Brandir hypocritement un possible état d’urgence, risque insensé à déclencher une insurrection massive

Les mensonges finissent toujours par se retourner contre ceux qui croient que seules la manipulation et l’usage de la force sont les conditions pour soumettre les esprits alors que c’est le pays dans son ensemble qui en appelle à construire un modèle différent de société.

Des citoyens partout en Europe sont en train de dire stop à un système politico-financier qui va devoir montrer son vrai visage, à savoir celui des intérêts vitaux de ses citoyens ou celui d’une caste d’imposteurs. Ce n’est pas seulement une question de personnes, et bien sûr que les difficultés sont immenses à changer un système capitaliste poussé dans ses derniers retranchements, mais pour autant, des mesures sont à la portée de ce gouvernement pour répondre aux exigences des citoyens, mais aussi apaiser la colère qui vient s’ajouter à l’indécence des décisions de ce gouvernement:

Le retour à l’humilité d’une caste financière et politique incapable de construire l’avenir

Où est la difficulté à diviser les revenus des députés, employés ministériels et sénateurs ? Vaut-il mieux des soi-disant « élites » attirées par des salaires mirobolants, et bien au-dessus de ceux des dirigeants de PME, et qui sont condamnés à consacrer plus de temps à dépenser plutôt qu’à faire leur travail au service des Français, ou faut-il les restreindre à des revenus « représentatifs » qui permettent aux décideurs de connaître un peu mieux les difficultés réelles de ceux qu’incarnent aujourd’hui les gilets jaunes ?

Une insurrection qui vient hurler au gouvernement son déni des difficultés des Français

Où est la violence quand un agriculteur par jour se suicide, et ce depuis plusieurs années ? Est-ce que l’Etat n’est pas devenu une sorte d’assassin responsable mais pas coupable lorsqu’il compte les morts liés aux manifestations des gilets jaunes et oublie les 10 000 suicides en France qui sont presque un record en Europe ? Qui est responsable des conséquences de la violence de la misère pour les familles qui sont divisées par les difficultés et y compris pour leurs enfants qui en pâtissent en survivant dans la précarité ?

Où est la difficulté à faire que des projets soient lancés au niveau national lorsque ce sont déjà des succès individuels dans bien des communes de France ? Où est la difficulté à tenter et lancer des projets de relocalisation pour équilibrer les effets caricaturaux de la mondialisation ? Où est la difficulté à préserver l’avenir et la santé de nos enfants et avoir des cantines bios tout en encourageant les formes d’agriculture alternatives dans le cadre de petites exploitations ? Où est la difficulté à demander l’avis des citoyens plutôt que de créer des observatoires en tous genres pour payer des personnes à faire des rapports sans finalement consulter les citoyens sur le terrain de la réalité ? Comment ce qui n’était pas possible au Moyen-Age, à savoir que l’Etat demande l’avis de tous, ne le deviendrait-il pas à l’heure où la technologie permet de faire des pétitions qui chiffrent en millions de signatures ?

Comment ne pas donner enfin sa chance à une meilleure représentation des citoyens, quitte à tirer au sort tout ou partie des représentants du peuple comme le stipulait Montesquieu dans l’Esprit des Lois pour éviter que nos démocraties ne sombrent dans l’aristocratie ainsi qu’il le mettait en garde ? Et qui est ce gouvernement pour renier le principe de séparation des pouvoirs en accordant une possible augmentation des pouvoirs de police aux Maires, et ce, revendiqué au nom du terrorisme et alors que c’est déjà un moyen d’oppression et donc une atteinte impardonnable à notre Constitution ?

Qui bloquent le pays tous les jours si ce n’est les incohérences des gouvernements successifs de part les bâtons dans les roues que mettent notamment les élus politiques et les banques à faciliter la développement d’activité ? Qui est responsable de tous ces projets de création d’entreprise qui échouent non sur leurs projets en eux-mêmes mais face aux difficultés administratives inextricables ? Où est la difficulté à ce que les banques fassent enfin leur travail et allongent la durée des prêts quand les familles ne peuvent plus payer des mensualités devenues trop importantes suite à un changement d’activité ou tout autre événement ?

Où est la difficulté à mettre en place des systèmes de démocratie participative ? Où est la difficulté à ce que les fonctions politiques soient réellement temporaires alors que cela est inscrit noir sur le blanc dans le texte de notre Constitution, et quitte à imposer ces pratiques participatives ? Où est la difficulté à ce que la jurisprudence soit intégrée dans les lois et pas seulement réservée à une minorité afin que la loi soit réellement la même pour tous ? Où est la difficulté à ce que notre justice soi-disant indépendante enquête sur la corruption galopante des élus ? Où est la difficulté à offrir aux citoyens des systèmes experts déjà existants – de l’Intelligence Artificielle qui ne soit pas fumeuse – répondant à leurs questions juridiques plutôt que de se voir opposer des refus par des Maires pour imposer leur politique clientéliste ou de corruption ?

La plus raisonnable décision du gouvernement à démissionner

La lucidité voudrait effectivement que le gouvernement d’E. Macron organise de nouvelles élections, avec de nouvelles formes de démocratie participative pour ensuite démissionner ainsi que tout le gouvernement et les assemblées, et ce, afin que de nouvelles élections aient lieu où les citoyens soient réellement représentés. Soit ce passage à une sixième république qu’organiserait le prochain gouvernement.

A moins de choisir de rester au pouvoir coûte que coûte et de prendre le risque désormais très grand d’enclencher une guerre civile.

Les idées et les projets existaient, les solutions sont encore présentes partout en France, mais quelle légitimité a le gouvernement à prétendre être capable de les mettre en oeuvre après un an à servir les intérêts des seuls lobbys et n’avoir eu comme seule première priorité que de remettre un ISF qui en aucune manière n’a jamais participé à relancer la consommation, tandis que les plus pauvres n’ont pas assez d’argent pour vivre et que tout allègement de leur charges participerait inéluctablement à la croissance. Parce que seuls les produits de luxe seraient produits en France tandis que les produits de première nécessité seraient importés ? Quelle irresponsabilité ! Et quelle irresponsabilité à ne pas saisir encore l’acuité d’une nécessaire relocalisation ! Reste que les heures sont peut-être comptées pour prendre des décisions drastiques afin d’apaiser la colère des citoyens.

L’embuscade de l’Arc de Triomphe

Selon des témoignages de gilets jaunes, la manifestation à Paris a été une manipulation en empêchant les citoyens d’accéder aux Champs Elysées et à les piéger sur la place de l’Arc de Triomphe. Une véritable prise en étau face à une infanterie de gendarmes les armes braqués, alignés sur deux rangs, à terre et debout, soit un moyen de faire de l’Arc de triomphe une embuscade pour créer une zone de combat. Et ce serait tout simplement pour cette raison que l’Arc de Triomphe n’était pas protégé mais transformé en appât pour encercler. Honte et déshonneur en ce lieu symbolique. De quoi soulever la colère tandis que de surcroît tous les accès à la place étaient donc bloqués pour assurer cette embuscade et empêcher l’arrivée de milliers de personnes.

