La peur de l’intelligence artificielle face à des hommes transformés en robots

Que les hommes en viennent à se comporter comme des machines, à respecter des règles dans une vie robotisée, et à suivre des procédures sans y trouver du sens, ne sont pas des raisons pour prétendre que l’Intelligence Artificielle puisse déposséder l’homme de ses prérogatives, mais plutôt un signal d’alerte pour se rendre compte que l’on est juste en train de transformer les hommes en machines. Ce qui effectivement, par voie de conséquence, ferait que les hommes deviennent remplaçables par des machines. Ainsi, en réalité, ce ne serait pas tant l’Intelligence Artificielle qui progresserait, que plutôt l’homme qui régresse à ne pas connaître ni les limites dans ses capacités à raisonner, ni la richesse de son authentique intelligence « humaine » à savoir aussi celle qui le dote d’intuition, du sens inné de l’observation ou de celui acquis du savoir-vivre, …

Une fois dépourvus d’imagination et de liberté de créer et d’évoluer, les hommes deviennent effectivement aussi limités que des machines qui ne font que ce qu’on leur demande, sans être capables de la moindre initiative.

Qu-est-ce que l’intelligence, et quelle est la différence entre la raison et l’Intelligence ?

L’intelligence ne se réduit pas à notre capacité à produire des raisonnements. Parce que l’intuition et l’imagination sont, et c’est beaucoup moins connu, strictement nécessaires pour faire évoluer nos connaissances, et plus particulièrement, les modèles de nos théories et opinions publiques.

En effet, pour résoudre des problèmes, nous pouvons trouver des solutions en analysant des situations ou phénomènes, proposer des corrections ou palliatifs et ainsi poursuivre pendant des années avec une complication de plus en plus grandissante. C’est le monde actuel, sa manière de faire.

L’historie des sciences, elle, montre au contraire que les théories ont besoin d’évoluer en profondeur pour lever les contradictions que l’absence de mensonges, autrement dit, la rigueur scientifique, ne manque pas de mettre en avant, et ce, à la différence du monde politique qui dit aux autres le bien là ou il fait de mauvaises choses, et dit du mal des autres là où ces derniers font de bonnes choses !

Cette démarche d’évolution passe par l’imagination et l’intuition, et est souvent provoqué par un petit détail. Comme celui des incohérences de la mécanique newtonienne ayant donné naissance à la théorie de la relativité. ou par des situations incongrues comme Archimède dans son bain pour la loi qui porte son nom. Et même si c’est là une image, bien des mathématiciens rapportent comment leur découvertes ont pu être incongrues, sans pour autant que soit oublié tout le travail de recherche accompli auparavant.

Inventer pour faire évoluer le modèle

Evoluer, cela ne consiste plus à résoudre les problèmes, mais à changer sa manière de voir les choses, de porter son regard et les enjeux à un plus haut niveau, de définir de nouveaux modèles intégrant ceux du passé comme un cas particulier, et dans ce cadre, de réaliser que les questions antérieures ne se posent plus, deviennent obsolètes, et que des perspectives nouvelles apparaissent, sont passionnantes et augmentent le champ des possibles. Tout en posant aussi parfois des questions cruciales sur leur bien-fondé tandis que le premier principe de toute science est de dégager de l’unité dans le divers, de trouver une généralité à des choses qui n’ont rien à voir entre elles en apparence, de respecter ainsi à la trace un principe plus profond d’évolution pour créer des choses nouvelles, d’appliquer des lois immanentes si tant est qu’il y ait un ordre des choses. Avec cet inconvénient de ne pas pouvoir faire tout et n’importe quoi, et l’avantage d’avoir un avenir que garantirait cet ordre naturel des choses.

Un exemple concret d’invention

L’invention de la radio n’a été possible que parce que Maxwell l’avait imaginée, parce que les équations qu’il a proposées pour l’électromagnétisme ressemblaient à celles des ondes mécaniques et qu’il a donc eu l’intuition de l’existence de ces ondes, que personne ne voyait et que personne n’est encore capable de voir aujourd’hui de ses propres yeux.

Après que l’électricité eût été inventée, bon nombre de problèmes ont alors disparu. Rien que sur l’exemple du frigidaire et l’éradication de bien des problèmes de conservation des aliments, et aussi d’enjeux de sécurité alimentaire qui se posaient et qui n’ont plus eu alors de raison d’être.

Il est assez simple de réaliser à quel point l’électricité a changé le monde, nos vies, et ouvert à d’autres bouleversements, mais à la seule gloire de la science et la technologie qui n’ont pourtant pas l’exclusivité en matière de découvertes à faire. Et aussi au prix de questions écologiques sur le nucléaire, et ses dérives sur le pouvoir de l’atome.

La manière de penser

Mais ce qu’il faut comprendre, ce qui est important, ce n’est donc absolument pas la rigueur scientifique qui est à la portée effectivement de n’importe quelle machine mais belle est bien, cette manière de pensée pour évoluer et qu’il est possible de rendre visible aux yeux de tous au moyen de l’épistémologie et de l’histoire des sciences. Avec cette incidence que la sciences des sciences porte en elle-même, à savoir qu’il s’agit d’un champ de bataille et que c’est celui de la critique de la raison pure, sujet de la métaphysique.

Et donc de réaliser dans un second temps, qu’il devrait en être de même du sytème social, à devoir se réinventer par de nouvelles choses et permettre de faire disparaitre des problèmes, et non d’essayer de les résoudre par les solutions du passé.

Résoudre directement les problèmes est donc inutile à long terme, les faire disparaître en inventant un autre modèle est la seule manière d’évoluer, et de lever les contradictions, aussi bien dans le cadre des incohérences de la science, et aussi, et surtout aujourd’hui, pour répondre à un conflit social majeur dans notre pays.

Arrêter d’écouter les délires des transhumanistes

L’informatique et l’Intelligence Artificielle, avant d’en parler, il serait préférable d’être qualifié pour cela, comme l’auteur du présent article, à savoir d’être diplômé comme ingénieur, d’avoir réalisé des recherches en Intelligence Artificielle, d’avoir travaillé dans des entreprises d’I.A. et justifier d’un parcours chez des éditeurs de logiciel et dans l’industrie. Ce n’est pas les cas notamment des imposteurs comme le macroniste Laurent Alexandre qui produit des délires éhontés attisant la peur face aux machines et la fumisterie d’une race supérieure d’hommes juste accréditée par la science fiction et l’usage probable de stupéfiants pour asséner de telles âneries, à savoir réduire l’intelligence à du simple et primaire calcul. Mieux vaudrait donner la parole aux ingénieurs et chercheurs, dans la pratique comme dans la théorie. Et donc pas à de tels imposteurs au seul vu d’une formation en études commerciales qui ne donne strictement aucune compétence pour parler de la science ou du logiciel, si ce n’est une fois de plus dans les apparences pompeuses et non dans la réalité du travail au quotidien sur la complexité et ses solutions. A l’image de ces cabinets ministériels dans le numérique qui se succèdent sans connaître strictement rien à l’informatique, et qui inéluctablement s’échouent par la production de telles inepties, proférées à tour de bras, et auxquelles aucun media ne trouve opportun de donner le moyen de s’opposer laissant perdurer une propagande d’un purisme propre au seul et strict néo-nazisme, par la promotion d’hommes rendus dieux de pacotille sur des motifs totalement arbitraires d’efficacité calculatoire et celui d’un eugénisme au mieux « positif » de ces tristes sires face à la richesse de ce qu’est l’Homme.

Quand on sait de plus que des dizaines d’années ont été nécessaires pour la conduite autonome et ses piètres résultats, alors qu’un gamin un peu débrouillard est capable en quinze minutes d’utiliser la voiture de son père, il faut réaliser à quel point nos connaissances sont limitées et que nos prétentions risquent et surtout méritent un cinglant retour à la réalité.

Nos simples yeux et le traitement lié à notre cerveau sont plus puissants que des ordinateurs qu’une salle à manger ne suffirait pas à contenir. La première mouche venue bat tous les drones en matière d’autonomie, de rapidité et de miniaturisation.

Le travail sur la connaissance de l’homme et l’observation de la nature sont prétextes à d’autres voies à emprunter que les impasses de ces élites de l’échec, cette grande cinglerie franc-maçonne qui gangrène insidieusement tous les cercles du pouvoir de la société et assure la pratique aussi bien que la censure et l’exclusion fasciste bien comme il faut de tous ceux qui ne sont pas de sa ligne de pensée obscurantiste.

Dans cette vidéo d’une présentation à Polytechnique par Laurent Alexandre, les rangs devaient être bien vides à entendre résonner la voix de ce mythomane …, car faire des mathématiques et pratiquer les sciences physiques à un bon niveau apprend au moins une chose, à savoir le respect et l’humilité devant le mystère de la nature et sa fabuleuse conception. Et bien au-delà de la misère et du fonctionnement erratique de notre société actuelle.

Quand va-t-on faire taire ces porte-paroles d’un pouvoir dégénéré ?

L’informatique, une aspiration à devenir une science de la représentation

Tandis que les mathématiques soulèvent des questions clefs sur le prochain millénaire, notre informatique d’à peine un siècle en est encore à un stade prépubère en raison particulièrement de ces enjeux de conception logicielle qui ne sont pas du tout maitrisés.

La – totalité – des systèmes informatiques se transforment en usines à gaz le plus souvent avant même que leur première version soit aboutie si tant est que cela aboutisse, et ce, par manque d’investissement pour faire évoluer, mais surtout par cette absence de discernement sur la forme de la représentation, de principes et solutions de solutions en matière de conception et d’architecture.

Tout reste encore à faire sur la méthode pour une discipline si jeune et qui peut se permettre, sur la matière virtuelle, de tout jeter à la poubelle, contrairement au monde réel. Et des projets où souvent se voit réinventer la roue, particulièrement en France. Ou il s’agit encore de faire croire avoir trouvé le Graal du logiciel universel et que le marketing aurait juste à appuyer sur un bouton pour générer le code. Tout cela finit juste au placard après beaucoup d’argent de perdu.

Les succès de l’Intelleigence Artificielle

Historiquement, l’intelligence artificielle a connu ses succès en particulier avec les investissements massifs d’IBM pour permettre le développement de la reconnaissance de la parole et d’aboutir à des systèmes aujourd’hui très performants, dont celui proposé par Google.

Il en est de même de la reconnaissance des formes, par exemple, pour ces fameuses identifications des visages. Et ce, alors que des décennies de recherches ont été investies sur ces sujets. Cela reste pour autant que de « simples » algorithmes qui n’ont d’intelligence que celle de leurs chercheurs et de ceux qui les ont précédés. En aucune manière, l’ordinateur n’a la moindre liberté et son exécution est parfaitement conditionné, prédictible – bug mis à part -, et ne prend aucune initiative ni n’invente quoi ce soit !

L’histoire de l’IA passe aussi par celle des combats entre les plus grands joueurs d’échecs et là encore les ordinateurs surpuissants et les algorithmes d’IBM particulièrement ont pu l’emporter après quelques cuisants échecs tout d’abord, face à l’intuition, puis par la suite, en raison des techniques d’élagage alpha-beta que Kasparov avait mises en échec tout simplement en prenant des décisions insensées que l’ordinateur n’avait pas considérées et élaguées un peu trop facilement.

Dans ces domaines, l’ordinateur a fini par s’imposer. Reconnaître son conjoint à plus de 100 mètres sur un simple geste n’est probablement pas encore à la portée d’un programme d’ordinateur, mais effectivement, peut et le deviendra sûrement. Pour autant, comme toute science, les limites du connaissable se verront toujours repoussées car nous ne voyons que les phénomènes, et n’avons pas accès à leur intimité, cette fameuse « chose en soi » des métaphysiciens, la différence entre l’apparence et la profondeur des choses et de l’homme.

Stop aux fantasmes !

L’un des principales gageures de l’I.A. a été de faire croire que les réseaux de neurones informatiques permettaient l’apprentissage par les machines sans que l’on sache réellement comme c’était possible. Plus tard, il a été démontré qu’en réalité, ces systèmes étaient l’équivalent de solution purement statistiques …

Autre exemple, derrière la capacité informatique à savoir tout ce qui se passe et à gérer des données considérables se cachent simplement les bases de données NoSQL qui permettent de mettre à jour en temps réel des index et donc la réponse à des des requêtes types. Des bases qui viennent très lentement remplacer les bases de données relationnelles. Il n’y a absolument rien de remarquable sur ce sujet si ce n’est la lenteur à adopter une autre approche de gestion des données qui permettte de gérer la synchronisation entre les données sur le serveur et celles du poste utilisateur, augmentant les performances par simple effet réducteur de la latence en évitant des aller-retours aux données, et permettant à l’utilisateur d’avoir ses données disponibles même en cas de coupure ou de maintenance du serveur.

Derrière Big Brother, ce sont les fameux agents intelligeans et autres cookies, le capacité à pouvoir scruter toutes les trames Internet sur les noeuds du réseau pour espionner. Des petits programmés à deux balles qui n’ont rien à avoir avec, non l’utilisation, mais la construction de tels outils logiciels dont ces fameux générateurs de bases NoSQL qui eux, effectivement, relèvent d’un tout autre niveau de technicité, réservé aux meilleurs développeurs.

La situation désastreuse de l’informatique en France

La situation de l’informatique est aussi caricaturale pour l’Etat français, qui a été incapable, par exemple, de produire un logiciel gérant sa comptabilité et même en dépensant 350 millions d’investissement, et ce, sans le moindre résultat !

De manière plus générale, en raison à cela, le niveau de l’informatique en France a été considérablement impacté par les sociétés de services qui avilissent ce métier par le délit de marchandage, mettant de l’argent dans les proches au détriment des clients et de ceux qui acceptent d’être salariés de ces entreprises « de prestataires de services » ou plus connus dans le milieu comme des « presqu’à terre de sévices ». Et ce bien loin des terres glorieuses de l’IA, dans les affres de ces logiciels mal faits aux ambitions dépassées, sans ergonomie, buggés, voir inutilisables et où l’utilisateur a l’impression d’être l’employé de la machine. C’est plutôt cela, la réalité pour Monsieur tout le monde, une informatique du « attention touche pas à cela, je risque de tout perdre », en lisant un document pour savoir comment utiliser le bouzin après avoir passé deux heures pour retrouver son mot de passe sur un Windows dont l’antivirus n’est pas à jour et alors que son Bill Gates veut nous imposer un vaccin qu’il a jamais sur mettre au point pour ses systèmes d’exploitation.

Le progrès scientifique à travers ses étapes à dépasser les contradictions

Dans chaque domaine, ce que l’on croyait impossible le devient, mais en même temps, les limites sont donc justes repoussées un peu plus loin, et des problèmes nouveaux surgissent comme pour le cas des voitures autonomes le démontre face à des accidents inéluctables où les systèmes ne peuvent fournir de bonnes solutions. Quitte à devoir changer de modèle et avoir le contrôle de tous les véhicules pour éviter les accidents entre voitures, mais il restera alors le cas des piétions, qui eux-mêmes, dans un modèle encore renouvelé, seraient détectables par leur portable ou montre connectée, etc, etc.

Il s’agit de voir qu’il y a un problème qui se présente en science face aux contradictions, en philosophie, sur la conscience, en métaphysique, sur les conditions nécessaires aux synthèse a priori, en mathématiques, sur l’indécidabilié, et en informatique, sur la classe des problèmes NP complets qu’il est impossible de résoudre sans des temps de calculs exponentiels dépassant l’espérance de vie humaine.

Ce sont ces écueils qu’aucune machine ne pourra jamais adresser parce que même un homme ne peut y évoluer par la seule raison, que cela demande souvent à trouver des ponts entre des domaines qui n’ont rien avoir entre eux a priori, et le fait d’avoir une puce dans le cerveau ne pas va aider à investir ces sujets fondamentaux, où, savoir changer notre manière de penser et de voir les choses, est juste le préliminaire.

La nécessité d’une remise en cause

Les grands mathématiciens vous le diront: lisez l’énonce du problème, pas seulement la première question du problème, et ensuite face à la une difficulté, débranchez-le-cerveau et laisser place à l’intuition et l’imagination ! Et cela commence dès le collège.

Tirer les leçons de l’histoire assez succinte de l’Intelligence Artificielle devrait rappeler qu’en 1985 , les mêmes prétentions à laisser entendre que des ordinateurs viendrait dépasser l’intelligence humaine dans les deux dans ont participé à enterrer l’Intelligence Artificielle pendant des décennies, aujourd’hui, le risque n’est pas que les machines deviennent intelligentes, mais que la grande cinglerie des franc-maçons dans leur jusqu’au boutisme mondialiste et aujourd’hui transhumaniste, européen puis mondialiste, viennent à nous traiter tels des esclaves, et limiter encore notre intelligence à sa partie la moins intéressante, à savoir la partie calculatoire.

Ce sont des enjeux complexes à comprendre sur notre manière de pensée, qui ne sont plus vulgarisés, et cet article n’en est qu’un aspect sous l’angle de l’Intelligence Artificielle.

Plus en profondeur, il s’agirait de voir que la métaphysique place l’évolution des sciences face aux questions essentielles, à savoir celle de la liberté, de l’immortalité et de Dieu comme meilleur modèle pour satisfaire à un ordre viable des choses.

Notre manière de pensée vient heureusement, et de plus en plus, à être remise en cause, mais nous sommes encore loin du compte à tous nous poser ces questions, à avoir acquis des enseignements et savoir-faire, mais aussi réintégré une vocation à satisfaire à une morale nous réconciliant avec notre vraie nature, bien loin de celle des machines.

Le mensonge, combat d’une société en paix qui s’arme des moyens d’une société en guerre contre elle-même

Le mensonge, c’est lorsque l’on a quelque chose à perdre et que l’on s’y refuse. Par orgueil ou honte à ne pas reconnaître ses erreurs, ses insuffisances ou faiblesses. Par intérêt pour ne pas être privé d’une chose artificiellement acquise, ou par respect d’un pouvoir à imposer des décisions arbitraires et injustes mais servant ses intérêts.

Le mensonge est devenu le ciment de notre société. Ce serait une manière d’accepter les autres tels qu’ils seraient, et avec un sourire bienveillant, et nous nous confortons à se le dire y compris à travers la morale chrétienne ou plus généralement selon une loi écrite nulle part si ce n’est dans un inconscient collectif. Dans une conversation, le maître est devenu celui qui impose sa décision à tous par le respect qui lui est dû, parce que c’est celui qui ment le mieux et qu’il est armé de l’insinuation en public, ou l’opprobre par derrière.

L’opprobre

L’insinuation en public, elle vient au détour d’un heureux moment de partage, et est bien sûr laissée sans possibilité de s’opposer car cela dérogerait à la bonne ambiance que nous avons tous envie de préserver. Et tous assistent à ces victoires ici et là entre les menteurs et leurs cibles d’un jour. Les cibles ce serait ces faibles qui n’osent rien dire et n’auraient pas encore mutés en maitres menteurs, et les autres déjà complices ou futurs complices des calomnies partagées. Quelques exceptions demeureraient toutefois, ces quelques individus, ces scandaleux, qui se permettraient d’élever le ton pour dénoncer les mensonges et troubler l’ordre social. Et la paix civile qui en découlerait. Sauf que l’ordre dont on parle dépendait jusqu’alors de la morale publique.

Est-il normal d’avoir abandonné la vérité à quelques robins des bois pendant que ceux aux responsabilités étaient censés incarner cette morale et le devoir d’en être à la hauteur ?

Mentir, une nécessité ?

Mentir permettrait soi-disant d’éviter les conflits. « Imaginez un instant que vous êtes en guerre », nous dit-on, « alors vous n’allez pas quand même pas dire la vérité à vos oppresseurs et dénoncer vos amis ». Mentir permettrait d’éviter de blesser des personnes et de manipuler à peu de frais. Donc quand on est en paix, il faudrait faire comme si on était en guerre. Un beau raisonnement n’est-ce pas, communément partagé, où on prend un cas particulier sur la guerre pour en faire un cas général, mais sur la paix. En matière de conception dans les domaines techniques et pas seulement, ce type de principe est sans appel, il vous soumet à l’incohérence et vous réduit à l’impuissance. Et, dans le cas présent, véhicule des pratiques de guerre pendant la paix. Or qu’est ce que faire la guerre pendant la pais si ce n’est justement la construire, la guerre ?

Mon point de vue est donc bien différent. Plutôt que d’accepter le mensonge, il faudrait d’abord le voir comme le refus pour des personnes à se trouver elle-mêmes et donc d’y voir aussi notre devoir à les aider à combattre leurs propres insuffisances. Car le risque est toujours de repousser le conflit à un problème plus grand, et c’est d’abord une immense lâcheté dans notre pays à laisser perpétrer l’incohérence de ceux qui mentent, et ce, sans rien leur objecter, et préférer ainsi nous cacher le visage de honte sous un masque. Le mensonge cultivé et accepté collectivement ne peut qu’amener à des situations plus graves encore, et c’est ce que nous sommes en train de vivre.

Une loi de consommation

C’est que cette culture du mensonge est si forte que nul ne saurait être accepté dans notre société sans savoir non seulement se soumettre au mensonge mais aussi savoir mentir. Mentir, c’est montrer que l’on a des limites, que l’on peut être maîtrisé par des intérêts et que l’on est donc consommable. Et être consommable, c’est une garantie d’une relation fiable, de pouvoir être manipulé selon des conditions prédéfinies. Et ce, sans incertitude, puisque ce contrat ne dépendrait que de ces conditions. Soit transformer toutes les relations humaines à l’image de celles vécues en entreprises, des relations basées sur des intérêts communs et complémentaires. Des relations de consommation où le mensonge prospère, ouvrant le champ libre à l’étape supplémentaire qu’est la manipulation.

Aujourd’hui, une personne honnête serait ainsi devenue une personne dangereuse. Elle ne peut inspirer confiance car elle n’est pas prédictible. Elle peut à tout moment s’opposer à vous, voir être un de ces ‘scandaleux’ avec ces risques considérables à provoquer des dissensions.

Un homme affaibli dans son autorité

C’est donc un déshonneur aussi particulièrement pour l’homme à devoir ainsi baisser sa culotte. Une société d’hommes à la nature affaiblie par la culpabilité à ne devoir jamais élever le ton pour dire que quand c’est blanc, c’est blanc, et quand c’est noir, c’est noir.

Le combat pour la vérité est devenu interdit alors qu’il était dissuasif. Quand au seul mot de morale, il est lui devenu tabou et honteux à prononcer dans une société dont le libertarisme permet de faire n’importe quoi. Une morale dont les fondements ne sont plus justifiés, il est vrai, et qui est donc devenue une source pour attiser la haine contre soi et ceux qui prétendraient donner des limites à une apparente liberté qui ne nous permet pourtant plus d’évoluer.

Etre honnête ou entrer en résistance

Etre honnête dans notre société, ce n’est pas seulement être dangereux, c’est donc devenir une cible. Comment celui–là oserait réussir à se tenir droit quand moi-même je ne saurais que m’abaisser et me corrompre devant le mensonge officiel et les risques encourus, à prendre le risque de se voir refuser tous les bénéfices d’une politique dont l’anti-morale actuelle est devenue le culte du pouvoir de nuisance de ceux qui savent imposer leurs mensonges par la force ? Ceux-là même qui font le mal et détruisent les personnes, sont désormais ceux qui suscitent et doivent susciter le respect.

Dire la vérité, c’est aussi devenir un esclave du doute, un éternel suspect. Une personne honnête prête à renoncer à tout pour rester vrai se condamne à susciter l’interrogation sur ses moindres imprécisions pendant que les mêmes manipulent et mentent à longueur de journée, vous évaluant comme on évalue une paire de chaussettes au supermarché, mesurant, étirant, sous-pesant selon le dogme d’une psychologie qui n’a à voir avec la science que les recettes du pot au feu à la cuisine. Comment quelqu’un pourrait-il en effet échapper à la loi qui veut que tout résulte d’une consommation ?

Le piège de la division

Mais le plus grand piège, ce serait de chercher des coupables, de voir les autres comme s’ils étaient des ennemis. Il faut donc surtout découvrir enfin un ennemi caché, celui du renoncement à découvrir ce que nous sommes en vérité. Et ce refus de comprendre nos limites, c’est d’abord l’absence de critique de notre manière de pensée. Et aussi, si toutefois on se donnait la peine de reprendre ces questions et de pousser la métaphysique dans ces retranchements, il s’agirait alors de mettre en exergue, au-delà de la question de la liberté, l’absolue nécessité de comprendre ce qu’est le genre humain dans ce mystère qu’est la vie.

Lorsqu’un système arrive au bout et se retranche dans la raison pure, seul le chaos permettrait d’imposer une loi dictatoriale rendue indispensable face à l’impasse écologique. Ainsi pour le COVID, nous devrions presque remercier nos gouvernants qui préfèrent nous éviter une troisième guerre mondiale pour nous soumettre comme des esclaves à une dictature douce, bienveillante à la Macron, à condition que tout le monde soit d’accord avec lui et les autres de sa clique, quitte à violenter les réfractaires en leur crevant les yeux, utilisant la justice pour les réduire au silence, ou la peur pour interdire les manifestations.

La source première d’un conflit caché

Le mensonge et la calomnie par derrière sont devenus le ciment légitime, pour le premier, et l’exutoire, pour le second, de notre société et de sa lâcheté, bien que la cause de cette situation soit donc plus subtile, qu’il ne faille pas chercher des coupables, mais bien une source plus complexe à cet état de fait.

Il serait une première circonstance atténuante à l’imbécilité de nos gouvernants suffisamment démontrée à tous, c’est que cette bêtise à s’acharner contre le bon sens est issue d’un conflit de la raison avec elle-même dont le sujet a été clôturé, et de longue date, puis a contrario enterré selon une incroyable imposture intellectuelle. Car mieux vaudrait cacher ce que nous ne comprenons pas, alors que la clef et le chemin de la solution s’y trouvaient exposés clairement.

L’enjeu du néo-nazisme

Alors oui, dans les faits, Macron et ses collistiers sont des néo-nazis, mais peut-être que par construction, par nécessité en raison de leur aveuglement, inéluctablement, et cela pourrait donc d’autant mieux être jugé pour tel parce qu’ils ne le font donc pas forcément exprès et avec cette circonstance atténuante supplémentaire mais indissociable du délire de supériorité propre à la franc-maçonnerie. C’est qu’il s’agit bien de cette erreur fondamentale à croire que notre outil à penser qu’est la raison, puisse se pratiquer seul dans un bureau de technocrate, et permettre de répondre et légiférer sur tout.

C’est une question vieille comme le monde, celle des conditions nécessaires et suffisantes à fournir des synthèses a priori, celle de trouver la cause théorique à ce qui est la source de nos idées et d’une imagination à la nécessité qui se devrait d’être bien comprise. Et ce, à l’exemple de la science qui lie toute conséquence à une cause. Et puis, dans une seconde étape, il s’agirait d’en venir à l’aspect pratique, pour enfin apprendre à concevoir selon un ordre viable des choses.

Le préalable, c’est donc de bien comprendre pourquoi la raison seule finir par aboutir inéluctablement à des décisions délirantes.

Et ce motivé par ce qui peut se dire et doit s’entendre, à savoir, qui, aujourd’hui, peut prétendre qu’il n’y aura pas répétition de l’histoire ? Qui peut ne pas voir les similarités profondes entre notre situation actuelle et celles du passé ? Et qui peut oser dire que la question ne se pose pas et ne doit pas se poser de comparer notre situation à celle du nazisme ?

Macron et Maçons: de la dictature des fainéants de la finance jusqu’au néo-nazisme, l’Histoire en marche arrière

La propagande

De plus en plus de médecins disent clairement que l’épidémie est terminée et que la diffusion actuelle des informations et leur interprétation officielle relèvent de la corruption. La multiplication des interventions de spécialistes français est sans appel et on en retrouve les témoignages en vidéos dont encore un récemment sur RMC par un professeur d’université aussi bien encore que le professeur Raoult, au premier plan depuis le début de cette épidémie. Les manipulations sont devenues récurrentes et leur fausseté est à chaque fois démontrée par la France « libre ». Un gouvernement qui passe son temps à mentir éhontément.

Un gouvernement qui ne devrait pouvoir continuer à imposer des décisions arbitraires par des décrets comme si c’était des lois discutées et votées à l’Assemblée nationale et au Sénat, et aussi soumises à la réalité implacable des faits par les différents Conseils et Cours de Justice. La science, ce n’est pas le mensonge autorisé, mais la recherche de la vérité.

Ce gouvernement est responsable de la mort de milliers de personnes dans les EHPAD privées de soins et de la présence de leurs familles. Les EHPADS ont été les nouveaux centres d’extermination de masse d’un gouvernement dont la politique vise de fait à transformer les personnes en des esclaves, tuant les plus faibles.

L’Ehpadicide

D’un point de vue historique par comparaison avec l’histoire des deux premières guerres mondiales, au-delà de sa politique de division sociale entre encore plus riches et encore plus pauvres, ce gouvernement français est en train de devenir un gouvernement néo-nazi d’extermination plus encore qu’un gouvernement de dictateurs, voyous, menteurs, voleurs, assassins, brutaux et violents, ici en France et à l »étranger.

Par ses mensonges cultivés et érigés en principes, son culte de l’argent, sa haine du bon sens et de la nature, ce gouvernement déteste la vie et l’homme.

Il ne vise avec cette mondialisation et sa gouvernance qu’à ériger le délire de nouveaux dieux à l’image de la bouffée délirante de la psychose entretenue sur ce COVID. Les nazis avaient commencé par éliminer les personnes handicapées, Macron et tous ses complices devant l’Histoire font pire que les nazis, ils en viennent à les tuer juste avant qu’ils ne naissent. Cela s’appelle l’eugénisme ou encore loi de bioéthique. Des incinérateurs vont-ils être financés pour être mis en route près des EHPAD et des maternités pour réduire les coûts ? La réponse, elle est juste évidence pour la finance, elle découle de la seule loi que connaissent ces financiers et autres apparatchiks qui n’ont jamais rien entrepris de leur vie: la réduction des coûts et ce sans le moindre questionnement moral.

Participer à ce que l’on sait être un mensonge alors que cela va tuer des « catégories » de personnes, cela s’appelle la collaboration au sens de la collaboration de Vichy avec les nazis. La lâcheté de la France, ce serait de laisser se répéter l’Histoire, et enfermer encore les Français chez eux selon un véritable couvre-feu, amenant à un krach économique, poussant les gens dans des longues queues avec des tickets de rationnement.

L’Ehpadicide restera le symbole associée pour longtemps à cette politique macronnienne de la grande cinglerie franc-maçonne au pouvoir et de son dangereux délire du supériorité de caste. Celle-là même qui a la responsabilité symbolique du déclenchement de la première guerre mondiale lors de l’attentat de Sarajevo par l’un de ses activistes. Sans oublier les liens pervers entre Hitler et la finance, celle-là même qui a spolié les biens des juifs bien encore après la fin de la guerre, au seul justificatif du secret bancaire. Avec le confinement, la destruction économique vise les artisans, restaurateurs, petits commerçants, petites entreprises, et ce crime ne sert qu’un seul intérêt, à savoir celui de récolter de la main d’oeuvre à bas coût et de permettre des rachats pour une bouchée de pain par les entreprises de la mondialisation

Le culte de l’argent

C’est le propre de la finance de réaliser de telles manipulations comme cela a été mis en avant auprès du grand public par l’affaire Kerviel et cela pourrait l’être tout autant sur la manipulation sur le Ribor impliquant les membres du même desk du Swap Dollar de la même Société Générale et du même services des produits dérivés de taux qui engageaient déjà 50 milliards de francs de risques bien au-delà de la capitalisation de cette banque et ce, bien avant Kerviel. La finance, ce sont des « mercenaires » que ce soit dans les pays émergeants ou de l’ex URRSS en détruisant des économies pour le seul gain à court terme quand bien même cela aboutit à des guerres civiles. Ce sont ces personnes qui sont les copains de Macron à la City de Londres. Indirectement, ils tuent pour de l’argent et s’acoquinent avec les pires comme Epstein avec JP Morgan de la même manière que la banque Rothschild pour financer l’achat d’armes et venir massacrer des villages situées sur des zones aurifères. Accepter de travail avec des nazis, chez JP Morgan, on appelle cela « le métier qui rentre », et si vous n’acceptez pas de vous retrouver dans les soirées d’Epstein, alors, à vous de prendre la porte, celle-là au moins, vous pourrez l’ouvrir de l’intérieur pas comme celle de son pédo-bunker.

Derrière une fausse laïcité aux desseins occultés et cette logique d’avocat du diable qu’anime ce gouvernement contre le bon sens, à chacun de choisir de signer contrat avec une telle politique contre les principes fondateurs de notre démocratie humaniste, qui a fait de l’homme et de ses aspirations la première qualité avant d’être qu’une quantité, tels des objets et non des êtres vivants que nous sommes et devons rester, quoi qu’en pense les néo-nazis de la macronnie.

Covid, ou le complot prévisible d’une raison privée de toute théorie

RMC, le 15 mai dernier, dans une outrecuidante hypocrisie, Murielle Péricaud a pu impunément déclaré que l’épidémie n’était pas prévisible. Le Covid, l’épidémie, non pas d’un virus, mais d’une politique d’aberration et d’exposition aux risques qui a tué des milliers de personnes par les fautes directe et indirecte d’un gouvernement criminel dirigé par un président, prédateur sanguinaire en col blanc de cette finance des mercenaires pillant les ressources des pays étrangers en tuant leurs populations, alimentant les marchés des armes, et se payant aujourd’hui, sur le sang non seulement des Gilets Jaunes mais aussi de nos agriculteurs, de nos grands-parents, de nos soignants et peut-être jusqu’à nos enfants, pour satisfaire la perversion d’une caste à l’intelligence corrompue par l’argent jusqu’à sa substantifique moelle.

La folie furieuse d’élites gorgées d’autosatisfaction

Ces propos voyous d’autosatisfaction revendiquent le génocide parfait – version mondialisée du crime parfait – comme forme ultime de l’action de nos élites décadentes ne trouvant grâce qu’à exhiber leur capacité de nuisance pour mieux cacher la faiblesses de leurs vues. Aveuglés par le délire collectif de cette caste franc-maçonne moribonde, leur arme, ce sont les lignes comptables. Des lignes qu’ils suppriment, des lignes auxquelles sont suspendues le fil de la vie des plus faibles, ceux qui, aux yeux de cette finance mortifère, ne sont que des dépenses sans équilibre de recettes, sans autre valeur que le prix irrésoluble d’une dignité de l’homme jamais côtée en bourse.

EHPAD, les nouveaux fours crématoires du fascisme financier

Ces mots de ministre, de ministre du culte de la mort plus que du travail, furent prononcés dans cette complicité de la pensée unique d’un journalisme tout aussi décadent tant il semble acquis que les manipulations sur les questions indécidables a priori se voient toujours laissées sans réponse et sans contestation possible autre que celle de faire se fourvoyer son interlocuteur. F.Mitterand était passé maître dans cet art de la manipulation à mettre en défaut ses adversaires en leur soumettant des arguments ou des questions dont nul ne pouvait prédire la réponse parce que seul le futur pourrait en confirmer le bien-fondé, mais seulement a posteriori. Car qui peut prévoir l’avenir sans se ridiculiser ?

Etre dans une société en train de mourir, c’est bien là tout l’épilogue de ce drame de l’acculturation d’élites fondées bien plus sur une consanguinité que par une vision à même de développer un projet pour notre pays. Un scénario catastrophe qui s’est imposé à nous jusqu’à nous entrainer dans ce piège infernal et ultime à laisser croire inéluctable les conséquences dramatiques où nous a empêtré un totalitarisme mondialiste qui cache encore bien son caractère diabolique derrière l’apparence d’une modernité à la Sodome et Gomorrhe.

Relocalisation, cette alternative qui aurait pu sauver des milliers de vies

Cette idéologie, c’est l’épuration financière. Une épuration génocidaire dont les EHPAD sont devenus le symbole. Ce dont nos anciens sont encore là pour témoigner et affirmer la comparaison avec les fours crématoires de la seconde guerre mondiale. Et selon cette forme réactualisée du pouvoir nazi qu’est devenue la mondialisation et sa recherche de la gouvernance mondiale, préparée de longue date par la franc-maçonnerie, celle là même déjà à l’origine de la guerre de 14 et de la réplique vengeresse que fut 39-45.

