Municipales: le vote par plébiscite

Englués dans les polémiques, les manifestations, entre mensonges d’un côté et offuscations en tous genres de l’autre, les citoyens, mais aussi les politiques honnêtes, oublient juste qu’il n’est nullement interdit d’apporter des solutions nouvelles pour amorcer un renouveau démocratique.

Un principe très simple est à la portée de chaque Commune pour prendre au mot les parvenus politiques et leur reprendre cette vraie bonne idée que le vote est une solution pour le changement, et pas seulement pour mettre un bulletin dans une urne tous les six ans. A condition toutefois de changer vraiment la donne.

A savoir d’opter pour le vote par plébiscite, c’est–à-dire un vote où chaque citoyen désignerait les élus de proximité qui lui semblent le plus à même de représenter sa Commune.

Chaque citoyen fournirait ainsi une liste de noms, et sur l’ensemble des bulletins fournis, un classement serait obtenu. A charge alors aux heureux élus plébiscités de prendre leurs responsabilités ! Puis de s’engager aussi dans un processus de dialogue, de connaissance de chacun, de ses idées, de ses convictions pour mieux apprendre à travailler ensemble ou en différentes équipes en concertation, d’établir des votes, de faire participer les citoyens et d’obtenir leur concours, travailler à la synthèses de solutions nouvelles, étape par étape, pour évoluer enfin selon des cercles vertueux.

Ce principe est en train d’être immiscer dans une Commune vendéenne à Nieul-le-Dolent. Gageons que ses habitants puissent être les premiers à appliquer un principe qui vaudrait pour chaque Commune française, particulièrement celles où il n’y a qu’une seule liste de cumulards dans le temps ou les mandats.

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Les assassins en col blanc de la macronie

La finance est une monstrueuse machinerie devenue folle dont l’application des règles brise la diversité au fur et à mesure qu’elle cannibalise le monde du travail. Tandis que les vivres de cette petite planète Terre commencent à se raréfier, le spectacle s’affiche dans un cancer généralisé où les rats du capitalisme commencent à se dévorer entre eux. Les plus petits ont compris qu’ils étaient condamnés à disparaître les uns après les autres tant ils peinent à tenir la tête haute et renouveler de quoi satisfaire l’appétit sans borne des grands cannibales. Les simples bactéries d’employés s’enlisent dans les marécages nauséabonds du dogmatisme bancaire. Car le grand dessein de la finance, sa grande oeuvre, c’est d’exulter dans l’épuration de toutes les différences. La splendeur de cette finance est de renverser l’image du mythe de Sisyphe en faisant creuser aux hommes leurs propres tombes.

C’est un combat contre le peuple. Un combat qui serait gagné d’avance contre un adversaire déclaré forfait, celui d’une raison humaine qui se réconcilierait avec le bon sens et l’imagination. Et ce cauchemar ne pourra cesser tant que perdurera cet abandon de la raison au dogme. Qu’il s’agisse de la la finance ou de tous ces paradigmes dont le populisme, le fascisme ou le nazisme, qui, poussés jusqu’au bout, aboutissent tous à même abolition des différences, c’est-à-dire à la guerre.

Pendant que le temps s’égrène en décennies, en années puis en jours, ce rejeton du capitalisme est parvenu au trône en revendiquant l’héritage unique de cette grande imposture. Ce bâtard de la raison est devenu grand et croit en son règne apocalyptique. Il tue la vie un peu plus chaque jour. De son inceste avec la politique ont accouché les gardiens d’une décadence qui s’emploient à faire de la vie humaine un bagne à perpétuité. C’est cette histoire des bourreaux des derniers temps qu’il convient de conter.

Il était une fois, et il est encore, celle qui tue en faisant couler le sang à l’étranger par le financement des ventes d’armes. Elle s’appelle BNP-Paribas. Elle spécule sur les pays émergents en Amérique latine ou dans les pays de l’ex-URSS, finance des sociétés puis se retire par spéculation pour les casser et en tirer des bénéfices mortifères au prix du soulèvement sanglant des populations. Elle s’appelle la City et cette capitale des mercenaires de la finance est à Londres.

Elle oeuvre à la destruction de la planète par les gaz des schiste en violant à l’étranger les lois françaises qui ne s’appliqueraient qu’en France. Elle s’appelle la Société Générale. Elle participe à piller des ressources au Tchad en tuant les personnes sur place par des armes qu’elle a financées. Elle s’appelle Rotschild. Et son intermédiaire est un voyou dont le copinage malsain avec la Présidence française abaisse encore la fonction républicaine et participe à faire jeter par les fenêtres le temps dévolu au progrès de notre démocratie et à l’intérêt général. Il s’appelle Quidam.

Elle puise ses racines dans la prostitution et la pornographie, et elle ne manque pas de vous y corrompre dès qu’elle connait votre adresse email, elle est un opérateur téléphonique et elle s’appelle Free.

Ils sont le spectacle des imposteurs en tous genres du tout-venant politique. Ils sont la mise en scène de la réalité du quotidien des Français. Ses manipulations inspirent un tel dégoût que les Français s’en détournent. Ils sont de nos médias.

Il est devenu le ciment d’une société pervertie. Son chantier est celui de la corruption. Il s’appelle le mensonge, et il fait loi.

Il est le commanditaire de la violence des Français. Qui pense que les solutions des problèmes se trouvent hors du champ de l’expérience. Et qui n’a jamais la moindre idée nouvelle.
Il est de ceux qui se sont habitués à briser la vie de salariés en jouant aux legos avec leurs entreprises sans avoir jamais construit quoi ce soit par lui-même. Aujourd’hui, par sa politique sans âme d’une élite mortifère qui ne peut nier sa responsabilité, il brise la vie des français, les laisse mourir dans les hôpitaux, il leur crève les yeux dans les manifestations, et à coups de matraque, il leur ouvre le crâne.
Il est d’abord la marionnette de picsous qui ne font plus rire personne. Il est ce qui reste quand on a ôté à la vie tout ce qu’elle a de sens. Il est l’oracle transgenre des zombies de la finance qui vampirisent notre planète. Il est le président dictateur général de la France. Il est Emmanuel Macron.

Eux, ils sont partout. ils sont la nation française, ils sont l’énergie du mouvement, ils sont la révolution, ils sont la voix de la vérité, ils sont le bon sens, ils sont l’imagination. Leurs actions sont mises à l’épreuve par l’expérience, ils sont la vraie intelligence, celle qui passe par le coeur. Certains d’entre-eux ont même la foi. Dans la précarité, par la force des choses, ils ont développé un instinct de survie et une intuition hors normes.

Ils sont l’avenir. Ils sont la démocratie. Ils sont les gilets jaunes. Ils sont nos gilets jaunes. Ils sont les syndicats. Ils sont les cadres médicaux. Ils sont les cheminots. Ils sont nos retraités …
Ils sont le peuple français souverain.

L’Histoire a ses raisons que la raison ignore parce que c’est aussi une histoire de coeur. Les impostures politiques ne leur survivront pas. Les imposteurs politiques doivent partir.

Les escrocs de la macronie inventent phishing fiscal et impôt sur la misère

Dans le cadre de la grande réforme « historique » du prélèvement à la source au milieu des enjeux climatiques repoussés en 2050, des Français sont actuellement injustement soumis à payer une partie de leur impôt sur le revenu, subir une double imposition 2018/2019, et ce, pour une raison arbitraire, tout à fait discriminatoire, une règle pour la moins légère dans l’appréciation d’une potentielle manipulation des contribuables à se soustraire à l’impôt. Cela dit, pour nombre de Français, un impôt sur la misère plus que sur la fortune.