L’impardonnable tradition des gouvernements français à réunir les conditions pour faire dégénérer les manifestations et manipuler l’opinion

C’est une longue tradition française de discréditer les mouvements par de telles méthodes. Et y compris par des chiffes sur l’affluence des manifestants qui baissent une semaine puis remontent la semaine d’après. Va-t-on renouveler les milices qui organisaient des battues en moto comme au temps de la loi Devaquet pour courser les manifestants comme du gibier à abattre lors d’une chasse à cour et rappeler la mort de Malik Ousekinne ? De Pasqua à Castanet, n’y-a–t-il  qu’un simple changement de forme entre mercenariat en Afrique et parrainage de la mafia au Sud de la France ?

Le retour à la souveraineté des citoyens

La menace hypocritement reléguée par les médias de la déclaration d’état d’urgence ne doit pas faire oublier le droit insurrectionnel qui est lui gravé dans notre Constitution, et certainement pas la décision d’un gouvernement dont les membres finiront dans les oubliettes de l’Histoire. A savoir que manipulation et oppression qui dégénéreraient en violence d’Etat feraient de l’insurrection non un droit mais un devoir lorsque la souveraineté du peuple français serait ainsi bafouée.

Le peuple est souverain. Et ce gouvernement d’aristocrates de la finance doit s’y plier. Cette finance qui est l’exégèse de ces intermédiaires qui ne font véritablement rien mais qui se sont rendus inutilement incontournables dans les rouages d’une société qui a basé sur la complication l’illusion d’une intelligence qui ne relève que d’un dogmatisme vermoulu et délirant.

Ces « petites gens » qui sont aujourd’hui les premiers à réagir courageusement et par un réel sens du devoir

Les Français ne sont pas des exceptions, c’est toute l’Europe qui manifeste et qui rend légitime la réaction, et dont notamment les belges avec cette vidéo relayée sur Facebook par les ‘gilets jaunes 85 officiel’. Quand on est incapable de protéger le vie de nos enfants face aux intérêts des lobbys que ce soit pour les produits chimiques, et notamment le glyphosate, ou pour la multiplication des vaccins tandis qu’on discrédite jusqu’à des prix Nobel, ce sont bien des symboles du mépris de la vie des Français qui sont affichés. Le droit au mépris d’élites auto-proclamées face à des « petites gens » qui aujourd’hui sont aussi rejoints dans leur combat par des intellectuels, ceux-là même qui ont préféré le choix de la vérité y compris si cela passe par la misère face aux mensonges d’une société qui fonce dans un mur en accélérant.

L’instillation officielle d’un terrorisme à la française

Dans l’affaire des militants anti-déchets nucléaires à Bure, l’utilisation de méthodes liées au terrorisme contre des opposants est le choix implicite de n’avoir affaire qu’à des terroristes plutôt qu’à des personnes qui discutent lorsque l’Etat veut imposer ses choix. C’est une manière désastreuse de dire, qu’aujourd’hui, la seule manière de s’opposer lorsque l’Etat est fermement opposé, ce serait d’employer des moyens que même l’anti-terrorisme ne peut combattre.

Soit, en toute rigueur et sans bien sûr prétendre qu’il y ait autre chose qu’une absence coupable de lucidité, laisser deux possibilités effectives pour s’opposer: changer le gouvernement – pendant que c’est encore possible et non combattu par des moyens de l’anti-terrorisme -, ou persister dans des mesures que le gouvernement actuel adopte avec une prise de risques inéluctable dans le développement des mouvements terroristes. C’est que « les extrêmes sont les opposés dans un même genre », soit que toute chose génère son opposé tant que l’on n’est pas passé à la synthèse. Ces formes inégales de répression augurent donc, depuis la loi Travail, d’un terrorisme à la française déjà évoqué il y a près de 3 ans sur ce blog et dont le Président Macron sait malheureusement aujourd’hui que c’est une réalité avec l’affaire récente d’attentat avorté.

Il faut y voir là l’aboutissement d’une logique de déni présente dans toute notre société et qui doit être combattue avec énergie pour que notre pays reste dans le dialogue. Et ce, plutôt que de grignoter les libertés au moyen de lois propres à un pays fasciste, et y compris les pouvoirs de police des Maires que l’on voudrait enrichir dans la lutte contre la radicalisation et de la castagne même s’il c’est plus de l’ordre du lapsus qu’autre chose.

Pouvoirs qui font déjà qu’aujourd’hui, des maires imposent leurs propres lois, dans la même mesure que ces lois anti-terroristes ont été détournées de leur objet initial, à savoir la lutte anti-terroriste. Il s’agit encore, maladroitement, dans un désir d’imposer des choix pour des intentions louables mais en opposition avec une vision d’avenir, d’approfondir encore un peu plus cette atteinte au principe de séparation des pouvoirs.

Au siècle des Lumières, Montesquieu était de ceux qui prétendaient que seul un tirage au sort dans des élections pouvaient garantir qu’un pays ne sombre dans l’aristocratie. Face au manque de renouvellement et l’absence coupable de démocratie participative, face à cette incapacité dialectique de surmonter les points de vue opposés et de se restreindre à imposer ses vues autoritairement, il y a de quoi penser que Montesquieu avait bien raison de penser à une telle solution. Le populisme et le bon sens ont cette distinction qui est la différence entre une récupération politique intéressée par une quête du pouvoir et le réel bon sens des Français associé à leur qualités personnelles.

Pour prendre une comparaison avec la vie économique, rien ne sert de vouloir imposer ses choix. Mieux vaut avoir l’esprit d’une startup dont les produits innovants  créent de nouveaux marchés et font rêver, plutôt  que celle d’une multinationale voulant imposer ses produits délétères, car tôt ou tard, le basculement s’opère. Et rien n’interdit au gouvernement de nous faire rêver, bien au contraire. Et quand bien même ce serait ridicule. Le ridicule, lui, il ne tue pas. Et pour reprendre une expression tout aussi populaire mais non populiste: « qui ne tente rien, n’a rien ».

Drogue: la tentation du goulag

En France comme aux Etats-Unis, la drogue est utilisée par des adultes. Et cela, pas seulement à des fins exutoires pour des soirées ou autres, mais aussi pour des enjeux de performances dans le travail. Jouant sur la confiance en soi, la drogue permettrait de plus facilement l’emporter sur des choix à faire, voire d’augmenter la capacité du corps à travailler selon des rythmes soutenus. En Californie, dans le high tech, on a pourtant vite fait de repérer les personnes dopées. Derrière une apparence d’efficacité sur des enjeux du quotidien, se cache surtout une incohérence manifeste dans le comportement mais aussi dans les choix structurants sur le long terme. Et il manque ce petit plus, ce qui donne du sens, cette part d’ingénuité que ne remplacera jamais une humeur artificielle. Cet état d’esprit de ceux qui croient en leur rêves ne se vit pas dans une rêve party. Bref, quand les salariés en sont à user des drogues dans le travail, il y a de quoi conjecturer que c’est déjà le début de la fin pour l’entreprise. Et des études sur ce sujet mériteraient d’être entreprises, ou mieux portées à la connaissance de tous.