Une gouvernance défendue par le mentor J. Attali qui depuis plus près de 30 ans est lié au pouvoir depuis F.Miterrand jusqu’à E. Macron qu’il a lui-même introduit auprès de F.Hollande, et qui prétend depuis 2017, pouvoir déjà donner le nom du futur ou de la future présidente de 2022.

Un confinement comme moins mauvaise solution alors que les ghettos de banlieue entassent dans une totale promiscuité une pauvreté faite d’hommes, de femmes et d’enfants. Une misère à imposer encore le principe de la macronie à s’acharner contre toute forme de bon sens pour justifier encore et encore de la supériorité d’une élite junkie de l’officielle débilité de ce monde. Et face aux solutions d’une relocalisation vertueuse.

Parce que la règle de confinement était purement dogmatique, une application de la règle pour la règle, et qu’il ne servait à rien d’enfermer de la même manière les citoyens dans les campagnes comme dans les villes. Bien au contraire, alors que les campagnes nourrissent les villes et sont donc des leviers préservés pour sortir de cette situation. Il fut encore plus idiot de mettre des PVs à des automobilistes locaux à 1700m d’altitude et dans des communes à 2,9 personnes par km2. Et toujours au nom du respect de la règle dans les cas particuliers. Ce principe si perversement ancrée dans les moeurs d’une justice éjaculatoire.

L’autonomie par les circuits-courts aurait naturellement pu permettre d’isoler des régions les unes des autres. Des régions ou communes qui depuis dix ans pourraient avoir déjà reconstruit nos économies, et y compris nos industries, par des solutions nouvelles et selon les cercles vertueux propres aux bonnes décisions.

Les décisions de bon sens vont vers une unité nouvelle et par des solutions comme celles proposées sur ce même blog depuis 2014. Et bien loin des projets à deux balles du Ministre de l’Economie, prétendant aider notre économie en allant chercher des poulets en Argentine.

Le risque sur nos enfants face à la grande cinglerie de la franc-maçonnerie

Un pouvoir autoritaire dont l’impasse idéologique de la mondialisation impliquerait un couvre-feu perpétuel au nom d’un ennemi invisible, séparant les communautés, interdisant les manifestations, divisant les familles, séparant les couples, emprisonnant les personnes malades, euthanasiant de fait et sans le moindre scrupule les plus faibles de nos personnes âgées. Des fous dangereux d’une raison sans critique et dont on peut légitimement craindre qu’ils soient prêts à retirer aux familles leurs enfants qui seraient simplement porteurs du virus ou juste non-vaccinés.

Un pouvoir hallucinant de cynisme mensonger, et qui fait peur, et qui se réfugierait derrière une technologie à laquelle il n’entend rien comme la solution motivée par une économie de croissance à vouloir pucer et marquer tous ceux qui ne seraient pas otages d’un vaccin asservissant notre système immunitaire et reléguant notre code génétique à un trans-humanisme altérant définitivement l’ADN de l’homme. Soit pour nous traiter comme des poulets en batterie face à la grippe aviaire, éradiquant tous ceux en liberté qui risqueraient prétendument de mettre en danger les élevages confinés, incapables de résister au moindre virus.

Mondialiser le conflit

Trans-humanisme. L’ultime délire des ringards friqués de la Silicon Valley, intellectuels fantoches comme L.Ferry reconnaissant lui-même ne pas avoir compris E.Kant dans son appréhension du progrès scientifique tandis qu’il se vante d’en être un spécialiste. Politique mondiale des vaccins des Bill Gates qui semble avoir oublié que son fonds de commerce était Word, Excel et un système Windows totalement « pourri » dès sa sortie jusqu’à aujourd’hui, et qu’il n’y a certainement pas là de quoi prétendre décider du sort de l’humanité. Et en tout cas pas imposer son expertise contre les virus dont il n’a jamais su réaliser l’antidote informatique. Soit ne pas laisser des apprentis-sorciers briser la liberté de l’homme pour un déterminisme génétique qui deviendrait la première victoire peut-être définitive de cette folie mondialiste.

Résister à ce que s’amorce le conflit suprême d’une division planétaire entre tous les habitants de cette Terre, une guerre civile au pays de la mondialisation, à créer ce conflit idéologique entre l’homme naturel, bio, et l’homme-machine, toujours à l’image de ces poulets en batterie justifiant de l’éradication des élevages en plein-air lors de la grippe aviaire.

L’hypothèse d’un ordre des choses

Parce que si personne ne peut prévoir l’avenir, l’avenir aurait pourtant bien des lois. Et la première de ces lois, qui serait-elle si ce n’est celle du bon sens ? A savoir que l’on ne récolte que ce que l’on sème, et que faire n’importe quoi et prendre des risques insensés ne peut qu’aboutir qu’à une catastrophe.

Si on roule sur l’autoroute à 160 km/h, pneus usés, en parlant au téléphone, jonglant entre les voitures, dépassant à droite, et tout en buvant de l’alcool, il ne faut pas être devin pour se rendre compte qu’un accident va se produire. Et même si l’événement en lui-même n’est pas prévisible, à savoir une sortie de route ou un choc frontal.

L’hôpital, le seul vrai vaccin obligatoire pour tous

Attaques terroristes, guerre civile, tremblement de terre, famine liée au réchauffement climatique ou à la crise écologique, krach boursier, crise économique, … Devant la convergence de tous ces problèmes, il fallait bien se rendre compte que l’absence de bonne solution ne pouvait amener qu’à une catastrophe. Ce qui rend plausible l’hypothèse scientifiquement la plus probable et sans nul doute la meilleure, celle d’un ordre des choses dont il conviendrait de se poser la question de l’existence pour envisager d’étendre le modèle de notre compréhension du monde.

Alors, oui, une telle catastrophe était prévisible, et surtout quand on a tout fait pour interdire le seul vrai vaccin obligatoire que se devrait d’être l’hôpital. Pouvoir soigner chacun d’entre nous est aussi d’abord justifié par l’existence de telles possibles pandémies afin de pouvoir traiter tout le monde, et ce, comme unique moyen d’éradiquer un virus qui n’a pas de frontière sociale. Une crise sanitaire qui a donc au moins ce mérite d’être un levier pour plus d’égalité démocratique et d’universalité dans les soins médicaux.

L’avenir se construit

Le vrai scandale, c’est que ne pas construire l’avenir en évoluant vers plus de liberté, c’est donc réduire la liberté de l’homme, contraindre ainsi de plus en plus la marge de renouvellement des événements jusqu’à ce que l’avenir ne soit plus qu’une répétition du passé, et puisse alors se déceler dans ses conséquences fâcheuses. Soit probablement conjecturer une mécanique subtile des cycles d’évolution où la contingence apparente des événements probables vient corroborer le caractère inéluctable de ses conséquences, et y compris des catastrophes. Et se repose alors la question cosmologique de l’homme et de la liberté dans une antinomie de la raison pure à redécouvrir parmi les savoirs jetés aux oubliettes centenaires de la métaphysique.

Moins l’avenir se construit, plus le passé se répète par des conséquences fâcheuses, alors que plus l’avenir se construit, et plus des conséquences heureuses en découlent. C’est aussi cela le bon sens, toute la différence entre les cercles vicieux et les cercles vertueux, entre les jugements analytiques et les jugements synthétiques. Et ce, à la source du conflit religieux qu’augure ce 21ème siècle et qui sera aussi exposé dans un prochain article.

L’avenir, c’est tout naturellement en le construisant par de saines évolutions qu’il vient nous sortir d’un modèle dépassé, avec des concepts nouveaux, et des projets lancés à l’échelle de ce pays, et tout particulièrement ceux de la relocalisation, base de la transition écologique.

Municipales: le vote par plébiscite

Englués dans les polémiques, les manifestations, entre mensonges d’un côté et offuscations en tous genres de l’autre, les citoyens, mais aussi les politiques honnêtes, oublient juste qu’il n’est nullement interdit d’apporter des solutions nouvelles pour amorcer un renouveau démocratique.

Un principe très simple est à la portée de chaque Commune pour prendre au mot les parvenus politiques et leur reprendre cette vraie bonne idée que le vote est une solution pour le changement, et pas seulement pour mettre un bulletin dans une urne tous les six ans. A condition toutefois de changer vraiment la donne.

A savoir d’opter pour le vote par plébiscite, c’est–à-dire un vote où chaque citoyen désignerait les élus de proximité qui lui semblent le plus à même de représenter sa Commune.

Chaque citoyen fournirait ainsi une liste de noms, et sur l’ensemble des bulletins fournis, un classement serait obtenu. A charge alors aux heureux élus plébiscités de prendre leurs responsabilités ! Puis de s’engager aussi dans un processus de dialogue, de connaissance de chacun, de ses idées, de ses convictions pour mieux apprendre à travailler ensemble ou en différentes équipes en concertation, d’établir des votes, de faire participer les citoyens et d’obtenir leur concours, travailler à la synthèses de solutions nouvelles, étape par étape, pour évoluer enfin selon des cercles vertueux.

Ce principe est en train d’être immiscer dans une Commune vendéenne à Nieul-le-Dolent. Gageons que ses habitants puissent être les premiers à appliquer un principe qui vaudrait pour chaque Commune française, particulièrement celles où il n’y a qu’une seule liste de cumulards dans le temps ou les mandats.

Capture d’écran 2020-02-08 à 05.38.42
Capture d’écran 2020-02-08 à 05.38.28

Les assassins en col blanc de la macronie

La finance est une monstrueuse machinerie devenue folle dont l’application des règles brise la diversité au fur et à mesure qu’elle cannibalise le monde du travail. Tandis que les vivres de cette petite planète Terre commencent à se raréfier, le spectacle s’affiche dans un cancer généralisé où les rats du capitalisme commencent à se dévorer entre eux. Les plus petits ont compris qu’ils étaient condamnés à disparaître les uns après les autres tant ils peinent à tenir la tête haute et renouveler de quoi satisfaire l’appétit sans borne des grands cannibales. Les simples bactéries d’employés s’enlisent dans les marécages nauséabonds du dogmatisme bancaire. Car le grand dessein de la finance, sa grande oeuvre, c’est d’exulter dans l’épuration de toutes les différences. La splendeur de cette finance est de renverser l’image du mythe de Sisyphe en faisant creuser aux hommes leurs propres tombes.

C’est un combat contre le peuple. Un combat qui serait gagné d’avance contre un adversaire déclaré forfait, celui d’une raison humaine qui se réconcilierait avec le bon sens et l’imagination. Et ce cauchemar ne pourra cesser tant que perdurera cet abandon de la raison au dogme. Qu’il s’agisse de la la finance ou de tous ces paradigmes dont le populisme, le fascisme ou le nazisme, qui, poussés jusqu’au bout, aboutissent tous à même abolition des différences, c’est-à-dire à la guerre.

Pendant que le temps s’égrène en décennies, en années puis en jours, ce rejeton du capitalisme est parvenu au trône en revendiquant l’héritage unique de cette grande imposture. Ce bâtard de la raison est devenu grand et croit en son règne apocalyptique. Il tue la vie un peu plus chaque jour. De son inceste avec la politique ont accouché les gardiens d’une décadence qui s’emploient à faire de la vie humaine un bagne à perpétuité. C’est cette histoire des bourreaux des derniers temps qu’il convient de conter.

Il était une fois, et il est encore, celle qui tue en faisant couler le sang à l’étranger par le financement des ventes d’armes. Elle s’appelle BNP-Paribas. Elle spécule sur les pays émergents en Amérique latine ou dans les pays de l’ex-URSS, finance des sociétés puis se retire par spéculation pour les casser et en tirer des bénéfices mortifères au prix du soulèvement sanglant des populations. Elle s’appelle la City et cette capitale des mercenaires de la finance est à Londres.

Elle oeuvre à la destruction de la planète par les gaz des schiste en violant à l’étranger les lois françaises qui ne s’appliqueraient qu’en France. Elle s’appelle la Société Générale. Elle participe à piller des ressources au Tchad en tuant les personnes sur place par des armes qu’elle a financées. Elle s’appelle Rotschild. Et son intermédiaire est un voyou dont le copinage malsain avec la Présidence française abaisse encore la fonction républicaine et participe à faire jeter par les fenêtres le temps dévolu au progrès de notre démocratie et à l’intérêt général. Il s’appelle Quidam.

Elle puise ses racines dans la prostitution et la pornographie, et elle ne manque pas de vous y corrompre dès qu’elle connait votre adresse email, elle est un opérateur téléphonique et elle s’appelle Free.

Ils sont le spectacle des imposteurs en tous genres du tout-venant politique. Ils sont la mise en scène de la réalité du quotidien des Français. Ses manipulations inspirent un tel dégoût que les Français s’en détournent. Ils sont de nos médias.

Il est devenu le ciment d’une société pervertie. Son chantier est celui de la corruption. Il s’appelle le mensonge, et il fait loi.

Il est le commanditaire de la violence des Français. Qui pense que les solutions des problèmes se trouvent hors du champ de l’expérience. Et qui n’a jamais la moindre idée nouvelle.
Il est de ceux qui se sont habitués à briser la vie de salariés en jouant aux legos avec leurs entreprises sans avoir jamais construit quoi ce soit par lui-même. Aujourd’hui, par sa politique sans âme d’une élite mortifère qui ne peut nier sa responsabilité, il brise la vie des français, les laisse mourir dans les hôpitaux, il leur crève les yeux dans les manifestations, et à coups de matraque, il leur ouvre le crâne.
Il est d’abord la marionnette de picsous qui ne font plus rire personne. Il est ce qui reste quand on a ôté à la vie tout ce qu’elle a de sens. Il est l’oracle transgenre des zombies de la finance qui vampirisent notre planète. Il est le président dictateur général de la France. Il est Emmanuel Macron.

Eux, ils sont partout. ils sont la nation française, ils sont l’énergie du mouvement, ils sont la révolution, ils sont la voix de la vérité, ils sont le bon sens, ils sont l’imagination. Leurs actions sont mises à l’épreuve par l’expérience, ils sont la vraie intelligence, celle qui passe par le coeur. Certains d’entre-eux ont même la foi. Dans la précarité, par la force des choses, ils ont développé un instinct de survie et une intuition hors normes.

Ils sont l’avenir. Ils sont la démocratie. Ils sont les gilets jaunes. Ils sont nos gilets jaunes. Ils sont les syndicats. Ils sont les cadres médicaux. Ils sont les cheminots. Ils sont nos retraités …
Ils sont le peuple français souverain.

L’Histoire a ses raisons que la raison ignore parce que c’est aussi une histoire de coeur. Les impostures politiques ne leur survivront pas. Les imposteurs politiques doivent partir.

Les escrocs de la macronie inventent phishing fiscal et impôt sur la misère

Dans le cadre de la grande réforme « historique » du prélèvement à la source au milieu des enjeux climatiques repoussés en 2050, des Français sont actuellement injustement soumis à payer une partie de leur impôt sur le revenu, subir une double imposition 2018/2019, et ce, pour une raison arbitraire, tout à fait discriminatoire, une règle pour la moins légère dans l’appréciation d’une potentielle manipulation des contribuables à se soustraire à l’impôt. Cela dit, pour nombre de Français, un impôt sur la misère plus que sur la fortune.

Outre l’impôt correspondant aux revenus exceptionnels par nature, l’impôt afférent à la fraction des revenus des dirigeants et des indépendants de l’année 2018 excédant le plus élevé des revenus perçus les trois années précédentes (2015, 2016, 2017) ne sera pas effacé en 2019. (page 49 brochure Pratique 2019

Revenus exceptionnels de 2018 mis à part, personne ne devait payer d’impôts pour 2018 tandis qu’en 2019, cela créerait une double imposition sur les revenus de 2018 et ceux de 2019 à payer au cours de cette même année. Mais il restait le cas des indépendants qui profiteraient soi-disant de 2018 pour gonfler leurs revenus par rapport à 2017, 2016 et 2015.

Soit une occasion trop facile pour ce gouvernement de ponctionner de 5 milliards (chiffre fourni par RTL) les artisans, commerçants, ou autres indépendants. La règle du « travailler plus pour payer plus » s’applique, et ceux qui ont donc gagné « plus » en 2018 sont donc imposés deux fois en 2019. A moins ! … que leurs revenus ne continuent à croître en 2020, auquel cas, ils se retrouveraient remboursés en 2021. « Eventuellement » … :

En cas de plafonnement du bénéfice de 2018 retenu pour le calcul du CIMR, un complément de CIMR pourra être obtenu éventuellement en 2020 si le bénéfice de 2019 dépasse le bénéfice de 2018 ou le bénéfice qui été retenu pour le calcul du CIMR. (page 50 brochure Pratique 2019

« Entuber » les Français sur le modèle des magouilleurs de la finance

Ceux qui auraient gagné plus en 2018, et sans tricher, relèveraient tout au mieux d’un cas de figure que nos grands décideurs auraient laissé de côté avec cette nonchalance de ceux à qui tout est dû, cet optimisme des débutants, cette arrogance d’enfants gâtés à qui on donne un jouet sans écouter les consignes et ce mode d’emploi des fiscalistes tels des curés s’évertuant à l’impossible auprès d’invétérés voyous pour leur déclamer la morale en pleine gabegie sur le dos des Français et des intérêts souverains de notre pays. S’imaginer qu’il suffirait de voir si des problèmes se poseraient une fois avoir pris une solution, dirons-nous assez « naïve, » tout en concernant des millions de personnes est effectivement assez impressionnant. D’incompétence. D’irresponsabilité. Le concept de « croissance honnête »  n’a aucune réalité comptable ni aucun sens juridique ni se prête en aucun cas à devenir un concept fiscal. C’est une aberration.

C’est ainsi qu’il serait opportun d’apporter  la contradiction sur ce nouvel impôt caché, y compris sur la misère, de ceux gagnant leur vie à la sueur de leur front, et pour lesquels il serait temps de remettre en cause le bien-fondé des prétentions de ces « élites » aux pantoufles à 500 000 euros l’année.

Taxer les humbles et payer les voleurs pour que le vol devienne légal

Tout d’abord, comment des revenus d’indépendant pourraient permettre de surseoir à l’impôt hormis dans le cas où des recettes seraient décalées de date en début ou fin d’année ? Ce problème n’a rien de nouveau, et probablement ni plus ni moins de possibilités d’être dissimulé que pour les autres années. Pour autant, plus personne ne doute que nos élites considèrent la fraude comme un sport national pour justifier la leur, et l’actualité montre qu’ils sont visiblement bien placés pour le savoir.

Mais tout le monde ne peut pas se permettre de voler officiellement les contribuables par des salaires mirobolants et immérités, pour soi-disant éviter de les voler par derrière comme l’explique avec beaucoup de zèle notre Ministre des petites économies face aux enjeux de la corruption. C’est qu’il s’agirait de reprendre cette innovation sociétale à plus grande échelle, et rendre obsolète la criminalité, soit tout simplement se décider à enfin payer tous les voleurs. On appelle cela la mondialisation.

En exemple de l’incongruité de cette loi pour des indépendants procédant à des locations, ceux qui louent meublés subissent cette mesure de l’Etat, tandis que ceux qui sont en non-meublés, et relevant du foncier, ne sont pas inquiétés, et considérés non imposables.

La jalousie des parvenus politiques qui n’ont jamais travaillé

Mais effectivement, en indépendant, les revenus sont fluctuants, c’est-à-dire qu’il y a une part de réussite. Le jeu, c’est qu’on ne gagne pas à tous les coups. C’est même là le propre de l’entrepreneur – petit ou grand – d’en accepter la règle, C’est ainsi parfois gagner moins malgré ses efforts ou à l’inverse gagner plus pour avoir eu de la chance. Et ce n’est pas à confondre avec la règle officielle « du travailler plus pour gagner plus » ni même celle officieuse du “travailleur plus pour gagner moins ».

Il est juste évident que ceux qui ont conçu la règle de croissance sur 2017/2018/2019 n’ont jamais connu l’activité réelle d’une entreprise et ne sont pas plus des fiscalistes, même débutants, tant cette règle vient entacher la juste conception de la fiscalité et de la comptabilité. Il s’agit plus d’une vue assez immature voire fumeuse de ceux qui n’ont de préoccupation qu’à compter leurs dépenses et trouveraient injuste que d’autres puissent avoir un petit avantage vis-à-vis d’eux. Et y compris le petit entrepreneur dont il ne faudrait quand même pas qu’il profite d’un pur concours de circonstances. C’est juste oublier ce qu’est un entrepreneur, exposés aux risques, et privé du pantouflage et de la retraite à vie si chers à nos courageux dirigeants.

Et aucun contribuable n’a bien sûr la prétention d’avoir reporté d’une année le prélèvement à la source. Si ce n’est que cette loi a été annoncée après coup, réalisant les conditions des délits d’initiés propre à cette culture de financiers qui ne méritent  désormais plus autre chose que l’opprobre après deux ans à piller la France pour des intérêts privés. Du politique à la reconversion dans le pantouflage, puis du pantouflage reconverti au politique, on en vient au politique-pantouflant C’est-à-dire qu’on ne sait plus si E.Macron est un président français ou un employé de Bank of America, ou de tout autre cartel.

Il serait temps d’en revenir aux vrais enjeux de la réalité des activités, du vrai travail de ceux qui se battent tous les jours au milieu de l’incapacité de notre gouvernement à adresser les vrais enjeux. Par incompétence bien sûr mais aussi et surtout par lâcheté, celle-là même où jamais ces cooptés ne prennent le temps de débattre publiquement au cours de leur vie d’apparatchik. Parce que quand bien même ils comprendraient que de vrais projets soient à entreprendre, jamais ils ne pourraient se résoudre à avouer qu’ils sont incapables de les mettre en oeuvre et afficher au monde entier l’incompétence de ceux qui n’ont jamais créé ou entrepris quoi ce soit à l’image de ce que démontre leur politique insipide et arriérée aux solutions du passé.

L’impôt sur la misère

Le comble de cette loi, c’est qu’une personne qui vit en en-dessous du seuil de pauvreté mais qui a eu le malheur de voir ses revenus croître en 2018, fait que ses revenus sont aujourd’hui pourtant considérés comme des revenus exceptionnels.
Soit l’exploit d’immiscer le remplacement de l’impôt sur la fortune par un impôt sur la misère. Pourquoi taxer si peu de riches lorsqu’il y a autant de pauvres ?

Ainsi, telle une sanction, la part de ces revenus de 2018 supérieure aux années précédentes est ainsi imposée et un indépendant se voit sanctionner vis-à-vis des autres contribuables parce qu’il aurait « triché ». Il est condamné sans avoir été entendu, sans que quoi ce soit ne soit prévu pour pallier à une erreur éventuelle, et pour autant courue d’avance.

C’est que ces financiers sont joueurs, ils savent que les indépendants n’ont pas de syndicats et enfin, et surtout, ces « élites » sont condamnées par construction à mépriser les Français du haut de leur forteresse d’apparences cultivées dans l’entre-soi d’une caste d’apparatchiks de la finance, du pantouflage et de la politique politicienne. C’est la perversion même du culte de ces apparences qui crée les conditions de ce mépris bien réel envers les Français. Car pourquoi alors ne pas avoir pris la main tendue même maladroitement par les Gilets Jaunes pour associer la population en une force pour de vrais projets ?

Bien loin de ce monde d’illusions de nos politiques, il y a la misère, et comment ne pas se rappeler alors combien certains doivent batailler, ou pire, ignorer leurs droits, pour que des revenus liés à un licenciement ou à une pension de réversion, même versée après des années de retard, puisse leur bénéficier selon cette même imposition en revenus exceptionnels qui abaisse leur tranche marginale d’imposition ?

Un encouragement à combler le vide politique

Ce site est aussi proposé dans le cadre de l’écriture d’un ouvrage pour expliquer justement des solutions et projets pour la transition écologique, et certains sont déjà exposés ici-même. En effet, tandis que cette compétence en projets n’est pas un examen mais un concours aux élections – car autrement il ne resterait pas grand monde au gouvernement -, il y a donc là un effet d’aubaine dont ceux qui ont des idées peuvent tirer parti.

Pour faire face à cette injustice fiscale, éviter le délit de concussion institutionnalisé à notre Ministre de l’Economie en plus de celui de la discrimination, voire même de la coupable escroquerie au moins intellectuelle digne d’une association de malfaiteurs que constitue cette règle face à ceux qui n’entendent rien à la fiscalité, il y a à réserver ces sommes spoliées aux familles françaises et à refuser le paiement de ces surplus d’impôts sur 2018.

Au vu des moyens et des montants auxquels sont payés nos ministres à ne rien proposer du tout en matière d’avenir, le cas échéant, l’élégance serait de réserver à ce Ministère l’initiative d’engager une procédure au cas où nos grands penseurs s’insurgeraient d’un tel manque de reconnaissance face à l’ingéniosité de leur loi. Et alors espérer que ce gouvernement reste attaché à cette grande invention du « phishing fiscal » après celle de leur loi ad hoc de « croissance fiscale ».

Du phishing, dans le sens où le fait d’annoncer 2018 pour vierge d’impôt aurait consisté à mieux attirer les tricheurs dans un piège en changeant ensuite la loi pour modifier a posteriori les conditions d’imposition.

Un gouvernement aux mesures honteuses

Il est vrai que le ridicule ne tue pas (encore) si ce n’est ceux qui n’ont plus envie d’en plaisanter, à savoir les Français, et la nature, qui bien qu’elle rit jaune, souffre en plein réchauffement. Un jour peut-être ces Ministres ne trouveront plus d’excuses à ne pas répondre aux enjeux de notre temps, peut-être simplement parce qu’ils seront alors emprisonnés pour avoir trahi les intérêts souverains de notre pays.

En espérant que notre Ministre ait enfin l’occasion de découvrir ce qu’est le travail en dehors de l’ambition d’aller chercher des poulets en Argentine, ce site propose depuis 2015 de vrais projets qui sont à la disposition du gouvernement pour être débattu.

L’injustice fiscale

En conclusion, ce n’est pas parce qu’il y a des tricheurs qu’il faut pénaliser ceux qui ne trichent pas, et la loi est une condition suffisante mais non nécessaire, ou autrement il n’y aurait plus de liberté. Ce sont les objectifs de la loi qu’il faut respecter, et la loi est un moyen de respecter ces objectifs, mais en aucun cas, le seul. En l’occurence, il n’y pas une seule manière de justifier qu’on n’a pas profité d’une aubaine fiscale en 2018, et visiblement pourtant, rien n’a été prévu pour anticiper les inéluctables aberrations et laisser une place à l’erreur, tandis qu’aucun fiscaliste n’a pu manqué de prévenir des conséquences de cette inéluctable bourde sur les revenus exceptionnels.

L’injustice fiscale, c’est aussi cela : la vraie fausse bêtise de nos fausses vraies élites.

Un normalien comme notre Ministre de l’économie devrait pouvoir lire cet article sans peine et se donner une chance de combattre l’illettrisme de notre classe politique qui ne sait ni lire les courriers face à des préoccupations laissés de côté, ni plus écrire des réponses aux Français par de vrais projets.

Mais le mieux serait que cette mauvaise farce s’arrête et que ce gouvernement démissionne tandis que les chefs d’accusation s’ajoutent face à ceux qui seront jugés par l’Histoire plus tôt qu’ils ne le croient pour les années perdues envers les enjeux du changement climatique associés à la vie de nos enfants.

Médias: de l’addiction stérile à la face noble de la politique

Parmi nous, nombreux sont ceux qui sont pris par une sorte d’addiction à l’information, une addiction amplifiée par les enjeux politiques et écologiques. Beaucoup d’analyses de chacun qui mènent souvent à augmenter sa propre défiance soit vis-à-vis des politiques soit de la Presse elle-même, qu’elle soit écrite ou audiovisuelle.

Par ailleurs, si cette production de la Presse n’est bien sûr pas inutile et apparaît même comme une source unique de vie, de travail et de lutte démocratiques, cela ne permet pas toutefois de remettre suffisamment en cause notre modèle actuel de société, ou du moins pas suffisamment vite en égard aux attentes.

Très concrètement, notre avenir rêvé n’est pas d’acheter notre poulet en Argentine, et lutter simplement contre un CETA ou contre un Mercosur n’est pas suffisant ni même efficace, et nos médias pourraient aller au-delà d’un rôle trop réduit à la transcription, à l’opposition ou au relais des pouvoirs politiques ou du mouvement social.

C’est-à-dire que face aux mesures prises par le gouvernement, il y a d’autres solutions, il y a des expérimentations, il y a des thèses, il y a des utopies.  Et que le fait qu’elles ne soient  pas reprises ou débattues par ceux au pouvoir est une opportunité pour la Presse pour réouvrir une dimension manquante aux débats actuels qui manquent par trop de prospective. Il pourrait ainsi être débattu un modèle de société basé sur l’usage d’un réseau national de circuits-courts et dont les aspects vertueux seraient espérés bien plus qu’une 5G qui en serait pour autant un élément moteur.

Il est vrai qu’une solution, c’est souvent considéré comme ennuyeux et pas très vendeur, entraînant peu de réactions. Mais peut-être que cet état de fait pourrait être dépassé afin que les solutions d’un 21ème siècle soient débattues différemment pour renouveler l’intérêt pour la politique au sens noble du terme,  celle là-même qui traite de l’avenir de la Cité.

Soumettre en profondeur et publiquement des solutions alternatives aux instances politiques serait un premier champ d’exploration, quitte à attirer la polémique sur ces sujets telle un leurre pour rééduquer l’appétit politique vers plus de réflexion et d’imagination, et moins de critiques stériles.

Que soit économiquement débattu qu’avoir une production locale de biens de première consommation puisse être un modèle vertueux, et en tout cas, une thèse dont on ne saurait se passer de la discuter. Débattre sur la relocalisation en allant jusqu’à imaginer l’exode urbain. Ou encore imaginer notre futur à Paris avec des taxis autonomes. Et bien d’autres choses.

Créer un mouvement de discussion à inventer un nouveau modèle de société amènerait aussi à repositionner le curseur du monde politique sur d’autres enjeux et influerait de manière peut-être encore plus efficace que la simple opposition directe aux projets actuels. Et tout en mettant aussi en valeur le travail entrepris pour élaborer des solutions du quotidien – et non de prospective – dont un vecteur existant est notamment Public Sénat. Et qu’il ne saurait être accepté de rejeter l’existence de ce travail en un déni du « tous pourris » tout aussi dangereux que le déni de notre gouvernement actuel face aux Français et leur profond malaise. Alors, oui à la prospective et à imaginer un avenir pour mieux le conquérir.

Que les médias  puissent ainsi participer à redonner au politique sa vraie nature à penser l’avenir. Et un bel avenir.

LREM: les révisionnistes et les complices d’une finance criminelle

14 juillet: prise de la Bastille. Une date choisie à dessein dès 1790 puis en 1880 par les premiers constituants de nos républiques pour que soit ancré à jamais le fait qu’une émeute du peuple ne doive jamais être prise à la légère mais considérée comme le signe potentiel d’une démocratie touchée en profondeur.

C’est plus qu’un clin d’oeil à travers les siècles, c’est une arme légale contre ceux qui usurpent le pouvoir. Une arme de dissuasion qui est transmise aux générations futures, dont la notre, pour pérenniser que la loi, c’est le peuple, et qu’en dernier lieu, seule sa parole compte au-delà des intérêts contingents.

Le peuple est souverain et lorsqu’il se révolte, nos dirigeants devraient plier le genou et se rappeler de cette leçon de l’Histoire. En oubliant de rappeler ces faits, les politiques décrient à tort les débordements de la dernière célébration du 14 juillet et deviennent des révisionnistes de l’Histoire française.

Ce sont bien aussi et d’abord les Gilets Jaunes qui auraient dû défiler en ce 14 juillet. Et avec les honneurs en remerciement après que notre gouvernement ait saisi toutes leurs revendications avec l’acuité et l’humilité nécessaires comme une chance inouïe de changer les choses et faire plier les intérêts particuliers devant l’intérêt général.

Les révisionnistes de LREM feraient mieux de dire combien E. Macron soutient l’horreur au Gabon ou au Yémen, pour cette françafrique de la honte, de la corruption, du financement illégal des campagnes électorales françaises et du vol des ressources telles que l’or, au prix de la vie de villageois, femmes et enfants compris.

Cette finance que représente ce gouvernement est assassine. Elle joue les mercenaires dans les pays émergents et s’en vante, elle pousse au suicide nos agriculteurs, elle asphyxie les familles par son refus de restructurer leurs prêts et les fait plonger dans la misère pour les dépouiller un peu plus chaque mois, elle tue les opposants aux dictatures au nom des intérêts pétroliers ou de marchés à préserver ou à gagner, elle tue hommes femmes et enfants hors de nos frontières pour récupérer leurs terres, elle fait mourir de faim de nouveau de plus en plus en Afrique, elle noie dans la Méditerranée ceux dont elle vole les ressources par ces accords de la Françafrique. Et elle ment, pour sa soi-disant bonne cause, à savoir que ses copains puissent manger du homard jusqu’à s’en faire péter la sous-ventrière.

Par la réédition de telles actes et son absence d’engagement vers des mesures de bon sens, notre gouvernement est complice de crime contre l’Humanité. Il sera jugé par l’Histoire. Et cette participation à faire croitre encore les effets dévastateurs de la mondialisation fonde son absence totale de circonstances atténuantes.

Les solutions existent, ce blog en détaille et en énumère par dizaine. Nos citoyens, nos forces sociales, nos ingénieurs, nos chefs d’entreprises, nos syndicats, nos représentants religieux, …, ne sont pas là seulement pour récupérer les situations dramatiques provoquées par la dangereuse bêtise de nos gouvernants, ils sont là pour que les moyens d’agir ne leur soit pas coupés et qu’enfin de vraies solutions puissent être déployées. L’urgence écologique n’est pas de manger du homard avec des parvenus de seconde zone qui préfèrent taire leur nom. Et il est encore moins à laisser notre pays se livrer à  des mesures à l’encontre de la préservation de la vie sur Terre elle-même.

Telle est la vérité pour laquelle les français se sont battus en 1789 et dont le 14 juillet rappelle le prix du sang. Notre gouvernement est dans la violence, une violence légalisée par la finance au nom de l’intérêt inférieur de la cupidité, et il ne pourra se plaindre de récolter cette même violence, celle-là même qui a vu les têtes coupées comme à la Bastille de ceux qui trahissaient le peuple quitte à le massacrer.

Ce blog avait annoncé à sa date précise les événements d’octobre 2018 près de 3 ans en avance ainsi que l’émergence d’un terrorisme à la française. Il n’est pas encore trop tard pour donner une chance aux vrais projets qui ne demandent qu’à être discutés, même si l’arrogance des parvenus de la politique est bel et bien une difficulté quasi-insurmontable pour faire émerger de telles solutions. Travailler ensemble en imposant des solutions à ce gouvernement car chaque semaine compte, mais à la condition de ces nouvelles formes d’expressions démocratiques que sont les référendums.

C’est possible de réunir les Français autour d’objectifs communs, mais sans que soient acceptés les mensonges et le respect d’intérêts privés. Que soit restauré le pouvoir intellectuel et du bon sens, toujours guidés par les valeurs propres à notre humanisme à la française, et aussi l’expérience de terrain des Français.

Il y a un saut à faire lorsqu’il s’agit de plonger vers des solutions nouvelles comme vers un monde inconnu, d’y être poussé est désagréable, mais bien parfois nécessaire, comme pour ce gouvernement qui se recroqueville sur des solutions du passé, se réfugiant dans le culte d’une supériorité qui ne fait plus illusion pour personne, tandis qu’il gagnerait à écouter le tiers-état, poussé par la révolte populaire bien en marche pour faire un saut dans un futur à reconquérir.

E.Macron pris en flagrant déni sur les ronds-points

Les ronds-points se devaient d’être le symbole d’une coopération entre automobilistes. Aujourd’hui, à cette utopie manquée a succédé la réalité des Gilets Jaunes à rassembler et faire collaborer entre eux des citoyens de tous horizons.

Reprenant le principe des tours de manège des camions de CRS pour l’élever dans le champ des idées, d’aucuns revendiqueraient à ces ronds-point un statut à devenir des cercles vertueux. Pas seulement parce que les automobilistes se décideraient à y entrer sur l’air d’un à la queue leu leu promu hymne national, mais surtout parce que ces ronds points seraient vus comme le coeur d’une circulation irriguant les artères d’une multitude de convictions sur le courant oublié de la vertu.

