en vacances. Un peu comme mon maraîcher qui s’occupe justement aussi de leur potager, et profite des portes que nous avons placées sur nos haies mitoyennes.

Alors le soir, plus besoin d’aller au magasin pour prendre une salade et j’ai le plaisir d’aller la cueillir dans mon jardin. Ce que j’aime aussi c’est que mon maraîcher maîtrise le calendrier: non seulement, j’ai une idée de quand mes fruits et légumes seront à cueillir mais en plus je peux bénéficier des cultures de mes voisins et des autres clients de mon maraîcher. Quand mes haricots verts sortent tous en même temps, je les partage avec mes voisins et réciproquement. Le soir, c’est donc aussi le plaisir de retrouver des tomates de mes voisins car chacun d’entre nous s’amuse à choisir sa propre espèce et c’est un plaisir d’en découvrir de nouvelles chaque année.

Cela a changé ma vie et aussi mes relations avec mes voisins. Et pas seulement à la fête des voisins et de son concours des meilleurs fruits et légumes. Il y a plus de partage. Au lieu des murs qui nous séparaient, nous avons mis des haies et participé à récréer de la biodiversité. Au départ, implanter ces haies, c’était simplement dans le cadre de la permaculture adoptée par notre maraîcher. Ainsi, toutes les tailles de ces haies mais aussi de nos fruitiers et autres arbres, servent d’engrais une fois qu’elle ont été broyées. Recouvrir les sols de broyas limite ainsi l’arrachage des mauvaises herbes et préserve l’humidité des sols.

Ces haies nous ont aussi permis de faire des portes pour faciliter le travail du maraîcher qui n’a plus besoin d’avoir nos clefs de maison. Avec mes voisins nous avons désormais d’autres idées pour profiter de notre mitoyenneté: au centre commun de nos 4 parcelles, on a ainsi l’idée de faire un poulailler commun ainsi qu’une éolienne pour notre électricité.

Mais surtout, avec ces techniques de maraîchage qui laissent loin derrière la productivité de l’agriculture intensive, 2000 mètres carrés suffisent à nourrir 20 familles de notre petite ville de campagne (*) et à donner un bon salaire à notre maraîcher. Alors il n’y a plus un mois qui passe sans qu’un nouveau maraîcher s’installe dans notre commune grâce à une plateforme associative nationale mettant, c’est le cas de le dire, le pied à l’étrier.

Cela me fait sourire de penser que mon maraîcher est devenu prestataire de services. Et il utilise la plateforme logicielle à laquelle j’ai participé, au sein d’une communauté open-source fournissant des solutions libre de droit pour l’économie locale. C’est grâce à cette plateforme que nous réalisons nos échanges entre voisins pour bénéficier des cultures des autres et éviter de perdre des surplus. Je peux ainsi réserver des légumes chez mes voisins et retrouver mon panier le soir déposé dans mon jardin par notre maraîcher.

Par ailleurs, l’association nationale, dont fait partie notre maraîcher, nous assure de sa solidarité en cas de catastrophe naturelle et de la perte de nos récoltes. C’est le seul cas où les différentes instances départementales de cette association font se déplacer des camionnettes avec une partie des récoltes de chaque potager pour faire de grandes distances. C’est comme on dit l’exception qui confirme la règle. »

Voilà. C’est juste l’idée, toute simple. Trop simple ? Il suffit de regarder la liste des problèmes évoqués au début de cet article pour réaliser que ceux-ci n’auraient pu lieu d’être. Et aussi d’envisager de recréer localement un nombre considérable d’emplois.

Ceux qui lisent ces lignes et veulent en débattre peuvent aussi aider à en faire un vrai projet. Un projet libre fournissant une solution détaillée, le moyen d’acquérir le savoir-faire et les outils informatiques. Et pour développer la solution et bénéficier des contributions libres d’une communauté à développer. Mon email: laurent@wyje.fr

(*) Plusieurs sources font état de tels résultats. Il s’agit notamment de la Ferme du Bec Hellouin. Sur le même thème, on peut consulter On-peut créer 600-000 emplois dans l’Agriculture, ou approfondir sur Terre de liens.

Des salariés pour reprendre leur société

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/aim-vers-sauvetage-310-600-postes-19-03-2015-201140

Qu’enfin des personnes qui connaissent parfaitement le métier et les rouages de leur entreprise puissent participer aux décisions de leur propre entreprise, tout en prenant leur part de responsabilité y compris financière, serait un (nouvel) exemple à suivre de près et à encourager avec la plus extrême rigueur. Y-a-t-il un seul salarié d’une grosse société hors PME qui ne soit pas à se lamenter devant l’absence de décisions de bon sens qui libèreraient la productivité de son équipe pendant que des dirigeants éloignés des réalités du concret cherchent à grappiller 1 ou 2‰ sur les salaires ou les investissements nécessaires pour relancer ? Etre salarié ou associé, ce n’est pas du tout la même relation, alors bonne chance à ses salariés. Le courage et le métier ne leur font certainement pas défaut, et quant aux vraies solutions, ils les connaissent sûrement depuis plusieurs années. Y’a-t-il une seule grosse boite où cela ne soit pas le cas ?