En France, s’il y a bien un milieu où la drogue semble être utilisée particulièrement, ce serait celui des avocats. Et on a une idée de ce que cela donne lorsque la ministre de la justice, N. Leloubet,  déclare après l’évasion d’un détenu connu pour de précédentes évasions: « Je ne prétends pas qu’il n’y a pas ici de défaillance. Il y en a peut-être une ». Ce sont des propos fumeux, dégradants pour notre société et l’image de responsabilité de l’Etat. Les sportifs sont contrôlés pour dopage mais qu’attend-t-on pour imposer de tels contrôles à des hauts responsables ou à ceux dont le niveau de lucidité affecte directement la vie des personnes ?

La  vérité, c’est que la drogue a une influence particulièrement négative sur notre société, et ce, derrière de simples rideaux de fumée. Que notre société continue à avancer dans un mur écologique, cela peut aussi se comparer à l’image d’un junky qui redemande une dose de plus pour que cela aille mieux. Sans toutefois prétendre que ce soit la seule cause.

Pour les jeunes, la drogue, c’est juste l’entrée rêvée dans un goulag qui ne porte pas son nom, une entrée visiblement plutôt aguichante. Une entrée dans le déni d’un renoncement à vivre ses rêves par ces jeunes auxquels les moyens ou les possibilités de s’exprimer ne sont pas donnés dans le monde réel. Alcool, porno et drogue sont le trio gagnant pour décérébrer. A l’ère industrielle, il fallait produire sans se poser de questions. A l’heure où produire toujours plus de biens matériels est néfaste pour notre avenir, il faudrait désormais arrêter de penser tout court.

Aux jeunes qui doivent se battre pour réussir jusqu’aux derniers jours avant les examens ou concours et en étant soumis à des hauts niveaux de stress, la tentation est grande de renoncer et tout quitter réellement ou virtuellement. Une tentation entretenue activement aussi auprès des plus brillants, ceux dont sont enviées les capacités et dont les jaloux se délectent d’avoir instillé l’auto-destruction ou la destruction tout court. A l’exemple par trop concret de ce qui se pratiquait ou se pratique toujours dans certaines écoles telles que l’Ecole Alsacienne à Paris. A la manière d’un rite d’apprentissage au détriment de ceux qui n’auraient pas vraiment leur place dans un milieu privé, dans la future « élite ». A l’exemple d’une camarade brillante devenue dépressive puis boulimique à force d’harcèlement, avant de se reprendre et réussir heureusement sa vie professionnelle au plus haut niveau, mais aussi, de celui d’un « redoublant » arrivé en Terminale – de part ses résultats – et dont la défenestration au sein même du lycée rappelle cette illusion de grandeur cultivée jusqu’à l’indécence, le mépris et ses conséquences dramatiques. Le mensonge, y compris dans la flagornerie, crée toujours sa part de haine, et le déni de sa propre responsabilité mène à la recherche de bouc-émissaires, c’est là toute la lâcheté de notre société. Réduire à un esclavage légal pour mieux maîtriser est par nature la perversion et l’apanage des « élites ». Des élites de la manipulation. et dont s’affichent au jour le jour les mensonges à travers leur incapacité à faire évoluer notre société. Mensonges dont l’usage est juste la caractéristique indéfectible de la médiocrité.

Les jeunes peuvent avoir un brillant avenir, dans tous les domaines, et il suffit de voir ce jeune footballeur de 19 ans pour comprendre que d’être armé d’un sourire pour vivre et partager son rêve de coupe du Monde, c’est une force bien plus grande, et que les moments forts vécus par l’équipe de France, nul drogue ne produira jamais l’équivalent.

Mais s’il y a bien une raison suffisante et une seule de ne pas toucher ou de se détacher de la drogue, c’est bien celle de ne pas ou plus alimenter des réseaux mafieux et ultra-violents créant de véritables enfers à l’étranger, ou même ici en France. Personne ne peut dire qu’il n’est pas au courant. Un récent article de Libération à ce sujet en est le témoignage vibrant.

De l’état de survie à la réconciliation de la raison avec le bon sens

La mégalomanie animant la mondialisation n’est pas sans rappeler, dans un rationalisme qui tourne au cauchemar, que l’homme en vient de nouveau à se considérer comme un dieu, qu’il détiendrait ou serait sur le point de détenir les clefs du savoir et de l’intelligence artificielle, et qu’il se croit en toute chose supérieur à la nature pour la soumettre à ses dessins selon les règles de la logique communément utilisée.

Cette logique est le dogme de l’analyse où l’on peut juger de tout sans vraiment connaître le fond des choses et croire pouvoir s’en contenter. Et la prise de décision rationalisée aux aspects financiers n’en est que l’apanage de même que l’indifférence du politique à gérer un monde réel que ni lui ni aucun de ses collaborateurs peut ne jamais avoir connu dans une réalité vécue et pas seulement par sa simple forme ou apparence.

Une nature oubliée jusqu’à la trahison

Malgré un mépris envers une nature dont l’homme n’aurait guère à apprendre au quotidien, et contrairement aux anciens, sur cette terre que la modernité a rendu si honteux de fouler à pieds nus, l’homme et la nature ne sont pas à opposer. Et ils s’accordent plutôt très bien puisque sinon, l’un et l’autre ne pourraient avoir les mathématiques en commun. Ou alors comment expliquer que par des calculs et selon des principes de la physique l’on puisse calculer la trajectoire d’une balle lancée en l’air ? N’est-ce pas là une surprise incroyable et magnifique que de réaliser que l’homme et la nature ont été créés de manière compatible pour que l’homme puisse la penser ? (*)

L’homme fait bien sûr partie intégrante de la nature et en tant que tel, lorsqu’il prétend adapter la nature à ses propres vues, il rompt indirectement une loi de l’évolution. Hier, cette loi lui servit pour contester les oeuvres de foi, tandis qu’aujourd’hui, l’homme s’imagine tendre vers une immortalité qui serait promise par le transhumanisme. C’est ainsi qu’il serait possible de produire des organes plus performants que les notres. Le fait est que, comme dans le cas des voitures autonomes dont Audi a désormais renvoyé la réussite aux calendes grecques, des personnalités « se livre(nt) à de la prospective (qui) relève davantage de la religion que de la science » et proclament des prétentions sur l’Intelligence Artificielle qui ont pourtant été balayées il y a 30 ans face aux enjeux de la conscience et de l’intuition. Quant aux chimistes, ils remplacent le vivant par des espèces plus productives à l’agriculture. Et la corruption permet de produire de nouveaux dieux aux egos démesurés. Pourtant, sans contester certains résultats actuels ou à venir, qu’est-ce à dire de tout cela si ce n’est qu’il n’y a rien de plus absurde que d’avoir comme seule véritable ambition que de créer des dieux dans une société laïque qui deviendrait leur terrain de jeu mondialisé ?