Soit établir des points de convergence entre les actions et projets motivés par une urgence à survivre, à dénoncer les injustices, à transformer positivement une angoisse face à une société qui ne sait plus officiellement où elle va en une exigence de vraies solutions qui ne resteraient plus cachées sous le tapis de l’imposture de nos élites auto-proclamées.

Une opportunité manquée à opérer le changement 

Si les ronds-points routiers ont manqué leur sortie vers l’utopie de la coopération, les éléments moteurs de notre gouvernement ont surtout enchaîné les ratés tout particulièrement en manquant un virage historique. C’est que ces spécialistes à vider les mots de leur sens ont été pris à leur propre piège et n’ont pas saisi un mouvement, qui lui, était déjà réellement « en marche ». Désormais soumises aux moeurs du populisme, les portes électorales qui s’ouvraient soit à droite soit à gauche sont aujourd’hui devenues les sièges éjectables du dégagisme dont ce gouvernement pourrait bien subir moultes péripéties et crevaisons de votes.

Il restera invraisemblable à quel point ce mouvement des Gilets Jaunes aurait gagné à être reconnu comme du pain béni pour des personnalités politiques aspirant au changement. Un tel appui populaire devait à l’évidence être considéré comme une formidable opportunité à enfin pouvoir changer les choses en soi et que ce gouvernement puisse dépasser le stade prépubère de l’épiphénomène où il semble pourtant se résigner.

Soit engager cette fameuse transition qui unifierait en de nouvelles solutions les enjeux actuels pour redonner du sens à nos vies par une société aux aspirations renouvelées. Dépasser les enjeux économiques, écologiques, sociaux pour faire resurgir d’outre-siècle ceux propres à notre condition humaine et au sens de notre vie sur Terre. A contrario, à l’heure d’aujourd’hui, ce 21ème siècle innove uniquement en étant le premier à avoir réduit le champ de notre horizon d’avenir. Parce que notre espérance de la vie sur Terre ne grandit plus mais se réduit de jour en jour. Et alors que chaque année nous nous endettons de plus en plus vis-à-vis de la Nature sans permettre le renouvellement des ressources prélevées, et ce, dès le mois de mai.

Le déni et la lobotomisation de l’opinion

Ainsi, au lieu de placer le mouvement des Gilets Jaunes au coeur d’une logique historique, notre gouvernement a amplifié son déni. Ce déni, Emmanuel Macron le condamnait pourtant de ses voeux de début d’année, reprenant les mots et arguments des opposants coeur-pensants pour mieux les salir de son inaction, de ses mensonges, et du sang des Français. C’est ainsi que notre Président qui accélère avec le frein à main, a réussi la première tête à queue de son quinquennat, pulvérisant les barrières de sécurité de notre humanisme à la Française pour le renvoyer sous la forme de projectiles en plein dans les têtes des Gilets Jaunes. Ces nouvelles formes de lobotomisation de l’opinion sont à l’image de la réalité primaire et diabolique d’un Président qui mérite juste de finir en ange déchu.

La raison de cet apparent aveuglement réside simplement en ce que nos politiques ne sont plus que de vulgaires tacticiens visant à protéger des intérêts particuliers. Ils sont impulsés par des forces conservatrices visant à bloquer les alternatives pour mieux préserver les avantages bien mal acquis par des parvenus placés à la tête d’institutions ou entreprises dont le caractère public ou privé ne se distingue plus que par la facilité avec laquelle cette oligarchie d’imposteurs se servent à leur seul bénéfice dans les caisses des Français.

C’est bien plutôt là que la véritable association criminelle de malfaiteurs se devrait d’être recherchée.

De la noblesse de la politique aux basses manoeuvres

Et c’est cette mafia politicienne que les Gilets Jaunes révoquent jusqu’à en avoir la nausée au simple fait de prononcer ce mot « politique » devenu allergogène alors que seul un renouveau démocratique pourrait en constituer l’antidote. Parce ce qui faisait la noblesse du mot « politique », c’était qu’il invoquait l’excellence à servir les intérêts de la Cité, pour le bien commun, et aux principes de la vertu. Et non pour le mal public.

La décision de livrer ADP à la spéculation est l’exemple même de cette politique financière qui détourne les intérêts stratégiques de notre pays pour instrumentaliser des pouvoirs occultes et des intérêt privés, de la même manière que le furent les autoroutes. Et sur le même principe qu’il a été renoncé à la séparation entre banques d’investissement et banques d’économie locale. Et ce sont pas des détails. Sans oublier plus encore que ce sont déjà des fleurons de nos industries qui ont disparu pour le seul bénéfice de dirigeants cupides parachutés à des postes de direction, pour des opérations de fusions-acquisitions, des calculs politiciens, des relations aux intérêts calculés, le financement de campagnes ou l’entretien de rapports de force. Ou autres éléments qui ne remplaceront jamais une véritable vision dans le développement d’une activité ou d’une économie au service des citoyens et de leur avenir.

Une prospérité entrepreneuriale brisée par la finance

Une vision que possédaient les capitaines d’industrie ayant forgé le tissu industriel et son réseau d’entreprises. Des sociétés qui, comme Alstom, constituaient des pôles d’excellence technologique et qui faisaient la renommée de notre pays à l’International et surtout la profusion de nos emplois. En transférant les rênes de notre avenir à la seule finance, c’est une véritable cannibalisation qui s’est immiscée et qui a tôt fait de s’attribuer illégitimement cet héritage pour le dilapider par une incompétence que de la recherche du seul bénéfice viendrait presque faire oublier. Comme si l’égoïsme était devenu un principe pour renoncer à de vrais projets et rendre légitime la médiocrité. Le tout au prix d’un casse phénoménale. Et pour se retrouver aujourd’hui dans un pays à l’industrie décapitée, privée de ses figures de proue et orphelin d’une culture à entreprendre de grands projets.

Réduisant la valeur des actifs à la seule rentabilité à court terme, la finance hégémonique prétend qu’il suffirait de réglementer le libéralisme à plus grande échelle. Et ce faisant, privant le citoyen encore un peu plus de sa capacité à entreprendre face à d’inextricables difficultés qui n’ont de légitimité que de payer la bureaucratie d’un libéralisme qui montre aujourd’hui son vrai visage. A savoir celui d’un monstre tentaculaire qui en train de détruire non seulement notre planète mais aussi jusqu’à nos territoires et êtres vivants. Jusqu’aux réserves protégées qui ne seraient plus … protégées. Le sacre de l’abolition de tout sens commun.

La réaction épidermique des Gilets Jaunes

Et ce sont donc nos Gilets Jaunes qui sont violentés comme si nos dirigeants voulaient faire oublier à quel point ils sont eux-mêmes frappés. Et tandis que les moins favorisés sont déjà à l’asphyxie des complications engendrées par un système incohérent et aux difficultés démultipliées pour les revenus les plus faibles. C’est-à-dire que des revenus divisés par deux, c’est vivre avec des difficultés multipliées par dix. Seuls ceux qui l’ont vécu peuvent vraiment le comprendre bien que ces difficultés s’étendent de plus en plus vers les revenus supérieurs. Et tandis que les remparts du bon sens ne résisteront pas encore bien longtemps sous les coups de butoir des mercenaires de la cupidité dont une limite supérieure à leurs ambitions ferait taire leur velléité à se faire considérer comme des dieux.

La politique dirigée par la finance a fait de notre société une usine à gaz à grande échelle, artificiellement maintenue en vie au moyen d’une perfusion de progrès technique. Toujours par le biais d’un vocabulaire emprunté au monde des vivants, Emmanuel Macron s’est érigé en startuper pour mieux en faire détester le concept alors qu’il ne l’a jamais été et qu’il ne connait strictement rien à la technologie. La vérité, c’est qu’Emmanuel Macron n’a jamais travaillé de sa vie dans le monde réel. Sans âme, le financier est tout au mieux un facilitateur, à permettre la mise en relation entre des besoins d’artifice et rendre effective le potentiel à échanger de la valeur implicite, mais cette activité dépend strictement de la vraie valeur ajoutée produite par ceux qui travaillent. Pour avoir divisé le travail et les personnes, la finance s’est rendue indispensable à suppléer à ce qu’elle a détruit, à savoir le lien social. A se faire passer pour indispensable, il en découle en conséquence une seconde et plus délétère imposture, à savoir de prétendre que cette finance peut juger de tout sans rien n’y connaître. Et d’avoir réduit l’outil intellectuel à la seule analyse sans jamais avoir à entreprendre et créer de nouveaux concepts.

Tout cela fait ainsi illusion pour tirer parti de l’héritage d’une nation française résistante aux aberrations, rattrapant les erreurs au quotidien de dirigeants de plus en plus étroits d’esprit, participant à déployer un progrès technique limité et aux finalités médiocres mais dont elle sait assurer le déploiement avec efficacité. Un savoir-faire rigoureux et ingénieux mais accusant le coût d’une absence de stratégie et de vision toujours sanctionnées par un temps de retard envers les Etats-Unis mais aussi désormais envers la Chine.

L’esprit de survie face à l’obscurantisme

En vérité, les Gilets Jaunes ne sont pas moins que les vrais pionniers du 21ème siècle, ce sont les premiers conquérants d’un avenir dont les prémices de fondation se balbutiaient déjà au début du mouvement et dont les ramifications s’étendent de jour en jour à travers leurs actions et discussions. Par la force des choses, ils ont développé un instinct de survie et une capacité à surmonter les difficultés. C’est-à-dire qu’ils portent en eux une intuition mais aussi une vraie conscience que la pauvreté leur accorde en juste retour des choses. Autour de ces ronds-points, ils véhiculent ainsi le terreau du lien social et des solutions pour réussir à s’en sortir. Soient des qualités que n’auront jamais nos gouvernants dont les revenus réduisent d’autant le champ de leur conscience à saisir les difficultés et obtenir la motivation à libérer leur imagination d’un obscurantisme obérée d’une vision réduite à l’exécution de la simple règle de trois.

L’intuition des Gilets Jaunes est le pendant de la double imposture des talibans de la finance qui font tomber successivement les symboles de la vertu que l’on croyait avoir érigés tels des statues irréfragables pour protéger la société de ses mauvais démons. Parce que si elle se voit réduite à la raison pure, une intelligence devient improductive de nouveaux fruits et condamne ses fossoyeurs à n’être que de simples voyous et à se partager un butin dont ils tarissent la source. En s’auto-proclamant élites de la nation, ils bloquent non seulement toute alternative mais aussi toute discussion. Ils font table rase de toutes les questions fondamentales en emprisonnant un peu plus nos citoyens, transformant notre société  en une prison dont les portes vers l’avenir se referment les unes après les autres.

Pour être heureux, vivons cachés au gouvernement

Sur le modèle envahissant des franc-maçons qui ne répondent jamais aux courriers des non-initiés en vertu d’un principe à ne jamais se répandre avec ceux qui ne n’en sont pas remis à leur société secrète et qui ne sont pas non plus soumis à leurs rituels et règles occultes, il n’y a aucun espoir à espérer nouer un dialogue avec des dirigeants qui ont ainsi prêté serment à ne jamais discuter qu’avec ceux qui se prêtent à leurs mensonges et à cet entre-soi d’une médiocrité partagée, ritualisée, et dont la tranquillité se fait payer par un déferlement de haine au détriment de mesures contre les moins-disants qu’on écrase et les trop-disants dont il se faut couper les têtes. Haine qui n’a d’équivalent que le damnation à laquelle ils se vouent corps et âme à briser lentement mais sûrement les conditions à la poursuite de la vie sur Terre. Telle est bien la vraie nature de cette politique politicienne, celle d’un finance zombie qui détruit le vivant en lui suçant le sang jusqu’à la moelle.

C’est toute la vertu des Gilets Jaunes à rompre la loi du silence et contrer l’incompétence, la violence indicible et la bêtise de pseudos-élites cooptées dans une consanguinité malsaine, s’entêtant à reproduire les mêmes erreurs et traitant les opposants par la violence et l’exclusion.

L’imposture intellectuelle, face cachée d’un désastre, clef d’une réussite à venir

Les événements en France ne sont pas isolés d’un contexte général, celui de la mondialisation et de l’absence de prise en compte des limites naturelles aux ressources de notre planète. Aujourd’hui, prédomine une incohérence puissamment généralisée par le capitalisme financier dans une sorte d’obscurantisme totalitaire. Il n’y a guère autre de sens à trouver à cela que  la seule convergence de l’ensemble des problèmes de tous les pays en une crise unique. Non pas toutefois une crise économique aux seules origines financières, mais bien plus importante encore, une crise d’identité dont l’économie n’est qu’une facette.

La fin du déni et la crise d’identité

Parmi les éléments déclencheurs d’une crise qui s’aggrave en raison de l’absence d’un vrai projet pour notre pays, il y a le moteur technologique qui est en train de tomber en panne d’« essence » ainsi qu’en témoigne la chute du Nasdaq, bourse des technologies. En assurant jusqu’à présent une croissance économique au tertiaire, la technologie a pu servir à couvrir les déficiences de réponse quant aux problèmes structurels. Car il ne s’agit là que d’une croissance artificielle qui ne répond pas aux enjeux du futur. Et ce, après un 20ème siècle dont rien que les données chiffrées feront qu’il sera jugé, a contrario de cet apparent progrès technologique, comme le plus abject de l’Histoire. Et alors que jamais n’avaient été aussi grandes les chances de construire une belle vie sur cette planète. Parce que jamais plus fortement non plus cette bêtise humaine ne s’est déchainée à une telle dimension mondiale, par les guerres, mais aussi par la destruction de notre planète. En se coupant de la Nature comme de la branche de l’arbre sur laquelle repose notre assise.

La réalité, pour notre gouvernement actuel, c’est aussi cette vérité devenue crue que l’absence de vision ne peut durer qu’un temps. Sans s’adapter, l’homme est condamné à disparaître, ce n’est pas seulement une belle phrase, c’est d’abord la loi d’une évolution dont la détermination ne nous revient visiblement pas. Et c’est aussi une loi sociale, économique, individuelle, spirituelle et historique. Sans aucun doute, le choc psychologique à l’étranger à voir Paris et notre pays en proie à une crise justement bien moins économique que carrément existentielle, c’est aussi l’officialisation de la fin d’une culture du déni pour le monde dans son ensemble. En France, il y a les Gilets Jaunes qui n’ont plus à rien à perdre, mais il y a aussi les parents qui veulent un avenir pour leurs enfants nés ou à naître sur cette planète tel un droit imprescriptible à respecter la vie sur Terre. Et ce avant que tout ne soit perdu en raison d’une civilisation dont il nous faut accepter de reconnaître une décadence coupable à ne pas affronter son incohérence de nature parfaitement et spécifiquement intellectuelle.

L’incohérence, c’est là le critère universel de cette crise identitaire tandis que s’évite la comparaison avec l’universalité d’une déclaration des droits de l’Homme qui n’a été que trop bafouée.  Dans le quotidien des Français, il y a eu une accumulation progressive dans le temps à renoncer à des principes fondamentaux. Ce qui rend légitime à enfin demander aussi des comptes quant au respect du contrat social. Des droits institués à la Révolution française et dont on a cru vouloir s’affranchir des fondements comme celui du caractère temporaire des fonctions politiques. Ainsi qu’un lecteur de ce blog le précisait, nos représentants ne représentent plus qu’eux-mêmes tandis que les Gilets Jaunes ne sont ni représentés ni représentables puisque non élus. Et qu’ils sont devenus les traductions d’une réalité que les politiques ne comprennent pas tant est grand leur aveuglement. Une incohérence si tentaculaire qu’ils reconnaissaient – dès le septennat de F.Mitterrand – être incapables d’en sortir. Au point de s’y être soumis puis d’avoir oublié jusqu’à ce qu’ils s’y étaient soumis. Difficile mais juste rappel des choses que la crise actuelle.

L’homme moderne, autochtone à venir d’une planète en état de survie

Dans les consciences s’imprime donc imperceptiblement l’image de l’homme qui se retrouve nu face à sa condition, tel un futur autochtone déjà en état de pré-survie, puisant dans des ressources qui ne se renouvellent plus. L’heure est à la faillite écologique de cette première entreprise mondiale qu’est la Nature, à la production « bénévole » supérieure au PIB mondial, et qui n’est pourtant pas en bourse même si ses côtes ne cessent de monter dangereusement. Tandis que le réchauffement n’est qu’un avant-goût scientifique de la facture à payer. Révélant ce sujet tabou du ridicule de notre société par rapport aux vraies questions de la vie et sa place dans les écosystèmes. Jamais plus qu’aujourd’hui, la question de la fin du monde n’a été plus abordée sur tous les plans. Les dernières civilisations autochtones risquent ainsi de devenir les mentors de la survie sur cette planète si toutefois elles n’ont pas été atrocement éliminées d’ici là.

C’est cette question qui s’impose telle une vérité qui ne serait pas bonne à dire de la bouche de notre ancien Ministre de l’Ecologie, l’un des premiers médiatisés à avoir côtoyé ces populations primaires et premières. Cet autodidacte de tout, ce diplômé de rien, qui a réalisé cette alchimie de transformer un esprit de survie et d’aventure en un esprit de synthèse que les normés de Science Po n’atteindront visiblement jamais. La raison à un formatage de leur imagination entrepris dès l’école comme cela l’est pour tous, mais aggravé de surcroît par des rituels à l’arrogance. Une capacité à réduire la pensée à des petites phrases cassantes. Et des productions intellectuelles consistant à prendre des décisions sur des cas particuliers, faisant du cas général une atteinte au bon sens, créant les conditions propices au populisme, Et à la seule fausse vertu d’imposer des choix clientélistes en le justifiant par une complication qu’eux seuls maîtriseraient. Car ces soit-disants bons élèves, ces élites de naissance, presque systématiquement passés par un Science Po historiquement réservés aux fils à Papa, utiliseraient des règles dont une nécessaire subtilité ne pourrait qu’échapper au bas-peuple. Sauf que c’est « bidon ». Tel est l’affreuse perversion de ces élites auto-proclamées ayant fait du mensonge leur loi principale de la pensée.

Une raison privée de ses moyens et détournée de ses fins

Car s’impose aujourd’hui le règne et la gloire de la polémique qui ne sont que le triste pendant de cette absence de dialectique qui a fait place tout au mieux au seul compromis. Une goujaterie intellectuelle. Avec de quoi retourner à l’envers toutes les pages des manuscrits des métaphysiciens depuis E.Kant compris. Probablement de la même manière que l’on a pu oublier les enseignements d’Aristote pendant des siècles. Pour les enfouir de nouveau avec plus de force encore tandis que cela a consisté à faire croire, soit que la métaphysique était vaine, soit que celle-ci avait évolué depuis et rendait ces enseignements caduques ou obsolètes.

Aristote au 21ème siècle

Quand Aristote expliquait que « le tout est plus que la simple union des parties », c’est comme si, aujourd’hui, il prenait l’exemple d’une voiture en pièces détachées, et montrait qu’il est difficile de l’assembler sans en avoir le plan et le savoir-faire adéquat. Que même une fois montée, il est à remarquer qu’il n’y a aucune possibilité de trouver le code de la route en analysant cette seule voiture et même en la démontant pièce par pièce. Tout simplement parce que ce code de la route ne s’y trouve pas ! Et qu’il en est de même du concept de BlaBlaCar qui ne s’y retrouve pas non plus. Soit réaliser que des fonctions nouvelles sont offertes par chaque innovation, synthèse digne de ce nom, qui non seulement n’étaient pas présentes dans les éléments qui la constitue, mais que de surcroît, ces fonctions étaient difficilement imaginables, laissant augurer de cercles vertueux permettant d’aller de propriétés nouvelles en bénéfices nouveaux. Et ce, à l’image d’un progrès technologique bien compris. C’est comprendre comment la complexité d’une voiture est réduit simplement à l’usage d’un volant, d’un frein, d’un accélérateur et d’un levier de vitesse, et que nul n’est besoin d’entendre quoi ce soit au fonctionnement d’une boite de vitesse pour s’en servir. Du moins depuis que les boites ne crissent plus ;-). Sans oublier encore de regarder où l’on va et d’où l’on vient, sans se focaliser dans le virage de la polémique au risque de sortir de son chemin.

Critique de la raison pure

La vérité, c’est que E. Kant a tranché et a écrit lui-même avoir tranché définitivement la question sur la réalité des limites de la raison pure. Soit son ouvrage est complètement faux, et il ne faut plus en parler comme d’une virage copernicien, soit ses prétentions sont exactes. Il n’a pas dit que la métaphysique s’arrêtait à ses résultats, bien au contraire, il a parlé d’une voie nouvelle donnée à la raison et il a donné des limites à cet outil qu’est la raison pure, comme c’est le cas ou devrait être le cas de n’importe quel outil.

Le débat a beau avoir été tranché, la voie ouverte, elle, s’est refermée.

Et y compris donc au 20ème siècle, des philosophes comme O. Hamelin ou des scientifiques comme A.Sesmat se sont dédiés à des constructions philosophiques par synthèses successives et A.Sesmat explique les difficultés à saisir complètement « l’essai sur les éléments principaux de la représentation » considéré comme un chef d’oeuvre de ce philosophe O.Hamelin. Pourquoi se compliquer de la sorte sur des questions qui échapperont au grand public  tandis que des résultats fondamentaux pourraient être mis au bénéfice de tous quant à la manière dont se construit la représentation ? Soit la manière dont la connaissance évolue. C’est-à-dire aussi la manière dont se développe tout nouveau système. Soit une clef pour notre avenir, et ce, dès aujourd’hui, et plus que jamais.

Mais c’est aussi une manière d’assurer son développement personnel, ceux de ces enfants, voire même prétendre faire guérir de maladies par des décisions prises sous l’éclairage des questions d’évolution des systèmes complexes. Soit comprendre par exemple qu’un enfant sujet aux troubles du comportement puisse tirer bénéfice d’une alternance dans ses lieux de vie. Pour que sa conscience soit confrontée à la nouveauté, et que son fonctionnement synthétique en soit stimulé. Et saisir une colère salvatrice qui participe au développement de cette conscience de celle qui doit être contenue pour répondre à ses angoisses.

Le mouvement dialectique, dynamisme de la pensée

Réconcilier thèse et antithèse dans un synthèse constitue un mouvement dialectique. Dans l’aspect ternaire des constructions philosophiques où chaque nouvelle construction se fonde sur les deux précédentes par synthèse successive, il deviendrait ainsi évident que les systèmes politiques précédant le capitalisme, au lieu d’être mis aux oubliettes, puissent être revus non pas pour les reprendre tels quels, mais pour travailler à une synthèse. Une synthèse par exemple entre communisme et capitalisme, opposant les situations pour trouver des solutions nouvelles. En matière d’enjeux écologiques, le communisme susciterait ainsi des réflexions en matière de mutualisation ou même de revenu universel. Pour oser aller au fond des choses, même dans la monarchie de droit divin précédant notre régime démocratique – et sur lequel il n’est pas question ici de revenir tandis que l’aristocratie de la finance est suffisamment en train de détruire ce monde -, le fait d’avoir une famille royale qui pérennise une culture trans-générationnelle du pouvoir peut nous poser la question de savoir quelle conséquence cela a perfidemment induit sur nos démocraties. Y compris de saisir les comportements de nature monarchique de nos Présidents dont E.Macron aurait encore élevé l’intensité que ce soit à la lecture des faits ou tout au moins, dans l’esprit des Français. L’idée est donc d’arrêter de vouloir à tout prix se restreindre simplement à reparamétrer l’existant de manière dramatiquement inutile depuis des décennies. Et cesser de rendre à la fois tabou le passé et ridicule toute proposition nouvelle.

L’imposture

Tout l’ouvrage de E.Kant est dédié à la question de la synthèse en général, et pas seulement des conditions nécessaires pour effectuer des synthèses a priori. Cette vraie définition de la Critique par E.Kant est donnée bien au-delà des premières chapitres de son ouvrage mais comme les personnes la lisant font partie d’une espèce en voie de disparition, personne ne la cite non plus. Tandis que tout son ouvrage parle de cette question de la synthèse, avoir repris cette définition de départ était presqu’un piège tendu aux imposteurs par E.Kant et une main tendue à travers les siècles pour réhabiliter ces questions fondamentales du juger sans savoir mais surtout du « juger, c’est concevoir ».

Démontrer l’imposture de nos élites, n’est donc pas un débat difficile à clore tant il suffit d’ouvrir la Critique à presque n’importe qu’elle de ses pages, y puiser n’importe quel paragraphe, les plus souvent chargés d’une acuité puissante mais effectivement difficiles  à appréhender par manque d’actualisation depuis plus de 200 ans. Et d’en discuter avec ceux qui prétendraient non seulement en avoir compris les tenants et aboutissants mais même en avoir lu les premières pages qui portent sur la distinction entre jugements analytiques et synthétiques. C’est ainsi que dans un supplément du Monde dédié à Kant, un de ses traducteurs contemporains bien connu déclarait à juste titre et avec une honnêteté salvatrice n’avoir compris que récemment les liens avec le progrès technologique.

Il s’agit d’y voir une insuffisance normale et qui participe à justifier une métaphysique en évolution depuis toujours et puisant sa matière à travers les enseignements que peuvent fournir l’étude des sciences. Ce qui est critiquable, c’est simplement que la métaphysique, l’étude des lois sur les lois, « science des sciences », ait été rattachée arbitrairement à la philosophie plutôt qu’à la logique et à la science.

Elever notre dialectique et retrouver espoir en un usage de la raison réconcilié avec l’imagination

Tout raisonnement, tout jugement porte ou non des fruits nouveaux selon sa nature synthétique ou analytique, et cette distinction, lorsque l’enjeu est de faire évoluer un système, permet de condamner à l’échec toute décision de type analytique sans même à avoir à en discuter sur le fond. A adopter ou non ce sens critique introduit par E.Kant, la conséquence fondamentale dans une société qui avance rapidement en est soit d’évoluer rapidement si possible pour le bien commun, soit d’évoluer rapidement dans l’incohérence et un dogmatisme vermoulu et délirant. Et si l’on s’en tient à une pensée discursive comme celle de nos « élites » que trahit leurs décisions et discours, il n’y a guère d’hésitation à comprendre quelle voie a été choisie.

Cette propriété élémentaire à caractériser les jugements, et qui se doit d’être évidente à ceux qui oeuvrent sur la représentation à faire de leur mieux, donne aussi un aperçu de ce qui reste à expliciter ou découvrir: une voie nouvelle.

Une métaphysique qui préfigure les enjeux du 21ème à changer notre manière de pensée par une compréhension renouvelée de ces questions par l’entremise inespérée de savoirs acquis par le biais de l’innovation technologique au 20ème siècle. Si, jusqu’au siècle dernier, expliquer par la raison ce qui échappe à la raison pure n’était pas simple, cela l’est bien moins aujourd’hui au moyen du progrès technique. Et pourrait l’être expliqué à nos enfants à des fins éducatives fondamentales comme l’étaient la logique ou la morale. Et qu’enfin être adulte soit de construire ses rêves par son imagination et tout étant « raisonnable ».

La clef d’une épistémologie inexistante de sciences logicielles encore balbutiantes

Pour ceux qui ont été mis à l’épreuve des faits de la construction et pire encore de la reconstruction par transitions successives de systèmes complexes – et non compliqué -, il devrait apparaître évident que l’effet conjugué de tous les éléments moteurs de notre système économiques à tomber en panne est aussi une opportunité incroyable en termes de potentiel de reconstruction. Une condition non pas nécessaire, mais providentiellement unificatrice par une absence inouïe de contingence pour qu’enfin de vraies solutions soient apportées, trouvent un assentiment rapide, puissent être déployées au seul prix de transitions délicates et complexes, et voient rapidement et successivement leurs conséquences bénéfiques se multiplier. Plus que les mots, ces solutions existent et peuvent être détaillées. C’est là l’objectif pratique de ce blog à travers ses propositions de projets. Mais seule une réelle maîtrise dialectique permet de passer sain et sauf à travers les écueils du dogmatisme et du scepticisme.

Déplacer les enjeux à imaginer un monde futur

Il s’agit d’un changement radical dans la manière d’appréhender les enjeux, et c’est là la seule prétention de ce blog « une vraie politique pour notre pays » que de dire qu’il y a une épistémologie encore manquante d’une science qui n’en est pas non plus encore une. Celle de la représentation officieuse de la connaissance, à l’ère moderne, par la constructions des concepts dans le numérique. Dans les logiciels.

A savoir la face cachée d’une technologie dont on s’est contenté de fruits superficiels tout en méprisant « les codes » de programmation informatique derrière lesquels s’exercent au mieux implicitement – mais devraient toujours d’exercer – les enjeux de la métaphysique, science officielle de la représentation de la connaissance. Ainsi les enseignements que chaque précédente science a pu apportés et donc aussi les fondements en termes de vraie conception n’ont été ni explicités ni encore moins publiés. Il y a ainsi ce domaine préférentiel et privilégié du numérique à s’exercer sur la représentation. A en espérer un apport bien plus grand que ce que purent apporter Mathématiques et Sciences Physiques.

Aux conditions toutefois que l’on se soit vraiment posé la question de savoir ce qu’opère la raison, qu’on ait adopté une philosophie telle une heuristique d’une exigence à rechercher le Bien, souvent assimilable à la beauté d’une Nature bien faite, mais surtout principe fondamental de vie. Et d’avoir d’adopté le sens critique qui en découle, acquis l’expérience sous-jacente en évaluant par les faits les conséquences positives ou non sur l’évolution des systèmes déployés dans les entreprises, dans l’industrie, chez les éditeurs de logiciel, dans cette matière première d’une technologie dont dépend l’économie de notre société. Mais une société qui méprise encore ces questions pourtant actives à la moindre ligne de code d’un programme informatique.

La fin du compromis pour faire place à des vraies solutions accouchant du 21ème siècle

C’est aussi que notre société a imposé de partout une loi du silence pour faire respecter l’arrogance et les mensonges d’une médiocratie à cultiver les intérêts particuliers, refusant le dialogue parce que c’est le seul moyen d’imposer ses thèses. Tandis que la vérité, c’est qu’une véritable synthèse, n’est nullement un compromis, mais une solution totalement nouvelle qui réconcilie les points de vue opposés en permettant de passer à autre chose. Exactement comme dans ce progrès scientifique.

L’imagination, le travail manuel

Il n’y a à s’imposer d’arbitraire que des compromis sur les seuls inéluctables détails aux enjeux subjectivement mineurs quant aux seules fins laissées intrinsèquement indécidables dans des systèmes dont les vraies promotions se font et continueront à se faire par l’imagination. Oui, l’imagination, avec le premier rang de nos enfants, tel un trésor dont notre éducation nous fait perdre les clefs dès lors que la pensée discursive réduit le champ de notre intelligence et fait oublier le questionnement quant à une contingence factice d’une Nature qu’il y a lieu de prétendre providentielle. Une contingence bien moindre à l’esprit dès lors que l’on commence à travailler de ses mains, imposant une organisation où chaque choix doit se faire dans le bon ordre, où les erreurs sont des indices, des sanctions ou des opportunités, et où la santé comme les bonnes conditions psychologiques en trahissent plus facilement les nécessités supplémentaires.

La synthèse, une clef nécessaire mais loin d’être suffisante

Il sera aussi répété comment une telle insuffisance dialectique peut encore avoir échappé à des élites qui croient paradoxalement pouvoir revendiquer le monopole d’une intelligence, qui, pris sous l’angle de n’importe quel outil, se devrait donc de préciser ses limites et ses conditions d’usages. C’est le drame d’une humanité à vouloir faire rêver à se prendre pour un Dieu du CAC40 ou du Dow Jones tandis que ses jugements sont celles d’une pensée qui est en train de se révéler de nature diabolique à travers ses désastres actuels et pire encore à venir si rien ne change. Au vu de l’urgence à agir et plutôt que d’attendre une publication ou d’autres projets à expliquer, ce dont je ne peux m’assurer de l’échéance à paraître pour des raisons matérielles et autres (on ne peut à la fois connaître les difficultés des français et ne pas en subir les affres), quelques nouvelles solutions seront proposées dans un prochain article.

Comme l’écrivait E.Kant, « juger, c’est concevoir » soit trouver un chemin dans l’étendue des possibles que nous offre notre imagination., et ce, guidé par le « Bien » commun. Sans dialectique, rien n’est possible pour faire évoluer un système. Par sa maîtrise, tout devient possible avec la seule grande difficulté de faire évoluer étape par étape un système compliqué en un système renouvelé et dont la complexité est simple pour tous. Par plus d’abstraction, en élevant les enjeux de chacun, exactement comme une voiture est à la fois complexe en soi et simple à conduire. Et à la mesure d’un 21ème siècle qui se doit d’être plus spirituel que matérialiste.

Brandir hypocritement un possible état d’urgence, risque insensé à déclencher une insurrection massive

Les mensonges finissent toujours par se retourner contre ceux qui croient que seules la manipulation et l’usage de la force sont les conditions pour soumettre les esprits alors que c’est le pays dans son ensemble qui en appelle à construire un modèle différent de société.

Des citoyens partout en Europe sont en train de dire stop à un système politico-financier qui va devoir montrer son vrai visage, à savoir celui des intérêts vitaux de ses citoyens ou celui d’une caste d’imposteurs. Ce n’est pas seulement une question de personnes, et bien sûr que les difficultés sont immenses à changer un système capitaliste poussé dans ses derniers retranchements, mais pour autant, des mesures sont à la portée de ce gouvernement pour répondre aux exigences des citoyens, mais aussi apaiser la colère qui vient s’ajouter à l’indécence des décisions de ce gouvernement:

Le retour à l’humilité d’une caste financière et politique incapable de construire l’avenir

Où est la difficulté à diviser les revenus des députés, employés ministériels et sénateurs ? Vaut-il mieux des soi-disant « élites » attirées par des salaires mirobolants, et bien au-dessus de ceux des dirigeants de PME, et qui sont condamnés à consacrer plus de temps à dépenser plutôt qu’à faire leur travail au service des Français, ou faut-il les restreindre à des revenus « représentatifs » qui permettent aux décideurs de connaître un peu mieux les difficultés réelles de ceux qu’incarnent aujourd’hui les gilets jaunes ?

Une insurrection qui vient hurler au gouvernement son déni des difficultés des Français

Où est la violence quand un agriculteur par jour se suicide, et ce depuis plusieurs années ? Est-ce que l’Etat n’est pas devenu une sorte d’assassin responsable mais pas coupable lorsqu’il compte les morts liés aux manifestations des gilets jaunes et oublie les 10 000 suicides en France qui sont presque un record en Europe ? Qui est responsable des conséquences de la violence de la misère pour les familles qui sont divisées par les difficultés et y compris pour leurs enfants qui en pâtissent en survivant dans la précarité ?

Où est la difficulté à faire que des projets soient lancés au niveau national lorsque ce sont déjà des succès individuels dans bien des communes de France ? Où est la difficulté à tenter et lancer des projets de relocalisation pour équilibrer les effets caricaturaux de la mondialisation ? Où est la difficulté à préserver l’avenir et la santé de nos enfants et avoir des cantines bios tout en encourageant les formes d’agriculture alternatives dans le cadre de petites exploitations ? Où est la difficulté à demander l’avis des citoyens plutôt que de créer des observatoires en tous genres pour payer des personnes à faire des rapports sans finalement consulter les citoyens sur le terrain de la réalité ? Comment ce qui n’était pas possible au Moyen-Age, à savoir que l’Etat demande l’avis de tous, ne le deviendrait-il pas à l’heure où la technologie permet de faire des pétitions qui chiffrent en millions de signatures ?

Comment ne pas donner enfin sa chance à une meilleure représentation des citoyens, quitte à tirer au sort tout ou partie des représentants du peuple comme le stipulait Montesquieu dans l’Esprit des Lois pour éviter que nos démocraties ne sombrent dans l’aristocratie ainsi qu’il le mettait en garde ? Et qui est ce gouvernement pour renier le principe de séparation des pouvoirs en accordant une possible augmentation des pouvoirs de police aux Maires, et ce, revendiqué au nom du terrorisme et alors que c’est déjà un moyen d’oppression et donc une atteinte impardonnable à notre Constitution ?

Qui bloquent le pays tous les jours si ce n’est les incohérences des gouvernements successifs de part les bâtons dans les roues que mettent notamment les élus politiques et les banques à faciliter la développement d’activité ? Qui est responsable de tous ces projets de création d’entreprise qui échouent non sur leurs projets en eux-mêmes mais face aux difficultés administratives inextricables ? Où est la difficulté à ce que les banques fassent enfin leur travail et allongent la durée des prêts quand les familles ne peuvent plus payer des mensualités devenues trop importantes suite à un changement d’activité ou tout autre événement ?