Le tournant inachevé de l’Histoire: « The Imitation Game »

Un film sur la vie du mathématicien Alan Turing est sorti au cinéma et y est encore diffusé.

Ce qu’il y a de magique dans ce film, c’est qu’il montre à l’évidence que la vie d’Alan Turing est un peu comme un ultime code qu’il nous aurait laissé pour nous permettre de déchiffrer l’histoire des quelques dizaines d’années qui ont suivi sa mort jusqu’à notre monde d’aujourd’hui et peut-être de demain … Monde dont il a été le pilier théorique de l’Informatique.

Alors, quoi de mieux que de faire un dessin pour s’expliquer ? Et qui plus est, à l’aide d’une des plus belles formes de dessin mathématique que sont les fractales. Une courbe de Mandelbrot que vous aurez tout loisir de dessiner au hasard avec un logiciel tel que XaoS:

Fractale

Le propre d’une fractale, c’est que lorsque l’on y regarde de plus près – en zoomant -, on retombe sur la forme de départ. Pour autant, un seul changement sur les conditions initiales de la suite mathématique et l’image peut s’en trouver radicalement transformée.

Et la vie d’Alan Turing semble continuer à se reproduire telle une fractale. De cette intuition géniale d’un homme pour renverser une situation désespérée, que reste-il si ce n’est les manipulations des politiques, l’exclusion de ceux qui sont différents, la discrimination, la jalousie de ceux qui ne supportent pas de voir leur médiocrité remise en cause, la détermination d’un groupe pour remporter technologiquement une guerre, ou encore le travail acharné d’équipes pour sauver une entreprise (article de ce blog)  à travers les choix aberrants et les mensonges de ses dirigeants ? A haut niveau, dans une vision macroscopique et diluée de notre société et jusqu’au drame microscopique et concentré d’un adolescent exclu par sa différence sexuelle. Comme si notre quotidien restait soumis au même destin que celui de Turing. Un destin inachevé en raison d’une histoire d’amour non conforme ? Il n’aurait donc pas réussi à contrer cette loi de causalité, celle qui fait que certaines conditions initiales ne pourraient être surmontées qu’au prix d’efforts surhumains ? Telle une erreur d’un millième de degré dans l’axe de lancement d’une fusée pour mettre un satellite en orbite géostationnaire.

Et quelle plus belle preuve apportée par la machine de Turing que celle de l’indécidabilité algorithmique de certaines propriétés dans les théories mathématiques pour faire suite aux travaux de Gödel (*) ? Tous les jours, les économistes s’opposent radicalement dans leurs solutions sans pouvoir établir leur point de vue. Le message on ne peut plus clairement exprimé par le problème de l’indécidabilité, c’est que la théorie doit être renouvelée et fortifiée avec de nouveaux principes qui permettront de donner un sens aux questions sans réponse. Jusqu’à ce que de nouvelles questions se posent et nous entraînent plus loin, dans une nouvelle et véritable synthèse bien loin des compromis pratiqués par nos politiques. Et selon une simplicité anarchiste qui ne pourra que déroger à la connivence de ton, cette forme structurante de censure qui s’installe lorsqu’un système est figé et ne vise qu’à en protéger les ressorts de croissance lorsque ceux-ci ne sont plus que des étaux.

S’il y a bien une chose que l’on accorde aux mathématiciens, c’est bien de reconnaître une même structure dans des problèmes qui n’ont rien à voir a priori. Alors est-ce que Turing a réussi ce qu’il voulait entreprendre ? Ou est-ce qu’il y a eu échec et est-ce que nous sommes soumis au même problème aujourd’hui ? Y’a-t-il un rapport avec la dialectique et les problèmes de notre pays discutée sur ce blog,  dans la même mesure que l’interprétation des programmes structurés d’informatique qui se représenterait elle-aussi comme une fractale ?

Comme si les vrais réformateurs se faisaient des clins d’œil à travers les siècles à la mesure du destin d’Alan Turing dans la lignée de celui d’Evariste Galois, mort en duel à vingt-ans en laissant des écrits à la veille de sa mort. Travaux utilisés de notre temps avec la cryptographie, décisive contre Enigma, et qui le seront encore pour longtemps.

Ce qui est sûr, c’est que ce film est un bel hommage à ce mathématicien qui après Pascal et sa machine est un des pères de l’Informatique d’aujourd’hui dont il a apporté les fondements théoriques (y compris pour les portables et autre facebook !). En résumé, notre confrère informaticien pour l’éternel.