La déclaration d’un état de survie

Face à ce progrès qui n’est plus motivé par une nécessité vitale et dont l’artificialité se justifie par un développement dont la technologie est la seule matière pour donner une illusion d’intérêt, la nature, elle, nous a appris à prendre une toute autre direction. A savoir que, ne pas ou ne plus agir pour réellement s’adapter, c’est disparaître. En s’affranchissant de cette loi, non seulement l’homme a pris le risque de repousser les problèmes face à la transition écologique, mais en se modifiant lui-même et y compris les espèces naturelles, il perd la garantie de cette loi à lui permettre d’évoluer, induisant de surcroît le potentiel d’une guerre entre l’homme « bio » et « non-bio ». Et selon le même principe qui veut, qu’aujourd’hui, des élevages agricoles de plein air en pleine santé soient exterminés parce que considérés comme des vecteurs de maladies pour des élevages industriels confinés et à la santé fragile.

Bref, notre société toute entière est passée plus ou moins sans le savoir à l’état de survie tandis que l’horizon de notre avenir rétrécit de jour en jour.  De mille ans pour Stephen Hawkings, l’espérance de vie de notre civilisation serait passée à 100 ans.

Rien d’étonnant à ce que des personnes souffrent. Souffrir parce que l’on a des problèmes, c’est une chose, mais souffrir parce que l’on a des solutions, c’est devenu bien pire face à l’ignorance des politiques dont les connaissances sont à la fois un véritable mirage et un aveuglement quant aux véritables enjeux de la raison pure. Chacune de leur décision témoigne presque systématiquement de leur ego à trouver les détails qui vont devoir justifier l’abandon de tout sens commun et nous donne la preuve encore un peu plus à quel point ils sont étrangers à une vraie raison réconciliée avec le bon sens par l’entremise de l’imagination comme ressort caché face à une logique discursive qui n’en est que la partie visible.

En souffrant, notre intuition se développe et nous prépare pour construire ces solutions différentes, mais qui peut prétendre les connaître vraiment et dans quel ordre les développer ? Qu’est-ce qui fait que la « mayonnaise » prend ou ne prend pas ?

Quand on sait où la planète en était au départ et que l’homme n’est qu’un arrivé de dernière minute comme se le plait à le dire H. Reeves, qui peut alors avoir la prétention de croire que l’évolution de la vie sur Terre est dûe au hasard, comme si tout était contingent et que ce simple lancer de balle ne pourrait donc jamais être expliqué par l’homme. Comme s’il ne pouvait jamais être reproductible à l’identique mais à chaque fois suivre des trajectoires différentes quand bien même les conditions initiales seraient les mêmes.

Le créationisme tout court relève de la même erreur où l’on croit que des nombres  symboliques doivent être pris au pied de la lettre – ou du chiffre – et puissent être la base pour permettre d’ériger quoi ce soit. Pour autant, Darwin semble rejoindre on ne peut mieux l’esprit de synthèse animant les paraboles bibliques avec son principe d’évolution  face aux enjeux de l’adaptation.

Et donc oui, à l’évidence, à en voir l’évolution à travers les temps géologiques, la nature est finalisée, comme se plait à le rapporter Michel Nodé-Langlois depuis Aristote. Si ce n’est que l’homme garde son libre-arbitre. Et qu’il devient donc surtout urgent pour lui de retrouver la raison.

Comprendre la voie ouverte par Emmanuel Kant pour réconcilier raison et bon sens

Emmanuel Kant (*) a tout compris et expliqué sur cet enjeu premier qui se devrait d’être enseigné dès le plus jeune âge et être le fondement de méthodes d’apprentissage totalement différentes, mais son oeuvre n’a clairement pas été comprise et encore moins sa portée. Le monde en serait totalement différent, les jugements de nos politiques aussi. Car la voie qu’il a ouverte n’est pas à mi-chemin entre le scepticisme et le dogmatisme, mais « est conduite entre ces deux écueils » (*), c’est celle où l’imagination retrouve sa place pour créer des solutions nouvelles qui ne sont pas liées directement à tous les problèmes qu’elles vont impacter, qui ne s’y intéressent parfois à peine ou pas du tout, parce qu’elles font tout simplement disparaitre des problèmes sans que jamais on puisse en avoir eu l’idée préalable.

Ainsi, comment obtenir d’un enfant rebelle qu’il se comporte bien autrement qu’en lui donnant le moyen de s’exprimer sur ce qu’il aime ? Et le jour où il se trouve une passion, des années d’errements, d’interrogations, de doute, de culpabilité même, s’effacent en l’espace de quelques heures pour ses parents. Edicter des règles pour sanctionner les bêtises des enfants peut être parfaitement inutile si ce n’est même vain pour tous alors qu’il s’agirait de susciter leur intérêt à travers ces autres méthodes pédagogiques que l’on voit se développer aujourd’hui.

Et de même, bien des conflits ont à se résoudre non pas en donnant raison à l’un ou à l’autre mais bien en faisant différemment. Depuis 40 ans, l’enjeu d’une autoroute – l’A51 – a été soulevé avec des avis et décisions successivement opposés après les différentes élections présidentielles, divisant les populations et intérêts divers alors que cette question ne se poserait plus du tout de la même manière si la relocalisation avait fait son oeuvre et où on ne considérait plus encore légitimes ces feux de pailles de la croissance et d’emplois que sont ces chantiers colossaux d’autoroute ou d’aéroports.

Bien plus généralement, rien ne sert de corriger des problèmes, seul importe d’innover avec des solutions qui les feront disparaître. Dans un cas, on ajoute de nouveaux méandres à la complication, de l’autre, on se tourne vers une complexité abstraite en un concept qui simplifie en unifiant tout en offrant de nouvelles perspectives. Un peu à l’image d’une fourmi recherchant ses pucerons sur une branche tandis qu’elle ne se rend pas compte qu’il lui suffirait de remonter d’un cran plus haut dans l’arbre.

Alors pour accepter que nos erreurs deviennent intelligibles dans une planète dont la beauté ne serait que la manifestation du bien comme loi naturelle et commune avec la morale de l’homme, il y a à redécouvrir un principe qui ferait de ces erreurs, non pas un moyen de justifier leur éradication, mais bien au contraire, une opportunité et autant d’indices pour évoluer, avec cette finalité d’unir le divers dans le progrès de la synthèse.

Il y a, oui, une démarche à faire pour retrouver des capacités de changement. Et ce qui est certain, c’est que notre société n’a aucune chance d’évoluer et d’éviter la guerre si elle ne retrouve pas la voie ainsi ouverte il y a 250 ans (*) et que la technologie emploie souvent si bien et sans réellement en être consciente et depuis déjà bien longtemps. Peut-être alors que les raisons qui font qu’on trouve qu’elle avance trop vite pourraient être les mêmes pour faire bouger les lignes de nos politiques englués dans ce « dogmatisme vermoulu » (*) plus que jamais érigé comme principal ennemi de la raison. Un dogmatisme et sa conséquence qu’est le scepticisme qui seraient tous deux en train de nous mener à une situation qui, avec 100 ans d’espérance de vie, deviendraient officiellement parfaitement délirante si des actions profondément positives n’étaient pas entreprises.

A suivre.