Où est la difficulté à mettre en place des systèmes de démocratie participative ? Où est la difficulté à ce que les fonctions politiques soient réellement temporaires alors que cela est inscrit noir sur le blanc dans le texte de notre Constitution, et quitte à imposer ces pratiques participatives ? Où est la difficulté à ce que la jurisprudence soit intégrée dans les lois et pas seulement réservée à une minorité afin que la loi soit réellement la même pour tous ? Où est la difficulté à ce que notre justice soi-disant indépendante enquête sur la corruption galopante des élus ? Où est la difficulté à offrir aux citoyens des systèmes experts déjà existants – de l’Intelligence Artificielle qui ne soit pas fumeuse – répondant à leurs questions juridiques plutôt que de se voir opposer des refus par des Maires pour imposer leur politique clientéliste ou de corruption ?

La plus raisonnable décision du gouvernement à démissionner

La lucidité voudrait effectivement que le gouvernement d’E. Macron organise de nouvelles élections, avec de nouvelles formes de démocratie participative pour ensuite démissionner ainsi que tout le gouvernement et les assemblées, et ce, afin que de nouvelles élections aient lieu où les citoyens soient réellement représentés. Soit ce passage à une sixième république qu’organiserait le prochain gouvernement.

A moins de choisir de rester au pouvoir coûte que coûte et de prendre le risque désormais très grand d’enclencher une guerre civile.

Les idées et les projets existaient, les solutions sont encore présentes partout en France, mais quelle légitimité a le gouvernement à prétendre être capable de les mettre en oeuvre après un an à servir les intérêts des seuls lobbys et n’avoir eu comme seule première priorité que de remettre un ISF qui en aucune manière n’a jamais participé à relancer la consommation, tandis que les plus pauvres n’ont pas assez d’argent pour vivre et que tout allègement de leur charges participerait inéluctablement à la croissance. Parce que seuls les produits de luxe seraient produits en France tandis que les produits de première nécessité seraient importés ? Quelle irresponsabilité ! Et quelle irresponsabilité à ne pas saisir encore l’acuité d’une nécessaire relocalisation ! Reste que les heures sont peut-être comptées pour prendre des décisions drastiques afin d’apaiser la colère des citoyens.

L’embuscade de l’Arc de Triomphe

Selon des témoignages de gilets jaunes, la manifestation à Paris a été une manipulation en empêchant les citoyens d’accéder aux Champs Elysées et à les piéger sur la place de l’Arc de Triomphe. Une véritable prise en étau face à une infanterie de gendarmes les armes braqués, alignés sur deux rangs, à terre et debout, soit un moyen de faire de l’Arc de triomphe une embuscade pour créer une zone de combat. Et ce serait tout simplement pour cette raison que l’Arc de Triomphe n’était pas protégé mais transformé en appât pour encercler. Honte et déshonneur en ce lieu symbolique. De quoi soulever la colère tandis que de surcroît tous les accès à la place étaient donc bloqués pour assurer cette embuscade et empêcher l’arrivée de milliers de personnes.

L’impardonnable tradition des gouvernements français à réunir les conditions pour faire dégénérer les manifestations et manipuler l’opinion

C’est une longue tradition française de discréditer les mouvements par de telles méthodes. Et y compris par des chiffes sur l’affluence des manifestants qui baissent une semaine puis remontent la semaine d’après. Va-t-on renouveler les milices qui organisaient des battues en moto comme au temps de la loi Devaquet pour courser les manifestants comme du gibier à abattre lors d’une chasse à cour et rappeler la mort de Malik Ousekinne ? De Pasqua à Castanet, n’y-a–t-il  qu’un simple changement de forme entre mercenariat en Afrique et parrainage de la mafia au Sud de la France ?

Le retour à la souveraineté des citoyens

La menace hypocritement reléguée par les médias de la déclaration d’état d’urgence ne doit pas faire oublier le droit insurrectionnel qui est lui gravé dans notre Constitution, et certainement pas la décision d’un gouvernement dont les membres finiront dans les oubliettes de l’Histoire. A savoir que manipulation et oppression qui dégénéreraient en violence d’Etat feraient de l’insurrection non un droit mais un devoir lorsque la souveraineté du peuple français serait ainsi bafouée.

Le peuple est souverain. Et ce gouvernement d’aristocrates de la finance doit s’y plier. Cette finance qui est l’exégèse de ces intermédiaires qui ne font véritablement rien mais qui se sont rendus inutilement incontournables dans les rouages d’une société qui a basé sur la complication l’illusion d’une intelligence qui ne relève que d’un dogmatisme vermoulu et délirant.

Ces « petites gens » qui sont aujourd’hui les premiers à réagir courageusement et par un réel sens du devoir

Les Français ne sont pas des exceptions, c’est toute l’Europe qui manifeste et qui rend légitime la réaction, et dont notamment les belges avec cette vidéo relayée sur Facebook par les ‘gilets jaunes 85 officiel’. Quand on est incapable de protéger le vie de nos enfants face aux intérêts des lobbys que ce soit pour les produits chimiques, et notamment le glyphosate, ou pour la multiplication des vaccins tandis qu’on discrédite jusqu’à des prix Nobel, ce sont bien des symboles du mépris de la vie des Français qui sont affichés. Le droit au mépris d’élites auto-proclamées face à des « petites gens » qui aujourd’hui sont aussi rejoints dans leur combat par des intellectuels, ceux-là même qui ont préféré le choix de la vérité y compris si cela passe par la misère face aux mensonges d’une société qui fonce dans un mur en accélérant.

L’instillation officielle d’un terrorisme à la française

Dans l’affaire des militants anti-déchets nucléaires à Bure, l’utilisation de méthodes liées au terrorisme contre des opposants est le choix implicite de n’avoir affaire qu’à des terroristes plutôt qu’à des personnes qui discutent lorsque l’Etat veut imposer ses choix. C’est une manière désastreuse de dire, qu’aujourd’hui, la seule manière de s’opposer lorsque l’Etat est fermement opposé, ce serait d’employer des moyens que même l’anti-terrorisme ne peut combattre.

Soit, en toute rigueur et sans bien sûr prétendre qu’il y ait autre chose qu’une absence coupable de lucidité, laisser deux possibilités effectives pour s’opposer: changer le gouvernement – pendant que c’est encore possible et non combattu par des moyens de l’anti-terrorisme -, ou persister dans des mesures que le gouvernement actuel adopte avec une prise de risques inéluctable dans le développement des mouvements terroristes. C’est que « les extrêmes sont les opposés dans un même genre », soit que toute chose génère son opposé tant que l’on n’est pas passé à la synthèse. Ces formes inégales de répression augurent donc, depuis la loi Travail, d’un terrorisme à la française déjà évoqué il y a près de 3 ans sur ce blog et dont le Président Macron sait malheureusement aujourd’hui que c’est une réalité avec l’affaire récente d’attentat avorté.

Il faut y voir là l’aboutissement d’une logique de déni présente dans toute notre société et qui doit être combattue avec énergie pour que notre pays reste dans le dialogue. Et ce, plutôt que de grignoter les libertés au moyen de lois propres à un pays fasciste, et y compris les pouvoirs de police des Maires que l’on voudrait enrichir dans la lutte contre la radicalisation et de la castagne même s’il c’est plus de l’ordre du lapsus qu’autre chose.

Pouvoirs qui font déjà qu’aujourd’hui, des maires imposent leurs propres lois, dans la même mesure que ces lois anti-terroristes ont été détournées de leur objet initial, à savoir la lutte anti-terroriste. Il s’agit encore, maladroitement, dans un désir d’imposer des choix pour des intentions louables mais en opposition avec une vision d’avenir, d’approfondir encore un peu plus cette atteinte au principe de séparation des pouvoirs.

Au siècle des Lumières, Montesquieu était de ceux qui prétendaient que seul un tirage au sort dans des élections pouvaient garantir qu’un pays ne sombre dans l’aristocratie. Face au manque de renouvellement et l’absence coupable de démocratie participative, face à cette incapacité dialectique de surmonter les points de vue opposés et de se restreindre à imposer ses vues autoritairement, il y a de quoi penser que Montesquieu avait bien raison de penser à une telle solution. Le populisme et le bon sens ont cette distinction qui est la différence entre une récupération politique intéressée par une quête du pouvoir et le réel bon sens des Français associé à leur qualités personnelles.

Pour prendre une comparaison avec la vie économique, rien ne sert de vouloir imposer ses choix. Mieux vaut avoir l’esprit d’une startup dont les produits innovants  créent de nouveaux marchés et font rêver, plutôt  que celle d’une multinationale voulant imposer ses produits délétères, car tôt ou tard, le basculement s’opère. Et rien n’interdit au gouvernement de nous faire rêver, bien au contraire. Et quand bien même ce serait ridicule. Le ridicule, lui, il ne tue pas. Et pour reprendre une expression tout aussi populaire mais non populiste: « qui ne tente rien, n’a rien ».

Drogue: la tentation du goulag

En France comme aux Etats-Unis, la drogue est utilisée par des adultes. Et cela, pas seulement à des fins exutoires pour des soirées ou autres, mais aussi pour des enjeux de performances dans le travail. Jouant sur la confiance en soi, la drogue permettrait de plus facilement l’emporter sur des choix à faire, voire d’augmenter la capacité du corps à travailler selon des rythmes soutenus. En Californie, dans le high tech, on a pourtant vite fait de repérer les personnes dopées. Derrière une apparence d’efficacité sur des enjeux du quotidien, se cache surtout une incohérence manifeste dans le comportement mais aussi dans les choix structurants sur le long terme. Et il manque ce petit plus, ce qui donne du sens, cette part d’ingénuité que ne remplacera jamais une humeur artificielle. Cet état d’esprit de ceux qui croient en leur rêves ne se vit pas dans une rêve party. Bref, quand les salariés en sont à user des drogues dans le travail, il y a de quoi conjecturer que c’est déjà le début de la fin pour l’entreprise. Et des études sur ce sujet mériteraient d’être entreprises, ou mieux portées à la connaissance de tous.

En France, s’il y a bien un milieu où la drogue semble être utilisée particulièrement, ce serait celui des avocats. Et on a une idée de ce que cela donne lorsque la ministre de la justice, N. Leloubet,  déclare après l’évasion d’un détenu connu pour de précédentes évasions: « Je ne prétends pas qu’il n’y a pas ici de défaillance. Il y en a peut-être une ». Ce sont des propos fumeux, dégradants pour notre société et l’image de responsabilité de l’Etat. Les sportifs sont contrôlés pour dopage mais qu’attend-t-on pour imposer de tels contrôles à des hauts responsables ou à ceux dont le niveau de lucidité affecte directement la vie des personnes ?

La  vérité, c’est que la drogue a une influence particulièrement négative sur notre société, et ce, derrière de simples rideaux de fumée. Que notre société continue à avancer dans un mur écologique, cela peut aussi se comparer à l’image d’un junky qui redemande une dose de plus pour que cela aille mieux. Sans toutefois prétendre que ce soit la seule cause.

Pour les jeunes, la drogue, c’est juste l’entrée rêvée dans un goulag qui ne porte pas son nom, une entrée visiblement plutôt aguichante. Une entrée dans le déni d’un renoncement à vivre ses rêves par ces jeunes auxquels les moyens ou les possibilités de s’exprimer ne sont pas donnés dans le monde réel. Alcool, porno et drogue sont le trio gagnant pour décérébrer. A l’ère industrielle, il fallait produire sans se poser de questions. A l’heure où produire toujours plus de biens matériels est néfaste pour notre avenir, il faudrait désormais arrêter de penser tout court.

Aux jeunes qui doivent se battre pour réussir jusqu’aux derniers jours avant les examens ou concours et en étant soumis à des hauts niveaux de stress, la tentation est grande de renoncer et tout quitter réellement ou virtuellement. Une tentation entretenue activement aussi auprès des plus brillants, ceux dont sont enviées les capacités et dont les jaloux se délectent d’avoir instillé l’auto-destruction ou la destruction tout court. A l’exemple par trop concret de ce qui se pratiquait ou se pratique toujours dans certaines écoles telles que l’Ecole Alsacienne à Paris. A la manière d’un rite d’apprentissage au détriment de ceux qui n’auraient pas vraiment leur place dans un milieu privé, dans la future « élite ». A l’exemple d’une camarade brillante devenue dépressive puis boulimique à force d’harcèlement, avant de se reprendre et réussir heureusement sa vie professionnelle au plus haut niveau, mais aussi, de celui d’un « redoublant » arrivé en Terminale – de part ses résultats – et dont la défenestration au sein même du lycée rappelle cette illusion de grandeur cultivée jusqu’à l’indécence, le mépris et ses conséquences dramatiques. Le mensonge, y compris dans la flagornerie, crée toujours sa part de haine, et le déni de sa propre responsabilité mène à la recherche de bouc-émissaires, c’est là toute la lâcheté de notre société. Réduire à un esclavage légal pour mieux maîtriser est par nature la perversion et l’apanage des « élites ». Des élites de la manipulation. et dont s’affichent au jour le jour les mensonges à travers leur incapacité à faire évoluer notre société. Mensonges dont l’usage est juste la caractéristique indéfectible de la médiocrité.

Les jeunes peuvent avoir un brillant avenir, dans tous les domaines, et il suffit de voir ce jeune footballeur de 19 ans pour comprendre que d’être armé d’un sourire pour vivre et partager son rêve de coupe du Monde, c’est une force bien plus grande, et que les moments forts vécus par l’équipe de France, nul drogue ne produira jamais l’équivalent.

Mais s’il y a bien une raison suffisante et une seule de ne pas toucher ou de se détacher de la drogue, c’est bien celle de ne pas ou plus alimenter des réseaux mafieux et ultra-violents créant de véritables enfers à l’étranger, ou même ici en France. Personne ne peut dire qu’il n’est pas au courant. Un récent article de Libération à ce sujet en est le témoignage vibrant.

De l’état de survie à la réconciliation de la raison avec le bon sens

La mégalomanie animant la mondialisation n’est pas sans rappeler, dans un rationalisme qui tourne au cauchemar, que l’homme en vient de nouveau à se considérer comme un dieu, qu’il détiendrait ou serait sur le point de détenir les clefs du savoir et de l’intelligence artificielle, et qu’il se croit en toute chose supérieur à la nature pour la soumettre à ses dessins selon les règles de la logique communément utilisée.

Cette logique est le dogme de l’analyse où l’on peut juger de tout sans vraiment connaître le fond des choses et croire pouvoir s’en contenter. Et la prise de décision rationalisée aux aspects financiers n’en est que l’apanage de même que l’indifférence du politique à gérer un monde réel que ni lui ni aucun de ses collaborateurs peut ne jamais avoir connu dans une réalité vécue et pas seulement par sa simple forme ou apparence.

Une nature oubliée jusqu’à la trahison

Malgré un mépris envers une nature dont l’homme n’aurait guère à apprendre au quotidien, et contrairement aux anciens, sur cette terre que la modernité a rendu si honteux de fouler à pieds nus, l’homme et la nature ne sont pas à opposer. Et ils s’accordent plutôt très bien puisque sinon, l’un et l’autre ne pourraient avoir les mathématiques en commun. Ou alors comment expliquer que par des calculs et selon des principes de la physique l’on puisse calculer la trajectoire d’une balle lancée en l’air ? N’est-ce pas là une surprise incroyable et magnifique que de réaliser que l’homme et la nature ont été créés de manière compatible pour que l’homme puisse la penser ? (*)

L’homme fait bien sûr partie intégrante de la nature et en tant que tel, lorsqu’il prétend adapter la nature à ses propres vues, il rompt indirectement une loi de l’évolution. Hier, cette loi lui servit pour contester les oeuvres de foi, tandis qu’aujourd’hui, l’homme s’imagine tendre vers une immortalité qui serait promise par le transhumanisme. C’est ainsi qu’il serait possible de produire des organes plus performants que les notres. Le fait est que, comme dans le cas des voitures autonomes dont Audi a désormais renvoyé la réussite aux calendes grecques, des personnalités « se livre(nt) à de la prospective (qui) relève davantage de la religion que de la science » et proclament des prétentions sur l’Intelligence Artificielle qui ont pourtant été balayées il y a 30 ans face aux enjeux de la conscience et de l’intuition. Quant aux chimistes, ils remplacent le vivant par des espèces plus productives à l’agriculture. Et la corruption permet de produire de nouveaux dieux aux egos démesurés. Pourtant, sans contester certains résultats actuels ou à venir, qu’est-ce à dire de tout cela si ce n’est qu’il n’y a rien de plus absurde que d’avoir comme seule véritable ambition que de créer des dieux dans une société laïque qui deviendrait leur terrain de jeu mondialisé ?

La déclaration d’un état de survie

Face à ce progrès qui n’est plus motivé par une nécessité vitale et dont l’artificialité se justifie par un développement dont la technologie est la seule matière pour donner une illusion d’intérêt, la nature, elle, nous a appris à prendre une toute autre direction. A savoir que, ne pas ou ne plus agir pour réellement s’adapter, c’est disparaître. En s’affranchissant de cette loi, non seulement l’homme a pris le risque de repousser les problèmes face à la transition écologique, mais en se modifiant lui-même et y compris les espèces naturelles, il perd la garantie de cette loi à lui permettre d’évoluer, induisant de surcroît le potentiel d’une guerre entre l’homme « bio » et « non-bio ». Et selon le même principe qui veut, qu’aujourd’hui, des élevages agricoles de plein air en pleine santé soient exterminés parce que considérés comme des vecteurs de maladies pour des élevages industriels confinés et à la santé fragile.

Bref, notre société toute entière est passée plus ou moins sans le savoir à l’état de survie tandis que l’horizon de notre avenir rétrécit de jour en jour.  De mille ans pour Stephen Hawkings, l’espérance de vie de notre civilisation serait passée à 100 ans.

Rien d’étonnant à ce que des personnes souffrent. Souffrir parce que l’on a des problèmes, c’est une chose, mais souffrir parce que l’on a des solutions, c’est devenu bien pire face à l’ignorance des politiques dont les connaissances sont à la fois un véritable mirage et un aveuglement quant aux véritables enjeux de la raison pure. Chacune de leur décision témoigne presque systématiquement de leur ego à trouver les détails qui vont devoir justifier l’abandon de tout sens commun et nous donne la preuve encore un peu plus à quel point ils sont étrangers à une vraie raison réconciliée avec le bon sens par l’entremise de l’imagination comme ressort caché face à une logique discursive qui n’en est que la partie visible.

En souffrant, notre intuition se développe et nous prépare pour construire ces solutions différentes, mais qui peut prétendre les connaître vraiment et dans quel ordre les développer ? Qu’est-ce qui fait que la « mayonnaise » prend ou ne prend pas ?

Quand on sait où la planète en était au départ et que l’homme n’est qu’un arrivé de dernière minute comme se le plait à le dire H. Reeves, qui peut alors avoir la prétention de croire que l’évolution de la vie sur Terre est dûe au hasard, comme si tout était contingent et que ce simple lancer de balle ne pourrait donc jamais être expliqué par l’homme. Comme s’il ne pouvait jamais être reproductible à l’identique mais à chaque fois suivre des trajectoires différentes quand bien même les conditions initiales seraient les mêmes.

Le créationisme tout court relève de la même erreur où l’on croit que des nombres  symboliques doivent être pris au pied de la lettre – ou du chiffre – et puissent être la base pour permettre d’ériger quoi ce soit. Pour autant, Darwin semble rejoindre on ne peut mieux l’esprit de synthèse animant les paraboles bibliques avec son principe d’évolution  face aux enjeux de l’adaptation.

Et donc oui, à l’évidence, à en voir l’évolution à travers les temps géologiques, la nature est finalisée, comme se plait à le rapporter Michel Nodé-Langlois depuis Aristote. Si ce n’est que l’homme garde son libre-arbitre. Et qu’il devient donc surtout urgent pour lui de retrouver la raison.

Comprendre la voie ouverte par Emmanuel Kant pour réconcilier raison et bon sens

Emmanuel Kant (*) a tout compris et expliqué sur cet enjeu premier qui se devrait d’être enseigné dès le plus jeune âge et être le fondement de méthodes d’apprentissage totalement différentes, mais son oeuvre n’a clairement pas été comprise et encore moins sa portée. Le monde en serait totalement différent, les jugements de nos politiques aussi. Car la voie qu’il a ouverte n’est pas à mi-chemin entre le scepticisme et le dogmatisme, mais « est conduite entre ces deux écueils » (*), c’est celle où l’imagination retrouve sa place pour créer des solutions nouvelles qui ne sont pas liées directement à tous les problèmes qu’elles vont impacter, qui ne s’y intéressent parfois à peine ou pas du tout, parce qu’elles font tout simplement disparaitre des problèmes sans que jamais on puisse en avoir eu l’idée préalable.

Ainsi, comment obtenir d’un enfant rebelle qu’il se comporte bien autrement qu’en lui donnant le moyen de s’exprimer sur ce qu’il aime ? Et le jour où il se trouve une passion, des années d’errements, d’interrogations, de doute, de culpabilité même, s’effacent en l’espace de quelques heures pour ses parents. Edicter des règles pour sanctionner les bêtises des enfants peut être parfaitement inutile si ce n’est même vain pour tous alors qu’il s’agirait de susciter leur intérêt à travers ces autres méthodes pédagogiques que l’on voit se développer aujourd’hui.

Et de même, bien des conflits ont à se résoudre non pas en donnant raison à l’un ou à l’autre mais bien en faisant différemment. Depuis 40 ans, l’enjeu d’une autoroute – l’A51 – a été soulevé avec des avis et décisions successivement opposés après les différentes élections présidentielles, divisant les populations et intérêts divers alors que cette question ne se poserait plus du tout de la même manière si la relocalisation avait fait son oeuvre et où on ne considérait plus encore légitimes ces feux de pailles de la croissance et d’emplois que sont ces chantiers colossaux d’autoroute ou d’aéroports.

Bien plus généralement, rien ne sert de corriger des problèmes, seul importe d’innover avec des solutions qui les feront disparaître. Dans un cas, on ajoute de nouveaux méandres à la complication, de l’autre, on se tourne vers une complexité abstraite en un concept qui simplifie en unifiant tout en offrant de nouvelles perspectives. Un peu à l’image d’une fourmi recherchant ses pucerons sur une branche tandis qu’elle ne se rend pas compte qu’il lui suffirait de remonter d’un cran plus haut dans l’arbre.

Alors pour accepter que nos erreurs deviennent intelligibles dans une planète dont la beauté ne serait que la manifestation du bien comme loi naturelle et commune avec la morale de l’homme, il y a à redécouvrir un principe qui ferait de ces erreurs, non pas un moyen de justifier leur éradication, mais bien au contraire, une opportunité et autant d’indices pour évoluer, avec cette finalité d’unir le divers dans le progrès de la synthèse.

Il y a, oui, une démarche à faire pour retrouver des capacités de changement. Et ce qui est certain, c’est que notre société n’a aucune chance d’évoluer et d’éviter la guerre si elle ne retrouve pas la voie ainsi ouverte il y a 250 ans (*) et que la technologie emploie souvent si bien et sans réellement en être consciente et depuis déjà bien longtemps. Peut-être alors que les raisons qui font qu’on trouve qu’elle avance trop vite pourraient être les mêmes pour faire bouger les lignes de nos politiques englués dans ce « dogmatisme vermoulu » (*) plus que jamais érigé comme principal ennemi de la raison. Un dogmatisme et sa conséquence qu’est le scepticisme qui seraient tous deux en train de nous mener à une situation qui, avec 100 ans d’espérance de vie, deviendraient officiellement parfaitement délirante si des actions profondément positives n’étaient pas entreprises.

A suivre.

(*) E. Kant – Critique de la raison pure

 

De grands projets pour éviter le chaos

Le gouffre politique

Notre pays n’a jamais été au plus mal aux yeux de tous, et le débat du second tour en a été le point d’orgue: la véritable officialisation d’un désastre politique où la basse polémique s’impose totalement après une disparition complète du débat d’idées. Un débat de projets enterré particulièrement par un François Fillon moralement en-dessous de tout et une presse n’ayant que trop fait de la misère politique son pain blanc quotidien. Aucun des deux candidats finalistes n’a su imposer avec conviction une vision qui aurait tu les critiques de son opposant. Plutôt que de s’en tenir à leur guerre de mots, présenter avec conviction des projets aurait pu rendre honteux les arguments opposés. Des projets comme ceux proposés dans l’article suivant.

Parce qu’en imaginant se placer dans un futur que chacun espère pour ses enfants, que retiendrait-on de ce début du 21ème siècle ? Que Marine le Pen a mis un tarif à tous les banquiers, ou qu’en faisant un tour de passe-passe, deux soustractions et une addition, Emmanuel Macron aurait réussi à transformer une baisse de revenus des retraités aisés en un financement miracle pour le retour à la prospérité économique ? Et cela, après tant d’autres calculs similaires par les candidats successifs aux présidentielles depuis moultes années ?

Marine le Pen n’est que trop l’héritière d’une culture de la seule critique tandis qu’Emmanuel Macron en est toujours à se prendre pour un 1er de classe bien qu’il ne réalise pas combien il est loin d’avoir réussi son examen de Ministre de l’Economie. La libéralisation des transports en autocars est le seul exemple jamais repris comme succès de son exercice.

Une culture de l’action par le courage d’entreprendre face aux lobbys et l’argent facile

Non, les problèmes de la France ne sont pas à résoudre un par un comme les élites auto-proclamées et ignorantes le prétendent. Et avec comme seul artifice d’efficacité un sentiment de supériorité ancrée et entretenu par une culture de l’argent facile. Une politique détournée par des lobbys au détriment de la démocratie et de ses valeurs, et soi disant pour préserver l’emploi. Avec les exemples des assurances et des lois faites sur mesure, des banques renflouées par des générations de contribuables, un droit du travail esclavagiste, des grandes entreprises pratiquant le harcèlement moral pour licencier à grande échelle, de la vente à la découpe de notre industrie, du délit de marchandage dans les SSII pour l’ingénierie, etc.

Résoudre un par un les problèmes revient à donner un verre de vin à un alcoolique lorsqu’il a un souci. A court terme, il y a l’illusion d’avoir progressé tandis qu’en réalité, la situation se détériore et il devient de plus en difficile de s’y retrouver. C’est en créant des solutions innovantes que les problèmes disparaissent et que de nouvelles perspectives sont offertes. Le jour où la voiture a été inventé, il devenait inutile d’optimiser son vélo, de fabriquer des pare-pluies aérodynamiques pour les cas d’averses ou d’envisager des modèles de bicyclette 10 personnes pour aller au travail en commun tout en changeant la législation routière après des débats pléthoriques.

L’ignorance de la théorie comme l’absence de pratique

Pourquoi vouloir imposer de réduire la politique française à la seule gestion de l’existant par la variation de quelque paramètres ? Comment supporter encore que l’essentiel de nos dirigeants ou collaborateurs politiques soient issus du même moule de Sciences Po et ne savent pas penser le réel. Des politiques qui n’ont jamais créé d’entreprise ni réalisé des projets mais été placés à des postes de dirigeants sans savoir travailler la matière des domaines de leurs activités. Ils ne seront donc jamais capables de lancer de grands projets car ils n’en ont ni les compétences, ni l’expérience, et encore moins la culture.

Entre l’ignorance des vrais enjeux théoriques du changement et l’absence totale de pratique de nos politiques à développer des projets,  cela devient difficile de faire pire en restant autant dans le passé, et il y a finalement de quoi être optimiste quant à la capacité à accélérer pour faire évoluer notre pays une fois que s’amorcera le changement.

Une politique de grands projets

Ce sont des vraies solutions d’avenir qui simplifieraient notre société en rendant obsolètes les problèmes. Soit aller vers des réussites plutôt que prétendre vouloir éviter des échecs. Et nous propulser vers une vie digne de ce nom où liberté rime avec capacité à penser et agir par soi-même, et aussi à plusieurs.

Et pour nous faire entrer dans un nouveau siècle qui offre une nouvelle aventure de vie alors même que nous avons dépassé les contraintes matérielles par le progrès technique. Une aventure pour vivre plus intensément en mettant en exergue la question de la finalité au centre de tous nos choix et actions. C’est-à-dire vivre dans une société qui fasse de la question existentielle non pas un tabou mais au contraire une richesse.

Très concrètement, ce sont trois projets qui sont proposés dans l’article suivant afin d’amorcer ce changement de perspective.

La relocalisation pour s’affranchir de l’utopie de la mondialisation

La mondialisation est un résultat majeur de cette forme de colonialisme si perfide qu’est le monde de l’argent.

Un retour au colonialisme

Sous toutes ces formes, le colonialisme a ses fins qui finissent toujours par justifier les pires moyens. Au nom du bien commun peuvent ainsi se permettre des méthodes esclavagistes face aux libertés fondamentales et au respect de l’égalité des êtres humains. Puis l’exil des populations si ce n’est plus grave encore.

L’Afrique Noire, les Indiens d’Amérique du Nord et du Sud, tous ont payé le tribut de ces colons européens venant sur leur territoires et ne voyant en eux que des êtres primaires et inférieurs. Attitude qui est allée jusqu’à provoquer la création d’un marché de l’esclavage. Sans autre forme de vison anthropologique, les découvertes de ces cultures et de leurs modes de vie ont été reléguées par l’arrogance des colons. Et cela, au nom de la suprématie de leurs religion, science, richesse, éducation, et aussi d’une aristocratie qui ne peut souffrir la contradiction.

Aujourd’hui, il reste pourtant des peuples qui vivent encore dans l’autarcie et ces peuples n’ont jamais eu besoin de monnaie pour vivre ni n’en auraient jamais besoin s’il n’y avait une pression à les incorporer à notre propre mode de vie. Face à ces hommes qui vivent en harmonie avec la nature en s’y étant adaptés souvent de si belle manière, face à ceux dont la vie authentique pourrait perdurer des centaines d’années encore, deux choses totalement invraisemblables se produisent.

La première chose, c’est de penser que notre propre progrès soit l’universel et leur serait indispensable tandis même que c’est notre civilisation occidentale qui est en train de mettre gravement en danger la vie de l’homme sur Terre. La seconde chose, c’est qu’après avoir connu notre monde, les indigènes, comme on aime à les appeler, ne peuvent véritablement réintégrer leur monde d’origine. C’est le drame du fils d’un chef indien ayant étudié en Occident et qui ne se voit ni se couper de ses racines, ni pouvoir oublier l’excitation du monde occidental et en revenir à ce qui ne serait plus alors qu’un dénuement. Pourquoi cette irréversibilité ? Car si ce fils de chef Indien ne peut retrouver son territoire alors comment notre monde – toujours à puiser outre-mesure dans les ressources naturelles – pourrait retrouver sa place en s’intégrant aux cycles de la nature, et du même coup en devenir le premier et nécessaire défenseur ?

C’est cette question clef dont cet article entend amorcer le dénouement.

L’école, clef de voûte de l’épuration des peuples premiers

Toujours dans cette recherche sans fin du profit, l’école reste le cheval de Troie de cette insidieuse colonisation du monde de l’argent face à ces dernières peuplades, premières, et témoins d’une vie au plus près de la nature. Car c’est l’école qui éloigne les enfants des petits villages et qui prend la place précédemment dévolue aux anciennes générations, privant les premiers de la transmission d’un savoir ancestral, privant les seconds de la joie de vivre auprès des enfants. Et c’est ainsi que le cycle vertueux de la vie indigène est rompu, un cycle de vie éprouvé où la nature est respectée en s’assurant de ne pas y prélever plus que ce qui pourra s’y renouveler.

En promouvant le modèle occidental de l’Ecole, cette Europe au passé colonialiste participe ainsi à ce que s’éteignent les villages indigènes et leur culture millénaire, à augmenter le chômage dans les villes par ces nouveaux arrivants sur le marché du travail, à affamer les populations en réduisant l’agriculture de ces terres abandonnées, et à les soumettre économiquement aux règles du jeu et pouvoirs occidentaux.

La naïveté face à notre monde, inéluctablement impressionnant de part sa technologie, attire les indigènes dans un piège. Et une fois qu’ils en connaissent les rouages, ils ne peuvent plus non plus s’en échapper. Parce qu’il y a une maturation lente et complexe à comprendre à quel point notre monde soi-disant moderne est juste une aberration tel quel. Et nombreuses sont les épreuves pour en  prendre pleinement conscience et retrouver sa liberté. Pourtant, en s’affranchissant de la primauté de l’argent, il y a une opportunité incroyable de retrouver du sens et d’aller vers un monde nouveau.

L’extension des usages de l’argent selon une fondamentale erreur  de conception

Il serait en effet temps de se rendre compte que l’argent, soit dit la monnaie, est la pire invention que l’homme n’ait jamais créée, non pas tant par son principe en lui-même mais par la généralisation de son emploi à des usages qui entreprennent de détruire nos réels potentiels à créer de la valeur. Et voici comme cela s’explique.

Si le travail se fait en communauté par le partage, l’échange, la collaboration, et si chacun peut ou doit trouver sa place, l’enjeu est alors de réussir collectivement et de construire des relations, des organisations, des structures sociales où les plus expérimentés aident à la prise de décisions et le règlement des conflits, à la transmission des savoir-faire, et à encourager les plus jeunes, volontaires sur des tâches difficiles et si prompts aux exercices exigeant énergie et audace.

L’argent n’est ainsi nullement strictement nécessaire au sein d’une communauté autonome et il n’aurait jamais du le devenir que dans les cas particuliers d’échanges avec des communautés éloignées.

Or, en employant l’argent dans le cas général non seulement entre communautés mais plus encore entre chaque personne, on divise le travail et on divise les communautés. Au lieu de construire en commun, les objectifs deviennent par trop individualistes.

S’il y a bien une certitude inébranlable dans notre société, c’est bien que l’objectif de chacun doit être de se trouver une situation. C’est-à-dire, très concrètement, trouver un emploi, faire son travail du mieux que l’on peut, et pouvoir exercer ses actes libres en consommant.

Lors de l’achat d’un produit, chaque personne est ainsi en relation directe avec ceux qui lui vendent mais aussi, indirectement, avec ceux qui ont conçu et fabriqué ce produit. Avoir de l’argent, c’est donc le moyen de collaborer artificiellement et superficiellement avec des personnes que l’on ne connaîtra jamais. L’acte de consommer devient alors une sorte d’appropriation de la capacité à créer un produit. Et pourtant, il n’en n’est rien, le client n’a pas créé le produit, ce n’est pas lui qu’il l’a fait ! Et la satisfaction de l’acte d’achat n’égalera jamais le sentiment bien plus riche d’avoir partagé avec d’autres la création et la fabrication d’une oeuvre en commun. C’est là que se noue l’utopie.

Notre vie dans ce monde occidental et particulièrement dans la France du « c’est pas possible, on n’a pas le droit, c’est interdit, c’est compliqué, vous n’avez pas l’autorisation, cela ne marchera jamais, et sans oublier le fameux ah ah ah ah – consiste à passer l’essentiel de notre temps sans créer, ni apprendre véritablement à se lancer dans des aventures nouvelles. Et n’avoir comme seul remède à cet état de fait, le placebo de l’usage d’un compte en banque rempli en faisant juste ce que l’on nous demande ou ce que l’on attend de nous.

Vivre réellement, ce n’est tout simplement pas cela: ce n’est pas travailler sans savoir pourquoi, sans vision de l’avenir, en continuant à participer à consommer ou faire consommer de plus en plus et se dire le soir en rentrant chez soi qu’il faut arrêter ce gâchis pour préserver notre planète.

L’indigène qui quitterait ce monde pour retrouver celui de ces ancêtres a donc aussi l’opportunité de quitter un monde de l’argent dont le colonialisme a permis d’atteindre son degré ultime d’aberration dans l’auto-destruction et une philosophie réduite au dogmatisme.

Une mondialisation où l’on travaille sans le savoir avec des personnes à l’autre bout du monde sans jamais avoir discuté ni encore moins oeuvré en commun avec ses propres voisins de palier.

L’argent ne devrait être strictement nécessaire que pour commercer au-delà des frontières de sa communauté pour ce que l’on ne trouve pas sur place, et localement, il serait alors possible de renouer avec une culture du travail collectif et coopératif. Chaque communauté aurait alors vocation à préserver sa spécificité comme moyen d’échange.