Outre l’impôt correspondant aux revenus exceptionnels par nature, l’impôt afférent à la fraction des revenus des dirigeants et des indépendants de l’année 2018 excédant le plus élevé des revenus perçus les trois années précédentes (2015, 2016, 2017) ne sera pas effacé en 2019. (page 49 brochure Pratique 2019

Revenus exceptionnels de 2018 mis à part, personne ne devait payer d’impôts pour 2018 tandis qu’en 2019, cela créerait une double imposition sur les revenus de 2018 et ceux de 2019 à payer au cours de cette même année. Mais il restait le cas des indépendants qui profiteraient soi-disant de 2018 pour gonfler leurs revenus par rapport à 2017, 2016 et 2015.

Soit une occasion trop facile pour ce gouvernement de ponctionner de 5 milliards (chiffre fourni par RTL) les artisans, commerçants, ou autres indépendants. La règle du « travailler plus pour payer plus » s’applique, et ceux qui ont donc gagné « plus » en 2018 sont donc imposés deux fois en 2019. A moins ! … que leurs revenus ne continuent à croître en 2020, auquel cas, ils se retrouveraient remboursés en 2021. « Eventuellement » … :

En cas de plafonnement du bénéfice de 2018 retenu pour le calcul du CIMR, un complément de CIMR pourra être obtenu éventuellement en 2020 si le bénéfice de 2019 dépasse le bénéfice de 2018 ou le bénéfice qui été retenu pour le calcul du CIMR. (page 50 brochure Pratique 2019

« Entuber » les Français sur le modèle des magouilleurs de la finance

Ceux qui auraient gagné plus en 2018, et sans tricher, relèveraient tout au mieux d’un cas de figure que nos grands décideurs auraient laissé de côté avec cette nonchalance de ceux à qui tout est dû, cet optimisme des débutants, cette arrogance d’enfants gâtés à qui on donne un jouet sans écouter les consignes et ce mode d’emploi des fiscalistes tels des curés s’évertuant à l’impossible auprès d’invétérés voyous pour leur déclamer la morale en pleine gabegie sur le dos des Français et des intérêts souverains de notre pays. S’imaginer qu’il suffirait de voir si des problèmes se poseraient une fois avoir pris une solution, dirons-nous assez « naïve, » tout en concernant des millions de personnes est effectivement assez impressionnant. D’incompétence. D’irresponsabilité. Le concept de « croissance honnête »  n’a aucune réalité comptable ni aucun sens juridique ni se prête en aucun cas à devenir un concept fiscal. C’est une aberration.

C’est ainsi qu’il serait opportun d’apporter  la contradiction sur ce nouvel impôt caché, y compris sur la misère, de ceux gagnant leur vie à la sueur de leur front, et pour lesquels il serait temps de remettre en cause le bien-fondé des prétentions de ces « élites » aux pantoufles à 500 000 euros l’année.

Taxer les humbles et payer les voleurs pour que le vol devienne légal

Tout d’abord, comment des revenus d’indépendant pourraient permettre de surseoir à l’impôt hormis dans le cas où des recettes seraient décalées de date en début ou fin d’année ? Ce problème n’a rien de nouveau, et probablement ni plus ni moins de possibilités d’être dissimulé que pour les autres années. Pour autant, plus personne ne doute que nos élites considèrent la fraude comme un sport national pour justifier la leur, et l’actualité montre qu’ils sont visiblement bien placés pour le savoir.

Mais tout le monde ne peut pas se permettre de voler officiellement les contribuables par des salaires mirobolants et immérités, pour soi-disant éviter de les voler par derrière comme l’explique avec beaucoup de zèle notre Ministre des petites économies face aux enjeux de la corruption. C’est qu’il s’agirait de reprendre cette innovation sociétale à plus grande échelle, et rendre obsolète la criminalité, soit tout simplement se décider à enfin payer tous les voleurs. On appelle cela la mondialisation.

En exemple de l’incongruité de cette loi pour des indépendants procédant à des locations, ceux qui louent meublés subissent cette mesure de l’Etat, tandis que ceux qui sont en non-meublés, et relevant du foncier, ne sont pas inquiétés, et considérés non imposables.

La jalousie des parvenus politiques qui n’ont jamais travaillé

Mais effectivement, en indépendant, les revenus sont fluctuants, c’est-à-dire qu’il y a une part de réussite. Le jeu, c’est qu’on ne gagne pas à tous les coups. C’est même là le propre de l’entrepreneur – petit ou grand – d’en accepter la règle, C’est ainsi parfois gagner moins malgré ses efforts ou à l’inverse gagner plus pour avoir eu de la chance. Et ce n’est pas à confondre avec la règle officielle « du travailler plus pour gagner plus » ni même celle officieuse du “travailleur plus pour gagner moins ».

Il est juste évident que ceux qui ont conçu la règle de croissance sur 2017/2018/2019 n’ont jamais connu l’activité réelle d’une entreprise et ne sont pas plus des fiscalistes, même débutants, tant cette règle vient entacher la juste conception de la fiscalité et de la comptabilité. Il s’agit plus d’une vue assez immature voire fumeuse de ceux qui n’ont de préoccupation qu’à compter leurs dépenses et trouveraient injuste que d’autres puissent avoir un petit avantage vis-à-vis d’eux. Et y compris le petit entrepreneur dont il ne faudrait quand même pas qu’il profite d’un pur concours de circonstances. C’est juste oublier ce qu’est un entrepreneur, exposés aux risques, et privé du pantouflage et de la retraite à vie si chers à nos courageux dirigeants.

Et aucun contribuable n’a bien sûr la prétention d’avoir reporté d’une année le prélèvement à la source. Si ce n’est que cette loi a été annoncée après coup, réalisant les conditions des délits d’initiés propre à cette culture de financiers qui ne méritent  désormais plus autre chose que l’opprobre après deux ans à piller la France pour des intérêts privés. Du politique à la reconversion dans le pantouflage, puis du pantouflage reconverti au politique, on en vient au politique-pantouflant C’est-à-dire qu’on ne sait plus si E.Macron est un président français ou un employé de Bank of America, ou de tout autre cartel.

Il serait temps d’en revenir aux vrais enjeux de la réalité des activités, du vrai travail de ceux qui se battent tous les jours au milieu de l’incapacité de notre gouvernement à adresser les vrais enjeux. Par incompétence bien sûr mais aussi et surtout par lâcheté, celle-là même où jamais ces cooptés ne prennent le temps de débattre publiquement au cours de leur vie d’apparatchik. Parce que quand bien même ils comprendraient que de vrais projets soient à entreprendre, jamais ils ne pourraient se résoudre à avouer qu’ils sont incapables de les mettre en oeuvre et afficher au monde entier l’incompétence de ceux qui n’ont jamais créé ou entrepris quoi ce soit à l’image de ce que démontre leur politique insipide et arriérée aux solutions du passé.

L’impôt sur la misère

Le comble de cette loi, c’est qu’une personne qui vit en en-dessous du seuil de pauvreté mais qui a eu le malheur de voir ses revenus croître en 2018, fait que ses revenus sont aujourd’hui pourtant considérés comme des revenus exceptionnels.
Soit l’exploit d’immiscer le remplacement de l’impôt sur la fortune par un impôt sur la misère. Pourquoi taxer si peu de riches lorsqu’il y a autant de pauvres ?

Ainsi, telle une sanction, la part de ces revenus de 2018 supérieure aux années précédentes est ainsi imposée et un indépendant se voit sanctionner vis-à-vis des autres contribuables parce qu’il aurait « triché ». Il est condamné sans avoir été entendu, sans que quoi ce soit ne soit prévu pour pallier à une erreur éventuelle, et pour autant courue d’avance.

C’est que ces financiers sont joueurs, ils savent que les indépendants n’ont pas de syndicats et enfin, et surtout, ces « élites » sont condamnées par construction à mépriser les Français du haut de leur forteresse d’apparences cultivées dans l’entre-soi d’une caste d’apparatchiks de la finance, du pantouflage et de la politique politicienne. C’est la perversion même du culte de ces apparences qui crée les conditions de ce mépris bien réel envers les Français. Car pourquoi alors ne pas avoir pris la main tendue même maladroitement par les Gilets Jaunes pour associer la population en une force pour de vrais projets ?