(*) E. Kant – Critique de la raison pure

 

Trois grands projets pour amorcer le changement

Des logements sociaux développant les habitats partagés de demain

Construire selon les normes écologiques en isolant ou utilisant les énergies renouvelables est une exigence première pour des logements sociaux financés par un Etat qui se doit de donner l’exemple. Mais il est surtout possible d’aller bien au-delà.

Il s’agirait de construire des logements sociaux d’un nouveau genre qui auraient une surface par habitant plus faible, et un coût par conséquent amoindri, tout en offrant un plus grande qualité de vie alors que bien des équipements seraient partagés par les habitants.

Machines à laver et sèche linges seraient ainsi dans une buanderie commune et disparaîtraient des logements. Avec l’effet induit de permettre que ces machines performantes soient fabriquées par des PME relocalisées en France. Entreprises qui assortiraient leurs machines d’une garantie et d’un contrat de maintenance sur plus de dix ans.

Le matériel de bricolage serait disponible pour être prêté ainsi que par exemple, des matériels audio-vidéo ou de jeux. Une salle commune servirait pour se retrouver à plusieurs, à déjeuner ou dîner régulièrement, mais aussi regarder des films sur un écran plus grand. Bien entendu, des emplois de concierge seraient recréés et la sécurité des lieux ne serait plus un enjeu. Les courses pour les denrées alimentaires pourraient être groupées, permettant ainsi de réduire drastiquement le coût écologique du transport, libérant les familles de cette relative corvée.

Les abonnements en ligne fixe seraient partagés et un réseau local informatique permettrait d’échanger plus facilement les documents, données, et films entre les familles.

Les enfants pourraient aussi être emmenés collectivement à l’école ou sur leurs lieux d’activités extra-scolaires. Quant aux personnes âgées, intégrées dans un cadre plus collectif, elles retrouveraient plus de compagnie et aussi la possibilité de continuer à se rendre d’autant plus utile à la collectivité.

En ayant diminué la surface et rendu possible ces mutualisations, le coût de la vie s’en verrait considérablement diminué pour ces habitants.

La vie sociale trouverait une nouvelle granularité entre la vie de famille – dite privée – et la vie en société – dite publique -, où la liberté de choix de chacun fixerait son degré d’implication dans le collectif.

Cette culture, son potentiel à se développer serait peut-être étonnament beaucoup plus considérable dans les banlieux ou les campagnes, en opposition avec les villes, où l’individualisme a cédé depuis longtemps face à un esprit grégaire qui en constitue paradoxalement le fondement.

Faire de la France une startup: le 1er réseau social mondial pour relocaliser et faire fondre le chômage  !

Faire de la France une startup, c’est ce que Jean-Luc Mélenchon dénonçait dans le projet d’Emmanuel Macron. En prétextant que la France n’était pas une entreprise et ne pouvait s’y réduire.  Et pourtant, poussons l’idée un peu plus loin …

D’un côté, les Français avec leurs rêves enfouis ou bien vivants, un désir jamais rassasié de s’exprimer dans le travail, une volonté de créer son activité, d’avoir une situation tout en ayant un cadre idéal pour voir s’épanouir et grandir ses enfants. De l’autre des besoins à subvenir, des ressources utilisables, des territoires tout ou partie désertés avec leur potentiel à y vivre au-delà d’une simple utilisation en tant que cité dortoir.

un business-plan pour chaque ville ou village

Plus concrètement, imaginer que chaque village, commune ou plus grand territoire se donne comme objectif de retrouver sa qualité de vie et de développer son économie locale. Pour cela, il identifierait les besoins: la présence d’artisans des métiers de bouche et de la construction, le nombre de familles nécessaires pour réouvrir les classes de l’école, et le nombre de familles nécessaire pour assurer à chaque professionnel suffisamment de débouchés.

Et il y aurait l’Etat qui aurait cette fabuleuse idée que chacun puisse toucher une partie de son salaire en monnaie locale afin de progressivement bouger le curseur vers les achats locaux. Des personnes en recherche d’emploi pourraient être intéressées à toucher une allocation chômage en monnaie locale afin de plus facilement retrouver un projet de vie tandis que plus les monnaies locales seraient utilisées, plus la relocalisation prendrait de l’ampleur..

un réseau social national, véritable club de rencontres entre familles et territoires

Il ne manquerait alors plus qu’un seul ingrédient, un réseau social qui fasse se rencontrer les familles et territoires. Chaque personne ayant ainsi le rêve de changer de vie choisirait ainsi les critères définissant au mieux son projet personnel afin d’être mis en relation avec les territoires où il trouverait sa place.

Au fur et à mesure de l’évolution des offres et des demandes, les projets pourraient se lancer avec l’appui des collectivités locales et régionales afin de plus facilement garantir les financements. Lorsque suffisamment de familles seraient prêtes à faire le pas et repeupler un territoire, commencerait alors un processus de plusieurs mois visant à constituer en groupe ces projets par des méthodes collaboratives déjà bien développées dans des habitats groupés évoqués ci-dessus.

Sur le même principe existe l’épatante initiative de TF1, SOS Villages, dont vous pouvez consulter les annonces à http://www.lci.fr/sos-villages !

Les villes vertes du 21ème siècle

Les voitures autonomes

La voiture autonome telle qu’elle est pensée aujourd’hui est une fausse bonne idée, avec à la base, une incohérence majeure entre le désir de préserver un conducteur individuel qui n’en est plus un – tandis qu’il est remplacé par une machine – , et la nécessité d’assurer la cohérence du transport au niveau collectif par ces voitures automatisées en concurrence aveugle les unes avec les autres.

Bref, une usine à gaz en perspective dès lors que le problème n’est pas pris par le bon bout avec le bon paradigme. C’est ainsi que le cas de la gestion des accidents relève de l’impossible ou de l’inacceptable: dans le cas où un accident ne peut être évité, comment permettre à un logiciel de choisir de favoriser une solution préservant un conducteur plutôt que d’autres personnes impliquées, si jamais un choc frontal n’a pu être suffisamment anticipé ou contré ?

la conscience: question clef de l’Intelligence Artificielle

Et il n’y a pas que ces cas particuliers qui remettent en cause à eux-seuls les projets actuels de voitures autonomes. En termes de conception de ces solutions technologiques, la conduite autonome ne demande pas seulement à implémenter des algorithmes dans des logiciels afin de gérer un nombre considérable de situations possibles, mais relève en réalité de la question de la conscience. C’est donc une suite sans fin que de vouloir repousser cet enjeu en multipliant exponentiellement les cas particuliers à résoudre, ouvrant à chaque fois un nouveau champ de complexité pour s’échouer sur une extrême complication.

C’est sur ce point que l’Intelligence Artificielle achoppait dans les années 1980 avant qu’elle ne s’efface pour longtemps de l’esprit du grand public mais aussi des objectifs à financer. Et cela, après qu’ait été annoncé des machines qui rivaliseraient avec l’homme en quelques années. Cela a discrédité la discipline pour longtemps mais cela a visiblement été oublié et aujourd’hui, de nouveau, la même erreur se reproduit.