L’argent comme base de tout mode d’échange a induit une mondialisation qui a aboli les différences en cultivant leur rejet et imposant partout les mêmes produits. Tandis que la relocalisation nous ferait retrouver et faire vivre pleinement notre identité, tout en nous faisant du même coup retrouver dans la différence des autres, ce partage universel de la condition humaine à donner un sens réel à la vie.

Très concrètement, cela voudrait dire que des monnaies locales apparaissent alors clairement comme des outils de transition pour faire avorter ce processus de mondialisation et redynamiser la vie sociale et économique au niveau local.

Même l’idée d’un revenu minimum s’éclairerait sous un nouveau jour puisqu’en retrouvant aussi du sens dans sa vie locale, chacun bénéficierait de repères pour mieux se construire, penser par lui-même, être libre, et avoir la volonté propre de marquer par sa différence au sein de sa communauté, tout en ayant les moyens matériels par le bénéfice d’un revenu minimum local. Une reconnaissance qui arme pour mieux aller vers les autres et découvrir les spécificités d’autres peuples, mais aussi servir comme moyen de se propulser vers d’autres objectifs au-delà de son tissus local.

D’un point purement logique et de conception, transformer un cas particulier d’échange extra-communautaire pour qu’il définisse la règle générale et y compris intra-communautaire, c’est donc bien là la première et plus grave erreur, une erreur qui condamne à la complication sans aucune autre porte de secours que celle de faire demi-tour, et de laisser ce cas particulier comme cas particulier, puis de retrouver le cas général pour redéfinir les usages.

Les réseaux sociaux ou l’émergence de nouvelles tribus

Les réseaux sur Internet sont une manifestation très claire des plus jeunes générations à s’inscrire dans une communauté où chacun d’entre eux trouve sa place. Ce sont par exemple des communautés Facebook aux centaines de millions d’inscrits. Mais des communautés qui n’ont forcément ni le recul ni la sagesse d’une tribu perdue au fin fond de l’Amazonie en qui concerne l’entente à plusieurs.

C’est qu’il est inscrit dans l’homme que son projet passe par les relations avec les autres. L’homme n’est pas fait pour être seul et l’individualisation est un handicap face à cette nécessité. Une réalité qui se traduit d’abord par une immense solitude de bien des personnes au sein des grandes villes.

La relocalisation

Sans aller jusqu’à renoncer à tout argent pour vivre dans une autarcie nullement strictement nécessaire, il serait temps d’organiser à quitter les grandes villes, limiter la mondialisation à ce que le local ne peut offrir, généraliser les monnaies locales, et surtout remplacer les relations virtuelles liées à l’argent de la mondialisation par de vraies relations pour créer des projets avec ceux qui nous entourent, c’est cela la réponse toute simple et nécessairement simple aux enjeux de notre société. La relocalisation est l’occasion de renouer avec cette aventure collective.

Il suffit de regarder ces si nombreux clips de chanson tournés dans les lieux les plus pauvres pour comprendre que lorsqu’il ne reste plus rien, c’est alors que l’on touche à l’essentiel, pour révéler toute l’intensité de notre condition humaine. Le matériel se révèle alors comme une illusion face au vide qu’il a créé dans notre existence, tandis que le déni de ce vide laisse place à la beauté de ce sens si fragile de la vraie vie, celle qui s’échange dans les regards, dans l’action qui nous fait palpiter et nous rend vivant, ce sentiment d’adhérer à une aventure commune au-delà des désaccords, celle aussi de nous aimer comme fin mais aussi unique moyen d’une relation non jetable, de se le dire tant qu’il est encore temps, de ne pas continuer à faire prospérer cette vision de l’homme à l’image d’un produit obsolète au premier défaut rencontré, mais au contraire d’avoir l’expérience que rien ne se fait sans difficultés ou erreurs pour mieux encore aller de l’avant.

Départ de F.Hollande: les Français face à leurs responsabilités contre le populisme

Bien des frustrations continueront à s’alimenter du départ de F. Hollande, peut-être en sera-t-il autre chose de la France, celle-là même qui y portera son regard par le biais de l’Histoire passée et à venir. Exultant dans la vindicte, forme ultime de l’impuissance et de la misère, une haine s’est installée de l’honnête d’homme, de l’expression brillante des idées et des solutions, et du travail au quotidien et au long cours.

La responsabilité des politiques

Plutôt que de proposer de faire encore mieux, c’est une responsabilité des politiques des partis d’oppositions successifs à ne voir que ce qui ne va pas, à nier les progrès et à ne pas reconnaître ce qui est fait de bien à la seule fin de leur promotion personnelle en égard à cette fameuse alternance dont ils pourraient bien aujourd’hui être les premiers responsables à en être privés. Ils ont eu le temps de voir venir, ils ont eu le temps de rompre avec le déni de leur insuffisance. Insuffisance révélatrice d’une perte démocratique à renouveler le corps politique, dont les fonctions mêmes se devraient d’être temporaires selon notre constitution. Cette habitude à transgresser les fondements de notre démocratie risque de nous faire tout perdre.

C’est d’abord l’obstination à rechercher les problèmes dans les individus plutôt que de se prendre en main pour construire ou oeuvrer dans son propre quotidien. C’est renoncer à agir quand ce serait possible au prix d’un risque minime pour sa propre personne. C’est aussi l’incapacité via ses médias à fêter des victoires comme de celle de la COP21 comme de voir les bonnes influences sur la vie au quotidien.

Le tournant de la COP21: un virage à droite mal maîtrisée par la gauche

L’ingratitude sur le succès politique de la COP21 dans des circonstances qui ont flirté avec les limites humaines du courage a été un tournant dans ce quinquennat qui a vu la déchéance de nationalité faire perdre tant de temps, et laisser croire que l’on peut combattre directement le mal du terrorisme, alors qu’il s’agit toujours d’abord de continuer à avancer sur son propre chemin pour redonner du sens.

En France, l’ingratitude est devenue une preuve que l’on a bien fait son travail et un moyen de manipuler pour s’accaparer le fruit du travail des autres, en l’occurence le travail à moyen et long terme entrepris sous la direction de notre Président. Et la vindicte, une sanction pour ceux qui osent dirent la vérité contre les intérêts installés. Mais qu’en pensent vraiment les humbles, ceux dont la voix ne se fait pas entendre ? Et de même, pour les « sans-dents », les premiers à sourire pourtant de leur propre misère – la seule chose qu’ils possèdent et que les autres n’ont pas -, leur a-t-on demandé ce qu’ils en pensaient?

Quels sont ceux qui ne sont pas capables de voir que la prime d’activité est  une excellente mesure sociale incitative pour redonner un appui aux travailleurs modestes après la première initiative du RSA, plus réservés à ceux qui n’avaient rien, ni ressources, ni activités ? Qui peut nier que c’est une bonne décision qui induira une diminution de la misère ?

Le totalitarisme des intérêts particuliers

Bien de nos politiques sont devenus les nouveaux Khmers rouges pour un totalitarisme des intérêts particuliers, depuis les petites mairies jusqu’aux grands ministères et en passant par la petite Europe des grands lobbies. Avec la vocation à couper toutes les têtes qui dépassent de peur de rompre avec les « bonnes habitudes ». Comme pour les Khmers, les ingénieurs, médecins, intellectuels doivent totalement disparaître des « élites » qu’ils peuplaient encore largement quelques décennies auparavant.

Après la primaire à droite, les premières réactions en Pays de la Loire dont sont issus F.Fillon et son proche B. Retailleau l’ont été avec l’effervescence de politiques locaux se voyant déjà placés dans des ministères. Les premières occasions ne sont pas de parler de projets, mais bien de trouver une place. Que dire à gauche, de l’impatience insupportable à prendre la place du père, à voir s’enchainer les trahisons sans vergogne par ceux qui n’étaient rien et qui sont désormais agités par des égos démesurés face aux enjeux démocratiques actuels ?

Le déni quant à l’absence et la nécessité d’une vision du 21ème siècle

Il est à craindre que les qualités de F. Fillon – s’il est élu – ne suffiront pas à faire beaucoup mieux que lors du mandat N. Sarkozy ou celui de son compatriote F. Hollande. Il peut représenter bien des valeurs de notre pays si mises à mal. Mais son programme, en ne dégageant pas la nécessité d’un nouvel art de vivre à la française dans un pays qui ferait du développement local son axe de développement économique, culturel et écologique, ne pourra répondre aux enjeux actuels.

Je regrette que F. Hollande n’ait pas eu le temps de s’engager sur cette voix en faisant suite à son succès sur la COP21 (un calendrier qui n’a pas permis non plus à N. Hulot de choisir de l’accompagner), ni qu’il ait réfléchi à user d’un tel programme pour se représenter. A droite, à cette exception près de la remarquable poussée du Grenelle de l’environnement, les questions écologiques sont malheureusement toujours vues comme un frein à l’économie alors qu’elles devraient désormais être envisagées comme un moteur pour l’entreprenariat. Gageons que conscience se fasse afin d’éviter que quelques mois de mandats ne suffisent à faire entrer la caste des ricaneurs et mauvais parleurs dans une nouvelle vindicte, participant à un soulèvement, à l’émergence de grèves dures auxquelles les réponses gouvernementales ne pourront qu’ajouter à la violence civile comme au développement d’un terrorisme aux racines locales.

Des projets continueront à être proposés sur ce blog afin de présenter une vision qui est totalement absente du monde politique actuel. Je ne peux que regretter de ne pas avoir eu plus le temps pour les rédiger sur ce blog.

F. Hollande

F. Hollande pourrait être bien notre dernier Président à incarner un humanisme à la française avant une nouvelle fracture populiste. Au Président, je me permets d’adresser mon hommage personnel, mon admiration pour son courage exceptionnel face à un déferlement de difficultés dont le terrorisme, et aussi ma profonde sympathie pour son relationnel avec les Français qui en aurait sûrement fait l’un des Présidents les plus aimés dans des circonstances différentes.

Gageons aussi que notre prochain Président ou prochaine Présidente puisse continuer d’incarner de telles valeurs humaines.

Des raisons historiques au mal-être français

Une génération, c’est le temps passé pour donner le relais à la suivante, soit autour de vingt-cinq/trente ans. Trois générations se côtoient ainsi, et chaque génération essaye d’éviter les erreurs des précédentes, mais a bien peu de chances d’être aidée à éviter les erreurs commises au-delà de cent ans en arrière, soit celles de la première génération qu’elle n’a pas connue.

Chaque nouvelle génération se doit donc d’affronter par elle-même des difficultés non résolues mais à l’appui de l’histoire et de sa propre connaissance. Et l’Ecole n’est pas étrangère à ces enjeux.

Une Ecole qui formate plus qu’elle ne forme

A l’Ecole, les jeunes Français n’apprennent pas à travailler ensemble et n’acquièrent que peu d’expérience pour développer des projets en équipe. Ils n’apprennent donc pas à collaborer ni à s’associer tandis que ce sera une difficulté dans leur vie professionnelle au moins aussi importante que celle de leur travail proprement dit.

Plus encore, l’école ne fait pas seulement fi de ce défi de développer à plusieurs mais tout autant d’encourager à créer par soi-même.  Nos enfants demeurent derrière des tables toute la journée et pendant des années, sans préserver et développer intuition et imagination, gaspillant alors un formidable potentiel de créativité.

L’ignorance des enjeux de la raison

L’Ecole ne dispense plus de cours ni de logique ni de morale et encore moins amène à s’interroger sur leur interaction. Seule s’impose la raison spéculative – l’analyse – qui consiste à raisonner sur les données et concepts issus de l’expérience. L’intuition n’est donc pas considérée à sa juste place quant aux enjeux de la raison. Tout est fait comme si la logique analytique était la forme canonique de la pensée à la française.

Et nous nous privons que de trop de cette intuition comme moyen formidable pour développer des stratégies. Cela a des conséquences y compris sur l’industrie tandis qu’ « une forte corrélation (a été montrée) entre réussite et intuition des dirigeants« .

La culture française, c’est d’abord de se trouver une situation, puis de faire son bon petit soldat dans l’entreprise comme au temps de la révolution industrielle où s’imposait la nécessité de faire fonctionner des usines. Travailler mais sans broncher ni même surtout proposer des idées comme privilège exclusif de la hiérarchie.

Un pays déjà mis à terre par ses politiques

Avant d’être un soldat de l’économie, il y eut aussi, et on touche aux raisons historiques, de vrais soldats pendant les deux guerres mondiales et l’on pourrait bien s’y intéresser de plus près pour y trouver les origines de cette soumission.

Tout le monde a entendu parler de l’héroïsme des poilus de 14-18, cette guerre que la France a gagné. Les Français s’y sont battus avec un grand courage.

A la seconde guerre mondiale, il en fut tout autrement, et les nazis nous ont envahis comme un couteau dans du beurre. Pourquoi ?

Pourquoi s’être battus avec tant de courage en 14 et avoir connu cette gigantesque déroute en 39 (*) ? Parce que personne n’a réussi à convaincre l’Etat-major que sa stratégie était dépassée ? Et pourquoi cette incroyable panique des Français à abandonner sans se battre et fuir en exode ?

En 14-18, du haut de leur siège à Paris, les politiques décidaient du sort des hommes envoyés à l’abattoir par centaines de milliers. Qui peut oublier qu’un bataillon tout entier fut exécuté pour donner l’exemple à ceux qui voudraient refuser les ordres.

Pourquoi de ne pas soumettre cette question aux historiens: a-t-on pris la mesure du traumatisme de cette grande boucherie que fut 14-18 et qui emporta 43 personnes sur 1000 en moyenne sur la France et blessa plus de 10% de la population ? Est-ce que la défaite de 39 n’est pas aussi liée à cet énorme sacrifice dont notre pays ne serait pas remis ni en 39 et peut-être même pas encore aujourd’hui ?

Quand un pays n’a plus d’hommes au sein des familles, pendant autant d’années, croit-on que les mentalités n’en sont pas affectées sur le long terme en ayant à ce point fragiliser les familles ?

Comment ne pas évaluer encore les conséquences sur cet état d’esprit d’un grand peuple à travers son rôle historique alors qu’il est devenu si peu conquérant de l’avenir ? Un pays qu’aujourd’hui la plupart des jeunes souhaitent quitter (91% selon le Huffington Post). Car si les jeunes veulent partir, c’est que notre pays ne leur permet pas de faire ce qu’ils souhaitent. Là encore, la justice a aussi sa part tandis qu’elle est là pour assurer le respect des libertés et l’égalité.

La lâcheté des politiques (qui n’ont rien à envier à celle de la Justice)

La lâcheté des politiques est écrite dans les lois qu’ils se sont fabriquées pour eux-mêmes en s’accordant de généreux émoluments et retraites.

En est à l’origine l’ignorance assumée et coupable de ce principe constitutionnel qui stipule qu’une fonction politique se doit d’être temporaire. La respecter forcerait nos politiques à vivre l’expérience du monde réel où il faut travailler pour vivre et pas seulement polémiquer sur les rares décisions qui verront le jour. En se confrontant à l’expérience, leur intuition ne pourrait qu’y gagner pour commencer à innover.

La lâcheté des politiques, c’est aussi de monopoliser le débat politique pour des enjeux sans aucune commune proportion avec les difficultés des Français. Les exemples du voile ou de la loi sur la déchéance en sont de calamiteux exemples.

A calculer sans vision, soit avec une raison purement analytique dépourvue d’intuition, cela ne mène à rien d’autre qu’à tourner en rond sur des mesures désuètes telles que l’élévation ou la diminution du taux de TVA, la baisse de l’impôt sur le revenu, la suppression puis le rétablissement de l’impôt sur la fortune. Pendant combien de temps vont-ils encore nous proposer les mêmes solutions opposées et éculées ?

C’est là encore la question de l’absence de stratégie de ceux qui pensent que l’avenir se construit en faisant des calculs à deux sous. Ils confondent le prix que cela coûte aux Français avec la profondeur intellectuelle auxquels ils aiment prétendre.

Quand ces politiques commenceront-ils à accepter qu’ils feraient mieux d’être un peu dans la vie réelle pour comprendre les possibilités de changement (l’opérer, c’est encore autre chose) ? Et être sur le terrain, cela veut dire travailler sur des projets. Cela demande de l’humilité, cet ingrédient du courage pour accepter le dépassement de soi et mettre en oeuvre des idées nouvelles y compris au risque de l’échec, et bien au-delà de ces misérables enjeux d’ajustements budgétaires complètement dépassés en égard à une nouvelle modernité à construire.

Tant que les vrais problèmes ne seront pas résolus par l’introduction de solutions innovantes, il est à craindre que l’histoire ne se répète avec des conséquences plus graves encore, et selon le principe des cercles vicieux. Mais l’histoire n’est-elle pas un éternel recommencement ? A moins que cela cela ne devienne une éternelle suite de transitions …


(*) Pendant la seconde guerre mondiale, il y eut une grande exception à cette absence de résistance. Cette exception, ce fut le Vercors, haut-lieu de la Résistance française. Et les exceptions ont ceci de particulièrement intéressantes qu’elles permettent de mieux comprendre la règle générale, et même de la confirmer.

Et c’est une question troublante soulevée avec acuité et qui reste à l’esprit comme une énigme. Pourquoi le Vercors a-t-il résisté autant en 39 ? La faible densité de population sur ce vaste territoire ? La capacité à se camoufler dans ce territoire de montagne si exceptionnel, un territoire de forêts et de roches calcaire aux multiples grottes, … ?

N’étant pas historien, voici l’hypothèse suivante: selon un (seul) témoignage que j’ai recueilli, la population du Vercors aurait été très peu sollicitée en 14-18 et aurait donc évité le choc de cette mise à l’abattoir et de la disparition des pères de famille. Ce qui irait dans ce sens de cette responsabilité sur la guerre de 14-18 dont notre pays ne ce serait pas encore complètement rétabli du profond traumatisme ?

François Hollande brise la loi du silence: la justice française, « institution de lâcheté »

Nos institutions sont fondées sur les trois piliers que sont le gouvernement, la justice et le Parlement.  Et sans oublier le principe d’indépendance entre politique et justice.

L’indépendance n’implique pas non plus l’absence de critique, et notre Président de la République vient d’exprimer tout haut l’aversion des Français pour une justice qui a oublié de longue date de se remettre en cause. Mais là où le Président se distingue des Français, c’est en la qualifiant précisément de lâche.

Claude Bartelone appelle au « devoir de silence »  – autrement dit, ce serait une implicite loi du silence qui se serait ainsi rompue au plus haut niveau de l’Etat. Une loi qui n’a pour autant jamais été votée.

Que l’on dise qu’il n’y a de justice que pour les riches – et les voyous – et que cela soit passé dans les moeurs comme un principe intangible revenant régulièrement à la surface pour mieux s’y noyer – comme pour l’aide juridictionnelle -, ceci semble pourtant n’avoir jamais choqué ces magistrats. Magistrats vêtus de robes pour symboliser une noblesse perdurant comme seule exception à nos institutions démocratiques et son principe d’égalité des citoyens. Qu’est-ce qui justifie que ces personnes puissent arborer de tels signes distinctifs de supériorité ou se faire affubler comme les avocats par un titre comme « maître » dont le pendant est, il le faut le rappeler, le mot « esclave »?

De la lâcheté, oui, cette justice en a à ne pas voir le fossé entre les Français et elle-même, quelques deux siècles après la révolution. N’y-a-t-il pas que la vérité qui blesse ? Des circonstances atténuantes, il y en a aussi, comme son illusion de supériorité du haut de la complication et de l’étendue extrême des lois tandis même que son fonctionnement trahit le sens commun.

Aujourd’hui, le Président de la République a choisi de se mettre du côté des Français par sa déclaration tandis, qu’en 2014, 77% des Français déclaraient déjà que la justice fonctionnait « assez mal » (49%) voire même »très mal » (28%).

Ces chiffres, c’est une réalité au quotidien de professionnels de justice qui choisissent leurs dossiers en fonction d’une carrière, la réalité d’une justice qui travaille d’abord pour elle-même. Face à une telle désapprobation des Français qui semble être ignorée, que dire de ces réactions d’enfants capricieux pris la main dans le sac et qui font suite à la déclaration de M. François Hollande.

A-t-on une idée du nombre de dossiers qui ne seront jamais présentés à la justice pour la simple et bonne raison que ces dossiers seront refoulés par les services judiciaires ou les avocats pour des raisons de coût et d’incertitude quant à l’issue d’un procès tant le problème de la preuve est rédhibitoire ?

C’est que la justice est extrêmement difficile à solliciter et sa réputation de décisions aléatoires est faite non seulement par les avocats eux-mêmes mais aussi par tous ceux qui y en sont revenus avec le sentiment d’être trahis par la justice de leur pays. Il ne semble être pris en considération que les affaires mêlant des personnalités ou des grands délinquants, et l’individu pèse peu face aux lobbys et autres formes de pouvoir s’il ne déploie pas des moyens exceptionnels.

Et pourtant, la justice est choquée de ce jugement du Président tout simplement parce qu’elle n’a pas de visibilité sur tout le travail qu’elle ne fait pas. A-t-on mesuré les conséquences de son absence de traitement sur les problèmes de fond ?

Par exemple, rien que de stopper le délit de marchandage pratiqué à grande échelle en France suffirait à éliminer des centaines de conflits qui se passent dans les entreprises et qui, quelques fois seulement, sont soumis aux tribunaux de Justice.

La lâcheté de la justice française

Pour prendre un autre exemple, la presse a relayé récemment un procès au sujet d’une vidéo tournée dans un cadre privé et qui a été exposée publiquement. Non seulement l’auteur de la diffusion n’a pas vu sa condamnation confirmée par la Cour de cassation mais celle-ci – qui se complaît à se présenter comme la plus haute juridiction française – a pris sa défense au nom de la loi et l’a disculpé. S’agissant d’une vidéo très intime, cela signifie-t-il que la Cour de Cassation encourage la production de telles images en tous genres ? Est-ce la fin du caractère privé de tout ce qui est intime à la vie des Français ?

Un principe constitutionnel veut pourtant que la liberté de chacun s’arrête où commence celle d’autrui.

Faire ainsi passer une loi devant un principe constitutionnel, qu’est-ce si ce n’est un renoncement à donner du sens, un manque de courage à assumer ses responsabilités, et lorsque l’on fait le contraire de ce pourquoi on s’est engagé, n’y a-t-il pas de la lâcheté à continuer comme si de rien n’était tandis que la victime subit la double peine, celle de ses délinquants puis celle du mépris de la justice.

Faut-il mieux respecter la loi plutôt que la Constitution dont sont censées être issues ces lois ? Il s’agit là d’une véritable spoliation de la justice par sa propre institution. Le bon sens n’a pas à être trahi par la complication de cette usine à gaz qu’est devenu le droit français.

L’aspect caricatural, pervers et récurrent de ce type de décisions peut être légitimement interprété comme une manière de rappeler – en faisant un exemple – que les justiciables doivent connaître l’indépendance de la justice à faire ce qu’elle veut et y compris n’importe quoi. Oui, assène-t-on, la justice française, en lieu et place de sa fameuse cour de Cassation placée au sommet de l’institution judiciaire, peut prendre des décisions qui défient le bon sens. Que cela se sache.

La lâcheté, c’est donc de s’en prendre aux victimes plutôt qu’aux délinquants et c’est ce que fait la justice à travers son insupportable logique d’avocat du diable dont elle participe abondamment à gangrener notre société.

Il suffit d’avoir affaire à des services du justice ou des avocats pour se rendre compte que la justice française est d’abord faite pour protéger les délinquants au cas bien sûr où ils n’en seraient pas, en recherchant la moindre faille chez la victime pour en déduire que rien ne vaut dans son argumentation. Car la présomption d’innocence pour l’accusé se traduit d’abord avec zèle par la présomption de mensonge pour la victime.

Une manière aussi d’inférioriser tous ceux qui ont recours aux services de justice, une manière pour ces professionnels de justice de faire payer aux victimes leur propre insuffisance morale à perdurer dans un travail qu’ils savent être condamnés à mal faire.

Car c’est à la victime d’apporter la preuve et de se mettre au service à durée indéterminée de ceux qui sont parfois ses bourreaux jusqu’à ce que le plus souvent, elle en devienne la coupable, celle qui dérange. Le renversement de la preuve a été remplacé par le renversement des rôles entre victime et délinquant. Car le problème de la preuve, c’est souvent cet enjeu du faisceau de présomption. Un justiciable face à l’institution va voir se projeter sur lui le doute qui l’entraîne le plus souvent dans une logorrhée parce que l’on fait fi de sa bonne foi jusqu’à ce que sa raison vacille. Et le mal est fait, pour de bon. Et cette projection est donc bien une manière de faire payer au justiciable l’incapacité du système judiciaire à produire des preuves.

Les enjeux d’une preuve au sens mathématique/logique du terme ne sont pas du tout anodins. Mais que de retard la justice a pris à ne pas savoir ce qu’elle fait et à ne pas avoir commencé à se poser la question quant à sa capacité à réaliser son objectif de justice. Le droit n’est pas la justice, et qu’est-ce qui impose à ce que la justice ne soit que le droit ? Qu’en est-il de la question de la preuve qui n’est en aucune manière explicitée dans le droit ?

L’omniprésente logique d’avocat du diable est un renoncement à une justice des hommes, un abandon à une pure spéculation sur les textes juridiques, soit un abandon du véritable travail de la raison qui consisterait à maîtriser les enjeux de la transcendance pour élaborer ces synthèses que devraient être les jugements de justice.

Une justice à trois vitesses

La justice, ce sont d’abord des lois. Ce sont ensuite des spécialités. Et ce sont encore des jurisprudences. Trois niveaux réels de difficulté.

Pour le simple citoyen, les lois sont présentées comme des règles à appliquer bêtement. Nulle part, il n’y a d’explication pour donner du sens à ces règles. Cela revient à promouvoir des pratiques de mauvais élèves de la classe qui appliquent, répètent et copient sans se poser de questions.

Des règles que chacun aime à revendiquer, pour les reprendre à son compte sans avoir à en comprendre le fond. Une habitude qui trahit cet état de fait que le sens de ces lois ne peut être accessible au commun des mortels. La vraie justice ne pèse donc plus grand chose face au dogmatisme, plus rien n’importe au-delà du respect de la moindre règle, peu importe qu’elle soit incomprise ou mal construite.

Car une règle incomprise permet déjà de rendre coupable a priori celui qui ne la comprend pas et qui est donc dans l’incapacité de vérifier si ses conditions d’applications sont respectées. Quels sont ceux d’entre nous capables de comprendre le sens des règles de droit ? Tout cela fait donc quelques millions de justiciables transformés en coupables a priori. Car ne pas rendre compréhensible la loi, cela consiste à fabriquer ces faux coupables à vouloir demander justice, et quoi de pire alors que de s’ériger en haut d’une montagne de textes pour faire sombrer inéluctablement le citoyen lambda dans la peur de la justice.

Plus encore, afin de renforcer de nouveau le pouvoir de s’accaparer la justice et de la restreindre à ceux qui savent, l’existence et le développement de la jurisprudence achève de tuer les espoirs de l’honnête homme à obtenir gain de cause. Le vocabulaire spécialisé sans aucune nécessité, le style ampoulé et les phrases interminables rendent imperméables ces textes pour les avocats eux-mêmes. Un principe là-encore avec pour seule conséquence de fournir un rempart d’incompréhension supplémentaire.

Comment ne pas estimer que cela relève d’une volonté manifeste d’exclure la majorité des citoyens de leurs droits en justice. Qu’attend-t-on pour remettre à jour les textes de lois pour y intégrer la jurisprudence ? Avec les possibilités qu’offre le numérique à fournir des versions en ligne, cette jurisprudence pourrait être mise à jour très facilement. Quant aux moteurs de recherche payés à prix d’or par les cabinets d’avocats, l’activité disparaîtrait effectivement, mais cela doit-il peser dans la balance ?

Pour être concret, voici le cas d’une simple question de voisinage sur l’ouverture d’une fenêtre pour un jour (sans voir à travers) qui nous plonge dans des lois napoléoniennes écrites au début du XIXème siècle et où sont précisées une contrainte de hauteur à 22 décimètres. Et tandis que la jurisprudence a corrigé plus de deux cent ans plus tard en précisant que peu importait la hauteur, du moment qu’il n’était pas possible de voir à travers ces jours. C’est ainsi que les 22 décimètres ou 220 cm sont juste une règle pour les quidams alors que ceux qui savent n’ont qu’à user d’un avocat spécialisé fort de ce privilège de la jurisprudence.

Ce sont des maîtres et nous sommes bien leurs vassaux car tout est fait pour nous soumettre à la complication et aux difficultés d’accéder à la justice.

La justice n’est donc pas faite pour le simple citoyen. Et comme si la logique d’avocat du diable ne suffisait pas pour protéger les délinquants, il faut le crier plus fort encore en accordant la plus grande attention aux droits des plus grands assassins et en leur fournissant -gratuitement- les meilleurs avocats prêts à se dévouer corps et âme pour être les nouveaux champions de la justice française, les défenseurs des plus grands criminels devant l’éternel. Avocats du diable au figuré comme au sens propre dans notre beau pays qui se vante d’être le chantre de la laïcité.

Un assassin ayant purgé sa peine et qui récidive sera traité comme un parfait innocent, et l’on s’efforcera de respecter au mieux ses droits. Cela pourrait se comprendre s’il en était de même des petits délinquants jugés à la petite semelle. Et sans oublier la victime qui ne sait se défendre dans le cadre d’un conflit et qui a surtout de grandes chances de se faire condamner. Une première fois condamnée, elle aura toutes les peines du monde à être considérée autrement que comme un délinquant ad vitam aeternam, et d’enchaîner les condamnations si toutefois elle n’a pas la présence d’esprit de fuir n’importe tout ailleurs, prise au piège qu’elle est dans une spirale vicieuse de misère et de colère dont aucune main salvatrice ne saura peut-être l’extirper.

Car c’est un principe: une victime qui subit préjudice sur préjudice n’a qu’à s’en aller. C’est la règle « des plus gênés s’en vont » que promulguent généreusement les services judiciaires. Quant aux avocats, ils disent de même ou expliquent qu’il vaut mieux passer à autre chose plutôt que de se lancer dans une procédure longue et coûteuse.

Ce en quoi ils ont raison quand cela ne cache leur incompétence. Mais pourquoi serait-ce si long et coûteux ?

Au-delà de la lâcheté, cette justice tend vers une perversion où immanquablement une telle logique ne peut que mener. Et avec elle, le pays tout entier accaparé à chercher des failles dans des détails plutôt que de consacrer son temps à des choses utiles et de retrouver de l’énergie pour avancer. Que de difficultés pour obtenir de bien des avocats qu’ils se mettent au travail, quand bien même on prend la peine de le leur mâcher. C’est juste qu’une telle manière de penser a de quoi les vider de leurs enthousiasme et énergie, voir probablement de les mettre dans l’incapacité de comprendre leurs clients.

Pire encore, le mensonge est devenu un outil que revendiquent librement ces mêmes avocats tandis que la justice est censée faire de la vérité son meilleur allié.

Qu’attend-t-on pour intégrer régulièrement la jurisprudence dans les lois ? Et qu’attend-t-on pour édicter un principe de renversement de la preuve lorsque le mensonge est avéré parmi ceux qui sont accusés ? Comment supporter que les victimes soient employées à travailler pour décortiquer une accumulation de versions et de mensonges de ceux qui les ont déjà blessés  ?

Une lâcheté qui s’étend bien au-delà du seul cercle de la justice

Cet engagement de la justice à faire prospérer sa logique de la paille dans l’oeil de la victime face à la poutre dans celui du délinquant, a pour conséquence de protéger ces délinquants. Selon E. Kant, se restreindre ainsi à une logique purement spéculative amène à ce dogmatisme où la règle efface le sens jusqu’à ce que tout cela devienne délirant.

Cette peur légitime de la justice chez les Français favorise inéluctablement une loi du silence. Les délinquants prennent ainsi de plus en plus le pouvoir, et quant à ceux qui s’attaquent à cet ordre des choses, ils deviennent ceux qui rompent le pacte social. Bref, des cibles toutes trouvées pour devenir des boucs émissaires.

Les personnes honnêtes sont donc légitimement des personnes à éviter et ceci est d’autant plus vrai dans une société de consommation où l’on connait le prix auquel on peut acheter les choses. Quel est le prix d’une honnête personne ? Qui peut prendre un risque qui ne se mesure pas ? Les mensonges sont eux devenus le ciment de notre société, une manière de se faire confiance entre personnes plus ou moins honnêtes.

Pour l’honnête homme, mieux vaut donc alors ne pas se préoccuper de l’opinion des autres, garder son cap et ne pas entrer effectivement dans des combats qui l’éloigneront de sa voie. Et s’isoler le temps que cela passe car à la lâcheté s’ajoute le principe du respect de cette lâcheté vis-à-vis d’éventuels témoins auxquels on ne va tout de même imposer d’aller dire la vérité et leur faire prendre des risques. Et ne pas troubler la conscience des lâches qui pourraient participer à ce que justice se fasse.

Cette lâcheté, elle règne partout, c’est devenu une valeur de notre pays. Et à commencer dans les entreprises françaises où l’essentiel des conversations devant les machines à café se résument à critiquer des décisions et des personnes, plutôt que de s’élever contre ces décisions le moment venu et de dire les choses en face des personnes plutôt que par derrière.

Il faut donc bien y voir un problème bien plus général, présenté dans un autre article de ce blog.

Un Président face à la vindicte

Notre Président de la République a dit ce qu’il pensait et les magistrats auraient préféré être associés à une réflexion commune plus qu’à une critique unilatérale, mais ce n’est rien en égard de cette illusion de supériorité qu’entretiennent nos politiques carriéristes depuis des dizaines d’années et qui vient de voler en éclat avec l’effet de souffle de leurs carapatages respectifs. En comparaison du cercle médiatique et politique, les Français verront peut-être cela bien plus à son crédit, comme celui qui dit tout haut ce que les autres disent tout bas.

Depuis le Général de Gaulle, notre histoire retiendra que notre Président actuel est celui qui a mis en oeuvre le succès de la COP21 et qu’il appartient à ceux qui préfèrent s’engager plutôt que de s’en tenir à des calculs, car nul doute que cette COP21 n’aurait jamais aboutie tandis qu’aucun autre pays ne s’était proposé de l’organiser. Cette libre pensée affranchie du cercle politico-médiatique est un retour vers les Français et peut laisser espérer un tournant dans ce déni des politiques et leur incapacité à être à la hauteur des enjeux.

En attendant, des programmes pour 2017, il y en a surtout du côté de la Primaire.org …

Loi Travail: un contresens historique

L’enjeu secondaire du marché du travail

Depuis le XIXème siècle, lindustrie a permis de développer notre pays en apportant du confort, des moyens de transports, des infrastructures, des réseaux et procédés pour l’hygiène ou la conservation des éléments, … Soit résumé en un seul mot: de la modernité. Cette révolution industrielle a été marquée par de nouvelles formes d’organisation du travail et une rationalisation au moyen de systèmes d’optimisation de la fabrication et de la gestion des ressources humaines. Ce qui est communément désigné par les concepts de taylorisme et de marché du travail.

Et ceci dans le but initial de pallier à des comportements individualistes et artisanaux. Et c’est ainsi que l’industrie  a augmenté sa capacité de production, s’est développée et a fourni de plus en plus de travail, en attirant de nouvelles populations dans les villes. Ce fût l’exode rural.

Assurer une correspondance entre la demande et l’offre du travail devint alors l’enjeu primordial pour notre société à la fois pour développer le pays et aussi assurer la paix sociale en permettant à chacun d’assurer sa subsistance.

Depuis plusieurs décennies, le mouvement s’est inversé et notre pays s’est considérablement désindustrialisé. Et pour autant, assurer le bon fonctionnement du marché du travail est resté le principal enjeu dans une société très hiérarchisée à tous niveaux, constituant un système prépensé là-aussi sur le modèle du taylorisme.

C’est là l’erreur d’appréciation de nos politiques actuels, sans même parler de leur absence de vision, car à la base, l’objectif était d’industrialiser pour développer notre pays. Et c’est seulement l’organisation de notre société qui l’a simplifié en cet enjeu du marché du travail, de celui de se “trouver une situation”.

Aujourd’hui, quel est enjeu sous-jacent à cette fausse question : c’est juste de permettre aux politiques de se faire réélire quitte à endetter le pays pour plusieurs générations comme cela a été le cas en 2012 afin d’obtenir un peu de croissance.