Bien loin de ce monde d’illusions de nos politiques, il y a la misère, et comment ne pas se rappeler alors combien certains doivent batailler, ou pire, ignorer leurs droits, pour que des revenus liés à un licenciement ou à une pension de réversion, même versée après des années de retard, puisse leur bénéficier selon cette même imposition en revenus exceptionnels qui abaisse leur tranche marginale d’imposition ?

Un encouragement à combler le vide politique

Ce site est aussi proposé dans le cadre de l’écriture d’un ouvrage pour expliquer justement des solutions et projets pour la transition écologique, et certains sont déjà exposés ici-même. En effet, tandis que cette compétence en projets n’est pas un examen mais un concours aux élections – car autrement il ne resterait pas grand monde au gouvernement -, il y a donc là un effet d’aubaine dont ceux qui ont des idées peuvent tirer parti.

Pour faire face à cette injustice fiscale, éviter le délit de concussion institutionnalisé à notre Ministre de l’Economie en plus de celui de la discrimination, voire même de la coupable escroquerie au moins intellectuelle digne d’une association de malfaiteurs que constitue cette règle face à ceux qui n’entendent rien à la fiscalité, il y a à réserver ces sommes spoliées aux familles françaises et à refuser le paiement de ces surplus d’impôts sur 2018.

Au vu des moyens et des montants auxquels sont payés nos ministres à ne rien proposer du tout en matière d’avenir, le cas échéant, l’élégance serait de réserver à ce Ministère l’initiative d’engager une procédure au cas où nos grands penseurs s’insurgeraient d’un tel manque de reconnaissance face à l’ingéniosité de leur loi. Et alors espérer que ce gouvernement reste attaché à cette grande invention du « phishing fiscal » après celle de leur loi ad hoc de « croissance fiscale ».

Du phishing, dans le sens où le fait d’annoncer 2018 pour vierge d’impôt aurait consisté à mieux attirer les tricheurs dans un piège en changeant ensuite la loi pour modifier a posteriori les conditions d’imposition.

Un gouvernement aux mesures honteuses

Il est vrai que le ridicule ne tue pas (encore) si ce n’est ceux qui n’ont plus envie d’en plaisanter, à savoir les Français, et la nature, qui bien qu’elle rit jaune, souffre en plein réchauffement. Un jour peut-être ces Ministres ne trouveront plus d’excuses à ne pas répondre aux enjeux de notre temps, peut-être simplement parce qu’ils seront alors emprisonnés pour avoir trahi les intérêts souverains de notre pays.

En espérant que notre Ministre ait enfin l’occasion de découvrir ce qu’est le travail en dehors de l’ambition d’aller chercher des poulets en Argentine, ce site propose depuis 2015 de vrais projets qui sont à la disposition du gouvernement pour être débattu.

L’injustice fiscale

En conclusion, ce n’est pas parce qu’il y a des tricheurs qu’il faut pénaliser ceux qui ne trichent pas, et la loi est une condition suffisante mais non nécessaire, ou autrement il n’y aurait plus de liberté. Ce sont les objectifs de la loi qu’il faut respecter, et la loi est un moyen de respecter ces objectifs, mais en aucun cas, le seul. En l’occurence, il n’y pas une seule manière de justifier qu’on n’a pas profité d’une aubaine fiscale en 2018, et visiblement pourtant, rien n’a été prévu pour anticiper les inéluctables aberrations et laisser une place à l’erreur, tandis qu’aucun fiscaliste n’a pu manqué de prévenir des conséquences de cette inéluctable bourde sur les revenus exceptionnels.

L’injustice fiscale, c’est aussi cela : la vraie fausse bêtise de nos fausses vraies élites.

Un normalien comme notre Ministre de l’économie devrait pouvoir lire cet article sans peine et se donner une chance de combattre l’illettrisme de notre classe politique qui ne sait ni lire les courriers face à des préoccupations laissés de côté, ni plus écrire des réponses aux Français par de vrais projets.

Mais le mieux serait que cette mauvaise farce s’arrête et que ce gouvernement démissionne tandis que les chefs d’accusation s’ajoutent face à ceux qui seront jugés par l’Histoire plus tôt qu’ils ne le croient pour les années perdues envers les enjeux du changement climatique associés à la vie de nos enfants.

Médias: de l’addiction stérile à la face noble de la politique

Parmi nous, nombreux sont ceux qui sont pris par une sorte d’addiction à l’information, une addiction amplifiée par les enjeux politiques et écologiques. Beaucoup d’analyses de chacun qui mènent souvent à augmenter sa propre défiance soit vis-à-vis des politiques soit de la Presse elle-même, qu’elle soit écrite ou audiovisuelle.

Par ailleurs, si cette production de la Presse n’est bien sûr pas inutile et apparaît même comme une source unique de vie, de travail et de lutte démocratiques, cela ne permet pas toutefois de remettre suffisamment en cause notre modèle actuel de société, ou du moins pas suffisamment vite en égard aux attentes.

Très concrètement, notre avenir rêvé n’est pas d’acheter notre poulet en Argentine, et lutter simplement contre un CETA ou contre un Mercosur n’est pas suffisant ni même efficace, et nos médias pourraient aller au-delà d’un rôle trop réduit à la transcription, à l’opposition ou au relais des pouvoirs politiques ou du mouvement social.

C’est-à-dire que face aux mesures prises par le gouvernement, il y a d’autres solutions, il y a des expérimentations, il y a des thèses, il y a des utopies.  Et que le fait qu’elles ne soient  pas reprises ou débattues par ceux au pouvoir est une opportunité pour la Presse pour réouvrir une dimension manquante aux débats actuels qui manquent par trop de prospective. Il pourrait ainsi être débattu un modèle de société basé sur l’usage d’un réseau national de circuits-courts et dont les aspects vertueux seraient espérés bien plus qu’une 5G qui en serait pour autant un élément moteur.

Il est vrai qu’une solution, c’est souvent considéré comme ennuyeux et pas très vendeur, entraînant peu de réactions. Mais peut-être que cet état de fait pourrait être dépassé afin que les solutions d’un 21ème siècle soient débattues différemment pour renouveler l’intérêt pour la politique au sens noble du terme,  celle là-même qui traite de l’avenir de la Cité.

Soumettre en profondeur et publiquement des solutions alternatives aux instances politiques serait un premier champ d’exploration, quitte à attirer la polémique sur ces sujets telle un leurre pour rééduquer l’appétit politique vers plus de réflexion et d’imagination, et moins de critiques stériles.

Que soit économiquement débattu qu’avoir une production locale de biens de première consommation puisse être un modèle vertueux, et en tout cas, une thèse dont on ne saurait se passer de la discuter. Débattre sur la relocalisation en allant jusqu’à imaginer l’exode urbain. Ou encore imaginer notre futur à Paris avec des taxis autonomes. Et bien d’autres choses.

Créer un mouvement de discussion à inventer un nouveau modèle de société amènerait aussi à repositionner le curseur du monde politique sur d’autres enjeux et influerait de manière peut-être encore plus efficace que la simple opposition directe aux projets actuels. Et tout en mettant aussi en valeur le travail entrepris pour élaborer des solutions du quotidien – et non de prospective – dont un vecteur existant est notamment Public Sénat. Et qu’il ne saurait être accepté de rejeter l’existence de ce travail en un déni du « tous pourris » tout aussi dangereux que le déni de notre gouvernement actuel face aux Français et leur profond malaise. Alors, oui à la prospective et à imaginer un avenir pour mieux le conquérir.

Que les médias  puissent ainsi participer à redonner au politique sa vraie nature à penser l’avenir. Et un bel avenir.