Vous trouverez quelques articles sur le même sujet dont celui du journal Le Monde qui cite des propos révolutionnaires: « des notions comme la tradition et les usages, le rang, l’âge, les diplômes et autres détails superficiels étaient ignorés : seule importait la faculté de penser ».

(*) La preuve de ce théorème s’étudie en Théorie des Langages et est d’une simplicité déconcertante: l’apprentissage de cette théorie constitue  vraiment un grand moment …

Ingénieurs informatique en France: une profession en danger, une économie bridée jusqu’à l’asphyxie

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L’exemple d’une prestation logicielle

C’est par une anecdote que je commencerai cet article. Celle d’une mission pompier pour un sous-traitant de Alstom.

L’objectif de cette mission était de corriger un problème dans le simulateur des lignes TGV. Il y avait un besoin nouveau de la SNCF qui est de pouvoir programmer à forte fréquence des TGV sur une même ligne, et il se trouve que lors des démonstrations sur le simulateur, inéluctablement, les TGV finissaient par s’arrêter les uns après les autres.

Et sans que la cause réelle soit identifiée. Trois possibilités s’offraient au vu des discussions auprès d’Alstom: – corriger le problème, – retirer des sécurités, – refaire le simulateur. C’est l’existence des deuxième et troisième possibilités qui révélait le plus l’ampleur des dégâts.

Ce simulateur avait été sous-traité il y a une dizaine d’années à la SSII qui offrait cette nouvelle mission en 2014. Ce simulateur avait alors évolué en tierce maintenance applicative selon les besoins métiers exprimés par le client. Jusqu’au jour où Alstom a décidé de délocaliser en Inde l’évolution et la maintenance de ce simulateur. Plusieurs années plus tard, le logiciel est devenu impossible à maintenir, et le logiciel est revenu en France. Malheureusement, les ingénieurs qui développaient ce simulateur au sein de la SSII étaient partis à l’exception peut-être d’un seul, et il fallait donc trouver quelqu’un, un ingénieur, pour intervenir et solutionner le problème. D’où la mission pompier sur ce logiciel qui bien entendu, et comme cela fût confirmé, était devenu une usine à gaz plus qu’un simulateur de TGV.

La réponse des « grands dirigeants du numérique » aux enjeux de la qualité

La politique financière

Dans bien des entreprises, les vrais problèmes ne sont pas résolus et les bonnes décisions ne sont pas prises. Et donc tôt ou tard, il y a un plan social ou des licenciements boursiers. Le principe machiavélique suivant est issu de cas réels :

  • s’endetter et investir pour finir de développer une technologie, ne pas attendre d’en récolter les fruits pour équilibrer les comptes,
  • invoquer la nécessité d’un plan social,
  • se débarrasser de la masse salariale ayant développé les produits,
  • déléguer en tierce maintenance applicative l’évolution et la maintenance du produit réalisé,
  • faire tirer parti aux dirigeants du fruit du travail des ingénieurs qui ont été virés et à qui ils doivent leur place à la tête de l’entreprise, en s’octroyant prime et augmentation de salaire,
  • imposer des normes type CMMI aux sous-traitants en matière de documentation et d’uniformisation des processus de développement,
  • une fois cette normalisation acquise délocaliser en Inde ou en Chine, et augmenter encore artificiellement les bénéfices de l’entreprise,
  • s’octroyer une retraite chapeau et préparer sa succession avant de prendre les voiles,
  • manipuler encore un peu les comptes en revendant les technologies avec les filiales situées à l’étranger,
  • critiquer le gouvernement sur le manque de flexibilité du monde du travail,
  • donner sa démission à titre d’exemple, et recommencer ailleurs à participer à ces tournantes de l’économie qui violent les intérêts de notre pays.

Et bien sûr faire demander tout au fond de la hiérarchie à un ingénieur pompier – un expert – de réparer un problème devenu inextricable.

La réalité des ingénieurs à produire la véritable valeur ajoutée

Cette histoire et l’explication qui s’en suit correspondent au modèle de bien des grandes entreprises en France dirigées par des financiers incompétents dans les métiers de l’ingénierie sur lesquels ils prennent des décisions. J’entends par là que quand bien même on aurait un diplôme d’ingénieur pour savoir ce qu’est un projet, encore faudrait-il avoir exercé sur le sujet. C’est le premier problème. Le second, c’est que le fait d’avoir un très grand salaire ne signifie pas pour autant qu’on le mérite ainsi que le croient ces dirigeants qui sont débarqués à la tête des grandes entreprises françaises.

La réalité concrète, c’est que les ingénieurs sur le terrain, dans la réalisation de la véritable valeur ajoutée de l’entreprise, passent leur temps et énergie à se battre parfois désespérément pour faire au mieux au milieu des choix et conditions aberrants qui leur sont imposés de toute part.