Un système de société totalement inadapté

Car travailler, ou chercher du travail pour ensuite faire ce que l’on vous demande, ce n’est pas la même chose, il y a une nuance, et cette nuance, c’est l’exercice réel et profond de sa vraie liberté pour réaliser son projet de vie.

L’organisation est donc restée la même et de plus, l’enjeu qui anime les esprits reste ainsi celui du travail à tout prix. C’est là encore une erreur grossière de nos politiques et intellectuels de tous bords médiatiques dans un même mouvement d’abrutissement pour continuer à vouloir faire prospérer et développer un travail à la chaîne pour un XXIème siècle où la machine vient suppléer plus que jamais aux tâches rébarbatives.

Notre société hiérarchique limite par construction la capacité à penser par soi-même au strict nécessaire. Et cela dès l’école par son principe de soumission et d’atrophie de la créativité et de l’enthousiasme des enfants. Au bout d’une dizaine d’années passées les deux pieds accrochés à une chaise, écoutant heure après heure des professeurs se succéder les uns après les autres, il y a de quoi perdre sa véritable capacité à créer et penser par soi-même. Et d’être transformé en bon petit soldat du capitalisme, faisant bien son travail, sans trop poser de questions dérangeantes, et respectant bien ce qu’on lui demande. Et l’école a été et reste ce premier maillon de cette nécessité révolue de l’industrialisation, dont les principes se perpétuent tout aussi bien dans le secteur actuel des services.

La contradiction du changement technologique

Il y a pourtant une contradiction qui devrait n’échapper à personne et susciter l’interrogation. D’un côté, les français aspirent à un changement que les politiques font espérer en vain depuis 30 ou 40 ans sans jamais y parvenir. Et de l’autre, il y a une source inépuisable de changement difficile à suivre pour le grand public, et c’est l’exception technologique.

Qu’est-ce qui fait donc que la technologie avance trop vite pour la population tandis que les politiques restent sur place, soit plus exactement, régressent ?

Des politiques totalement à côté de la plaque

Pour le politique, c’est cette absence de compréhension du mouvement de la synthèse qui fait que les projets politiques se réduisent à un « simple re-paramétrage de l’existant ».

Cet argument est repris par une candidate à l’élection présidentielle tandis qu’elle juge être la seule à proposer autre chose face aux membres de sa classe politique. C’est ainsi qu’une idée pour marquer sa différence consiste à introduire de la démocratie participative dans la proposition de nouvelles lois. C’est-à-dire déroger au principe de démocratie représentative pour permettre qu’une pétition à 500 000 voix puisse donner lieu à une étude par l’assemblée législative. Cette soi-disant idée au sein d’une réforme “systémique” est, en termes de conception, “une verrue”, un simple rafistolage …

Bref, avec des politiques analphabètes et mal-entendants face aux écrits et paroles des français, il n’y a juste aucun espoir d’attendre un changement de leur part pour notre société, et encore moins de faciliter les initiatives susceptibles de remettre en cause leur « légitimité ». Ils demeurent érigés en une véritable caste pratiquant l’adoubement via Sciences Po dont les maîtres à penser pratiquent le formatage intellectuel à la chaîne. Apparatchik ou ministres jamais élus, et bien entendu jamais « humiliés » dans un travail réel – et non artificiellement utile – et tout en les opposant au principe de réalité, ils restent juste dans une logique du déni face aux problèmes. Un échec qui coûterait cher à n’importe quel professionnel, ne sert pas de leçon au politique, mais est l’occasion de critiquer et de chercher la faute ailleurs, y compris, comme c’est le cas aujourd’hui, en commençant à diviser profondément et dangereusement notre pays.

S’inspirer de ceux qui travaillent à concevoir au quotidien

La différence entre la technologie et la politique, c’est cette capacité à refondre l’existant en y introduisant des nouveautés. C’est le cas tout particulièrement du « software », au sein de ce monde du numérique, avec cet anglicisme dont le préfixe « soft »se traduit en « mou » ou « malléable ».

Pour autant, on utilise souvent le « from scratch », c’est-à-dire, le fait de tout refaire. En termes politiques équivalents, cette opération s’appelle « l’insurrection », « la révolution » ou  « la guerre », avec les mêmes potentialités que pour une startup, c’est-à-dire, l’échec, une solution pire qu’avant, ou alors, dans certains cas, une évolution vers un monde meilleur.

Et même s’il existe bien sûr d’autre moyens pour refondre et, étapes par étapes, réussir à reconstruire un nouveau modèle. Et tout en préservant la paix. Mais c’est là plus difficile, il faut de l’expertise pour reconcevoir et aussi du vrai politique pour assurer le soutien et l’adhésion de tous pendant les phases de reconstruction [les pratiques de conceptions sont un objectif de ce blog et de son article principal à paraître].

Face à des concepteurs qui effectuent ce travail jour après jour, depuis des dizaines d’années, nos politiques et leurs idées à deux sous – dans le rare cas où ils en ont – sont justes et réellement à pleurer. C’est là simplement la naïveté, l’optimisme qui ont pu faire espérer quoi ce soit de leur part dans un pays où l’on octroie les postes de direction à ceux qui manipulent plus qu’à ceux qui connaissent le travail.

L’inversion historique

Alors s’il n’y a plus vocation à industrialiser, il n’y a plus forcément nécessité de tout rationaliser, il y a donc aussi à reconsidérer des procédés plus artisanaux. Inutile aussi de fournir une main d’oeuvre docile, et l’exode rural perd aussi de sa nécessité, et il est même logique d’envisager exactement son contraire, un exode urbain pour rééquilibrer. Et un exode urbain avec son corollaire, à savoir la relocalisation. Et donc une redynamisation des communes rurales.

Une loi Travail, ou reculer pour mieux sauter

Aujourd’hui, la loi Travail peut sans aucun doute permettre de créer des emplois en imposant aux salariés des conditions sur mesure pour les multinationales. Ces ministres qui n’ont jamais travaillé de leur vie dans le monde réel trouve sûrement de bon ton de penser que l’esclavagisme a des vertus. Et sur le court-terme, oui, il peut y avoir une croissance, mais ce ne sera jamais qu’un feu de paille. En creusant les inégalités, en humiliant les salariés un peu plus qu’ils ne le sont déjà, en créant plus de misère morale et sociale, plus de précarité, ils font juste que retarder l’exigence de vraies solutions et bien sûr rendent la situation plus délicate encore, en excluant de plus en plus de personnes de la capacité à ériger des alternatives. Pire encore, ils créent les conditions pour faire germer la violence et un terrorisme à la française.

Et bien sûr, en attendant la débâcle, il s’agira encore de faire payer la note aux collectivités locales, en étranglant les communes françaises, brisant encore parmi les effets de leviers restants qui eux permettraient à de nouvelles initiatives locales d’avoir une chance de prospérer ici ou là. Et donc d’être a contrario du mouvement et progrès naturels de relocalisation et par là-même des aspirations des citoyens français.

 

Un enfant frappé par les forces de l’ordre

Aujourd’hui, en France, dans notre pays qui se revendique comme pays des droits de l’homme, un enfant de 15 ans, au sol, très clairement déjà sonné, a été relevé par trois personnes des forces de l’ordre, et alors qu’il ne montrait aucune résistance, a été frappé violemment.

C’est indicible.

Une limite a été franchie et sans réponse très claire de notre gouvernement à cet acte de la plus extrême gravité aussi bien physique que symbolique, celle de frapper en réunion un enfant par des forces de l’ordre censées protéger la population, et plus que tout, ses enfants dans ce qu’ils représentent de plus sacré, ce gouvernement ouvre clairement la voie à la révolte.

Si l’état d’urgence devait persister sans une attitude exemplaire des forces de l’ordre et que s’y ajouteraient des frappes contre les populations et le lynchage des plus faibles dont  les enfants, alors c’est que l’on se retrouve dans le cadre de l’article 35 de la Constitution de 1793, à savoir que « (lorsque) le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Il ne s’agit pas là d’y voir seulement un article de droit justifiant la révolte, mais bien que ceux qui ont été capables de penser notre démocratie dans ses fondements estimeraient aujourd’hui ce gouvernement indigne s’il lui venait à l’esprit d’imposer des réformes par la coercition.

Et pas seulement celui-ci, mais aussi les précédents tandis que le renouvellement se fait que trop attendre au point de faire désespérer: n’est-il pas écrit que « Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; (qu’)elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs ».

Un enfant de 15 ans ne peut être rendu responsable des conséquences de la médiocrité de ces « élites » qui ne manquent jamais de s’appeler ainsi tandis que leurs attitudes et décisions défient le sens commun et tout spécialement auprès des jeunes, ceux-là mêmes qui rêvent d’un avenir avec des valeurs autres que celles d’un compte en banque.

Une prise de parole et une réponse exemplaire du Président de la République sont à espérer. Le lien de confiance entre cet enfant et notre pays a toutes les raisons de s’être brisé net ou pire encore que cet événement soit refoulé avec des conséquences plus graves à son avenir. Y-a-t-il eu une prise en charge psychologique et qu’est-ce qui a été fait pour lui apporter un légitime et officiel réconfort ? Estimerait-on justifiée la violence lorsqu’elle émane de l’Etat et de la même manière que lors d’opérations contre des forces terroristes à l’étranger ?

Les manifestations étudiantes resteront encore longtemps tragiquement associées au projet de loi Devaquet, et il s’en trouvera toujours parmi nous pour le rappeler.

Post Scriptum: Une semaine après les événements, Libération a publié un article témoignant de l’attitude extrêmement grave de forces policières, attitude qui ne peut s’exercer sans une volonté politique derrière elle. Les socialistes sont toujours les premiers au nom d’une morale qui leur reviendrait à exclure les personnes en les jugeant sans passer par la voie de Justice, et aujourd’hui, entend-t-on les voix de leurs associations ?

A un moment où ce gouvernement fait de la sécurité sa priorité, son seul résultat tangible est de mettre en culture les germes d’un terrorisme à la française … C’est proprement désolant de voir les erreurs successives s’enchaîner depuis des mois, depuis le succès de la COP21. Quelle différence faire entre l’extrême droite et ces pratiques d’Etat policier ?

 

Réponse à Tony, voeux pour 2016

En réponse au message de Tony qui suit:

« Bonne et agréable année 2016. Je vous souhaite de rencontrer l’audience à vos sujets et à vos projets futurs. Plus il y aura d’individus différents et qui veulent réfléchir, discuter, même si cela parait absurde parfois, plus nous pourrons envisager un renouveau politique et humain dans le temps. J’ai confiance. Salutations. »

Je vous souhaite aussi plein de bons moments pour 2016, et d’abord une bonne santé. Et de même, meilleurs voeux aux lecteurs de ce blog.
En un peu plus d’un an, plus de 1200 lectures pour près de 600 lecteurs, et aussi quelques abonnés. Et j’en suis très content, même si c’est bien sûr encore confidentiel. Et beaucoup moins, par exemple, qu’un autre site que j’ai créé pour un club de sport à vocation purement locale et qui n’a demandé aucun effort particulier ! Et où une simple rétrospective Photo a fait hier près de 400 lectures !
Quitter l’addiction de la polémique pour exercer sa réelle liberté ne se fait pas en un jour. Ce blog n’a nullement vocation ni intérêt à déplacer ces polémiques en son sein du jour au lendemain. Et les articles purement critiques ont encore de beaux jours devant eux.
Espérons effectivement que 2016 ne consiste pas simplement à « résister » comme le déclarait notre Président lors de ses voeux, et à utiliser notre « vitalité » vers ce renouveau dont vous parlez.
En 2016, grâce à l’appui des précédents articles et aussi de références extérieures à ce blog, je vais pouvoir écrire un article sur « les éléments essentiels à la conception ». Article qui sera une étape au-delà de mon article introductif sur la synthèse. Et à des résultats simples de travaux sur ce sujet menés depuis Aristote, Kant, Hegel et Hamelin ! La synthèse, cette opération essentielle à la représentation qui se manipule au jour le jour dans le logiciel. Et dont j’ai ainsi eu la vocation et la chance d’en comprendre et d’en expérimenter les enjeux sur cette matière si malléable.
Actuellement, on en est à redécouvrir Aristote et sans avoir atteint les premiers apports de Kant. Et je crois qu’on se contente simplement de revenir sur les résultats de ce dernier comme seule base d’une inutile métaphysique. Car si Kant a laissé entendre que la raison ne peut pas tout à elle seule, ce n’était certainement pas dans l’objectif d’abandonner la métaphysique.
Et donc il y a de l’espoir de se tourner vers de meilleures choses, tandis que le potentiel à changer de notre société post révolution industrielle grandit face à la concentration des pouvoirs et une désormais nécessité dépassée de soumettre à la chaîne, et y compris dans les services.
L’utopie ou l’absurdité, ce n’est plus de croire à ses rêves, mais de croire que le cauchemar de 2015 puisse continuer.
A bientôt !
Laurent

Renouvellement démocratique en France: l’initiative LaPrimaire.org

Une initiative magnifique vient d’être prise pour amorcer un renouveau démocratique en France et vient d’être relayée par un article de WeDemain.

Il s’agit du site LaPrimaire.org.

Leur site permet à de potentiels candidats de pouvoir se présenter et donc de mieux se faire connaître. Un nombre d’inscrits suffisant sur le site, et donc de votants sur cette primaire, donne alors une légitimité au candidat choisi.

En prenant de l’ampleur, cette initiative ne peut qu’être extrêmement constructive en permettant de recentrer les débats sur les idées et les projets.

Les partis politiques, opposés plus que nécessaire jusqu’à en être des ennemis jurés, peuvent y trouver leur compte à la fois pour éviter ces alternances destructives qui cassent les prédécesseurs, et aussi peut-être pour retrouver ce sens de l’intérêt général. Intérêt général dont le succès de la COP21 vient de montrer à quel point c’est une formidable aventure humaine, élément de base pour concilier les enjeux actuels.

Les deux fondateurs de LaPrimaire.org forment un improbable, complémentaire et attachant duo.

Il y a l’avocat, cet homme du droit qui connait les institutions et ce qui est possible de faire en toute légalité. Et qui a l’audace d’aller interviewer les politiques à l’improviste.

Et il y a l’ingénieur logiciel jeune génération. Vivant depuis deux ans aux Etats-Unis et impliqué jusqu’à il y a peu dans l’aventure d’une startup. Il a cet enthousiasme si répandu en Amérique et qu’on a tant besoin de montrer en France, cette manière d’argumenter en promouvant des solutions plutôt que cette sempiternelle affirmation de l’ego en critiquant les points faibles des autres.

Et à en voir leur boite de médicament contre l’impuissance politique, ils ne manquent pas d’humour pour remplacer l’arrogance si souvent présente dans les débats.

Dans l’immédiat, le succès de leur initiative dépend du nombre de personnes inscrites pour participer aux votes, de l’appui de Maires pour obtenir 500 parrainages, d’un financement possible à partir de 5 euros et aussi d’un implication pour participer aux votes.

Le principe du vote basé sur des études des systèmes démocratiques ne semble pas plus compliqué que celui que serait une « President Academy » sur un modèle désormais bien connu.

L’histoire ne fait que commencer et la suite n’est pas encore écrite. Elle ne dépend que de nous. Sans aller forcément la considérer comme La solution ou surtout y chercher une faille dans la primauté à donner aux idées plus qu’aux candidats, il s’agit au moins d’y voir une étape permettant de déverrouiller le blocage bien réel du politique.

PS Une autre initiative, Voxe, permet quant à elle de comparer les programmes pour les différentes élections comme cela a été le cas pour les régionales.

Tony Dupuis: « Entreprises criminelles … »

Par Tony, https://tonydupuy.wordpress.com

Ces attentats sont des gouttes de nitroglycérine qui font très mal et détruisent des vies. Elles sont projetées de par le monde, par des ignorants soumis, des fanatiques criminels sous couvert de religion. Tous ces actes sont programmés pour faire peur, créer le désordre, montrer qu’eux aussi savent être barbares, se battre contre l’ennemie : l’Occident chrétien. Les populations musulmanes souffrent de telles conduites, de tels comportements hors nature. Parce qu’elle n’est pas encore fanatisée, crétinisée, soumise. Les acteurs de ces sauvageries envoient un défi, une provocation aux gouvernements occidentaux. Ils veulent faire sentir le faible poids parfois de leurs puissances passagères. Le message est très clair : « Lors de vos dernières guerres imbéciles et non avenues, vous ne deviez pas faire l’erreur de laisser des centaines de militaires sans emplois, sans lois, ni de quoi nourrir leurs familles, avec ces millions d’armes à leur disposition, la récupération politicienne… Lorsque cela vous -la CIA et les groupes de pression militaires, américains, comme européens- intéressait de provoquer la panique en Amérique du sud, en Afrique, en Asie, vous nous avez formé, financé, armé… A présent vous allez payer pour votre orgueil, vos désirs de profits vos trahisons, etc. Nous allons terroriser vos populations…, au besoin les massacrer…»

Ils veulent rappeler aussi les abandons outrageants, leur mépris contre notre différence laïque…, les occupations coloniales du passé. Les temps changent mais les rancunes sont viscérales, les affronts inoubliables… L’Occident c’est tellement mal comporter !

Bien sûr, nous ne pouvons accepter sans dénoncer et sans résister contre de tels actes lâches et odieux, contre de tels détournements des consciences, des intelligences. Bien sûr, tous les jours nous devons nous battre contre l’obscurantisme, les intégrismes religieux pour préserver le peu de liberté qu’il nous reste dans nos existences, là, où que nous vivions, travaillions dans une entreprise, circulons dans la Cité. Nous devons nous tenir debout solidement et être toujours responsables, pour arrêter par notre courage, notre intelligence, ces menaces galopantes. Nous devons être tolérants, toujours fraternels, mais non dupes ; lorsque des agissements contraires à nos libertés sont engagés contre nous. Les réalités extérieures, ne les oublions pas, même si nous n’avons qu’une vision restreinte des réalités, des souffrances, des chocs vécus ailleurs… Redressons nos têtes et reprenons-nous avec discipline. Les guerres de conquêtes, de civilisation, de profits géopolitiques, sont des drames criminels de part et d’autre qui portent en elles, derrière elles des catastrophes, des calamités, des blessures, des cicatrices psychiques, des déséquilibres graves, la misère… Là encore, sous prétexte d’apporter la « démocratie ; » nous sommes responsables des contre-attaques qui sont menées contre nous. Elle -la démocratie- n’existe qu’en théorie -c’est une espérance- et non pas sur le terrain une réalité auprès de ces populations. Combien de temps faudra-t-il pour soigner tous les blessés, redonner confiance et dignité aux populations meurtries par nos déclarations de guerre passées ? Tandis que nous enterrons nos disparus -aujourd’hui- sous les regards de toute une Nation, grâce aux retransmissions télévisées !

Les préjugés, l’exclusion, le racisme, laissent derrière eux, sur le bord de l’autoroute du bien-être, – en Irak, en Libye-, des militaires sans emploi, des jeunes gens en rupture, des enfants sans familles, des désœuvrés fragiles, handicapés à cause du désespoir, de la haine que provoque toute ces souffrances, toutes les trahisons… la honte même d’avoir survécu pauvre et sans toit. En France des jeunes gens se radicalisent parce qu’ils sont abandonnés et ils trouvent refuge et soutien auprès de monstres qui les entraînent dans le néant…

Nous sommes tous responsables… C’est pour cela que nous sommes tous concernés. Mais nous ne devons pas accepter d’être lâchement attaqué !

Après 1968, nombreux furent ceux qui crurent que le monde allait changer. Ah, oui ! Le monde a changé ! Mais pas dans le bon sens, ni pour prévoir de bonnes conditions pour tous.

Réfléchissons tous sur ce que nous avons fait de ces mots glorieux : Liberté, Égalité, fraternité…

C’est très violent de vivre tous les jours, lorsque vous êtes regardé comme un intrus, un voleur, un étranger indésirable, alors que vous êtes né en France, dans un département français, dans une ancienne colonie française, que vous êtes français, vous, vos parents et vos grands-parents depuis des siècles. C’est très violent de ne pas trouver un véritable travail à la mesure de vos capacités, de votre volonté, de vos diplômes ; de ne pas pouvoir vous loger là où vous souhaiteriez vous installer, pour vivre dignement… Que les administrations vous conduisent de force dans une banlieue, comme pour vous écarter…

Nous vivons dans une société industrielle et technologique où tous, nous ne pouvons prétendre être photographiés dans les premiers rangs, ni sur la même marche lors des manifestations de la vie…

Nous devons tous travailler pour vivre, pour avoir de quoi payer notre loyer, accompagner, nourrir et éduquer nos enfants et aussi entretenir le bien être de notre famille, de notre Cité. Pour cela nous cherchons malheureusement de plus en plus à paraître meilleurs, à gravir plus vite les échelons professionnels, afin de mieux vivre grâce au nouveau gain obtenu par notre travail assidu.

Nous oublions que dans notre voisinage, il existe des déshérités, des malheureux en manque, même si ceux-ci par fierté, camouflent la réalité de leurs situations.

Ce n’est pas notre problème ?

(On ne peut aider que les personnes qui cherchent à l’être ! Seules les Associations parviennent à rentrer dans les brèches… L’État n’est plus la Providence pour certains de ses citoyens… Il n’y a qu’a comptabilisé le nombre d’associations caritatives et le nombre de centres « des restos du cœur » et tous pourrons se rendre compte du gouffre social, de l’étendue des abandons.)

Nous nous refermons sur nous-mêmes, emmitouflés dans notre cocon. Nous oublions qu’à l’extérieur, il y a des tempêtes humaines, des tremblements de terre, des cyclones dévastateurs, des inondations mortels, des catastrophes naturelles et leurs chapelets de victimes… Des guerres fabriquées et autorisées avec leurs milliers de cadavres, d’où des cortèges de familles détruites qui émigrent.

Et un jour les digues de la liberté d’expression, des libertés tout court sont abîmées par des tueurs fous furieux. Il y a des attentats, des morts sauvagement assassinés en pleine rue en banlieue (92), dans une entreprise de journalistes humoristes, (11ème arrondissement) puis dans un magasin cacher à Paris, 12 ème arrondissement) le 7 janvier 2015 en France.

Nous réagissons, pour condamner et hurler notre désapprobation, d’abord devant nos télévision le jour même et ceux d’après…, nous nous regroupons pour un grand rassemblement digne -le 11 janvier 2015,- notre révolte contre de tels actes criminels et leur lâcheté est visible dans les rues et Place de la République… Nous félicitons les brigades d’intervention, pour leur professionnalisme, pour leur rapidité, les policiers, les pompiers, les ambulanciers, les médecins, etc. Et après ? Que se passera-t-il dans les consciences dans un mois?

Ces événements tragiques nous réveillent, nous tiennent en haleine un temps où nous nous sentons choqués, ahuris. Dans un souffle nous rendons hommage aux disparus, ainsi qu’à leurs familles, puis l’existence et ses obligations quotidiennes reprennent leur place accompagnées à nouveau de nos assoupissements. C’était un mauvais cauchemar penserons certains, il ne faut pas empêcher les gens de vivre en ressassant ce drame, ces tueries ; pensons à autre chose.

Les jours suivants à part notre peur, nos émois et parfois le renouvellement de nos angoisses que cette barbarie recommence, très vite nous oublions nos souhaits de fraternité, de tolérance, d’entraide et de résistance à la haine.

Nous reprenons très rapidement nos habitudes et nos aveuglements. Nous oublions le cours de l’histoire de l’humanité… « Plus jamais ça ! » d’il y a soixante-dix ans…

Combien faudra-t-il de milliers de morts assassinés encore, -L’histoire récente du siècle passé, le vingtième, nous montre les morts, les disparus, parce qu’ils luttaient dans différents combats pour la liberté, le rejet des différences, etc.- pour qu’enfin nous évoluions vraiment, pensions et vivions autrement, face et en compagnie des autres, de tous ceux qui sont différents et qui viennent de d’autres frontières au Sud, des suds ?

Ce ne sont pas nos saccades d’émois, nos pleurnicheries, nos marches blanches sans lendemain, à chaque fois qu’il se produit un fait gravissime, – ceux-ci relayés par les Médias interposés- dans notre société, que ces comportements d’appoint nous tiendrons à l’abri de l’intolérable, du fondamentalisme, de l’obscurantisme ou du fanatisme religieux, de l’ignorance…

Depuis des décennies, à l’annonce de crimes odieux commis par des particuliers malades, de bavures policières, des règlements de compte entre bandes rivales, mafieuses ou de gangsters, il y a après coup l’organisation de marches blanches, des mouvements de protestations, sur le territoire national, où tous disent vouloir changer, faire évoluer la situation, la sécurité… Bien sûr pour les familles, les proches des victimes, de telles démonstrations de soutien, font chaud au cœur, redonnent du courage… Mais ce sont les lendemains où les mauvaises habitudes reprennent le dessus qui me font réfléchir. La spontanéité d’un jour ensemble ne résiste pas dans le temps… Je sais que chacun doit continuer de vivre, mais tout de même ? … Nous réclamons ouvertement ou à cause de ce grand élan et rassemblement, une protection. Mais notre protection, doit être apportée d’abord par nous-mêmes, en étant curieux, vigilant, réfléchissant, ouvert, tolérant et responsables. Tous les efforts administratifs ont un coût, dont nous serons tributaires tôt ou tard. Il n’y a rien de gratuit aujourd’hui ! Il ne faudrait pas que ce soit là encore, toujours les mêmes populations qui trinquent, qui subissent les conséquences, qu’elles soient tirées un peu plus par le bas… L’angoisse d’un avenir incertain ne doit pas nous empêcher d’avancer, de revendiquer des augmentations lorsque cela est nécessaire, la progression pour un équilibre d’occupation professionnelle pour tous ou du moins le plus grand nombre, en arrêtant de croire qu’il faut s’enrichir outrageusement à tout prix. Nous devons repenser le terme partage du travail sérieusement…

Il y a des solutions, mais elles devraient être tellement radicales parfois, que personne n’ose prendre la responsabilité politique pour un bon et définitif nettoyage. Pour différentes revalorisations dans le monde industriel, commercial etc. Parfois il y a tellement d’argent souterrain en jeu, que les forces de fonctionnaires, de gendarmerie, sont impuissantes devant la nouvelle montée sauvage de « l’appât du gain ; » qu’eux-mêmes, les garants de l’ordre public n’ont même pas les moyens de faire correctement leur travail de police… Il y a des troubles dans toutes les fonctions, mais dans certains secteurs, le déficit est plus important qu’ailleurs. Est-il possible d’effectuer des audits, de véritable analyses indépendantes et sérieuses sur le nombre véritable des personnes sans emploi, sans aucun revenu ?

Il ne faut pas trop se réjouir d’une prise par les douaniers d’une tonne de cocaïne,- annoncée par les médias- parce que dix tonnes sont passées au travers par un autre itinéraire… Mais je salue le travail d’enquête des professionnels qui sont aidés par des dénonciations voulues ou des imprudences pour disperser les surveillances…, ou bien brouiller les pistes… Bien sûr qu’il est regrettable d’entendre toutes les semaines qu’il y a eu des morts dans telle agglomération, suite à une histoire de trafic de produits stupéfiants, mais il faut savoir qu’un individu qui touche plusieurs centaine de milliers d’euros par jour, tuera pour conserver sa place et ses gains. Et là, même la police restera impuissante, un certain temps ; tant qu’il n’y aura pas une trahison, un décès ou une arrestation en flagrant délit.

C’est pour cela qu’il faut chercher à comprendre, les mouvements de bonne volonté dans la cité, si sincères soient-ils, n’ont pas de véritables suivis à long terme dans les consciences humaines. Peut-être quelques améliorations administratives, des caméras supplémentaires sont installées dans la ville où le drame à eu lieu  et par ricochet dans d’autres agglomérations ? Bientôt les agents municipaux seront armés, après cela se sera au tour des vigiles, A.D.S. Etc.

Que voulons-nous vraiment ?

Un mois après que se passera-t-il ?

Rien ne changera vraiment, même si, depuis un demi-siècle, il y a une forte évolution dans les comportements et mentalités des citoyens européens, mais malgré « la peur du gendarme » ce progrès est axé sur la consommation, le désir de paraître, d’acquérir toujours plus, et avec ce triste défaut du repli sur soi, malheureusement trop souvent règne l’égoïsme, l’incivisme. « Un bonjour, » cela ne coûte rien, qu’un petit effort pour proférer quelques sons en signe de sympathie.

Pour pouvoir s’exprimer sérieusement aujourd’hui, il faut répéter ce que disent les Médias, sans réfléchir personnellement et sans prendre de risques d’analyse auprès de son entourage, au travail, auprès de ses voisins même… Vers qu’elle bizarrerie de comportements allons-nous encore faire les beaux yeux ?

Pourtant, nous critiquons paraît-il le « langage unique. » Est-ce une illusion ?

Tous soumis et silencieux ! Tout cela pour être tranquille ?

Il n’y a que les paresseux qui se comportent de la sorte, sans avoir le courage d’émettre leurs propres analyses ; leurs propres réflexions, leurs propres opinions… Malheureusement ils sont très nombreux ! Quelque soit leur niveaux intellectuel, tous les individus ont le droit d’exprimer une expression qui leur est personnelle, sans pour cela qu’on veuille les mettre au banc de la société… Il n’est pas nécessaire d’être universitaire pour s’exprimer, tenir des discours critiques sur ce qui nous concerne dans la société, sur ce que nous ressentons ou espérons pour l’avenir…

A quoi servent toutes ces manifestations, – à la vue de tous ces drames, ces meurtres, etc.,- si derrière il n’y a pas une véritable prise de conscience générale, des changements de comportements positives et qui restent durablement pour nous transformer en mieux ?

A quoi cela sert-il de participer à une marche blanche en protestation d’une injustice, telle qu’elle soit, si le lendemain nous nous comportons comme des égoïstes, des amnésiques ou des irresponsables vis à vis de la misère matérielle des autres, ou alors si nous manquons de civisme ?

Pourquoi continuons-nous à agir comme avant, regarder l’autre de la même manière hypocrite, suspicieuse, parce qu’il vient d’ailleurs, est d’une ethnie différente ou bien a perdu son emploi ?

Et nous-mêmes, d’où venons-nous ? Comment sommes-nous et qui sommes-nous ?

Tant que nous ne bannirons pas de nos pensées, la méfiance, l’intolérance, nos suspicions discrètes mais perfides, ne changerons pas notre regard sur les autres, nous vivrons dans la peur d’être submergé et de ne plus être ce que nous sommes. Tant que nous resterons intolérants, fiers comme « un bar tabac » le jour, mais devenu un individu lâche, peureux qui frôle les murs après vingt heures, en ayant la crainte de son ombre projeté par un réverbère ; nous ne pourrons pas nous considérer comme des êtres responsables et évolués.

Nous ne devons plus douter. Sans un énorme effort de chacun vers le sens des valeurs, il n’y aura pas de changement catégorique, simplement des glissements par ci par là. Ces changements de pensées ne deviendront jamais assez puissants pour former un rempart contre la haine, le racisme, la violence et l’obscurantisme.

Il est temps de tout faire pour que vivent ensemble comme par le passé les différentes populations et ses religions. Formons un gigantesque « kaléidoscope de situations et d’attitudes » (N. Bacharan « les noirs américains », p.475) pour que règne la paix.

Nous devons penser à nos défunts, les vénérer, créer en ce sens leur immortalité, mais surtout n’ignorons plus les morts de par le monde qui ont péri pour que nous puissions être libres, aussi ce que nous sommes devenus pour certains et sur le point de l’être pour d’autres populations…

Les politiques professionnels gouvernent leurs pays, sous les ordres des groupes de pression représentants les banques et les industriels internationaux. Les députés eux représentent la population. Ce sont les citoyens qui élisent leurs représentants, lors des élections législatives. Nous les citoyens nous sommes responsables du choix de nos votes dans l’urne. C’est le seul pouvoir que nous ayons qui puissent faire bouger les mentalités politiques : le vote. Mais pour agir intelligemment ou pour le mieux de nos espérances, nous devons nous informer, nous instruire et surtout nous intéresser à tout ce qui concerne le pays, notre région, la cité où nous résidons, etc. Cela doit être le fait de tous les jours. L’être humain qui travaille, se lève tous les matins pour se rendre dans une entreprise, cette personne fait et participe à la politique citoyenne et non politicienne.

Nous avons oublié pour la plupart -les descendants d’émigrés- d’où nous venons, d’où venaient -nos aïeux-, nos grands-parents ou parents. Il ne suffit pas d’avoir une nationalité, il est nécessaire de connaître les sources de nos origines…, de ne pas les renier lorsque l’on est jeune et ignorant, bien sûr en respectant toutes les règles, les lois du pays qui nous accueille.

Trop souvent par une peur absurde, un égoïsme doublé d’un orgueil peureux, parce qu’il nous semble avoir réussi à franchir différentes étapes matérielles, nous oublions que nous sommes des descendants d’immigrés -connaissant la multitude de guerres, de conflits qu’a connu la France, depuis Charles Ier Le Grand, (de la dynastie des carolingiens) le nombre des assaillants et adversaires venus de toute l’Europe et même du sud de la Méditerranée, cela fait beaucoup de métissage, de brassage d’individus…,- à un moment de notre histoire humaine. Nous avons alors tendance à devenir : « plus royaliste que le roi », par peur, ignorance…

A force de dire qu’il ne faut pas se référer au passé, trop d’individus ignorent les hauts faits de l’histoire de France, -ou celui de leur pays d’origine- celle de la construction des différentes étapes qui ont précédées l’histoire de leurs familles, suites aux multiples invasions la réalité de leurs origines. Bien sûr qu’il ne faut pas se morfondre dans une quête d’un passé qui deviendrait nostalgique, ni rabâcher sans cesse des souvenirs douloureux ; mais en prenant conscience de ses réalités, le temps de notre vie sur terre, nous deviendrons plus sérieux dans notre approche de responsabilités.

Depuis le début de la civilisation Gallo-Romaine, puis après la partage de l’Empire français à la fin du règne de l’Empereur Charlemagne, il y a eu des guerres, -il y en avait déjà avant malheureusement- des conflits, des mouvements de populations. Toutes ces périodes de combats guerriers ont brassé des millions de femmes, d’hommes, venus de toute l’Europe, même d’Asie, d’Afrique, ou d’Asie Mineur ; d’où sont issus ensuite des millions d’êtres humains métis dans toute l’Europe.

Alors : le RACISME qui, créé tant de dissonance, de meurtres, de haines, d’injustices… Qu’est-ce ? Quel est la valeur de cette usurpation morale ?

Où se trouve son authenticité, où est son ancrage à ce cancer, l’intolérance ?

Nulle part ! C’est la pire invention imbécile de l’homme en politique politicienne !

Depuis que le monde est créé ses métastases ne font qu’augmenter et bientôt tout asphyxier, sans jamais tuer les bêtes immondes qui le propagent.

De nombreuses entreprises multinationales sont « multiculturelles et multiraciales » par les appartenances de leurs dirigeants, actionnaires, à d’autres pays, à d’autres ethnies… Mais eux, comme ils sont puissants et riches leurs couleurs de peau passent inaperçu…

Nous consommons tous les jours des produits qui sont fabriqués à l’étranger, souvent certains habits sont fabriqués par des enfants d’ailleurs, qui ne sont pas protégés comme notre progéniture…

De nombreux bâtiments, immeubles, de propriétés, des châteaux en France sont achetés par de riches propriétaires venus du monde entier et je m’en réjouis… Par des personnages politiques issus du peuple africain, asiatique… Le club de foot « le Paris St. Germain » est acheté par le Qatar… Ses joueurs touchent leurs payes grâce à l’argent du pétrole étranger… Les sportifs spectateurs, les supporteurs achètent les billets et sont toujours présent aux rendez-vous au stade, même les spectateurs exultent chez eux, lors des matches télévisés ; alors ? Où est la prise de conscience ?

Le racisme ? Il a plusieurs visages malheureusement, c’est comme la connerie humaine !