Pour s’en convaincre simplement, imaginez, d’un côté, confier votre voiture à un enfant sur un circuit automobile. Et vous pouvez alors être certain qu’il la conduira parfaitement au bout de quelques heures. Et de l’autre côté, confiez ce même problème à Google, Audi et Apple après avoir investi des centaines de millions de dollars, mis en place des équipes dédiées au problème. Et bien, vous obtenez de moins bons résultats. En gros, le premier gamin venu fait mieux en quelques minutes que des équipes aux moyens colossaux pendant des années!

Parce que le véritable enjeu de l’apprentissage bloque sur une question théorique qui est précisément la capacité à effectuer des jugements synthétiques, soit d’opérer la synthèse pour produire de nouveaux concepts.

Une vraie solution avec les flux de voitures automatisées

En changeant la granularité du problème et en gérant l’ensemble des voitures plutôt que les voitures prises une par une, il devient non seulement plus simple mais de surcroît, des bénéfices supplémentaires considérables peuvent en être tirés.

En ayant la connaissance des trajets à effectuer, il devient beaucoup plus facile d’assurer le covoiturage, de fluidifier le trafic en synchronisant les flux et en les répartissant mieux sur les routes principales et secondaires, en affectant dynamiquement les voies dans un sens ou dans un autre, ….

Une fois le trajet effectué, chaque voiture se transformerait en taxi autonome pour servir à d’autres personnes et permettre ainsi de réduire considérablement le stationnement ainsi que le nombre de voitures nécessaires pour la population.

Dès lors, à l’image des voies uniques de chemin de fer où les trains se croisent en gare ou sur des zone de croisement, il devient possible de n’utiliser qu’une seule des deux voies de chaque rue. Les véhicules passeraient ainsi dans un sens et dans l’autre sur la même voie en se croisant sur des zones de dépassement.

C’est l’optimisation du système informatique qui en gérant ces contraintes permettrait d’assurer le fonctionnement aussi bien dans les cas simples que dans les cas plus complexe où des véhiculaires prioritaires comme les ambulances ou pompiers auraient à se déplacer au maximum de la vitesse possible.

Un tel projet signifierait tout simplement le renouveau de ces grandes villes qui échangerait à bon escient la moitié de leur bitume contre des espaces verts, pistes cyclables, jeux pour enfants, potagers urbains…

Et bien d’autres bénéfices sont décrits dans l’article consacrée à ce grand projet.

Les blocages à surmonter

Systématiquement des bâtons sont mis dans les roues des Français pour des raisons absurdes au mieux justifiées pour préserver l’intérêt de lobbys, ou au pire, pour parfaire la dictature de politiques qui veulent soumettre les populations,

Les mentalités ont été affectées considérablement.

Et la vérité, c’est que la vie n’est pas faite pour s’ennuyer !

Deuxième handicap, et il est encore plus considérable, aucun grand projet n’a vu le jour dans notre pays depuis le Général de Gaulle avec l’Airbus, le TGV ou même des villes balnéaires comme Cap d’Agde créées de toutes pièces pour offrir des vacances à un plus grand nombre de Français.

Troisièmement, la technologie avance en innovant mais elle n’en a pas le monopole. Et en politique, comme Jean-Luc Mélenchon aurait pu l’écrire sur ce blog, choisir de faire un projet, ce n’est pas seulement calculer combien cela coûte mais aussi considérer ce que cela rapporte. Et pour cela, il faut aussi croire en quelque chose qui nous dépasse, un avenir dont la finalité ne peut être qu’une dimension nouvelle à une existence moins portée sur le matériel à travers notre aventure sur cette Terre.

Cette Terre, planète à partager plus que jamais en en rédécouvrant la richesse et en la préservant. Les trois projets présentés vont dans ce sens.

Bien entendu, faire évoluer notre société est complexe. Le mot système qui est employé l’est justement, car il rappelle qu’il s’agit d’un fonctionnement mécanique de règles sociales, juridiques, financières et aussi émanant d’une éducation commune dont il faudra parfois s’affranchir tout en en comblant les lacunes.

Et amorcer un changement dans l’état d’esprit. Nous libérant de la culpabilisation qui nous fait croire que rien n’est possible pour soi-disant assurer l’ordre social tandis qu’en réalité il ne s’agit plus que pérenniser les intérêts d’une caste d’arrogance. Et nous tourner vers un monde d’adultes assumant leurs responsabilités, vivant leurs rêves d’enfants et changeant le monde avec une adolescente impétuosité.

De grands projets pour éviter le chaos

Le gouffre politique

Notre pays n’a jamais été au plus mal aux yeux de tous, et le débat du second tour en a été le point d’orgue: la véritable officialisation d’un désastre politique où la basse polémique s’impose totalement après une disparition complète du débat d’idées. Un débat de projets enterré particulièrement par un François Fillon moralement en-dessous de tout et une presse n’ayant que trop fait de la misère politique son pain blanc quotidien. Aucun des deux candidats finalistes n’a su imposer avec conviction une vision qui aurait tu les critiques de son opposant. Plutôt que de s’en tenir à leur guerre de mots, présenter avec conviction des projets aurait pu rendre honteux les arguments opposés. Des projets comme ceux proposés dans l’article suivant.

Parce qu’en imaginant se placer dans un futur que chacun espère pour ses enfants, que retiendrait-on de ce début du 21ème siècle ? Que Marine le Pen a mis un tarif à tous les banquiers, ou qu’en faisant un tour de passe-passe, deux soustractions et une addition, Emmanuel Macron aurait réussi à transformer une baisse de revenus des retraités aisés en un financement miracle pour le retour à la prospérité économique ? Et cela, après tant d’autres calculs similaires par les candidats successifs aux présidentielles depuis moultes années ?

Marine le Pen n’est que trop l’héritière d’une culture de la seule critique tandis qu’Emmanuel Macron en est toujours à se prendre pour un 1er de classe bien qu’il ne réalise pas combien il est loin d’avoir réussi son examen de Ministre de l’Economie. La libéralisation des transports en autocars est le seul exemple jamais repris comme succès de son exercice.

Une culture de l’action par le courage d’entreprendre face aux lobbys et l’argent facile

Non, les problèmes de la France ne sont pas à résoudre un par un comme les élites auto-proclamées et ignorantes le prétendent. Et avec comme seul artifice d’efficacité un sentiment de supériorité ancrée et entretenu par une culture de l’argent facile. Une politique détournée par des lobbys au détriment de la démocratie et de ses valeurs, et soi disant pour préserver l’emploi. Avec les exemples des assurances et des lois faites sur mesure, des banques renflouées par des générations de contribuables, un droit du travail esclavagiste, des grandes entreprises pratiquant le harcèlement moral pour licencier à grande échelle, de la vente à la découpe de notre industrie, du délit de marchandage dans les SSII pour l’ingénierie, etc.