La logique du court terme et le contre exemple d’Apple

Pendant que ces mêmes financiers essayent de grappiller 1 ou 2‰ d’économie sur les salaires ou sur les composants des produits plutôt que faire le boulot d’un entrepreneur qui consiste d’abord à trouver les solutions à de nouveaux besoins, les ingénieurs développant les produits perdent au bas mot 80% de leur temps sur des problèmes que ces entreprises se sont créés à elles-mêmes.

La principale raison est cette logique court-termiste de la finance. C’est-à-dire qu’il faut tirer au maximum sur l’existant sans le faire évoluer au fur et à mesure. Il existe pourtant un contre-exemple fameux qui est celui d’Apple. Je ne parle pas de l’exemple de son ancien dirigeant et de son pull à col roulé mais bien de son système d’exploitation  : il évolue régulièrement et certains composants sont petit à petit écartés jusqu’à devenir obsolètes, et des ruptures majeures sont aussi effectuées.

Car c’est d’abord cette logique court-termiste qui fait entrer l’informatique de ces sociétés dans un cercle vicieux où l’on ne fait que corriger les problèmes du choix erroné précédent. La deuxième erreur, une fois qu’ils se rendent compte que plus rien ne peut être tiré de leur usine à gaz, c’est de lancer un nouveau développement en jetant l’existant et sans savoir concevoir un produit puisqu’ils ont arrêté de faire pratiquer la conception logicielle pendant toute la durée d’évolution et de maintenance du précédent.

Des technologies et des algorithmes métiers voient quand même le jour, mais le quotidien des projets industriels en matière de conception logicielle, cela reste la préhistoire.

L’embolie provoquée par le système français des SSII

Et le pire, c’est que cela ne risque pas de s’améliorer.

En effet, il y a une deuxième raison qui consiste en un véritable fléau de l’informatique en France: ce sont les SSII.

Quand on connaît leur importance en France en terme d’emploi, cela peut sembler invraisemblable. Et pourtant, je ne connais aucun ingénieur, ni n’ai jamais entendu parler d’aucun ingénieur heureux à l’idée de travailler dans une SSII après quelques années. Ce n’est pas compliqué, il suffirait de faire une enquête en prenant les annuaires des écoles d’ingénieurs en Informatique et de demander l’avis de ceux ayant au moins 5 ans d’expérience.

Et alors ? Pourquoi cela fonctionne quand même ?

Parce que l’économie, c’est une compétition et pas un examen. Si c’était un examen avec l’exigence d’un niveau minimal, il n’y aurait quasiment plus que des startups et quelques R&D à faire de l’informatique en France. Et heureusement pour les grandes entreprises, c’est une compétition où l’on peut compter sur le plus faible niveau des autres. Et on peut aussi compter sur les sociétés leaders sur le marché international pour racheter tout ce qui bouge, vendre à pertes pour tuer la concurrence, ou essayer de reprendre ou ne pas hésiter à tuer les produits innovants tout en récupérant les clientèles qui n’ont alors plus ni le choix de leur fournisseur, ni de produits dès lors de piètre facture.

Le principe des SSII

Rappelons le principe suivant d’une SSII: vous prenez un ingénieur, vous le présentez à un client final pour un entretien d’embauche, et ensuite vous ne le revoyez plus, ou au pire tous les 3 mois pour un entretien « qualité » afin de s’assurer de la poursuite de la mission. Mais pendant les 1, 2 ou 3 ans du projet, vous lui ponctionnez 60% de sa rémunération. Simple, non ?

Avec le numérique en France, faire de l’argent facile, c’est un jeu d’enfant.

Une mafia qui fait sa loi même à l’APEC

Et cet argent facile a toujours été un eldorado pour les voyous, et cela donne illusion et fait illusion. Au point que même les services de l’APEC ont été vérolés et ne permettent plus de trouver une offre d’emploi sans filtrer les offres des SSII.

Pour autant, cela devrait être possible mais la configuration n’est pas prise en compte:

APEC: configuration

Et vous vous retrouvez avec une centaine d’offres dont aucune ne semble émaner d’autre chose que d’une SSII.

Difficile d’échapper aux griffes de ces SSII ?

Etre SDF en SSII

Alors qu’est-ce qu’un ingénieur en Informatique dans une SSII ?

La réponse, c’est simple: au bout de 4 ou 5 ans, c’est un SDF, et au bout de 8 ans, c’est un clochard.