Au dix-neuvième siècle les vagues d’immigrations furent voulues et commandées par les autorités françaises, à la demande des entrepreneurs, après le désastre de 1870. Ensuite se reproduit la même volonté, lors et après le premier conflit mondial de 1914 à 1918, pour reconstruire le pays qui manquait de bras. Ces périodes ont vu l’afflux de milliers de personnes venues du nord et nord-est de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique du nord et sud Saharienne, aussi des colonies d’outre-mer, etc. Après le deuxième conflit mondial, la demande de main d’œuvre à été encore renouvelée grâce à une venue massive d’Italiens, d’Espagnoles, de Portugais, d’Antillais et d’individus venus de d’autres pays, du Nord comme des Suds…, pour reconstruire, là encore le pays…

Les politiciens ont une grande responsabilité en mettant d’une manière erronée parfois en avant les crises de sécurité pour des raisons politiciennes, dans le conflit qui oppose certains citoyens français à d’autres qui le sont tout autant ; mais qui viennent de d’autres horizons. Ceux qui veulent que les boucs émissaires soient les personnes qui sont différentes – des noirs et des arabes- ont réussi depuis plus de cinquante ans à mettre la pagaille… Les journalistes aussi ont leur part de responsabilité à cause des mensonges répétés et la non explication de l’histoire véritable.

Jamais les immigrés venus des pays du nord, -nord est, nord-ouest,- de l’Europe ne sont inquiétés, ni montrés du doigt outrageusement, même si ceux-ci n’ont pas obtenu la régularisation de leurs demandes de papiers d’identification ou de cartes de séjour etc. Ils sont là, sur le territoire national, à la vue de tous les fonctionnaires, -ceux-là même qui répriment lors des contrôles « l’immigré » venu lui des suds- tranquille, travaillant, voyageant librement et sans aucun problème de contrôle au faciès, ni autre, dans la rue ou dans les transports en commun ; on dirait qu’ils sont transparents « ces européens-là. »

(Pour ma part, tant mieux si ces personnes travaillent, vivent parmi nous, tous ont le droit aux mêmes espérances de progrès. Mais qu’il n’y ait pas : « deux poids et deux mesures », toute cette hypocrisie, cela irait beaucoup mieux sans cette injustice.)

Il est déplorable qu’ils montent -les journalistes- en épingle des faits isolés et non gravissimes chez certaines ethnies et qu’après par révoltes et provocations de la part des membres de la Communauté attaquée, montrée du doigt, quelque chose d’anodin au départ devient un semblant de gros chaos social et politique sur le sol national. Certains gouvernement ont agis sous l’emprise de l’émotion populaire, ou bien par idiotie politicienne, -elle existe croyez-moi- tout en pensant se mettre en valeur, plutôt que de rechercher à agir par diplomatie, tolérance et intelligence… L’importance accordée à deux ou trois cas du port du foulard à l’école par des fillettes est d’une imbécillité de la fin du vingtième siècle… Nous en subissons et nous voyons la suite de cette situation, les résultats néfastes, aujourd’hui. Je suis même persuadé que, tout cela a été déclenché par certaines personnes pour mettre la zizanie entre les communautés opposées.

Il ne fallait pas ouvrir la brèche de l’idiotie caractérielle et franchouillard ! Lorsqu’un occidental se rend dans un pays musulman, il ne peut pas se comporter n’importe comment dans la rue, sous peine d’être emprisonner… Le désir de liberté ne donne pas tous les droits !

Le désir d’informer ne devrait jamais être subordonné à celui de vendre du papier ou des informations à tout prix.

(Attaquer de cette manière-là, des écolières, lorsque l’on sait que répercuter par les médias aux yeux de millions de téléspectateurs, toutes les victimes enfants font pitié ; les adultes de l’autre camp, n’ont plus qu’à appuyer sur le bouton déclencheur, pour appliquer la contre-attaque. Le port du voile et d’autre petits accrochages, sont exposés en première page des journaux et cela abouti à créer des boulevards de provocations, de ressentis douloureux, d’où surgira une rancœur, une intolérance de par et d’autre, de continuelles provocations au nom de « la liberté » que nous mettons en avant, entraînant avec elle la haine et le mépris… Nous nous sommes piégés nous-mêmes !)

Il est tant que cela cesse, que les responsabilités soient reconnues et condamnées, pour une paix citoyenne retrouvée.

Le racisme et la xénophobie, n’ont plus leur place chez les esprits intelligents ! Chacun doit respecter les coutumes et les mœurs du pays qui les accueille. Cela n’a pas été le cas… La faute à qui ? La peur d’être déclaré « raciste ou intolérant, » pour une fois nous aurions dû imiter le comportement des pays qui laissaient partir à l’étranger leurs ressortissants ; faire appliquer les conventions et le respect des lois, celui du comportement social, tout en préservant certains particularismes de vie et des coutumes…

Depuis des décennies il y a eu des améliorations sur le sort de certaines personnes qui n’étaient pas prises en compte, ni considérées comme des individus comme les autres, en Australie, aux États-Unis, en Rhodésie, en Afrique du Sud, dans d’autres pays, la Réunion, Madagascar, en Europe, etc… À cause des cancers criminels : « le racisme et le paraître supérieur. »

(Les marches dans le monde pour l’obtention des droits civiques, les manifestations mondiales contre l’apartheid et ses injustices ; nous ne les avons tout de même pas oubliés ?)

Mais bien vite à cause de la distance, les chemins d’ententes sont très longs, les mauvaises habitudes sont tenaces, les défauts et la mauvaise volonté, ainsi que les mauvais comportements envers autrui persistent… Chez certains même, le virus raciste est passé dans leurs gènes depuis des générations, les adultes le transmettent à leurs descendants…

Nous n’allons tout de même pas attendre que cela devienne une « mode, » pour nous impliquer encore plus, dans le vrai combat de la réhabilitation des exclus de tous les pays et de toutes les confessions ?

La réconciliation immédiate doit être l’objectif de tous !

Même si tout ne sera pas parfait, nous devons réparer le mal qui a été causé, ne pas reproduire les erreurs du passé et nous côtoyer fraternellement.

Nous devons continuer à nous méfier pourtant, des dérives intégristes de toutes les sortes, de tous les horizons, de toutes les religions, pour enfin vivre tous ensemble, en paix et en harmonie. Arrêtons de nous leurrer. L’Égalité est un vœu pieux, mais cela n’est pas possible entre tous les humains… Mais des voies de progrès existent, empruntons les. Nous pouvons partager plein de biens différents et utiles ! Commençons par réparer nos injustices, en donnant de la considération, du travail, des logements dans des quartiers où résident toutes les ethnies, différentes religions, aussi de la reconnaissance intelligente aux populations d’émigrés venus des suds de la Méditerranée.

Le régime Communisme a essayé en vain un type de partage, de vie en commun et ce régime s’est effondré. Celui du Capitalisme n’y arrivera sûrement pas non plus, car il montre déjà ses limites et ses failles. Le libéralisme égoïste n’est pas non plus la seule solution… Mais ces échecs ne doivent pas nous empêcher de croire à l’espérance d’une réelle fraternité entre les êtres humains, d’un mieux vivre sur la Planète. Nous devons continuer à profiter de nos différences utiles et constructives, dans toutes les couches de la société, dans toutes les entreprises et dans toutes les administrations. Nous devons chercher les solutions car elles existent, ce progrès-là est possible…

Que chacun s’exprime s’il le peut en confiance, prenne ses responsabilités à bras le corps, dans notre société, dans chaque région pour : « le vivre ensemble intelligent et durable, » même si certains discours de paix, de partage ne plaisent pas, ne trouvent pas une attention générale…

Même si mes expressions semblent naïves, j’ai rêvé et je rêve-en hommage à un homme illustre qui fut très critiqué en son temps, même emprisonné- encore d’un monde meilleur. Aujourd’hui je souhaite que l’humanité soit responsable vis à vis des autres, femmes, hommes, enfants, forts, faibles réunis. Que les guerres, les déplacements de populations pour des raisons marchandes et politiciennes, que les assassinats soient bannis de notre quotidien, de nos mentalités pour que la tolérance, la fraternité, soient le ciment solide entre tous les êtres humains au vingt et unième siècle et après.

Les milliers de bateaux qui sont partis par le fond, coulés en Méditerranée avec à leurs bords, des milliers de femmes, d’hommes, d’adolescents, d’enfants, depuis deux ou quatre décennies, sont les supports fragiles, puis les cercueils des assassinés par l’indifférence occidentale, parce qu’ils venaient des suds ; mais ne les oublions pas eux aussi.

Comme dirait Barack Obama : « mon rêve n’est pas d’un optimisme aveugle et indifférent aux souffrances du monde encore moins un désir égoïste de faire rapidement fortune dans un pays d’abondance…1 »

Tous ces disparus, pourtant avaient au fond d’eux des rêves, des souhaits, une grande rage de survie…

Mon désir est de participer anonymement et à distance, dans mon intérieur, au rassemblement fraternel international. Il est toujours possible de perfectionner « ses comportements pour que réussisse le vivre ensemble ».

Qui fabriquent les monstres, les assassins ? Malheureusement notre société et ses injustices criminelles qui, sont répétées depuis des siècles par les plus puissants, les décideurs, les militaires !

Lorsque quelqu’un de notre connaissance se trompe, s’égare, que faisons-nous pour le renseigner, l’aider ?

Aujourd’hui, qu’il n’est pas politiquement correcte de dire ce que l’on pense en toute franchise, sans être accusé de créer une apologie à la barbarie… de la haine raciale, ou de causer des amalgames supplémentaires. Comment pouvons-nous prétendre hors des grands mouvements de manifestations contestataires, rester rassemblés et fraternels, pour que vive la liberté d’expression ?

Certaines administrations sous prétextes de protection anti-terroriste, ont commis des amalgames et d’autres ont fait du zèle… Les accusés n’étaient pas des oies blanches, certains traînaient d’énormes casseroles, mais tout de même ! Où se trouve la liberté d’expression tant qu’elle ne tue pas ?

Je ne suis pas une personne politique, je peux dire mon désaccord au sujet de certaines condamnations récentes à l’écoute de certains messages, suites aux événements du 7 janvier 2015. Je peux critiquer les décisions de justice, prises à chaud et sous le coup de jugements arbitraires, vindicatifs, émotionnelles. Il y avait matière à débattre sereinement… Je suis persuadé que bon nombre de condamnés ont voulu faire un bras d’honneur à la société en provocations sur le Web ou dans la rue, sur le papier, sans pour cela vouloir ébranler la sécurité de l’État ou des Administrations Républicaines. J’avoue que ce sont des propos imbéciles, plutôt qu’autre chose… Dans bien des cas, une amende ou un rappel à la fraternité et à la tolérance aurait prévalu. Mais où s’arrête : « la liberté d’expression verbale? » Il ne devrait pas avoir encore quand cela arrange les uns : « deux poids, deux mesures » ! N’oublions pas que nous manifestions pour la sauvegarde de : »la liberté d’expression. »

C’est celle-là, la grande question d’actualité, pour aujourd’hui et pour demain.

Il ne suffit pas de suivre un mouvement, parce que cela fait bien : « j’y étais. » Il faudrait que pour soi, nous-mêmes, cela devient un réveil véritable à la quête des vraies valeurs, un engagement sérieux, vivace, respectueux, anonyme ou pas et cela tous les jours, pour un renouvellement de nos prises de conscience, de nos comportements vis à vis des autres que l’on ne voit pas, ne regarde même plus.

Là nous pourrions proclamer notre ferveur par l’action personnelle,.

Je considère que l’on peut tout critiquer, (même ce texte vous avez le droit de ne pas l’apprécier) que l’on peut rire de tout et sur tout, sans méchanceté.

Je ne suis pas « Charlie, » puisque ce n’est qu’une phrase, un slogan, qui dit ce qu’il a délivré comme message. Je soutiens l’Hebdomadaire satirique, son œuvre, ses Artistes et ses employés… (Je me suis abonné. Avant j’achetais un numéro de temps en temps.) Je rends personnellement un hommage sincère aux victimes des assassinats. J’apporte mes sincères salutations aux familles. Mais je reste moi, avec mon besoin de dire ce que je pense en conscience, même si, dire certaines vérités lorsque l’on est un anonyme, cela paraît prétentieux et ne fera pas plaisir à tout le monde par la suite. J’aimerai tant que ce texte soit public pour pouvoir en débattre consciencieusement avec d’autres personnes.

Si nous ne prenons pas garde et ne changeons pas nos regards méchants envers les autres, tout peut recommencer à n’importe quel moment. La peur n’empêche pas le danger !

Ici-bas, tout ce qui est créé, écrit par un homme, même si celui-ci par sa spiritualité, son travail de prêche ou de recherches théologiques, de l’absolue, de la sagesse intellectuelle pendant toute son existence, son exemple de vie, devient à sa mort un Saint, un bien heureux ou un Prophète, aux yeux de ses contemporains, cette situation peut être remise en question, étudiée ou critiquée, sans que pour cela ce soit du blasphème, ou de la provocation.

Les premiers siècles de l’Islam montrent à tous ceux qui ont eu la possibilité intellectuelle d’étudier les premiers textes, ceux qui ont pu aussi lire quelques textes ou ouvrages concernés, l’histoire réelle du Prophète Mahomet, celle de sa famille, la fragilité de certains supports religieux et mystiques du début de l’Islam, parce qu’après son décès ; il y a eu la guerre de succession au Califat, des assassinats de membres très proches aptes à lui succéder, son gendre et d’autres membres de sa famille qui prétendaient à sa succession ; ensuite un travail philosophique et théologique de reconquête et de conversion généralisée sur les populations de l’Arabie et des pays voisins du golf, avant de s’étendre par la guerre de religion de 632 à 750 l’une des grandes périodes d’expansion, en Afrique et en Asie…, Les musulmans ont tenté de conquérir l’Europe. Le sud de la France, l’Espagne ont été sous la domination des Maures un temps… Il existe toute une architecture Mauresque et Arabe, des vestiges dans le sud de l’Espagne…

Il faudrait se renseigner aussi sur un minimum de connaissances : « après le décès du Prophète Abou Bakr fut le premier Calife. « *2Ali son cousin et son gendre qui avait épousé sa fille Fatima est reconnu comme le détenteur de la lumière divine. Le Prophète Mahomet lui est le détenteur de la prophétie. Il y a deux grandes branches dans la religion musulmane suite à l’assassinat du gendre du Prophète, il eut un schisme, d’où les « Chiites » se distinguent entre eux par le nombre de descendants d’Ali et de Fatima. Il y a plusieurs ramification de descendance chez les Chiites, dont les Ismaéliens…, puis les « Sunnites » sont défenseurs d’une application plus souple de la doctrine musulman. Pendant la période succédant au Prophète le Calife Moawiya fondera la dynastie héréditaire des Omeyrades. »

« Plusieurs tribus Sunnites d’Irak s’unissent aujourd’hui aux djihadistes de l’État Islamique- DAECH- en Irak et au Levant, en vue de l’instauration d’un Califat Sunnite entre l’Irak et la Syrie.

La grande différence entre les Chiites et les Sunnites : les Chiites considèrent l’Imam comme un descendant de la famille Prophète Mahomet, comme un guide indispensable à la communauté, tirant son autorité de Dieu.

Les Sunnites acceptent que les autorités religieuses et politiques soient fondues dans la même personne. Les Chiites prônent une séparation claire.

Au Maroc, le roi est le commandant des croyants. Dans ce pays les musulmans sont majoritairement Sunnites. »

C’est pour cela qu’ici en France bien des thèmes, des discours et projets politiques échappent à notre compréhension. Il faut vraiment faire de gros efforts pour comprendre et envisager l’avenir et contrecarrer toutes les menaces agressives. C’est compliqué, mais pas impossible.

Le simple pratiquant musulman, comme le simple pratiquant chrétien, ne sait de sa religion que ce qu’on lui enseigne. Sa foi, si celle-ci est bâtit sur des mensonges arrangés, des récits traduit et transformés au cours des premiers siècles, -comme pour les autres religions monothéistes- il ne le sait pas, s’il ne cherche pas à étudier à un niveau assez élevé… Tout le monde ne peut pas étudier les premiers textes religieux dans la langue où ils ont été composés…

Toutes les critiques telles qu’elles soient sont constructives, si bien sûr, nous prenons la peine d’y réfléchir sereinement et respectueusement, sans chercher à provoquer l’autre par son discours, sa non croyance qui est une liberté autre…

Souvent notre orgueil mauvais conseiller en prend un coup, à cause de la découverte de nos ignorances. Lorsque l’on apprend pour certains, alors que l’on est adulte, le poids des ans pesant sur nos épaules, que nous avons été dupés depuis l’enfance sur l’authenticité de certains textes dits sacrés ; de ne pas pouvoir poser des questions parce que les dogmes sont érigés en « mystères… » Souvent il est difficile de faire marche arrière et de dire ouvertement : « je ne crois plus en cette religion !»

Qu’elles sont les personnes qui distinguent, ou désignent tel être humain comme un : Saint, Pape, Imam, Patriarche, Prophète… ?

Les hommes lettrés et puissants !… Ils sont seulement des êtres humains !

Lorsque j’ai compris que l’être humain n’est pas parfait malgré toute sa culture, qu’il n’a pas encore atteint un degré de science et de maturité hors toutes critiques, je deviens septique et non croyant. Même si des textes disent qu’il est – l’homme- créé à l’image de Dieu. Sur terre rien n’est parfait !

J’aimerai croire en Dieu, j’ai été baptisé bébé, élevé dans les règles de la religion Catholique jusqu’à l’âge de dix-huit ans… Enfant j’avais la foi… J’allais à la messe tous les jours. J’assistais aussi plusieurs fois par semaine aux complies, aux vêpres, etc. Adolescent, je participais à la prière dans la chapelle tous les matins et assistais à la grand-messe tous les dimanches.

Jeune adulte, j’ai cherché, cherché Dieu, je ne l’ai pas trouvé. Sans protection, je ne l’ai pas vu auprès de moi…, quand je réclamais son aide. J’ai dus me débrouiller seul, tout déséquilibré que j’étais depuis cette date…

Pourtant, même si je ne l’ai pas rencontré et ne crois plus à sa réalité telle que l’on me l’a enseigné jadis. Je respecte la croyance des autres personnes. Je ne désespère pas ; mais ne comptez pas sur moi pour faire ou approuver une guerre de religion. Ou bien montrer du doigt celui qui ne serait pas d’accord avec mes positions, à moins que -bien que je ne craigne pas la mort,- qu’il veuille attenter à ma vie, parce qu’il ne me respecte pas…

Je me discipline à respecter les individus qui croient, ceux qui ont la foi en confiance en toute humilité, non pas les fanatiques politisés, les intégristes orgueilleux qui ne sont que des manipulateurs, des menteurs, des fous aventuriers.

J’oriente mes souhaits, mes désirs, mes appels, vers d’autres courants de pensées et de réflexions spirituelles et vers l’intelligence fraternelle.

L’un de mes humbles messages pour l’humanité consiste à souhaiter :

« Au de là des ethnies, des religions, de par le monde, aidons-nous les uns les autres, tous les jours. Rendons-nous tous vers les mêmes finalités : l’honnêteté, la responsabilité, le respect et la tolérance envers les autres, la protection de nos valeurs, de notre culture, le partage d’une autre culture pour notre enrichissement personnel, la protection de nos enfants et celle de nos parents âgés. Cessons de nous comporter comme des aveugles et des amnésiques. Instruisons-nous à bon escient encore et encore au contact des autres à tout âge… Ne nous laissons pas entraîner dans les conflits stupides… L’ignorance est la pire des bombes destructrices de l’esprit. A cause de ce fléau, tachons d’œuvrer pour l’instruction générale, de tous les humains où qu’ils se trouvent dès l’enfance.»

Si vous le pouvez après avoir lu ce texte, quelle que soit votre opinion sur ma prose et mes idées, recherchez s’il vous plaît pour plus d’informations sur Internet où ailleurs, les discours sur la paix, la tolérance, des hommes illustres et au passage, rajoutez donc le discours que Barack Obama prononça à Philadelphie le 8 mars 2008. Ce qui est dit dans ce discours sur la race, vaut pour toutes les époques, et pour tous les conflits où le racisme est la mèche allumée avant l’explosion.

Vous vous rendrez compte que malgré toute sa volonté, ce chef d’État, des E.U, ne peut pas faire la politique qu’il voudrait pour le bien de tous. Car ce n’est pas lui qui gouverne, ce sont les Grands Industriels, les grands Financiers et l’Armée.

Le 13 novembre 2015, les Islamistes de Daech cause l’effroi et la terreur pendant plusieurs heures à la tombée de la nuit dans Paris. Les fous furieux criminels s’attaquent à une population de personnes adultes innocentes. Ce sont des individus jeunes et de toutes conditions, de plusieurs ethnies qui ont été attaqué. Ces personnes aiment les festivités, la musique, le sport. Ils aiment les formes de liberté que la Nation leur offre.

Luttons contre nous-mêmes, contre notre paresse, pour comprendre un peu mieux ce qui se trame ; ce que certains politologues, certains spécialistes, journalistes et experts de l’Orient, de l’Islam, nous expliquent, sans toutefois vraiment éveiller les consciences, l’attention du plus grand nombre de nos concitoyens depuis des années.

Nous devons nous discipliner à une étude sérieuse à ce que vivent les autres habitants des pays orientaux, des autres peuples d’Asie Mineure, après la fin de certains conflits guerriers. Certaines crises industrielles, immobilières et boursières sont aussi responsables d’une surenchère agressive. Ce qui peut entraîner certaines réactions dans les esprits des civils survivants. Ceux qui ont été lâchement agressés, envahis militairement, appauvris sans raison autre que le profit, sous prétexte d’amener à ces populations : « la démocratie, » parce que les dictateurs qui gouvernaient avec l’aide et le soutien politique des occidentaux, devenus puissants, se croyaient forts et inattaquables ; ils ne voulaient plus jouer le jeu du vassal… Ils ont été assassinés. Après tout ils n’étaient que des dictateurs !

Suite aux différents conflits au proche Orient, la guerre du Golfe en 1991, c’est la réplique contre l’annexion du koweït par l’Irak en 1990 ; la guerre des Russes en Afghanistan 1989, puis les Américains en 2001contre les Talibans et leur Islamisme radical. À nouveau l’attaque de l’armée Américaines contre le régime l’Irak en 1998 et la chute de Saddam Husayn en 2003. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy qui avait invité Mouammar Kadhafi à l’Élysée… le conflit en Libye suite aux contestations en Tunisie(1), en Égypte(2), d’où le départ du pouvoir du président Abidine Ben Ali(1) Hosni Moubarak(2) suite aux pressions des populations. (Printemps arabe) Le pouvoir en Libye à son tour rencontre une forte contestation ? Mouammar Kadhafi en tant que guide de la révolution de plusieurs décennies (41 ans) fait réprimer la révolte par les armes et par des bombardements aériens. Pour protéger la population des violences de la troupe, éviter la guerre civile, le conseil de sécurité des Nations Unis adopte une résolution au printemps 2011 pour l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne en Libye. Le régime subit des défaites militaires, suite à certaines défections d’officiers…, durant l’été de la même année les insurgés rentrent dans la capitale à Tripoli. La chute, puis la mort du Mouammar Kadhafi est en fuite avec sa famille… Quelques mois plus tard, à l’automne le dictateur Kadhafi trouvera la mort en tentant de s’enfuir dans un convoi routier, lors d’une attaque.

Là encore, des milliers de militaires se retrouveront sans emplois à la fin de ces conflits, (conservant toutes leurs aptitudes de techniciens guerriers, leurs stocks d’armes, et leurs expériences de soldats, etc…) sans véritable gouvernement et chefs. Toutes ces personnes adultes ont des familles qu’elles doivent nourrir et entretenir. Les officiers comme mercenaires s’offrent au plus offrant, la troupe suit ou bien elle est enrôlée de force ou sous la menace d’exactions contre leurs familles… Ces personnes ont subi toutes sortes de trahisons, de douleurs ; elles ont faim et veulent survivre coûte que coûte. Il faut déjà comprendre cela et pour plus de renseignement lire les journaux qui relatent de ces faits, certains livres, (le Courrier international- hors-série N° M04224 du dernier trimestre 2015,) etc., avant de vouloir partir en guerre pour se venger contre une population qui elle aussi est victime des amalgames, des confusions, Islam, intégrisme, arabe, musulman. Il ne faut pas confondre !

Tout cette folie barbare, criminelle est condamnable ; mais, nous sommes les occidentaux responsables de n’avoir pas su et vu venir l’effroyable, la catastrophe annoncée depuis des décennies. Nous nous pensions, il y a quelques années que, les banlieues des grandes agglomérations s’embraseraient par la révolte des jeunes gens oubliés… Nous nous apercevons aujourd’hui avec retard, malgré tous les efforts des services de renseignements, que l’État manque de moyens et de personnels pour surveiller tout le territoire d’une manière efficace…

Il ne faut pas avoir peur, même si la crainte fait réfléchir, malgré tous les témoignages internationaux des dirigeants, de dire que les investigateurs de toute cette rébellion macabre, de toute cette barbarie, ce sont les envahisseurs militaires et industriels de hier, des années précédentes, les occidentaux, leurs armées et leurs croisades successives pour imposer par la force une sorte de démocratie ; après que les dictateurs furent renversés avec leurs accords et soutien qui, sont en quelque sorte les responsables avec notre soutien quotidien et nos aveuglements…

Mieux étudier plus franchement, ce désir de changement partait d’une bonne volonté, mais voilà, il y a eu des mensonges, des trahisons, des guet-apens, des désirs aveugles de possessions et de profit… Qui ont abouti en contre-attaque à des dérives totalitaires, radicales, xénophobes, intégristes et barbares.

Les êtres humains forts de leurs puissantes armées sont devenus pour certains responsables des « apprentis sorciers, » ayant perdu toute mesure. Ils se trouvent confrontés à leur propre arrogance, à leurs propres faiblesses, à leur propre aveuglement. Malgré l’existence de nos torts passés, nous ne pouvons plus accepter d’être à nouveau les cibles des criminels kamikazes, aux assassinats gratuits d’innocents. Nous ne pouvons plus fermer les yeux devant les ouragans intégristes. Il est grand temps de soigner nos blessés, d’enterrer les disparus avec le plus grand respect pour leurs familles. Nous devons nous souvenir longtemps : pourquoi et comment ils ont été lâchement assassinés. Nous devons réfléchir sérieusement à la reconstruction fraternelle, à apporter pour cicatriser toutes les blessures, les traumatismes, la tolérance ; inventer à nouveau une entente cordiale, multi culturelle, religieuse et laïc. Sur notre planète il y a de la place pour tous, à part égale ou selon les moyens de chacun. Recréons vraiment l’esprit : « d’égalité, fraternité, liberté. »

Les mots ne suffisent pas pour tout améliorer. Nous devons nous impliquer tous dans l’action journalière, la confiance vraie, la compréhension des uns et des autres, de toutes les conditions ou ethnies….

Disons non, une bonne fois pour toute à l’angoisse panique. Ces attentats perpétrés dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015 dans Paris, et sa proche banlieue nord, nous ont tenus en éveil et émotionnellement le lendemain et les jours qui suivaient, ne doivent pas nous faire désespérer en vue d’une réconciliation véritable à venir…

Déjà par le passé au vingtième siècle pour des raisons différentes la France a connu des périodes de doute, quelques vagues d’attentats terroristes et des morts assassinés… Ainsi que d’autres pays européens… Nous n’avons pas su tirer toutes les leçons de ces événements sanglants, sur le plan politique comme humain. Nous n’avons pas fait vraiment attention à nos faiblesses occidentales dès 1979, lorsque ayatollah Khomeini réfugié en France, a lancé ses attaques à la radio de son pays contre le Chah d’Iran, en vue de le faire abdiquer. Après le départ de Mohammad Reza pour les E.U., il est arrivé au pouvoir comme le « Guide spirituel Suprême » de tous les Iraniens jusqu’à sa mort en 1989, par ricochet de toutes les branches Chiite musulmanes. L’effroyable révolution Iranienne avait montré sa volonté de changer les mœurs de toute une région, s’ensuivit la radicalisation religieuse, après l’instauration d’une République Islamique, la montée de l’intégrisme et la confiscation des libertés, se propagea comme une traînée de poudre dans toutes les populations musulmanes.

Sous prétexte de démocratie, de la non-ingérence sur les idées extrémistes sévissant dans d’autres pays souverains, malgré quelques embargos commerciaux, malgré les nombreux demandeurs d’asile politique ; sur le territoire malgré encore l’histoire de l’ambassade de Téhéran, boulevard Iéna à Paris, il n’y a pas eu de méfiance absolu contre une mauvaise évolution du culte musulman sur le territoire nationale, les prêches radicaux et extrémistes dans certaines mosquées ou abris religieux. Il n’y a pas eu de véritable entente entre les groupes politiques les plus importants en France sur ce sujet… Les uns dressant une population contre une autre, le fossé s’est élargi. Certains comportements en public ont été montés en épingle par ceux qui se croyaient les défenseurs de nos valeurs, tout en ne trouvant pas les vraies solutions à l’isolement, l’exclusion d’une jeunesse aigrie et sans travail, en plus des injustices qu’elle subissait journellement dans la société…

Nous avons enfin entendu des spécialistes, des politiques, des militaires annoncer que nous étions en guerre contre le terrorisme, Daech et cela pour plusieurs décennies ; que nous devions rester vigilants parce nul n’est à l’abri, si les criminels intégristes passaient à travers le radar de surveillance, s’organisaient pour nous attaquer à nouveau sur le territoire, n’importe où…

Ce type de discours aurait dû être prononcé il y a des années par les responsables du gouvernement, plutôt que de prendre les français pour de grands enfants. Nous le sommes peut-être quelques fois, sur certains points de nos comportements ; mais la vérité les autorités nous la doivent. Nous ne comprenons pas tous les tenants et aboutissements, car la politique politicienne et ses méandres incompréhensibles sont souvent des obstacles à notre réflexion. Pourtant le Président de la République semble déterminer et exprime sa volonté à protéger par tous les moyens la Nation et ses citoyens.

Le libéralisme commercial a ses limites…, nous avons besoin d’être en bon accord avec nos voisins européens et avec toutes les autres nations de par le monde ; mais que les dirigeants m’expliquent pourquoi l’argent n’a pas d’odeur ?

Pourquoi l’Europe trouve les moyens d’étrangler avant leur redressement financier, des pays comme l’Espagne ou la Grèce… et, elle est incapable de paralyser ou de mettre hors de combat des criminels armés, des intégristes fous furieux, qui se réclament d’un Califat, qui se sont déclarés : « bêtas islamistes ?» (État Islamiste) Ce n’est qu’une organisation criminelle de djihadiste, des hors religion, et hors la loi !

Les poisons financiers, nous lient en quelque sorte aux décideurs, aux banquiers qui sont les partenaires, les parrains de nos attaquants. C’est dramatique d’être l’hôte de nos adversaires probables par un effet bizard et corrupteur de la « politique politicienne, » de l’appât du gain par tous les moyens.

Je sais qu’il faut être touché par un mal, -car l’individu oublie vite les troubles tant que cela ne l’atteint pas tous les jours- une blessure, une maladie, un handicap, un fléau, une catastrophe pour se sentir enfin concerné, ou alors avoir un parent, un proche que l’on aime qui, elle ou lui a été victime malheureux d’un trouble gravissime pour évoluer psychologiquement, changer sa manière d’être, de penser au fur et à mesure de la véritable prise de conscience qui, elle pousse à la soumission du changement de comportement. « Cela peut m’arriver aussi ou à l’un des membres de ma famille ! »

Ne nous trompons pas d’adversaire et ne soyons pas trop naïfs tout de même, parce que lors de la retransmission des faits graves, comme un attentat en pleine rue ; nous ne voyons que le haut de l’iceberg. Nous sommes pris par l’effroi, l’émotion, parfois la peur et nous réagissons sans connaître quelques fois où se trouve le déclencheur, invisible souvent à nos yeux ; parce que nous ne sommes pas curieux, in attentionnés. Nous devons nous attaquer à nous-mêmes, à nos préjugés primaires pour éradiquer les intégrismes, les islamistes radicaux, les obscurantistes, le sectarisme criminel, les terroristes, tous ceux qui veulent détruire notre mode de vie, lorsque celle-ci respecte et tolère le comportement intelligent des autres personnes… Tout ce qui n’appartient pas à l’Islam tolérant, culturel, n’est pas la vraie ressource de cette religion. Je ne suis plus croyant au catholicisme de mon enfance, mais je respecte les religions monothéistes, même si j’ai mes propres raisonnements pour douter et critiquer librement ce en quoi J’adhère ou pas…

Pour que règne dans notre pays « l’Unité Nationale,» l’exemple doit venir de nos dirigeants, des décideurs industriels et financiers, au grand jour. La population suit à la télévision, en consultant certains magazines ou journaux, que nous l’acceptions ou pas, le comportement de ses modèles, de ses élites, des grands sportifs, le matraquage publicitaire, parfois en y mêlant quelques amalgames ou fantasmes. Si tous les exemples sont forts, efficaces, sérieux et positifs, la population française dans sa grande majorité suivra le bon exemple.

Le terrorisme rabatteur agit contre la volonté et prend comme support pour voyager dans les esprits, la peur et l’horreur, aussi cette fascination de quelques individus pour les mises en scène macabres ou fantasmagoriques, les rêves de gloire et de grandeur ailleurs ; comme si c’était un jeu vidéo, la vie ou un jeu de rôle auquel les postulants, les laisser pour compte, attirés étaient invités à participer, à se défouler, à se venger de leur infortune… Le bourrage de crâne, le lavage de cerveau, les fausses promesses, l’argent facile, l’octroi d’un logement, d’une promise, sont des outils vénéneux et à la fois habiles ; en plus de la promesse de gloire éternelle dans l’eau de là, si l’aspirant termine son attaque mortelle en martyr kamikaze. L’embrigadement, c’est contre cela que nous devons protéger nos jeunes de toutes les ethnies, de tous les milieux sociaux, tous ceux qui n’ont pas d’emploi, plus d’espoir de survie autre. Il en va de notre responsabilité ; si nous voulons enrayer le mécanisme terroriste, la poussée de la haine, lutter contre les préjugés intolérants de part et d’autre.

Tant qu’il existera dans nos sociétés dites modernes et marchandes, des êtres humains délaissés, exclus, sans véritable modèle de discipline intelligente, d’équilibre, sans ressource et sans vision d’un avenir correct, sans considération de la part de la société qui doit les accompagner, les protéger, les abriter ; il y aura des apprentis criminels, terroristes, guerriers pour le jihad, des mercenaires sanglants et féroces ; à cause de toute cette haine qu’ils auront accumulée.

Il y a encore un autre combat contre le terrorisme internationale, pour atteindre ce but, les États souverains devraient arrêter de diviser pour régner et accaparer les biens miniers, provoquer des conflits guerriers pour provoquer le déplacements de certaines populations afin d’exploiter le sol, le sous-sol en leur absence…, de fabriquer, puis d’aider des groupuscules à émerger puis s’organiser en armée pour contrecarrer les dirigeants qui ne leur plaise plus ou ne suivent plus les engagements d’avant…

Tant que les occidentaux ne feront pas le ménage dans leurs mentalités expansionnistes et aussi, celle de conquérants qui sont bardés de technologies, d’électronique et d’un savoir-faire…,d’une supériorité…, tant que les habitants de pays en voie de développement et aux sous-sols miniers très riches, mourront de faim et continueront à regarder le Nord, l’Europe comme un eldorado, avec la ferme intention d’immigrer pour mieux survivre, le terroriste continuera à hanter nos esprits, les menaces d’attentats sanglants seront toujours en sommeil, pendant les décennies à venir.

Il est grand temps que les pays qui sont hautement industrialisés, les occidentaux pour leur part, cessent de vouloir encore diriger le monde, sans se soucier des centaines de millions d’individus qui ont faim, dans des pays où la population ne profite même pas d’un peu de la richesse que, fournit la terre qui les a vu naître. Où ces mêmes indigènes ne pensent pas aux mêmes intérêts culturels, religieux etc., que ceux de l’autre partie du globe. De ce fait il existe une rupture complète dans les mentalités et la manière d’envisager un type d’avenir. Là, tous les dangers sont possibles dans les années à venir… Continuons à faire l’effort d’instruire un minimum les personnes ignorantes et analphabètes.

Nous avons remarqué que les dictatures les plus autoritaires, mêmes celles acceptés ou reconnus par le reste des puissances étrangères ne durent que quelques décennies, puis s’en suit un soulèvement ou une révolution… Alors, allons-nous jouer encore longtemps à faire et défaire le monde ? Nous n’avons plus le droit de détruire la planète et d’affamer certaines populations.