LREM: les révisionnistes et les complices d’une finance criminelle

14 juillet: prise de la Bastille. Une date choisie à dessein dès 1790 puis en 1880 par les premiers constituants de nos républiques pour que soit ancré à jamais le fait qu’une émeute du peuple ne doive jamais être prise à la légère mais considérée comme le signe potentiel d’une démocratie touchée en profondeur.

C’est plus qu’un clin d’oeil à travers les siècles, c’est une arme légale contre ceux qui usurpent le pouvoir. Une arme de dissuasion qui est transmise aux générations futures, dont la notre, pour pérenniser que la loi, c’est le peuple, et qu’en dernier lieu, seule sa parole compte au-delà des intérêts contingents.

Le peuple est souverain et lorsqu’il se révolte, nos dirigeants devraient plier le genou et se rappeler de cette leçon de l’Histoire. En oubliant de rappeler ces faits, les politiques décrient à tort les débordements de la dernière célébration du 14 juillet et deviennent des révisionnistes de l’Histoire française.

Ce sont bien aussi et d’abord les Gilets Jaunes qui auraient dû défiler en ce 14 juillet. Et avec les honneurs en remerciement après que notre gouvernement ait saisi toutes leurs revendications avec l’acuité et l’humilité nécessaires comme une chance inouïe de changer les choses et faire plier les intérêts particuliers devant l’intérêt général.

Les révisionnistes de LREM feraient mieux de dire combien E. Macron soutient l’horreur au Gabon ou au Yémen, pour cette françafrique de la honte, de la corruption, du financement illégal des campagnes électorales françaises et du vol des ressources telles que l’or, au prix de la vie de villageois, femmes et enfants compris.

Cette finance que représente ce gouvernement est assassine. Elle joue les mercenaires dans les pays émergents et s’en vante, elle pousse au suicide nos agriculteurs, elle asphyxie les familles par son refus de restructurer leurs prêts et les fait plonger dans la misère pour les dépouiller un peu plus chaque mois, elle tue les opposants aux dictatures au nom des intérêts pétroliers ou de marchés à préserver ou à gagner, elle tue hommes femmes et enfants hors de nos frontières pour récupérer leurs terres, elle fait mourir de faim de nouveau de plus en plus en Afrique, elle noie dans la Méditerranée ceux dont elle vole les ressources par ces accords de la Françafrique. Et elle ment, pour sa soi-disant bonne cause, à savoir que ses copains puissent manger du homard jusqu’à s’en faire péter la sous-ventrière.

Par la réédition de telles actes et son absence d’engagement vers des mesures de bon sens, notre gouvernement est complice de crime contre l’Humanité. Il sera jugé par l’Histoire. Et cette participation à faire croitre encore les effets dévastateurs de la mondialisation fonde son absence totale de circonstances atténuantes.

Les solutions existent, ce blog en détaille et en énumère par dizaine. Nos citoyens, nos forces sociales, nos ingénieurs, nos chefs d’entreprises, nos syndicats, nos représentants religieux, …, ne sont pas là seulement pour récupérer les situations dramatiques provoquées par la dangereuse bêtise de nos gouvernants, ils sont là pour que les moyens d’agir ne leur soit pas coupés et qu’enfin de vraies solutions puissent être déployées. L’urgence écologique n’est pas de manger du homard avec des parvenus de seconde zone qui préfèrent taire leur nom. Et il est encore moins à laisser notre pays se livrer à  des mesures à l’encontre de la préservation de la vie sur Terre elle-même.

Telle est la vérité pour laquelle les français se sont battus en 1789 et dont le 14 juillet rappelle le prix du sang. Notre gouvernement est dans la violence, une violence légalisée par la finance au nom de l’intérêt inférieur de la cupidité, et il ne pourra se plaindre de récolter cette même violence, celle-là même qui a vu les têtes coupées comme à la Bastille de ceux qui trahissaient le peuple quitte à le massacrer.

Ce blog avait annoncé à sa date précise les événements d’octobre 2018 près de 3 ans en avance ainsi que l’émergence d’un terrorisme à la française. Il n’est pas encore trop tard pour donner une chance aux vrais projets qui ne demandent qu’à être discutés, même si l’arrogance des parvenus de la politique est bel et bien une difficulté quasi-insurmontable pour faire émerger de telles solutions. Travailler ensemble en imposant des solutions à ce gouvernement car chaque semaine compte, mais à la condition de ces nouvelles formes d’expressions démocratiques que sont les référendums.

C’est possible de réunir les Français autour d’objectifs communs, mais sans que soient acceptés les mensonges et le respect d’intérêts privés. Que soit restauré le pouvoir intellectuel et du bon sens, toujours guidés par les valeurs propres à notre humanisme à la française, et aussi l’expérience de terrain des Français.

Il y a un saut à faire lorsqu’il s’agit de plonger vers des solutions nouvelles comme vers un monde inconnu, d’y être poussé est désagréable, mais bien parfois nécessaire, comme pour ce gouvernement qui se recroqueville sur des solutions du passé, se réfugiant dans le culte d’une supériorité qui ne fait plus illusion pour personne, tandis qu’il gagnerait à écouter le tiers-état, poussé par la révolte populaire bien en marche pour faire un saut dans un futur à reconquérir.

E.Macron pris en flagrant déni sur les ronds-points

Les ronds-points se devaient d’être le symbole d’une coopération entre automobilistes, aujourd’hui, à cette utopie manquée a succédé la réalité des Gilets Jaunes à rassembler et faire collaborer entre eux des citoyens de tous horizons.

Reprenant le principe des tours de manège des camions de CRS pour l’élever dans le champ des idées, d’aucuns revendiqueraient à ces ronds-point un statut à devenir des cercles vertueux. Pas seulement parce que les automobilistes se décideraient à y entrer sur l’air d’un à la queue leu leu promu hymne national, mais surtout parce que ces ronds points seraient vus comme le coeur d’une circulation irriguant les artères d’une multitude de convictions sur le courant oublié de la vertu.

Soit établir des points de convergence entre les actions et projets motivés par une urgence à survivre, à dénoncer les injustices, à transformer positivement une angoisse face à une société qui ne sait plus officiellement où elle va en une exigence de vraies solutions qui ne resteraient plus cachées sous le tapis de l’imposture de nos élites auto-proclamées.

Une opportunité manquée à opérer le changement 

Si les ronds-points routiers ont manqué leur sortie vers l’utopie de la coopération, les éléments moteurs de notre gouvernement ont surtout enchaîné les ratés tout particulièrement en manquant un virage historique. C’est que ces spécialistes à vider les mots de leur sens ont été pris à leur propre piège et n’ont pas saisi un mouvement, qui lui, était déjà réellement « en marche ». Désormais soumises aux moeurs du populisme, les portes électorales qui s’ouvraient soit à droite soit à gauche sont aujourd’hui devenues les sièges éjectables du dégagisme dont ce gouvernement pourrait bien subir moultes péripéties et crevaisons de votes.

Il restera invraisemblable à quel point ce mouvement des Gilets Jaunes aurait gagné à être reconnu comme du pain béni pour des personnalités politiques aspirant au changement. Un tel appui populaire devait à l’évidence être considéré comme une formidable opportunité à enfin pouvoir changer les choses en soi et que ce gouvernement puisse dépasser le stade prépubère de l’épiphénomène où il semble pourtant se résigner.

Soit engager cette fameuse transition qui unifierait en de nouvelles solutions les enjeux actuels pour redonner du sens à nos vies par une société aux aspirations renouvelées. Dépasser les enjeux économiques, écologiques, sociaux pour faire resurgir d’outre-siècle ceux propres à notre condition humaine et au sens de notre vie sur Terre. A contrario, à l’heure d’aujourd’hui, ce 21ème siècle innove uniquement en étant le premier à avoir réduit le champ de notre horizon d’avenir. Parce que notre espérance de la vie sur Terre ne grandit plus mais se réduit de jour en jour. Et alors que chaque année nous nous endettons de plus en plus vis-à-vis de la Nature sans permettre le renouvellement des ressources prélevées, et ce, dès le mois de mai.