En effet, lorsque vous n’avez pas d’autre choix sur le marché de l’emploi que de passer par une SSII, vous devez bien vous y résoudre. La première chose, c’est que vous allez être mal payé. La première mission pourra être intéressante mais ensuite vous n’aurez plus guère le choix que d’aller où l’on vous demande. En cas difficulté sur le marché, les SSII d’envergure nationale, enverront leurs ingénieurs de Paris à Lyon, et leurs ingénieurs de Lyon à Paris, et les licencieront sans état d’âme s’ils refusent, histoire d’épurer un peu et de toucher une prime supplémentaire. Parce que c’est légal: la convention du syntec qui régit les clauses des contrats de travail prévoit en effet la fameuse clause SDF de mobilité nationale. Bien sûr, ce syntec qui est censé représenter la profession ne comprend aucun mais alors aucun ingénieur à sa tête mais essentiellement des commerciaux. Après, si la SSII choisit de ne pas virer l’ingénieur, elle le place en inter-contrat avec surtout l’obligation de ne rien faire, ni de se former, ni de travailler sur un projet, mais de s’ennuyer le plus possible afin d’être prêt à accepter la mission même la plus inintéressante possible.

Le but est clairement de faire un maximum de pognon sur le dos des ingénieurs. D’ailleurs, on ne parle pas d’ingénieurs dans le milieu, mais de « presque à terre de sévices ».

L’ambiance

Chez le client final, ces prestataires de services sont considérés comme des salariés de seconde classe. Ils n’ont qu’un écran, parfois de bureautique à la taille petite inadaptée au développement logiciel. Leur machine est sous Windows Vista (sic) et il leur sera très difficile d’obtenir une barrette mémoire supplémentaire. Bien sûr, eux, leurs chaises n’auront pas d’accoudoir car le confort, c’est fait pour ceux qui s’endorment sur leurs lauriers. Et si le projet est externalisé au sein de la SSII, l’ordinateur dernier-cri foudre de guerre, il n’ira pas à l’ingénieur ayant besoin d’une machine à la hauteur de sa rapidité de réflexion, non, il ira au commercial pour faire sa bureautique. Vous n’imaginez tout de même pas un commercial bien sapé avec un iPhone, une voiture allemande et un ordinateur portable dont le ventilo se met en route chez le client parce qu’il commence à chauffer au moment de noter le prochain rendez-vous trois mois plus tard pour le suivi chez le client d’un de ses ingénieurs ? Les ingénieurs resteront avec leur bagnole d’occasion qu’ils adorent réparer eux-mêmes et un PC forcément d’occasion lui-aussi.

La déception des ingénieurs et l’immense gâchis

Mais un ingénieur qui a fait math sup/math spé, il a le moral et est habitué à travailler dans des conditions difficiles. Alors, il se débrouille pour rêver à de nouvelles technologies. En ce moment, tout le monde parle du Big Data et d’un marché énorme, alors ils s’intéressent aux bases de données NoSQL de FaceBook ou Google par exemple. Effectivement, les grandes entreprises sont au taquet: elles vont développer des POC (Proof Of Concept) pour lesquelles des offres de stages se trouvent sur le Net. L’ingénieur lui, il se fabrique son réseau domotique en programmant des Arduino. Et puis, il est passionné par l’innovation en général et les énergies renouvelables. Alors, comme il n’a pas les sous, il construit ou fabrique lui-même. D’ailleurs, il rénove sa maison lui-même.

Dans les deux cas, il en aura plein le dos: soit parce qu’il ne supporte plus de travailler en SSII, soit parce qu’il se sera chopé une hernie discale en travaillant chez lui. Ce n’est pas un cas particulier, c’est courant.

Et dans les deux cas, la misère n’est pas bien loin. Soit parce qu’il perd son travail, ou pire, parce qu’il se soumet.

La clochard-attitude

Parce que qu’est-ce que c’est qu’un clochard ? C’est quelqu’un qui vit d’aides et d’un peu de charité, dans la précarité et avec des problèmes d’alcool et qui renonce à chercher un travail. Mais, il y a pire que cela, c’est qu’une fois l’hiver arrivé, il refuse de suivre les services sociaux qui lui propose de l’amener jusqu’à un lieu d’hébergement. La raison en est qu’il refusera toujours qu’on lui arrache la seule chose qui lui reste pour donner un sens à sa vie: la misère elle-même qui le fait exister dans le regard que les autres daignent porter sur lui.

Et l’ingénieur en informatique s’habitue à cet état de fait. La déception puis la colère s’estompent et chacun commence à raconter ses expériences pour amuser la galerie, voire même mourir de rire. Comme celle d’une externalisation où il a passé son temps payé par le client final à ne rien faire, à attendre désespérément d’avoir quelque chose à se mettre sous le clavier. Jusqu’au prochain jour de recette chez le client, où le commercial revient vers l’équipe en ayant négocié les nouvelles exigences du client de sorte de leur annoncer la bonne nouvelle: vous n’aurez rien à faire les gars !