Résoudre un par un les problèmes revient à donner un verre de vin à un alcoolique lorsqu’il a un souci. A court terme, il y a l’illusion d’avoir progressé tandis qu’en réalité, la situation se détériore et il devient de plus en difficile de s’y retrouver. C’est en créant des solutions innovantes que les problèmes disparaissent et que de nouvelles perspectives sont offertes. Le jour où la voiture a été inventé, il devenait inutile d’optimiser son vélo, de fabriquer des pare-pluies aérodynamiques pour les cas d’averses ou d’envisager des modèles de bicyclette 10 personnes pour aller au travail en commun tout en changeant la législation routière après des débats pléthoriques.

L’ignorance de la théorie comme l’absence de pratique

Pourquoi vouloir imposer de réduire la politique française à la seule gestion de l’existant par la variation de quelque paramètres ? Comment supporter encore que l’essentiel de nos dirigeants ou collaborateurs politiques soient issus du même moule de Sciences Po et ne savent pas penser le réel. Des politiques qui n’ont jamais créé d’entreprise ni réalisé des projets mais été placés à des postes de dirigeants sans savoir travailler la matière des domaines de leurs activités. Ils ne seront donc jamais capables de lancer de grands projets car ils n’en ont ni les compétences, ni l’expérience, et encore moins la culture.

Entre l’ignorance des vrais enjeux théoriques du changement et l’absence totale de pratique de nos politiques à développer des projets,  cela devient difficile de faire pire en restant autant dans le passé, et il y a finalement de quoi être optimiste quant à la capacité à accélérer pour faire évoluer notre pays une fois que s’amorcera le changement.

Une politique de grands projets

Ce sont des vraies solutions d’avenir qui simplifieraient notre société en rendant obsolètes les problèmes. Soit aller vers des réussites plutôt que prétendre vouloir éviter des échecs. Et nous propulser vers une vie digne de ce nom où liberté rime avec capacité à penser et agir par soi-même, et aussi à plusieurs.

Et pour nous faire entrer dans un nouveau siècle qui offre une nouvelle aventure de vie alors même que nous avons dépassé les contraintes matérielles par le progrès technique. Une aventure pour vivre plus intensément en mettant en exergue la question de la finalité au centre de tous nos choix et actions. C’est-à-dire vivre dans une société qui fasse de la question existentielle non pas un tabou mais au contraire une richesse.

Très concrètement, ce sont trois projets qui sont proposés dans l’article suivant afin d’amorcer ce changement de perspective.

La relocalisation pour s’affranchir de l’utopie de la mondialisation

La mondialisation est un résultat majeur de cette forme de colonialisme si perfide qu’est le monde de l’argent.

Un retour au colonialisme

Sous toutes ces formes, le colonialisme a ses fins qui finissent toujours par justifier les pires moyens. Au nom du bien commun peuvent ainsi se permettre des méthodes esclavagistes face aux libertés fondamentales et au respect de l’égalité des êtres humains. Puis l’exil des populations si ce n’est plus grave encore.

L’Afrique Noire, les Indiens d’Amérique du Nord et du Sud, tous ont payé le tribut de ces colons européens venant sur leur territoires et ne voyant en eux que des êtres primaires et inférieurs. Attitude qui est allée jusqu’à provoquer la création d’un marché de l’esclavage. Sans autre forme de vison anthropologique, les découvertes de ces cultures et de leurs modes de vie ont été reléguées par l’arrogance des colons. Et cela, au nom de la suprématie de leurs religion, science, richesse, éducation, et aussi d’une aristocratie qui ne peut souffrir la contradiction.

Aujourd’hui, il reste pourtant des peuples qui vivent encore dans l’autarcie et ces peuples n’ont jamais eu besoin de monnaie pour vivre ni n’en auraient jamais besoin s’il n’y avait une pression à les incorporer à notre propre mode de vie. Face à ces hommes qui vivent en harmonie avec la nature en s’y étant adaptés souvent de si belle manière, face à ceux dont la vie authentique pourrait perdurer des centaines d’années encore, deux choses totalement invraisemblables se produisent.

La première chose, c’est de penser que notre propre progrès soit l’universel et leur serait indispensable tandis même que c’est notre civilisation occidentale qui est en train de mettre gravement en danger la vie de l’homme sur Terre. La seconde chose, c’est qu’après avoir connu notre monde, les indigènes, comme on aime à les appeler, ne peuvent véritablement réintégrer leur monde d’origine. C’est le drame du fils d’un chef indien ayant étudié en Occident et qui ne se voit ni se couper de ses racines, ni pouvoir oublier l’excitation du monde occidental et en revenir à ce qui ne serait plus alors qu’un dénuement. Pourquoi cette irréversibilité ? Car si ce fils de chef Indien ne peut retrouver son territoire alors comment notre monde – toujours à puiser outre-mesure dans les ressources naturelles – pourrait retrouver sa place en s’intégrant aux cycles de la nature, et du même coup en devenir le premier et nécessaire défenseur ?

C’est cette question clef dont cet article entend amorcer le dénouement.

L’école, clef de voûte de l’épuration des peuples premiers

Toujours dans cette recherche sans fin du profit, l’école reste le cheval de Troie de cette insidieuse colonisation du monde de l’argent face à ces dernières peuplades, premières, et témoins d’une vie au plus près de la nature. Car c’est l’école qui éloigne les enfants des petits villages et qui prend la place précédemment dévolue aux anciennes générations, privant les premiers de la transmission d’un savoir ancestral, privant les seconds de la joie de vivre auprès des enfants. Et c’est ainsi que le cycle vertueux de la vie indigène est rompu, un cycle de vie éprouvé où la nature est respectée en s’assurant de ne pas y prélever plus que ce qui pourra s’y renouveler.

En promouvant le modèle occidental de l’Ecole, cette Europe au passé colonialiste participe ainsi à ce que s’éteignent les villages indigènes et leur culture millénaire, à augmenter le chômage dans les villes par ces nouveaux arrivants sur le marché du travail, à affamer les populations en réduisant l’agriculture de ces terres abandonnées, et à les soumettre économiquement aux règles du jeu et pouvoirs occidentaux.

La naïveté face à notre monde, inéluctablement impressionnant de part sa technologie, attire les indigènes dans un piège. Et une fois qu’ils en connaissent les rouages, ils ne peuvent plus non plus s’en échapper. Parce qu’il y a une maturation lente et complexe à comprendre à quel point notre monde soi-disant moderne est juste une aberration tel quel. Et nombreuses sont les épreuves pour en  prendre pleinement conscience et retrouver sa liberté. Pourtant, en s’affranchissant de la primauté de l’argent, il y a une opportunité incroyable de retrouver du sens et d’aller vers un monde nouveau.

L’extension des usages de l’argent selon une fondamentale erreur  de conception

Il serait en effet temps de se rendre compte que l’argent, soit dit la monnaie, est la pire invention que l’homme n’ait jamais créée, non pas tant par son principe en lui-même mais par la généralisation de son emploi à des usages qui entreprennent de détruire nos réels potentiels à créer de la valeur. Et voici comme cela s’explique.