Le déni et la lobotomisation de l’opinion

Ainsi, au lieu de placer le mouvement des Gilets Jaunes au coeur d’une logique historique, notre gouvernement a amplifié son déni. Ce déni, Emmanuel Macron le condamnait pourtant de ses voeux de début d’année, reprenant les mots et arguments des opposants coeur-pensants pour mieux les salir de son inaction, de ses mensonges, et du sang des Français. C’est ainsi que notre Président qui accélère avec le frein à main, a réussi la première tête à queue de son quinquennat, pulvérisant les barrières de sécurité de notre humanisme à la Française pour le renvoyer sous la forme de projectiles en plein dans les têtes des Gilets Jaunes. Ces nouvelles formes de lobotomisation de l’opinion sont à l’image de la réalité primaire et diabolique d’un Président qui mérite juste de finir en ange déchu.

La raison de cet apparent aveuglement réside simplement en ce que nos politiques ne sont plus que de vulgaires tacticiens visant à protéger des intérêts particuliers. Ils sont impulsés par des forces conservatrices visant à bloquer les alternatives pour mieux préserver les avantages bien mal acquis par des parvenus placés à la tête d’institutions ou entreprises dont le caractère public ou privé ne se distingue plus que par la facilité avec laquelle cette oligarchie d’imposteurs se servent à leur seul bénéfice dans les caisses des Français.

C’est bien plutôt là que la véritable association criminelle de malfaiteurs se devrait d’être recherchée.

De la noblesse de la politique aux basses manoeuvres

Et c’est cette mafia politicienne que les Gilets Jaunes révoquent jusqu’à en avoir la nausée au simple fait de prononcer ce mot « politique » devenu allergogène alors que seul un renouveau démocratique pourrait en constituer l’antidote. Parce ce qui faisait la noblesse du mot « politique », c’était qu’il invoquait l’excellence à servir les intérêts de la Cité, pour le bien commun, et aux principes de la vertu. Et non pour le mal public.

La décision de livrer ADP à la spéculation est l’exemple même de cette politique financière qui détourne les intérêts stratégiques de notre pays pour instrumentaliser des pouvoirs occultes et des intérêt privés, de la même manière que le furent les autoroutes. Et sur le même principe qu’il a été renoncé à la séparation entre banques d’investissement et banques d’économie locale. Et ce sont pas des détails. Sans oublier plus encore que ce sont déjà des fleurons de nos industries qui ont disparu pour le seul bénéfice de dirigeants cupides parachutés à des postes de direction, pour des opérations de fusions-acquisitions, des calculs politiciens, des relations aux intérêts calculés, le financement de campagnes ou l’entretien de rapports de force. Ou autres éléments qui ne remplaceront jamais une véritable vision dans le développement d’une activité ou d’une économie au service des citoyens et de leur avenir.

Une prospérité entrepreneuriale brisée par la finance

Une vision que possédaient les capitaines d’industrie ayant forgé le tissu industriel et son réseau d’entreprises. Des sociétés qui, comme Alstom, constituaient des pôles d’excellence technologique et qui faisaient la renommée de notre pays à l’International et surtout la profusion de nos emplois. En transférant les rênes de notre avenir à la seule finance, c’est une véritable cannibalisation qui s’est immiscée et qui a tôt fait de s’attribuer illégitimement cet héritage pour le dilapider par une incompétence que de la recherche du seul bénéfice viendrait presque faire oublier. Comme si l’égoïsme était devenu un principe pour renoncer à de vrais projets et rendre légitime la médiocrité. Le tout au prix d’un casse phénoménale. Et pour se retrouver aujourd’hui dans un pays à l’industrie décapitée, privée de ses figures de proue et orphelin d’une culture à entreprendre de grands projets.

Réduisant la valeur des actifs à la seule rentabilité à court terme, la finance hégémonique prétend qu’il suffirait de réglementer le libéralisme à plus grande échelle. Et ce faisant, privant le citoyen encore un peu plus de sa capacité à entreprendre face à d’inextricables difficultés qui n’ont de légitimité que de payer la bureaucratie d’un libéralisme qui montre aujourd’hui son vrai visage. A savoir celui d’un monstre tentaculaire qui en train de détruire non seulement notre planète mais aussi jusqu’à nos territoires et êtres vivants. Jusqu’aux réserves protégées qui ne seraient plus … protégées. Le sacre de l’abolition de tout sens commun.

La réaction épidermique des Gilets Jaunes

Et ce sont donc nos Gilets Jaunes qui sont violentés comme si nos dirigeants voulaient faire oublier à quel point ils sont eux-mêmes frappés. Et tandis que les moins favorisés sont déjà à l’asphyxie des complications engendrées par un système incohérent et aux difficultés démultipliées pour les revenus les plus faibles. C’est-à-dire que des revenus divisés par deux, c’est vivre avec des difficultés multipliées par dix. Seuls ceux qui l’ont vécu peuvent vraiment le comprendre bien que ces difficultés s’étendent de plus en plus vers les revenus supérieurs. Et tandis que les remparts du bon sens ne résisteront pas encore bien longtemps sous les coups de butoir des mercenaires de la cupidité dont une limite supérieure à leurs ambitions ferait taire leur velléité à se faire considérer comme des dieux.

La politique dirigée par la finance a fait de notre société une usine à gaz à grande échelle, artificiellement maintenue en vie au moyen d’une perfusion de progrès technique. Toujours par le biais d’un vocabulaire emprunté au monde des vivants, Emmanuel Macron s’est érigé en startuper pour mieux en faire détester le concept alors qu’il ne l’a jamais été et qu’il ne connait strictement rien à la technologie. La vérité, c’est qu’Emmanuel Macron n’a jamais travaillé de sa vie dans le monde réel. Sans âme, le financier est tout au mieux un facilitateur, à permettre la mise en relation entre des besoins d’artifice et rendre effective le potentiel à échanger de la valeur implicite, mais cette activité dépend strictement de la vraie valeur ajoutée produite par ceux qui travaillent. Pour avoir divisé le travail et les personnes, la finance s’est rendue indispensable à suppléer à ce qu’elle a détruit, à savoir le lien social. A se faire passer pour indispensable, il en découle en conséquence une seconde et plus délétère imposture, à savoir de prétendre que cette finance peut juger de tout sans rien n’y connaître. Et d’avoir réduit l’outil intellectuel à la seule analyse sans jamais avoir à entreprendre et créer de nouveaux concepts.

Tout cela fait ainsi illusion pour tirer parti de l’héritage d’une nation française résistante aux aberrations, rattrapant les erreurs au quotidien de dirigeants de plus en plus étroits d’esprit, participant à déployer un progrès technique limité et aux finalités médiocres mais dont elle sait assurer le déploiement avec efficacité. Un savoir-faire rigoureux et ingénieux mais accusant le coût d’une absence de stratégie et de vision toujours sanctionnées par un temps de retard envers les Etats-Unis mais aussi désormais envers la Chine.

L’esprit de survie face à l’obscurantisme

En vérité, les Gilets Jaunes ne sont pas moins que les vrais pionniers du 21ème siècle, ce sont les premiers conquérants d’un avenir dont les prémices de fondation se balbutiaient déjà au début du mouvement et dont les ramifications s’étendent de jour en jour à travers leurs actions et discussions. Par la force des choses, ils ont développé un instinct de survie et une capacité à surmonter les difficultés. C’est-à-dire qu’ils portent en eux une intuition mais aussi une vraie conscience que la pauvreté leur accorde en juste retour des choses. Autour de ces ronds-points, ils véhiculent ainsi le terreau du lien social et des solutions pour réussir à s’en sortir. Soient des qualités que n’auront jamais nos gouvernants dont les revenus réduisent d’autant le champ de leur conscience à saisir les difficultés et obtenir la motivation à libérer leur imagination d’un obscurantisme obérée d’une vision réduite à l’exécution de la simple règle de trois.