En poste chez un client final avec tous les problèmes que l’on rencontre, un trentenaire n’ayant jamais travaillé que dans une SSII, vous déclarera face à un projet en déroute que l’on ne peut rien faire pour faire passer les bonnes décisions. Et puis, au milieu du temps passé à attendre après les différentes moulinettes de compilation, migration, transfert de version, ou livraison qui constituent son rythme de travail alors qu’elles devraient être parfaitement inutiles, il se réjouira plusieurs heures par jour à jouer sur son téléphone portable. Et il aura raison, car en voulant travailler sur plusieurs choses en parallèle, toujours en attente, il se déconcentrera au milieu de la complexité des inutiles complications. Et le client se surprendra à entendre des réflexions du style: « ah, tu n’as pas le moyen de tester ton code, cool, tu vas pouvoir faire de la m… ! ». Mais jusqu’où est-ce de l’humour ?

L’enjeu de la transmission du savoir-faire

D’autre part, il a été écrit dans le marbre qu’un ingénieur est fini dès 40 ans. C’est son âge de péremption. Bien sûr, cela ne résulte d’aucune étude et le fait que ce ne soit pas du tout le cas en Californie ou dans certaines grandes entreprises plutôt performantes comme Schneider Electric n’éveillera pas le soupçon d’une habile manipulation. Et la boucle est bouclée. Dramatiquement. Sans échange entre personnes de différents âges, le transfert de compétences ne s’effectue plus. Il ne s’effectue plus, non pas depuis quelques années, mais bien depuis près de 15 ans ! Et certaines technologies de l’embarqué dont celles qui font l’interface entre le hardware et le software en souffrent cruellement. Pire encore, le développement en C/C++ qui correspond à une quantité gigantesque des logiciels à maintenir sont des technologies qui ne sont plus (assez ?) enseignées.

Depuis longtemps, le transfert de compétences était une condition sine qua non à assurer et cela explique les situations catastrophiques que l’on rencontre depuis plusieurs années y compris, voire même surtout, chez des « leaders » mondiaux. En l’état actuel, les entreprises se rendent compte les unes après les autres qu’elles ne peuvent plus maintenir leurs logiciels. Et elles sont en train des les abandonner, et tentent de les refaire souvent de la pire manière. A savoir sans tirer parti du logiciel existant qu’elles ne comprennent plus et sans s’assurer de savoir concevoir une nouvelle application.

La conception logicielle: une discipline artisanale guidée par l’expérience et par aucune théorie

Pour ces questions d’évolution ou de maintenance, les choses sont en train de changer aux bénéfices des seniors de ces technologies qui pourraient s’imposer dans une mesure probablement incomparable avec celle des anciens du Cobol en l’an 2000. C’est pourtant sur un autre sujet que ces ingénieurs expérimentés apporteraient justement leur plus grande valeur ajoutée.

Et il s’agit des questions de conception.

C’est-à-dire de la clef de de voûte angulaire des logiciels pour laquelle il n’existe aune méthode et où c’est l’expérience qui, pour l’instant, prédomine. Par exemple, on peut déterminer une forme canonique pour une base de données avec la méthode Merise. Mais aucune méthodologie ne permet de réaliser un logiciel en étant guidé étape par étape. Il n’y a que des langages méthodologiques pour représenter la conception des logiciels ou aider à vérifier que les besoins des utilisateurs finaux sont couverts par ces logiciels.

Sauf que le problème d’un ingénieur senior, ce n’est pas tant son coût, mais bien qu’il voit clairement les problèmes. Ce qui n’est ni dans l’intérêt des SSII qui aiment berner les jeunes ingénieurs, ni forcément du client final pour des questions pures de politique interne et d’intérêts de personnes. Un ingénieur senior ne va pas forcément rentrer dans le chou. Mais il aura du mal à s’empêcher de rigoler quand on raconte n’importe quoi, et de le tourner en dérision: on peut contraindre un ingénieur à ne pas faire correctement son travail, mais pas le priver de faire une bonne blague.

Encore que.

La seule véritable solution pour les passionnés d’informatique: les startups ou l’exil

Dans l’état actuel des choses, le conseil que je donne pour un jeune ingénieur est de réaliser des projets passionnants dès sa scolarité en visant à intéresser des startups ou de jeunes entreprises de pointe en publiant ses résultats sur un blog ou sur Github et autres communautés open-sources.  Et du coup de pouvoir à tout moment se casser de France et aller, par exemple, aux Etats-Unis !, ou en Angleterre, dont le marché de l’emploi n’est absolument pas aux mains de sociétés de consultants, bien au contraire.

Il faut aussi veiller à vérifier la réalité du marché que va manipuler le lobby français des SSII afin d’abaisser encore les salaires des ingénieurs. Jusqu’à ce que les politiques s’interrogent sur le fait que plus personne ne veut être ingénieur en France, que le niveau baisse encore, ou que les cerveaux partent systématiquement à l’étranger. Peut-être alors que l’on fera des mesures incitatives ou réglementaires, des mesures de quota sur la répartition dans les différents métiers ??!! Jusqu’où va-t-on descendre ?