Si le travail se fait en communauté par le partage, l’échange, la collaboration, et si chacun peut ou doit trouver sa place, l’enjeu est alors de réussir collectivement et de construire des relations, des organisations, des structures sociales où les plus expérimentés aident à la prise de décisions et le règlement des conflits, à la transmission des savoir-faire, et à encourager les plus jeunes, volontaires sur des tâches difficiles et si prompts aux exercices exigeant énergie et audace.

L’argent n’est ainsi nullement strictement nécessaire au sein d’une communauté autonome et il n’aurait jamais du le devenir que dans les cas particuliers d’échanges avec des communautés éloignées.

Or, en employant l’argent dans le cas général non seulement entre communautés mais plus encore entre chaque personne, on divise le travail et on divise les communautés. Au lieu de construire en commun, les objectifs deviennent par trop individualistes.

S’il y a bien une certitude inébranlable dans notre société, c’est bien que l’objectif de chacun doit être de se trouver une situation. C’est-à-dire, très concrètement, trouver un emploi, faire son travail du mieux que l’on peut, et pouvoir exercer ses actes libres en consommant.

Lors de l’achat d’un produit, chaque personne est ainsi en relation directe avec ceux qui lui vendent mais aussi, indirectement, avec ceux qui ont conçu et fabriqué ce produit. Avoir de l’argent, c’est donc le moyen de collaborer artificiellement et superficiellement avec des personnes que l’on ne connaîtra jamais. L’acte de consommer devient alors une sorte d’appropriation de la capacité à créer un produit. Et pourtant, il n’en n’est rien, le client n’a pas créé le produit, ce n’est pas lui qu’il l’a fait ! Et la satisfaction de l’acte d’achat n’égalera jamais le sentiment bien plus riche d’avoir partagé avec d’autres la création et la fabrication d’une oeuvre en commun. C’est là que se noue l’utopie.

Notre vie dans ce monde occidental et particulièrement dans la France du « c’est pas possible, on n’a pas le droit, c’est interdit, c’est compliqué, vous n’avez pas l’autorisation, cela ne marchera jamais, et sans oublier le fameux ah ah ah ah – consiste à passer l’essentiel de notre temps sans créer, ni apprendre véritablement à se lancer dans des aventures nouvelles. Et n’avoir comme seul remède à cet état de fait, le placebo de l’usage d’un compte en banque rempli en faisant juste ce que l’on nous demande ou ce que l’on attend de nous.

Vivre réellement, ce n’est tout simplement pas cela: ce n’est pas travailler sans savoir pourquoi, sans vision de l’avenir, en continuant à participer à consommer ou faire consommer de plus en plus et se dire le soir en rentrant chez soi qu’il faut arrêter ce gâchis pour préserver notre planète.

L’indigène qui quitterait ce monde pour retrouver celui de ces ancêtres a donc aussi l’opportunité de quitter un monde de l’argent dont le colonialisme a permis d’atteindre son degré ultime d’aberration dans l’auto-destruction et une philosophie réduite au dogmatisme.

Une mondialisation où l’on travaille sans le savoir avec des personnes à l’autre bout du monde sans jamais avoir discuté ni encore moins oeuvré en commun avec ses propres voisins de palier.

L’argent ne devrait être strictement nécessaire que pour commercer au-delà des frontières de sa communauté pour ce que l’on ne trouve pas sur place, et localement, il serait alors possible de renouer avec une culture du travail collectif et coopératif. Chaque communauté aurait alors vocation à préserver sa spécificité comme moyen d’échange.

L’argent comme base de tout mode d’échange a induit une mondialisation qui a aboli les différences en cultivant leur rejet et imposant partout les mêmes produits. Tandis que la relocalisation nous ferait retrouver et faire vivre pleinement notre identité, tout en nous faisant du même coup retrouver dans la différence des autres, ce partage universel de la condition humaine à donner un sens réel à la vie.

Très concrètement, cela voudrait dire que des monnaies locales apparaissent alors clairement comme des outils de transition pour faire avorter ce processus de mondialisation et redynamiser la vie sociale et économique au niveau local.

Même l’idée d’un revenu minimum s’éclairerait sous un nouveau jour puisqu’en retrouvant aussi du sens dans sa vie locale, chacun bénéficierait de repères pour mieux se construire, penser par lui-même, être libre, et avoir la volonté propre de marquer par sa différence au sein de sa communauté, tout en ayant les moyens matériels par le bénéfice d’un revenu minimum local. Une reconnaissance qui arme pour mieux aller vers les autres et découvrir les spécificités d’autres peuples, mais aussi servir comme moyen de se propulser vers d’autres objectifs au-delà de son tissus local.

D’un point purement logique et de conception, transformer un cas particulier d’échange extra-communautaire pour qu’il définisse la règle générale et y compris intra-communautaire, c’est donc bien là la première et plus grave erreur, une erreur qui condamne à la complication sans aucune autre porte de secours que celle de faire demi-tour, et de laisser ce cas particulier comme cas particulier, puis de retrouver le cas général pour redéfinir les usages.

Les réseaux sociaux ou l’émergence de nouvelles tribus

Les réseaux sur Internet sont une manifestation très claire des plus jeunes générations à s’inscrire dans une communauté où chacun d’entre eux trouve sa place. Ce sont par exemple des communautés Facebook aux centaines de millions d’inscrits. Mais des communautés qui n’ont forcément ni le recul ni la sagesse d’une tribu perdue au fin fond de l’Amazonie en qui concerne l’entente à plusieurs.

C’est qu’il est inscrit dans l’homme que son projet passe par les relations avec les autres. L’homme n’est pas fait pour être seul et l’individualisation est un handicap face à cette nécessité. Une réalité qui se traduit d’abord par une immense solitude de bien des personnes au sein des grandes villes.

La relocalisation

Sans aller jusqu’à renoncer à tout argent pour vivre dans une autarcie nullement strictement nécessaire, il serait temps d’organiser à quitter les grandes villes, limiter la mondialisation à ce que le local ne peut offrir, généraliser les monnaies locales, et surtout remplacer les relations virtuelles liées à l’argent de la mondialisation par de vraies relations pour créer des projets avec ceux qui nous entourent, c’est cela la réponse toute simple et nécessairement simple aux enjeux de notre société. La relocalisation est l’occasion de renouer avec cette aventure collective.

Il suffit de regarder ces si nombreux clips de chanson tournés dans les lieux les plus pauvres pour comprendre que lorsqu’il ne reste plus rien, c’est alors que l’on touche à l’essentiel, pour révéler toute l’intensité de notre condition humaine. Le matériel se révèle alors comme une illusion face au vide qu’il a créé dans notre existence, tandis que le déni de ce vide laisse place à la beauté de ce sens si fragile de la vraie vie, celle qui s’échange dans les regards, dans l’action qui nous fait palpiter et nous rend vivant, ce sentiment d’adhérer à une aventure commune au-delà des désaccords, celle aussi de nous aimer comme fin mais aussi unique moyen d’une relation non jetable, de se le dire tant qu’il est encore temps, de ne pas continuer à faire prospérer cette vision de l’homme à l’image d’un produit obsolète au premier défaut rencontré, mais au contraire d’avoir l’expérience que rien ne se fait sans difficultés ou erreurs pour mieux encore aller de l’avant.