L’intuition des Gilets Jaunes est le pendant de la double imposture des talibans de la finance qui font tomber successivement les symboles de la vertu que l’on croyait avoir érigés tels des statues irréfragables pour protéger la société de ses mauvais démons. Parce que si elle se voit réduite à la raison pure, une intelligence devient improductive de nouveaux fruits et condamne ses fossoyeurs à n’être que de simples voyous et à se partager un butin dont ils tarissent la source. En s’auto-proclamant élites de la nation, ils bloquent non seulement toute alternative mais aussi toute discussion. Ils font table rase de toutes les questions fondamentales en emprisonnant un peu plus nos citoyens, transformant notre société  en une prison dont les portes vers l’avenir se referment les unes après les autres.

Pour être heureux, vivons cachés au gouvernement

Sur le modèle envahissant des franc-maçons qui ne répondent jamais aux courriers des non-initiés en vertu d’un principe à ne jamais se répandre avec ceux qui ne n’en sont pas remis à leur société secrète et qui ne sont pas non plus soumis à leurs rituels et règles occultes, il n’y a aucun espoir à espérer nouer un dialogue avec des dirigeants qui ont ainsi prêté serment à ne jamais discuter qu’avec ceux qui se prêtent à leurs mensonges et à cet entre-soi d’une médiocrité partagée, ritualisée, et dont la tranquillité se fait payer par un déferlement de haine au détriment de mesures contre les moins-disants qu’on écrase et les trop-disants dont il se faut couper les têtes. Haine qui n’a d’équivalent que le damnation à laquelle ils se vouent corps et âme à briser lentement mais sûrement les conditions à la poursuite de la vie sur Terre. Telle est bien la vraie nature de cette politique politicienne, celle d’un finance zombie qui détruit le vivant en lui suçant le sang jusqu’à la moelle.

C’est toute la vertu des Gilets Jaunes à rompre la loi du silence et contrer l’incompétence, la violence indicible et la bêtise de pseudos-élites cooptées dans une consanguinité malsaine, s’entêtant à reproduire les mêmes erreurs et traitant les opposants par la violence et l’exclusion.

L’imposture intellectuelle, face cachée d’un désastre, clef d’une réussite à venir

Les événements en France ne sont pas isolés d’un contexte général, celui de la mondialisation et de l’absence de prise en compte des limites naturelles aux ressources de notre planète. Aujourd’hui, prédomine une incohérence puissamment généralisée par le capitalisme financier dans une sorte d’obscurantisme totalitaire. Il n’y a guère autre de sens à trouver à cela que  la seule convergence de l’ensemble des problèmes de tous les pays en une crise unique. Non pas toutefois une crise économique aux seules origines financières, mais bien plus importante encore, une crise d’identité dont l’économie n’est qu’une facette.

La fin du déni et la crise d’identité

Parmi les éléments déclencheurs d’une crise qui s’aggrave en raison de l’absence d’un vrai projet pour notre pays, il y a le moteur technologique qui est en train de tomber en panne d’« essence » ainsi qu’en témoigne la chute du Nasdaq, bourse des technologies. En assurant jusqu’à présent une croissance économique au tertiaire, la technologie a pu servir à couvrir les déficiences de réponse quant aux problèmes structurels. Car il ne s’agit là que d’une croissance artificielle qui ne répond pas aux enjeux du futur. Et ce, après un 20ème siècle dont rien que les données chiffrées feront qu’il sera jugé, a contrario de cet apparent progrès technologique, comme le plus abject de l’Histoire. Et alors que jamais n’avaient été aussi grandes les chances de construire une belle vie sur cette planète. Parce que jamais plus fortement non plus cette bêtise humaine ne s’est déchainée à une telle dimension mondiale, par les guerres, mais aussi par la destruction de notre planète. En se coupant de la Nature comme de la branche de l’arbre sur laquelle repose notre assise.

La réalité, pour notre gouvernement actuel, c’est aussi cette vérité devenue crue que l’absence de vision ne peut durer qu’un temps. Sans s’adapter, l’homme est condamné à disparaître, ce n’est pas seulement une belle phrase, c’est d’abord la loi d’une évolution dont la détermination ne nous revient visiblement pas. Et c’est aussi une loi sociale, économique, individuelle, spirituelle et historique. Sans aucun doute, le choc psychologique à l’étranger à voir Paris et notre pays en proie à une crise justement bien moins économique que carrément existentielle, c’est aussi l’officialisation de la fin d’une culture du déni pour le monde dans son ensemble. En France, il y a les Gilets Jaunes qui n’ont plus à rien à perdre, mais il y a aussi les parents qui veulent un avenir pour leurs enfants nés ou à naître sur cette planète tel un droit imprescriptible à respecter la vie sur Terre. Et ce avant que tout ne soit perdu en raison d’une civilisation dont il nous faut accepter de reconnaître une décadence coupable à ne pas affronter son incohérence de nature parfaitement et spécifiquement intellectuelle.

L’incohérence, c’est là le critère universel de cette crise identitaire tandis que s’évite la comparaison avec l’universalité d’une déclaration des droits de l’Homme qui n’a été que trop bafouée.  Dans le quotidien des Français, il y a eu une accumulation progressive dans le temps à renoncer à des principes fondamentaux. Ce qui rend légitime à enfin demander aussi des comptes quant au respect du contrat social. Des droits institués à la Révolution française et dont on a cru vouloir s’affranchir des fondements comme celui du caractère temporaire des fonctions politiques. Ainsi qu’un lecteur de ce blog le précisait, nos représentants ne représentent plus qu’eux-mêmes tandis que les Gilets Jaunes ne sont ni représentés ni représentables puisque non élus. Et qu’ils sont devenus les traductions d’une réalité que les politiques ne comprennent pas tant est grand leur aveuglement. Une incohérence si tentaculaire qu’ils reconnaissaient – dès le septennat de F.Mitterrand – être incapables d’en sortir. Au point de s’y être soumis puis d’avoir oublié jusqu’à ce qu’ils s’y étaient soumis. Difficile mais juste rappel des choses que la crise actuelle.

L’homme moderne, autochtone à venir d’une planète en état de survie

Dans les consciences s’imprime donc imperceptiblement l’image de l’homme qui se retrouve nu face à sa condition, tel un futur autochtone déjà en état de pré-survie, puisant dans des ressources qui ne se renouvellent plus. L’heure est à la faillite écologique de cette première entreprise mondiale qu’est la Nature, à la production « bénévole » supérieure au PIB mondial, et qui n’est pourtant pas en bourse même si ses côtes ne cessent de monter dangereusement. Tandis que le réchauffement n’est qu’un avant-goût scientifique de la facture à payer. Révélant ce sujet tabou du ridicule de notre société par rapport aux vraies questions de la vie et sa place dans les écosystèmes. Jamais plus qu’aujourd’hui, la question de la fin du monde n’a été plus abordée sur tous les plans. Les dernières civilisations autochtones risquent ainsi de devenir les mentors de la survie sur cette planète si toutefois elles n’ont pas été atrocement éliminées d’ici là.

C’est cette question qui s’impose telle une vérité qui ne serait pas bonne à dire de la bouche de notre ancien Ministre de l’Ecologie, l’un des premiers médiatisés à avoir côtoyé ces populations primaires et premières. Cet autodidacte de tout, ce diplômé de rien, qui a réalisé cette alchimie de transformer un esprit de survie et d’aventure en un esprit de synthèse que les normés de Science Po n’atteindront visiblement jamais. La raison à un formatage de leur imagination entrepris dès l’école comme cela l’est pour tous, mais aggravé de surcroît par des rituels à l’arrogance. Une capacité à réduire la pensée à des petites phrases cassantes. Et des productions intellectuelles consistant à prendre des décisions sur des cas particuliers, faisant du cas général une atteinte au bon sens, créant les conditions propices au populisme, Et à la seule fausse vertu d’imposer des choix clientélistes en le justifiant par une complication qu’eux seuls maîtriseraient. Car ces soit-disants bons élèves, ces élites de naissance, presque systématiquement passés par un Science Po historiquement réservés aux fils à Papa, utiliseraient des règles dont une nécessaire subtilité ne pourrait qu’échapper au bas-peuple. Sauf que c’est « bidon ». Tel est l’affreuse perversion de ces élites auto-proclamées ayant fait du mensonge leur loi principale de la pensée.