A mon sens, s’il n’y avait qu’une seule règle d’or à respecter pour faire ses choix personnels, ce serait de préserver sa capacité à penser par soi-même, de s’assurer d’avoir à la fois l’autonomie et une marge de manoeuvre suffisante pour aller de l’avant et se mettre dans une démarche d’innovation dans la technique, et pas seulement.

Même Axelle Lemaire en témoigne, et même s’il lui a fallu un quinquennat pour cela: ce sont les « innovateurs qui ne participent pas aux structures instituées ou aux lobbies (…) qui créent de l’emploi aujourd’hui. Ancrés dans le territoire, et la tête à l’international.« 

Une loi pour aider à la transition vers une autre forme de contrat de travail

Il y a pourtant une solution aux problèmes que constitue cette réponse artificielle que sont les SSII au problème de flexibilité du travail.

Derrière le délit de marchandage, il faut bien comprendre que les SSII travaillent dans l’illégalité, car, si j’ai bien compris, nos lois s’opposent à ce que l’on revende le travail d’autrui sans y apporter la moindre valeur ajoutée, comme c’est le cas lors de la régie, la réalisation de prestations avec obligation de moyen au sein des locaux du client final.

Entre ombre et lumière

La solution consisterait à créer un nouveau contrat de travail et à le dédier aux ingénieurs informatiques. Il serait possible de l’étendre, mais autant un ingénieur est sélectionné et formé pour apprendre à apprendre et à évoluer, autant ce n’est pas forcément le cas de tout le monde. Il faudrait donc le restreindre à certains métiers.

Ce contrat, ce serait le contrat de projet à durée indéterminée. Il s’étendrait de 3 mois à 5 ans et serait non renouvelable. Une prime de 3 mois serait systématiquement donnée. Un préavis de 3 mois devrait être respecté, et dès lors qu’il est signifié, un montant de 1 mois de prime serait versé au salarié, la date d’émission de cette somme faisant foi (afin d’éviter un préavis constant). Cela lui permettrait de faciliter sa recherche d’emploi et 3 journées ou 6 demi-journées par mois seraient réservées pour cette recherche. Le fait de prévenir six mois à l’avance permettrait à l’entreprise d’avoir une exonération partielle de charges sur la prime. L’exonération de charges sur cette prime serait complète pour un contrat de 5 ans. Les deux derniers mois du montant restant de cette prime seraient bloqués sur un compte épargne pendant 5 ans, sauf en cas de chômage non indemnisé ou de projet de création d’entreprise. Ces trois mois de prime assureraient aussi un trimestre de cotisation pour la retraite. Le salaire versé à ces salariés devrait être en moyenne au moins 10% supérieur à ceux des salariés de l’entreprise pour un poste équivalent.

Un tel contrat aurait un impact direct massif sur l’économie française alors que le numérique est un moyen essentiel de création d’emploi ainsi que notre ministre de l’Economie le promulgue. Il y aurait une flexibilité saine et les entreprises ne paieraient plus très cher des SSII qui font tout pour leur pomper de l’argent au vu de leurs intérêts personnels.

La possibilité d’injecter massivement dans l’économie des technologies de demain

Il y aurait aussi une autre conséquence tout aussi dramatiquement positive: ce serait l’injection massive de pouvoir d’achat dans ce qui constitue la véritable matière grise française. En conséquence, plutôt que d’employer cet argent à acheter des bagnoles allemandes ou des iPhones à des commerciaux et aux sangsues du high-tech, il y aurait un redéploiement de ces sommes vers les centres d’intérêts des ingénieurs, à savoir: les énergies nouvelles, la domotique, l’impression 3D, la rénovation d’habitat, …, et bien sûr, la création d’entreprise. Parce qu’il n’y a pas un ingénieur qui ne pense à créer son entreprise quand il voit l’inefficacité avec laquelle son temps est employé.

Et plus jamais on ne verrait parmi nos meilleurs ingénieurs ou développeurs se retrouver en congé maladie parce qu’ils ont voulu faire eux-mêmes ce qu’ils n’avaient pas les moyens de faire faire par des artisans aux outils et méthodes spécialisés.

Quand finira l’imposture ?

Un ingénieur en régie ne travaille pas dans une SSII, il travaille pour le client final, et la SSII n’est qu’un intermédiaire. Les SSII travaillent dans l’illégalité pour les cas de plusieurs dizaines de milliers d’ingénieurs. Il est temps qu’une loi vienne régulariser leurs situations face à cette véritable clandestinité où il leur est interdit de discuter directement des problèmes avec le client final ou de faire évoluer leurs propres positions.  Il s’agit de s’affranchir du travail en cachette où l’ingénieur a le devoir moral d’éviter à la SSII et au client final de s’exposer indéniablement au délit de marchandage.