Une raison privée de ses moyens et détournée de ses fins

Car s’impose aujourd’hui le règne et la gloire de la polémique qui ne sont que le triste pendant de cette absence de dialectique qui a fait place tout au mieux au seul compromis. Une goujaterie intellectuelle. Avec de quoi retourner à l’envers toutes les pages des manuscrits des métaphysiciens depuis E.Kant compris. Probablement de la même manière que l’on a pu oublier les enseignements d’Aristote pendant des siècles. Pour les enfouir de nouveau avec plus de force encore tandis que cela a consisté à faire croire, soit que la métaphysique était vaine, soit que celle-ci avait évolué depuis et rendait ces enseignements caduques ou obsolètes.

Aristote au 21ème siècle

Quand Aristote expliquait que « le tout est plus que la simple union des parties », c’est comme si, aujourd’hui, il prenait l’exemple d’une voiture en pièces détachées, et montrait qu’il est difficile de l’assembler sans en avoir le plan et le savoir-faire adéquat. Que même une fois montée, il est à remarquer qu’il n’y a aucune possibilité de trouver le code de la route en analysant cette seule voiture et même en la démontant pièce par pièce. Tout simplement parce que ce code de la route ne s’y trouve pas ! Et qu’il en est de même du concept de BlaBlaCar qui ne s’y retrouve pas non plus. Soit réaliser que des fonctions nouvelles sont offertes par chaque innovation, synthèse digne de ce nom, qui non seulement n’étaient pas présentes dans les éléments qui la constitue, mais que de surcroît, ces fonctions étaient difficilement imaginables, laissant augurer de cercles vertueux permettant d’aller de propriétés nouvelles en bénéfices nouveaux. Et ce, à l’image d’un progrès technologique bien compris. C’est comprendre comment la complexité d’une voiture est réduit simplement à l’usage d’un volant, d’un frein, d’un accélérateur et d’un levier de vitesse, et que nul n’est besoin d’entendre quoi ce soit au fonctionnement d’une boite de vitesse pour s’en servir. Du moins depuis que les boites ne crissent plus ;-). Sans oublier encore de regarder où l’on va et d’où l’on vient, sans se focaliser dans le virage de la polémique au risque de sortir de son chemin.

Critique de la raison pure

La vérité, c’est que E. Kant a tranché et a écrit lui-même avoir tranché définitivement la question sur la réalité des limites de la raison pure. Soit son ouvrage est complètement faux, et il ne faut plus en parler comme d’une virage copernicien, soit ses prétentions sont exactes. Il n’a pas dit que la métaphysique s’arrêtait à ses résultats, bien au contraire, il a parlé d’une voie nouvelle donnée à la raison et il a donné des limites à cet outil qu’est la raison pure, comme c’est le cas ou devrait être le cas de n’importe quel outil.

Le débat a beau avoir été tranché, la voie ouverte, elle, s’est refermée.

Et y compris donc au 20ème siècle, des philosophes comme O. Hamelin ou des scientifiques comme A.Sesmat se sont dédiés à des constructions philosophiques par synthèses successives et A.Sesmat explique les difficultés à saisir complètement « l’essai sur les éléments principaux de la représentation » considéré comme un chef d’oeuvre de ce philosophe O.Hamelin. Pourquoi se compliquer de la sorte sur des questions qui échapperont au grand public  tandis que des résultats fondamentaux pourraient être mis au bénéfice de tous quant à la manière dont se construit la représentation ? Soit la manière dont la connaissance évolue. C’est-à-dire aussi la manière dont se développe tout nouveau système. Soit une clef pour notre avenir, et ce, dès aujourd’hui, et plus que jamais.

Mais c’est aussi une manière d’assurer son développement personnel, ceux de ces enfants, voire même prétendre faire guérir de maladies par des décisions prises sous l’éclairage des questions d’évolution des systèmes complexes. Soit comprendre par exemple qu’un enfant sujet aux troubles du comportement puisse tirer bénéfice d’une alternance dans ses lieux de vie. Pour que sa conscience soit confrontée à la nouveauté, et que son fonctionnement synthétique en soit stimulé. Et saisir une colère salvatrice qui participe au développement de cette conscience de celle qui doit être contenue pour répondre à ses angoisses.

Le mouvement dialectique, dynamisme de la pensée

Réconcilier thèse et antithèse dans un synthèse constitue un mouvement dialectique. Dans l’aspect ternaire des constructions philosophiques où chaque nouvelle construction se fonde sur les deux précédentes par synthèse successive, il deviendrait ainsi évident que les systèmes politiques précédant le capitalisme, au lieu d’être mis aux oubliettes, puissent être revus non pas pour les reprendre tels quels, mais pour travailler à une synthèse. Une synthèse par exemple entre communisme et capitalisme, opposant les situations pour trouver des solutions nouvelles. En matière d’enjeux écologiques, le communisme susciterait ainsi des réflexions en matière de mutualisation ou même de revenu universel. Pour oser aller au fond des choses, même dans la monarchie de droit divin précédant notre régime démocratique – et sur lequel il n’est pas question ici de revenir tandis que l’aristocratie de la finance est suffisamment en train de détruire ce monde -, le fait d’avoir une famille royale qui pérennise une culture trans-générationnelle du pouvoir peut nous poser la question de savoir quelle conséquence cela a perfidemment induit sur nos démocraties. Y compris de saisir les comportements de nature monarchique de nos Présidents dont E.Macron aurait encore élevé l’intensité que ce soit à la lecture des faits ou tout au moins, dans l’esprit des Français. L’idée est donc d’arrêter de vouloir à tout prix se restreindre simplement à reparamétrer l’existant de manière dramatiquement inutile depuis des décennies. Et cesser de rendre à la fois tabou le passé et ridicule toute proposition nouvelle.

L’imposture

Tout l’ouvrage de E.Kant est dédié à la question de la synthèse en général, et pas seulement des conditions nécessaires pour effectuer des synthèses a priori. Cette vraie définition de la Critique par E.Kant est donnée bien au-delà des premières chapitres de son ouvrage mais comme les personnes la lisant font partie d’une espèce en voie de disparition, personne ne la cite non plus. Tandis que tout son ouvrage parle de cette question de la synthèse, avoir repris cette définition de départ était presqu’un piège tendu aux imposteurs par E.Kant et une main tendue à travers les siècles pour réhabiliter ces questions fondamentales du juger sans savoir mais surtout du « juger, c’est concevoir ».

Démontrer l’imposture de nos élites, n’est donc pas un débat difficile à clore tant il suffit d’ouvrir la Critique à presque n’importe qu’elle de ses pages, y puiser n’importe quel paragraphe, les plus souvent chargés d’une acuité puissante mais effectivement difficiles  à appréhender par manque d’actualisation depuis plus de 200 ans. Et d’en discuter avec ceux qui prétendraient non seulement en avoir compris les tenants et aboutissants mais même en avoir lu les premières pages qui portent sur la distinction entre jugements analytiques et synthétiques. C’est ainsi que dans un supplément du Monde dédié à Kant, un de ses traducteurs contemporains bien connu déclarait à juste titre et avec une honnêteté salvatrice n’avoir compris que récemment les liens avec le progrès technologique.