Une loi qui doit permettre au salarié de la SSII de reconvertir son contrat au sein de la SSII en un nouveau contrat de projet au sein du client final. La SSII ne devra garder que son rôle réel d’apporteur d’affaires qui ne justifie en rien les 50% de marge qu’elle se fait au bas mot sur le dos des ingénieurs et des clients finaux, industriels ou groupes du tertiaire. Un apporteur d’affaires dont l’intervention, et il serait temps de le dire, n’a rien de comparable avec le travail complexe nécessaire pour réaliser ou mettre en oeuvre une technologie. Quant aux inter-contrats, qui les paye ? Les SSII ou Pôle Emploi ? Il faudrait faire des statistiques au vu du nombre d’ingénieurs qu’on se débrouille pour virer à la fin de leur mission.

Cessons enfin de faire des lois ou de laisser détourner des lois pour des enfants gâtés qui s’attendent à ce que tout leur tombe tout cuit dans le bec.

Une autre solution encore plus simple

Un métier dédié au service n’est pas l’apanage des prestataires informatiques mais aussi d’autres professions et particulièrement des auxiliaires de vie dans le cadre de services aux personnes. Et le travail de ces auxiliaires se fait au sein d’association loi 1901. Imposer aux SSII la transition vers structure similaire serait une solution très intéressante et aux conséquences sans aucun doute bien plus bénéfiques à l’économie et aux ingénieurs.

Liens sur d’autres retours d’expérience

Vous trouverez à http://www.developpez.com/actu/66714/L-enfumage-des-SSII-retour-d-experience-d-un-developpeur-sur-l-embauche-des-SSII/ le retour d’expérience d’un de mes jeunes confrères qui par chance s’en est très bien sorti et dont voici la conclusion:

« Pour finir le salaire et les conditions proposés par la « vraie boite » (concrètement, un salaire 3,7k au-dessus du salaire moyen de mon école, 5,7k au-dessus du plus gros salaire proposé en SSII, et 10k au dessus du plus bas salaire proposé, avec une prime annuelle qui peut atteindre l’équivalent d’un mois de salaire, et sous convention métallo, dans une boite en province) Ces expériences ont fini de me convaincre que les SSII étaient vraiment des marchands de viande, pour rester poli… »

Un autre blog https://ploooooc.wordpress.com/ parle avec humour de ce qu’est la vie d’un consultant. Un article sur rue89 http://rue89.nouvelobs.com/2010/11/19/etudiants-ingenieurs-gare-a-la-presta-face-cachee-du-metier-176607 parle de cette situation et est issu du blog http://petitpresta.blogspot.fr/p/2-fonctionnement-dune-boite-de-presta.html dont notamment http://petitpresta.blogspot.fr/p/3-entourloupes-classiques.html. Se trouve aussi sur ce site un témoignage de la détresse qui envahit les débutants en entreprise avant de réaliser qu’ils vont de voir composer avec la bêtise et les caprices des enfants gâtés des SSII: http://petitpresta.blogspot.fr/p/5-references-reglementaires.html.

En cherchant « marchand de viandes » sur Internet, il y a aussi Les SSII: « des boites à viande » et L’assassinat lâche des ingénieurs par les SSII, avec des points de vue en commentaires tels que:

A peine je viens de commencer mon job depuis une semaine que je me prends cette réalité en pleine gueule. Une seule chose me vient à l’esprit: Tout ça pour ça ?? Prépa maths sup, grande école pour ça ?? Limite j’en chiale.

La différence entre l’image que j’avais de l’ingénieur (…) et la réalité est horrible. Le monde, ou tout du moins la France n’a pas de futur comme ça. Ingénieur, c’est devenu banal. Certains RH te diront que tu ne vaux pas plus qu’un BTS qui a plus d’expérience que toi.

Encore une fois, tout ça pour ça ?

ou:

La même pour moi .. Grande école pour pouvoir faire de ma passion un métier enrichissant (intellectuellement tout du moins) … et prends ça dans la gueule.  Fuyons mes amis, fuyons 🙂

Il y a aussi: La pénurie d’ingénieurs en France ? Bullshit …, ou Le monde des SSII (plutôt « soft »).

Sans oublier sa définition très « littéraire » à ne surtout pas manquer: http://www.languefrancaise.net/Bob/24253.

Enfin, à http://fr.wikipedia.org/wiki/Activit%C3%A9s_informatiques_en_France sont détaillés les chiffres d’affaires réalisés par les SSII dont il faudrait aussi faire évaluer le gâchis phénoménal.

Au gouvernement, ils commencent peut-être à se douter qu’il y a un souci: http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-si-paye-de-l-etat-346-meteuro-pour-une-valeur-d-usage-nulle-60217.html. Ils ont dépensé 346 millions d’euros pour des prunes …

Rien que 10% du chiffre d’affaires réalisés dans le conseil en systèmes informatiques représente déjà les 2 milliards qui pourraient être réinjectés dans l’économie du high-tech en incluant le pouvoir d’achat de ceux qui sont bridés pour construire le futur technologique.

Cabane