Il s’agit d’y voir une insuffisance normale et qui participe à justifier une métaphysique en évolution depuis toujours et puisant sa matière à travers les enseignements que peuvent fournir l’étude des sciences. Ce qui est critiquable, c’est simplement que la métaphysique, l’étude des lois sur les lois, « science des sciences », ait été rattachée arbitrairement à la philosophie plutôt qu’à la logique et à la science.

Elever notre dialectique et retrouver espoir en un usage de la raison réconcilié avec l’imagination

Tout raisonnement, tout jugement porte ou non des fruits nouveaux selon sa nature synthétique ou analytique, et cette distinction, lorsque l’enjeu est de faire évoluer un système, permet de condamner à l’échec toute décision de type analytique sans même à avoir à en discuter sur le fond. A adopter ou non ce sens critique introduit par E.Kant, la conséquence fondamentale dans une société qui avance rapidement en est soit d’évoluer rapidement si possible pour le bien commun, soit d’évoluer rapidement dans l’incohérence et un dogmatisme vermoulu et délirant. Et si l’on s’en tient à une pensée discursive comme celle de nos « élites » que trahit leurs décisions et discours, il n’y a guère d’hésitation à comprendre quelle voie a été choisie.

Cette propriété élémentaire à caractériser les jugements, et qui se doit d’être évidente à ceux qui oeuvrent sur la représentation à faire de leur mieux, donne aussi un aperçu de ce qui reste à expliciter ou découvrir: une voie nouvelle.

Une métaphysique qui préfigure les enjeux du 21ème à changer notre manière de pensée par une compréhension renouvelée de ces questions par l’entremise inespérée de savoirs acquis par le biais de l’innovation technologique au 20ème siècle. Si, jusqu’au siècle dernier, expliquer par la raison ce qui échappe à la raison pure n’était pas simple, cela l’est bien moins aujourd’hui au moyen du progrès technique. Et pourrait l’être expliqué à nos enfants à des fins éducatives fondamentales comme l’étaient la logique ou la morale. Et qu’enfin être adulte soit de construire ses rêves par son imagination et tout étant « raisonnable ».

La clef d’une épistémologie inexistante de sciences logicielles encore balbutiantes

Pour ceux qui ont été mis à l’épreuve des faits de la construction et pire encore de la reconstruction par transitions successives de systèmes complexes – et non compliqué -, il devrait apparaître évident que l’effet conjugué de tous les éléments moteurs de notre système économiques à tomber en panne est aussi une opportunité incroyable en termes de potentiel de reconstruction. Une condition non pas nécessaire, mais providentiellement unificatrice par une absence inouïe de contingence pour qu’enfin de vraies solutions soient apportées, trouvent un assentiment rapide, puissent être déployées au seul prix de transitions délicates et complexes, et voient rapidement et successivement leurs conséquences bénéfiques se multiplier. Plus que les mots, ces solutions existent et peuvent être détaillées. C’est là l’objectif pratique de ce blog à travers ses propositions de projets. Mais seule une réelle maîtrise dialectique permet de passer sain et sauf à travers les écueils du dogmatisme et du scepticisme.

Déplacer les enjeux à imaginer un monde futur

Il s’agit d’un changement radical dans la manière d’appréhender les enjeux, et c’est là la seule prétention de ce blog « une vraie politique pour notre pays » que de dire qu’il y a une épistémologie encore manquante d’une science qui n’en est pas non plus encore une. Celle de la représentation officieuse de la connaissance, à l’ère moderne, par la constructions des concepts dans le numérique. Dans les logiciels.

A savoir la face cachée d’une technologie dont on s’est contenté de fruits superficiels tout en méprisant « les codes » de programmation informatique derrière lesquels s’exercent au mieux implicitement – mais devraient toujours d’exercer – les enjeux de la métaphysique, science officielle de la représentation de la connaissance. Ainsi les enseignements que chaque précédente science a pu apportés et donc aussi les fondements en termes de vraie conception n’ont été ni explicités ni encore moins publiés. Il y a ainsi ce domaine préférentiel et privilégié du numérique à s’exercer sur la représentation. A en espérer un apport bien plus grand que ce que purent apporter Mathématiques et Sciences Physiques.

Aux conditions toutefois que l’on se soit vraiment posé la question de savoir ce qu’opère la raison, qu’on ait adopté une philosophie telle une heuristique d’une exigence à rechercher le Bien, souvent assimilable à la beauté d’une Nature bien faite, mais surtout principe fondamental de vie. Et d’avoir d’adopté le sens critique qui en découle, acquis l’expérience sous-jacente en évaluant par les faits les conséquences positives ou non sur l’évolution des systèmes déployés dans les entreprises, dans l’industrie, chez les éditeurs de logiciel, dans cette matière première d’une technologie dont dépend l’économie de notre société. Mais une société qui méprise encore ces questions pourtant actives à la moindre ligne de code d’un programme informatique.

La fin du compromis pour faire place à des vraies solutions accouchant du 21ème siècle

C’est aussi que notre société a imposé de partout une loi du silence pour faire respecter l’arrogance et les mensonges d’une médiocratie à cultiver les intérêts particuliers, refusant le dialogue parce que c’est le seul moyen d’imposer ses thèses. Tandis que la vérité, c’est qu’une véritable synthèse, n’est nullement un compromis, mais une solution totalement nouvelle qui réconcilie les points de vue opposés en permettant de passer à autre chose. Exactement comme dans ce progrès scientifique.

L’imagination, le travail manuel

Il n’y a à s’imposer d’arbitraire que des compromis sur les seuls inéluctables détails aux enjeux subjectivement mineurs quant aux seules fins laissées intrinsèquement indécidables dans des systèmes dont les vraies promotions se font et continueront à se faire par l’imagination. Oui, l’imagination, avec le premier rang de nos enfants, tel un trésor dont notre éducation nous fait perdre les clefs dès lors que la pensée discursive réduit le champ de notre intelligence et fait oublier le questionnement quant à une contingence factice d’une Nature qu’il y a lieu de prétendre providentielle. Une contingence bien moindre à l’esprit dès lors que l’on commence à travailler de ses mains, imposant une organisation où chaque choix doit se faire dans le bon ordre, où les erreurs sont des indices, des sanctions ou des opportunités, et où la santé comme les bonnes conditions psychologiques en trahissent plus facilement les nécessités supplémentaires.

La synthèse, une clef nécessaire mais loin d’être suffisante

Il sera aussi répété comment une telle insuffisance dialectique peut encore avoir échappé à des élites qui croient paradoxalement pouvoir revendiquer le monopole d’une intelligence, qui, pris sous l’angle de n’importe quel outil, se devrait donc de préciser ses limites et ses conditions d’usages. C’est le drame d’une humanité à vouloir faire rêver à se prendre pour un Dieu du CAC40 ou du Dow Jones tandis que ses jugements sont celles d’une pensée qui est en train de se révéler de nature diabolique à travers ses désastres actuels et pire encore à venir si rien ne change. Au vu de l’urgence à agir et plutôt que d’attendre une publication ou d’autres projets à expliquer, ce dont je ne peux m’assurer de l’échéance à paraître pour des raisons matérielles et autres (on ne peut à la fois connaître les difficultés des français et ne pas en subir les affres), quelques nouvelles solutions seront proposées dans un prochain article.

Comme l’écrivait E.Kant, « juger, c’est concevoir » soit trouver un chemin dans l’étendue des possibles que nous offre notre imagination., et ce, guidé par le « Bien » commun. Sans dialectique, rien n’est possible pour faire évoluer un système. Par sa maîtrise, tout devient possible avec la seule grande difficulté de faire évoluer étape par étape un système compliqué en un système renouvelé et dont la complexité est simple pour tous. Par plus d’abstraction, en élevant les enjeux de chacun, exactement comme une voiture est à la fois complexe en soi et simple à conduire. Et à la mesure d’un 21ème siècle qui se doit d’être plus spirituel que matérialiste.