Le modernisme ne convient ou ne correspond pas complètement à toutes les régions du globe, cessons de l’imposer ainsi que le libéralisme, à ceux qui n’en veulent pas ou ne trouvent pas son utilité d’actualité. Essayons enfin de dialoguer, sans doute qu’après tous ces nouveaux efforts de compréhension, peut-être pourrons-nous vivre dans un certain calme politique, conduisant vers la paix dans les esprits.

Nous devons grâce à nos bonnes résolution, notre regard bienveillant et lucide, rester responsables et engagés pour la sauvegarde de l’équilibre national, la résistance face à la barbarie et aux intégrismes religieux. Ce n’est pas parce que des fous furieux et criminels sont en rébellion contre nos mœurs et modes de vie occidentales, contre notre manière de vivre ensemble, contre le bien être distrayant que nous pratiquons, contre les libertés, dont celle de l’expression ouverte et libre, que nous devons avoir la crainte au creux de l’estomac en France.

Les Islamistes sont les déviationnistes du Coran et de l’Islam tolérant. Ce sont aussi des négationnistes. Ils appartiennent à une secte criminelle qui n’a rien de commun avec les Musulmans.

Ce deuil qui vient par surprise pour tous ces innocents, à la saison de l’automne doit nous rappeler au souvenir que nous sommes tous des mortels et à n’importe quel moment, tout peut basculer, une chute, un accident de véhicule, un arrêt du cœur, une fusillade, etc. Ces événements tristes et dramatiques, doivent nous permettre de nous rassembler par de là les horizons culturels, pour nous aider à mieux vivre tous ensemble. Il n’est pas trop tard !

Il n’est certes pas facile de rompre avec ses habitudes, mais cessons de nous croiser dans la rue, dans les magasins en silence, en s’ignorant, alors qu’un petit sourire, un salut, un signe de sympathie ferait tellement de bien…, même si nous ne nous connaissons pas, ne vivons pas dans la même agglomération. C’est tellement beau d’entendre : »bonjour ! »

C’est l’un de mes souhaits, revivre ce signal sympathique à n’importe quel moment de la journée, de la rencontre. Parce qu’il ne suffit pas d’éprouver de la compassion, après un tel bouleversement retransmis par les Médias en boucle. Il faudrait que cela fasse partie de notre réaction journalière durablement. Cessons de nous enfermer sous prétexte d’intimité et de la liberté de chacun. Dès aujourd’hui notre devoir est d’être autre sérieusement, fraternellement envers n’importe quel inconnu. Tendons notre main franchement aux autres que nous ne connaissons pas, sans calcul, sans prétentions, ni moquerie, éduquons nos enfants à ce renouveau des comportements. Arrêtons enfin de nous affaiblir sans cesse par la fermeture de nos ouvertures d’esprits, intellectuellement, psychiquement. Soyons curieux de tout avec respect d’autrui, ouvert envers les autres et francs. Ce serait sans doute l’une des nouvelles défenses à la morosité, contre l’égoïsme, qui bien souvent est l’arme de ceux qui ont peur sans de véritable raison. Là, nous avons des raisons pour changer notre manière de réfléchir et d’agir au quotidien. Il existe de nombreuses possibilités pour que fonctionne : « le mieux vivre ensemble ; » alors réunissons nous, discutons, cherchons ensemble des solutions. Partageons sereinement nos points de vue, nos réflexions, sans aucune appréhension. N’attendons plus seulement les occasions que nous proposent les associations pour nous rencontrer, se parler en toute tranquillité. Nous avons tant besoin des uns des autres, si bien sûr nous ne vivons pas comme des ermites ; dès que nous avons quitté le milieu professionnel, ne fréquentons plus assidûment les lieux publiques.

Je rends hommage à tous nos morts, disparus, à toutes nos victimes innocentes, à nos blessés et à toutes les familles qui ont été lourdement touché, qui sont traumatisées par ce drame, par ces crimes. Je salue et remercie pour leurs efforts, les policiers des différents services, les officiers du renseignement, les pompiers, les ambulanciers, les agents de sécurité, tous les professionnels de la santé public, les médecins, chirurgiens, anesthésistes, psychiatres, infirmières, aides-soignantes, brancardiers, les administratifs dans les services hospitaliers, accueils, secrétariats, comptabilités, services entretiens, etc. Je salue toutes les personnes qui sont venues en aide aux blessés et à ceux qui ne savaient où aller se protéger de cette vague d’attaques meurtrières, les intervenants civils et anonymes dans Paris et à Saint Denis. C’est à nous de prendre le relais et exemple aujourd’hui, demain et les jours d’après, sur cette forme de fraternité spontanée envers toutes les personnes que nous allons croiser ou rencontrer et que nous connaissons ou pas.

Nous ne savons pas quand aura lieu la nouvelle et sanglante attaque, restons vigilants et responsables, faisons confiance au travail de surveillance et de protection des services de l’Administration de l’État français, sans perdre en mémoire un seul instant : « la peur n’empêche pas le danger ! »

1Pris dans les derniers chapitres « les noirs américains » de Nicole BACHARAN

2Indications complémentaires sur internet

Energies nouvelles: île de Sein, un acte urgent de responsabilité

Sur France 4 a été relaté un exemple criant de l’exception française à s’accrocher aux solutions du passé pour satisfaire à un système de promotion des intérêts particuliers, et aussi de la politique à court terme des pouvoirs publics par l’intermédiaire des taxes sur les énergies fossiles. Politiques incapables de faire ce saut en avant vers une autre société de peur d’y perdre et d’y faire perdre avant de prétendre pouvoir être réélus.

Simplement par absence de vision globale et, à la base, d’expérience dans la réalisation de projets concrets dans le monde réel où la prise de risques fait parti du quotidien pour pouvoir ainsi construire un avenir.

Et pendant ce temps, quelques têtes dures bretonnes continuent à s’employer pour décider de mettre en oeuvre les alternatives de l’hydrolien et de l’éolien pourtant utilisées sur les îles britanniques à quelques miles nautiques de là.

Et des efforts qui échouent une fois de plus alors qu’un amendement sur la loi énergétique devait permettre aux îles d’être en autarcie énergétique sans avoir à passer par EDF. Amendement qui vient d’être annulé au dernier jour sur proposition par un député. Et député qui vient d’être nommé à la tête d’une filiale d’EDF.

N’est-ce pas là extrêmement grave dans les conditions écologiques et politiques actuelles ? Allons nous laisser ces habitants se noyer dans des difficultés inutiles à l’île de Sein alors qu’ils témoignent de la montée des eaux et de l’urgence très palpable à agir ?

Face à cette impasse en Ecologie comme dans tous les autres domaines affectés par les formes diverses de politique et dont la nature profonde relève d’une dialectique bien française dans l’approche de la résolution des problèmes plus que dans la proposition de solutions, tous les citoyens n’ont pas envie de faire participer leurs familles à ce véritable suicide français y compris financier qui incombe à des générations de politiques, toujours incapables de s’entendre entre eux pour le bien commun et qui ont participé à nous mettre dans une situation extrêmement difficile.

 

Changement: la vérité sort des mains des enfants

Qu’est-ce qui se cache derrière cette inépuisable capacité des enfants à jouer et à y prendre plaisir ? Qu’est-ce qui les motive à ce point si ce n’est un enthousiasme simplement incroyable pour nous adultes ?

La vérité, c’est que lorsque nous sommes fatigués et que nous nous arrêtons de travailler, nos enfants sont encore à l’oeuvre et ont encore envie de jouer.

Et ils viennent nous voir en nous montrant leurs créations. Les dessins et puis, plus grands, leurs créations avec des légos. « C’est trop bien », « Papa, viens voir », « Regarde », et  soyons honnêtes, nous ne partageons pas le même enthousiasme pour leurs créations, et pouvons simplement penser que la plupart du temps, ce sont des moments que nous avons déjà vécus et pour lesquels nous n’accordons parfois qu’un peu de bienveillance. Tandis que nous courons après le temps le reste de la journée.

« Ce n’est pas de notre génération »

Lorsqu’ils se mettent à jouer à des jeux de tables ou à des jeux logiciels, il faut bien reconnaître qu’ils en saisissent rapidement les tenants et aboutissants. Et cela, bien mieux que nous.

C’est alors que nous entrons dans cette incroyable méprise du « ce n’est pas de ma génération ».

La réalité, c’est que nous n’avons plus du tout la même capacité d’apprentissage et qu’en jouant, l’enfant surpasse nos facultés d’adaptation par une motivation et une dynamique encore dénuées de l’arbitraire.

Et s’adapter, qu’est-ce si ce n’est la capacité à accepter et permettre le changement ?

Et nous avons pourtant la prétention d’imposer notre manière la plus efficace d’apprendre aux enseignants et donc, a fortiori, aux enfants.

Par apprendre, il faut en réalité entendre « travailler ». Car la chose ne peut être que sérieuse, demande un protocole à respecter, et ce n’est certainement pas « jouer ». Car c’est aussi instiller la nécessité de se soumettre et d’instaurer la culpabilité face à cet enjeu de l’acte de travailler ET sans se poser de questions.

Et l’affaire est entendue. La porte se referme petit à petit sur cette immense potentiel d’enthousiasme et de création.

Pour autant, il est vrai qu’il ne fallait pas avoir à réfléchir lorsque les enjeux de nos sociétés relevaient de l’application du taylorisme pour construire notre modernité.

La passion chez les grands

Récemment, je visitais une exposition de modélisme, et en faisant le tour je m’arrêta quelques instants sur des maquettes de bateaux militaires. J’allais continuer mon chemin lorsque j’aperçu le sourire de l’exposant donnant des explications.

J’y voyais le regard lumineux d’un enfant de près de 50 ans.

Je m’approchais, et, de question en question, une quasi stupeur m’envahissait tandis que je prenais conscience de l’extrême difficulté de la conception de cette maquette. Bateau d’exploration, avec l’objectif de pouvoir le placer dans un bassin pour visualiser la descente au treuil d’une nacelle accrochée, respect des calculs de la poussée d’Archimède, utilisation de tungstène qui est un matériau hors de portée du premier venu, fonctionnement de moteurs avec une sécurité logicielle contre la butée, utilisation à venir d’une carte pour programmer des scénarios faisant fonctionner les différents éléments, simulation logicielle des composants pour les assembler, calibrage lors de la mise au point, mécanique de précision pour une maquette au 1/100ème, et déjà ou seulement, deux ans de travail. Restant interloqué, je demandais à cet homme quel était son domaine.

« L’aviation ».

Avec cette lumière et le sourire des passionnés, et certainement aussi beaucoup d’humilité. Même après quelques instants fixes, je n’avais plus d’autres questions.

Ce passionné de maquettes était, comme je l’appris quelques minutes après, un concepteur de l’avion Rafale.

Enfant, tu deviendras grand

Ce sont aussi ces regards que l’on croise chez les enfants, pour ceux qui ont la chance de s’en occuper ou ont eu l’occasion de faire une présentation à une classe, à l’Ecole. Ce ne sont pas des clichés de voir leurs mains se lever, de voir les mots s’étrangler dans leur bouche tellement leur émotion est grande à vouloir exprimer leur opinion, ou de les entendre donner des idées dont on ne peut s’empêcher d’en rire avec affection.

Et il ne faut pas alors manquer l’occasion de repenser une seconde fois à ce qui semble impensable pour voir les choses d’une autre manière.

Ces enfants ont cette capacité à apprendre en jouant, car jouer, c’est d’abord travailler en pensant par soi-même. Et nul ne peut exclure leurs réalisations de la notion de travail.

Ils ont donc cette facilité à aller vers les idées nouvelles. Au jeu où l’enfant pense par lui-même, il ne lui est pas encore opposé un travail où il a à réaliser ce que d’autres ont choisi pour lui. Et tout en sachant que ces dernières personnes ne font elles-mêmes que ce que l’on leur demande, et ainsi de suite, ce qui laisse une part infime de créativité à tout à chacun.

C’est donc à nous de réaliser l’incroyable potentiel que nous avons abandonné, d’aller vers ce changement de notre propre vie avant de le demander à nos enfants comme à nos politiques. Toutes les raisons sont pourtant bonnes de refuser le risque le plus petit, de résister par l’analyse à ce qui lui échappe, ces nouvelles idées qui nous permettraient de construire l’avenir.

Oui, les enfants peuvent devenir grands, et sûrement moins petits que nos vies d’adultes.

Comment jouer de nouveau ?

Donner l’exemple des cercles vertueux aux adultes et oeuvrer à fournir aux enfants les moyens d’entreprendre. Cela peut venir lorsque l’on verra des enfants de 16 ans faire mieux que les industriels. Et c’est possible d’ores et déjà en  domotique avec l’essor permis par des systèmes embarqués programmables ou en tirant parti du potentiel des machines 3D.

Il s’agirait aussi de savoir distinguer les jugements issus de la simple analyse de ceux qui passent par notre imagination et notre intuition, et s’apercevoir que nos raisonnements s’appuient bien souvent sur des résultats qu’on aurait bien du mal à attribuer à la seule logique. Plutôt que d’utiliser implicitement et sur le fond les idées trouvées hier pour se donner des raisons de ne rien faire aujourd’hui, on en viendrait alors à donner une place explicite aux idées de demain, soit une autre forme de voir les choses.

Ce serait ainsi « la voix des petits enfants, des tout petits enfants » échoués ou non sur une plage d’exil, qu’il faudrait opposer aux ennemis les plus acharnés d’ici ou d’ailleurs, comme un rempart pour réduire ces derniers au silence, et construire notre véritable grandeur.

COP21, construire l’avenir de touteS urgenceS

Cela fait déjà longtemps que la guerre sévit au Moyen-Orient, une guerre qui prend ses racines dès la colonisation, puis la guerre froide où les parties s’affrontaient sur des terrains qui n’étaient pas les leurs. Il y a pour autant, une autre guerre, et celle-ci est mondialisée, c’est celle qui oppose les intérêts privés issus de la logique de nos systèmes capitalisés à cette urgence de ceux qui essayent de donner un sens, et en finalité, un avenir à notre planète. A l’extrême différence des niveaux de violence qui sont mis en jeu, car il s’agit d’abord en France d’une guerre civile froide, avec pour autant les premiers tremblements de violence physique qui se font ressentir pour ébranler les politiques face à des injustices criantes.

Ce mélange des genres peut paraître déraisonnable alors que c’est précisément le coeur du problème pour refondre notre modèle de société, tandis que continuer à accélérer dans le mur est la pure folie de notre société actuelle. Un nouveau modèle de société n’aura de consistance que lorsqu’il unifiera en une solution unique des questions qui semblaient ne rien avoir à faire ensemble.

Il va aujourd’hui falloir faire un choix face à l’enjeu d’une véritable synthèse qui passe par ce mélange des genres et nous amener à faire face à la pudibonderie mise en exégèse par les manipulateurs politiques de tous milieux aux intérêts égocentriques et, bien entendu, à l’absence de vision.

C’est le coeur de cette vision de la France que notre Président de la République représente, peut-être bien mieux que ses prédécesseurs depuis plus de 30 ans, et il y a besoin que toutes les propositions ou requêtes faites par les Français arrivent jusqu’aux décideurs de notre gouvernement et ne soient pas filtrées par les lobbys. Et bien sûr, de les prendre réellement en considération.

Et ce n’est pas par l’affrontement direct que nous vaincrons Daesh. A terme, n’est-ce pas possible en hissant notre pays à un exemple fulgurant de ce que peut être la politique ? Une politique qui transforme notre vie en une aventure pour en renouveler nos idéaux et en utilisant différemment le progrès technologique.

Un seul grand projet pourrait renverser l’ordre des choses écologiques qui n’est pas contingent avec tous nos enjeux, en surpassant le cadre de la COP21. C’est aussi une politique de relocalisation par le développement de l’économie locale qui est à notre portée pour équilibrer la mondialisation. Et ceux qui ont travaillé sur ces questions locales connaissent le sens réel que ces actions apportent à la vie de chacun d’entre nous.

Quant à l’enjeu sous-jacent au djihadisme, ce n’est pas seulement la laïcité. Et la laïcité, ce n’est pas l’effroyable pseudo-constitution du Ministère de l’Education donnée à signer aux enfants alors qu’elle leur est incompréhensible et que l’on leur demande ainsi de s’engager, d’apprendre à se soumettre en leur demandant d’abandonner dès leur plus jeune âge leur liberté de conscience et liberté de penser à des politiques dont ce serait le privilège. Cette laïcité, c’est simplement que, sans cadre approprié, on évite de parler publiquement des sujets qui fâchent.

Car l’enjeu, c’est d’abord que la question de l’existence de Dieu n’a pas trouvé de preuve établie, y compris en philosophie. 

Les gens de Daesh sont extrêmement déterminés et cette motivation ne vient pas du marketing politique. Comment expliquer cet engagement total de ces terroristes tandis que de toute évidence ces personnes de culture au moins européenne arrivent à vivre dans la normalité sans se faire facilement identifier et qu’ils gardent le contrôle d’eux-mêmes ? 

Il y a des racines profondes dans ce malaise, qui prennent sources au Moyen-Orient mais aussi dans notre pays.

Pendant la première guerre d’Irak, il y a plus de 20 ans, des amis marocains étudiants parlaient déjà de l’impact extrêmement fort de la politique occidentale et notamment américaine en Irak. Et selon des propos à prendre autant en considération que leurs déclarations niant la réalité chirurgicale des frappes bien avant que nous ne le sachions nous-mêmes.

Lorsque les années de souffrance s’accumulent pour les siens jusqu’à un point de non-retour, la vie peut finir par ne plus avoir de sens autre que par sa seule mort. Lorsqu’il s’agit d’ôter celle d’innocents, il est certain que c’est incompréhensible et pourtant, ne faut-il pas essayer de se mettre à leur place ?

Daesh, oui, mais qui a encore en mémoire le massacre de la Saint-Barthélemy ? Où y étaient les intégristes ou ceux prêts à tout pour imposer leurs intérêts politiques ?

En France, nous ne vivons plus directement sous le joug de la culpabilisation religieuse mais elle reste bien ancrée dans nos moeurs politiques de toutes sortes selon une véritable inquisition à laquelle doit faire face chaque Français. Politiques aux pouvoirs administratifs n’ayant jamais travaillé sur le terrain ou suivis le parcours démocratique des urnes, politiques manipulateurs parvenus à des postes dans le privé sans avoir jamais rien construit par eux-mêmes, menteurs autodidactes de tous niveaux répandus de partout dans notre société et tirant parti de la faiblesse des Français à trouver un juste milieu entre l’affrontement et la soumission, cette voie simple qui consiste juste à dire la vérité en face plutôt que de critiquer par derrière.

C’est dès notre éducation que nous apprenons à nos enfants à se soumettre par la culpabilisation dès lors que les règles n’ont pas de sens. Ce sont des enjeux bien concrets pour les Français, pour tous les Français qui travaillent dans notre industrie, les services, l’Education ou partout ailleurs.

Ma propre détermination n’est peut-être pas si différente de l’abnégation qui peut animer à la base ces gens de Daesh, avec une foi religieuse reconstruite sur le protestantisme, mais avec cette différence essentielle de la non-violence, et même de l’absence de colère encore à travailler. Et je pense qu’il y a encore ici en France une possibilité de s’en sortir s’il l’on abat fermement les contingences et que l’on se tourne vers l’unité dialectique dans une réforme par étapes et en douceur de notre pays.

Si demain, à l’image de ce qui se passe notamment en Russie, une crevasse s’ouvre sous les yeux d’une mère de famille alors que ses enfants sont prisonniers de l’autre rive, nos futilités ne compterons pas plus que pour ceux qui viennent d’être si durement touchés par le terrorisme et qui témoignent du sens nouveau qu’ils accordent aux choses les plus essentielles que sont nos rapports humains, les plus anodins soient-ils.

Nous n’avons plus le choix et les personnes de bonne volonté doivent pouvoir s’unir pour construire le monde de demain.

Un monde qui de part sa manière de concevoir intègrera implicitement la question religieuse qui ne saurait elle non plus être contingentée. Parce que cette interrogation est porteuse de sens comme possible ultime synthèse ainsi que cela a été mis en avant notamment par Octave Hamelin dans son « Essai sur les éléments principaux de la représentation » (cf article sur la synthèse).

Ces projets pour construire existent. Rien qu’avec ceux détaillés sur ce simple blog il y aurait de quoi passer véritablement au XXIème siècle, et des bonnes volontés à travers le monde se rapprochent déjà à cette intention. D’un point de vue strictement de l’évolution de la représentation propre à la logique de notre société, c’est plus simple que bien des enjeux de conception rencontrés que ce soit en matière logicielle ou en toute forme de connaissance à travers ce cadre de la métaphysique qui unifie.

Aujourd’hui, Il ne s’agit plus là pour des ingénieurs de faire gagner des contrats en centaines de millions pour faire tourner les usines ou de décider de mettre ou non des compétences hors-normes pour faire passer des études sismiques pétrolière de 1km2 à 10km2 au risque ou au bénéfice de faire baisser les cours du pétrole. Il s’agit là d’oeuvrer différemment, par une collaboration sans but réellement lucratif, avec d’autres méthodes de participation, et selon une vision claire de l’avenir, et d’abord humaniste. Une vision où tout le monde a sa place, et y compris les manipulateurs, du moment que l’on veille à les soumettre à l’intérêt général.

Lancer des projets aussi générateur de participation à différentes échelles de granularité sociale, c’est proposer de construire ou retrouver les idéaux dont a besoin la jeunesse pour simplement régler radicalement la question du fanatisme ici, et peut-être quelque part aussi tendre la main ailleurs dans le monde pour s’extirper des cercles vicieux.

Ces projets devraient pouvoir s’imposer comme les évidences logiques qu’ils sont, et si ce n’est pas le cas, il faudrait au moins accorder du temps pour le laisser démontrer.

Seul notre Président de la République peut décider une fois encore que ces questions ne restent pas contingentes pour fondre un nouveau modèle de société et du vivre-ensemble, et conforter notre historique art de vivre.

Tandis qu’il ne faut que 24 heures pour atteindre les forces de Daesh dans des pays où les occidentaux n’avaient aucune légitimité à intervenir depuis des dizaines d’années, combien faudra-t-il d’années pour que les dictateurs de tous genres continuent à faire leur propre loi, ici, en France, en parfaite opposition avec les vraies lois de notre démocratie ? Et alors qu’il y a des cas où le gouvernement laisse faire notoirement. Dans mon domaine de l’informatique, preuve en est le cas de la dramatique imposture des SSII à la française qui n’est pas traitée à sa juste mesure par le Ministère de l’Economie.

Et localement, cela peut être encore pire. La réalité des Français à se retrouver bloqués dès qu’ils sortent des chemins battus des politiques en tous genres et au mauvais sens du terme, les exemples n’en manquent pas. Dans ma propre commune, combien d’autres années faudra-t-il pour qu’un Français comme moi attende qu’une seule et simple loi s’applique pour pouvoir démarrer des projets que je crois de toutes mes forces être pour le bien commun ?

Combien de couples déchirés, de vies détruites, de suicides, et par dessus tout, d’enfances brisées pour ces terroristes du quotidien à qui il faudrait se soumettre ?

Ce n’est pas parce que la légèreté de nos vies occidentales s’est lourdement entachée, et sans toutefois aucune commune mesure avec les massacres perpétrés loin de chez nous, que pour autant la situation mondiale doit effectivement basculer dans la haine. Et même si c’est l’impression que donne cette angoisse instillée par les attentats qui restera désormais latente pour longtemps. Dans l’allocution d’ouverture de la COP21, M. François Hollande a ainsi déclaré qu’il « n’oppose pas la lutte contre le terrorisme à la lutte contre le réchauffement climatique » et que « ce qui est en cause avec cette Conférence sur le Climat, c’est la paix ». Cela va-t-il toutefois suffire pour comprendre qu’il est temps de laisser partout agir ces bonnes volontés pour reconstruire ensemble et écarter les seuls égos, avant que ce ne soit, ad minima, aux terroristes en général de s’accaparer des débats ?

La solution serait donc bien de donner l’exemple de nouveau plus que de se contenter de ce qui est issu de notre passé et dont on a du mal à faire vivre la pensée fondatrice. Ce serait enquêter, aller à la rencontre des Français les plus simples, pas seulement les dirigeants ou les plus arrogants, et faire sauter ces verrous, déminer ces systèmes qui sont devenus mafieux. Et ce n’est pas le mot qui est grave, mais bien ces réalités.

Est-ce que nos Ministres souhaiteraient aller se battre en Syrie, ou y envoyer leurs enfants ? Et n’est-ce pas d’abord pour ces derniers, à la fois ces jeunesses et ces citoyens en devenir, que nos choix doivent se déterminer, pour rattraper tant de nos erreurs, et s’impliquer comme si notre vie en dépendait dès aujourd’hui ou comme si ce qui est arrivé à Sébastien était « une bénédiction », « l’impression d’être né une deuxième fois »? Volonté à ne pas laisser inexorablement glisser entre nos mains comme la vie de cette femme auprès d’un urgentiste dépourvu, ou de nos forces de secours mises dans une situation sûrement extrêmement traumatisante.

La technologie: « boule de crystal » de l’économie de demain

Avec 5 ou 6 ans d’expérience dans l’Industrie, il y a déjà beaucoup à dire sur les raisons qui nuisent à la réalisation des projets, à l’innovation, à la création d’emploi et au développement des entreprises. Après 20 ans d’exercices professionnels, cela devient des quasi-certitudes.

En Informatique, l’Etat et la Presse font souvent la part belle aux startups tandis que l’essentiel du marché de l’emploi est aux mains des intermédiaires que sont SSII. Les conséquences en sont dramatiques alors que ce phénomène perdure depuis déjà trop longtemps, menant à une situation caricaturale.

Plus de transmission du savoir-faire et particulièrement en matière de conception logicielle, ingénieurs mal payés et désappointés, turnover de 18 mois pour éviter le délit de marchandage, recrutement effectués par des personnes ne connaissant rien à la technologie, etc.

Dans l’Industrie en général, ce ne sont plus des capitaines qui dirigent comme autant de fers de lance de grands projets et d’inventions, mais des financiers interchangeables. Pourquoi investir sur 5 ou 10 ans dans des technologies radicalement innovantes tandis que l’on peut l’investir à court terme dans des projets qui peuvent rapporter en moins de 2 ans ?

L’essentiel du problème de l’emploi reste humain alors que ce sont de moins en moins des personnes compétentes dans le métier qui ont à prendre des décisions. Souvent justifiées seulement par l’idée de plaire au marché, ces décisions sont rares et provoquent encore plus rarement autre chose que des sentiments d’hallucinations chez ceux qui s’occupent de réaliser les produits, au coeur de la véritable valeur ajoutée.

Rank Xerox qui cède les droits de la future interface du Mac, IBM qui jette son activité modem avant l’explosion d’Internet, APC dont les projets de pointe sur les piles à combustibles furent jugés insuffisamment rentables à court terme, tout cela, ce n’est que peccadille par rapport à l’immense gâchis actuel. Gâchis que l’on retrouve, aujourd’hui, lorsque Alstom se rend compte qu’elle est incapable d’augmenter la fréquence des TGV sans qu’ils finissent tous par s’arrêter sur son simulateur sous les yeux de ses clients. Simplement parce qu’elle a sous-traité en Inde pour gagner quelques % sur les salaires. Après le rachat par General Electric, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, tandis qu’elle prétend pouvoir se payer des ingénieurs-pompiers avec ses grilles de rémunération.

Les salariés qui font humblement le travail sont de moins en moins reconnus et ne sont plus écoutés. Autant un ingénieur est formé et sélectionné scientifiquement pour affronter des problèmes, les résoudre par des solutions dont des preuves en établissent le bien-fondé, autant, dans le monde de l’entreprise, l’évolution n’a rien avoir avec des facteurs objectifs, et plus, avec les manipulations de bas-étage.

C’est donc une question de culture. Les français critiquent, sont très analytiques, trouvent les problèmes, mais ne disent rien face aux responsables et contre les manipulateurs, se plient aux mauvaises décisions, et une fois que les responsables ne sont plus faces à eux, perdent un temps considérable à appliquer de mauvaises décisions et à tout simplement, râler. C’est là notre France d’aujourd’hui.

Pourtant, avec les nouvelles technologies, notre société industrielle et de services a pourtant la capacité d’évoluer beaucoup plus vite. Et d’aller de l’avant. C’est ce que font les startups qui permettent par leurs rachats de faire évoluer les grandes entreprises françaises. Est-ce là bien suffisant et cela va-t-il pouvoir continuer ainsi ? Aujourd’hui, les meilleurs salariés ont clairement aucun intérêt à rester en France. Lorsqu’un contrat industriel en centaines de millions d’euros est soumis à la concurrence entre un industriel français et un industriel américain, leur rôle est pourtant déterminant. Et il en va de faire fonctionner des usines et de donner du travail à des centaines de personnes.

A l’inverse, la société américaine, beaucoup plus dynamique et énergique notamment dans les rapports humains, va beaucoup plus de l’avant, vers ces synthèses qui n’ont rien avoir avec le sens de compromis qu’on leur accorde en France.

Le décrochage a donc toutes les chances de s’accélérer dans ces grandes entreprises, même si heureusement, l’économie, ce n’est pas un examen mais un concours, et que l’on peut compter sur le fait que les autres soient plus mauvaises.

Sur un autre plan, au sein des secteurs primaire et associatifs, créer des emplois en France grâce à l’économie locale serait extrêmement simple. Car s’il ne suffit pas d’un mélange des genres pour passer à la synthèse, à l’inverse, une synthèse est par définition, un mélange des genres. Circuits-courts, métayages, développement des associations, création d’emploi peuvent se donner le change. Les technologies actuelles offrent énormément de possibilités pour développer des projet . Vous trouverez de tels exemples de projets à https://une-vraie-politique-pour-notre-pays.net/category/economie-locale/.

L’emploi et l’économie fonctionnent en cycles qui sont liés aux innovations. Chaque grande invention simplifie nos usages, démultiplie les possibilités de projets, et petit à petit, les problèmes apparaissent, trouvent de petites solutions, puis continuent à se multiplier jusqu’à une nouvelle grande innovation simplifie de nouveau en une nouvelle unité. Etudier la technologie, c’est donc avoir une sorte de « boule de crystal » pour y interpréter l’avenir à plus ou moins long terme.

Aujourd’hui, les technologies Big Data offrent des mécanismes de synchronisations des bases de données, des réplications partielles de ces bases directement et instantanément utilisables, des capacités de travail à plusieurs quel que soit l’état de la connexion Internet, et elles créent naturellement des réseaux WIFI par peer-to-peer. Bien loin de seulement permettre de travailler sur des très grandes quantités de données, elles annoncent clairement le fabuleux potentiel du travail collaboratif, de la relocalisation des données et de l’économie, en équilibre avec notre mondialisation.

Il y a donc quand même de bonnes raisons d’être enthousiaste pour participer à créer le monde de demain.

Et franchement, face aux financiers plus insipides qu’industriels, l’agriculture et les circuits courts, avec des paysans qui vous offrent le jaune et le rouge dans leur cave, cela a quand même des bons côtés de se sentir français !

Apprendre de ses erreurs: l’exemple de la Grèce

Un article économique et politique présente une alternative à la situation de blocage en Grèce:

http://fr.slideshare.net/DominiqueStraussKahn/150627-tweet-greece

« Apprendre de ses erreurs », « changer la logique », « trouver une nouvelle direction » et s’affranchir du « conservatisme »: quel beau programme ! Cela fait plusieurs siècles que des solutions s’offrent à cet enjeu de la dialectique.

Les experts économiques se divisent grossièrement en deux. Il y a ceux qui disent qu’il faut privilégier la réduction de la dette bien que leurs mandants politiques aient massivement endetté leurs pays afin d’obtenir un feu de paille de croissance et en tirer parti pour se faire réélire. Et il y a ceux qui veulent relancer la croissance quitte à profiter de la baisse du pétrole, et tout en nous disant que l’urgence écologique exige de faire des « efforts » pour diminuer l’usage des ressources naturelles et son impact sur la planète.

Qu’est-ce que cette incohérence dans ces systèmes économiques ? C’est effectivement une preuve évidente qu’il faut passer à autre chose.

Au début du 20ème siècle, les logiciens ont montré que toute théorie avait des propriétés indécidables, autrement dit, qu’il n’est pas possible de prouver qu’elles sont vraies ou fausses à partir des axiomes de cette théorie. Et que pour donner des réponses, il est dans la logique de faire évoluer la théorie. En d’autres termes, changer le système, non pas en en modifiant les paramètres, mais en le tirant vers le haut, vers à la fois plus d’abstraction et plus de simplicité. Un système bien conçu qui divise la complexité et rend caduques les complication accumulées.

La modernité nous donne la capacité de faire changer la société mais les politiques pensent toujours de la mêne manière que lorsque nous n’avions pas les moyens technologiques et donc la capacité d’évoluer rapidement.

Historiquement, les efforts progressistes ont toujours été d’autant plus contrecarrés par le conservatisme que les enjeux relevaient de solutions à long terme. Le conservatisme, c’est-à-dire le moyen de préserver le pouvoir dans un paradigme donné. Car un politique ne va permettre de faire progresser des alternatives susceptibles de remettre en cause son propre système et donc son pouvoir.

Alors, année après année, décennie après décennie, siècle après siècle, l’histoire se répète. Aujourd’hui, nos politiques jouent aux devinettes avec un ordre des choses qui les dépasse. Un problème, une petite solution. Dix nouveaux petits problèmes, dix autres minuscules solutions. Bien entendu, bon nombre d’entre elles sont déjà contradictoires. Et ils s’entêtent même si la réalité s’évertue à causer ces nouveaux problèmes et à les faire fuir devant l’insuffisance de leurs solutions. 

La base de la dialectique, c’est de voir que des problèmes pris ensemble se donnent parfois la solution l’un de l’autre. Et que, comme au jeu des devinettes, ces politiques pourraient se surprendre à dire: « oh, j’y avais pas pensé mais c’était trop simple ! ». 

Trop simple, oui. A condition que le champ de la pensée ne soit pas trop réduit par la spécialisation.

Pendant que le temps passe, nos politiques sont toujours convaincus que seule peut triompher une complication inouïe inaccessible au grand public comme à eux. A titre d’exemple (même si ce n’est pas forcément le plus juste): qui, aujourd’hui, est capable de créer une entreprise en ayant un interlocuteur unique, et non un avocat, un expert-comptable, des experts en financement, en fiscalité ou de Pôle-emploi dans son rôle pour la création d’entreprise ?

La circonstance aggravante, c’est l’ego. Dès lors même qu’il se trouve être l’élu, un représentant considère qu’il détient la vérité sur tout et que le fait du prince est son privilège. Bref, une divinité dans une société laïque.

De part leur formation issue du même moule, les politiques ne savent pas véritablement penser parce que l’essentiel d’entre eux n’ira jamais réellement travailler, jamais expérimenter quoi ce soit dans la vraie vie, celle là-même qui s’étend au-delà des caissons étanches des pouvoirs face aux citoyens. 

Alors pour ce qui en est des questions de la représentation et de la logique, ils se contentent de réduire la science à un simple outil, tout en se gavant d’une technologie dont ils ignorent les savoir-faire et enjeux profonds en matière de représentation.

Face à cette science des sciences qu’est la métaphysique, et avec cet handicap d’une absence d’expérience dans le monde réel, ces politiques ignorent et sont intellectuellement exclus de la distinction de Kant sur les jugements analytiques et synthétiques: ils ne savent pas ce qu’est réellement la synthèse. Sans écouter, ni lire pour prendre en considération, ni écrire pour répondre, ce sont les véritables analphabètes d’aujourd’hui. 

Sont-ils allés voir le récent film sur ce mathématicien, père de l’informatique, mort en nous abandonnant là où nous en sommes encore plus de 60 ans après ?

Résoudre des problèmes économiques graves, c’est impérativement simple. Résoudre des questions de pollution, c’est tout aussi simple. En résoudre des deux sortes en même temps, alors cela se doit, par synthèse, d’être encore plus simple dans une abstraction à la fois innovante et de plus haut niveau. Et il y a donc obligation à passer à autre chose, de lancer d’autres modèles de société, et de bénéficier de la technologie pour nous y aider plus que jamais.

Il est temps de faire de la politique, non pas pour se faire élire, mais pour lancer de vrais projets. Et que nos ingénieurs ne soient plus bridés pour bidouiller sur les conséquences de nos erreurs plutôt que de fournir des solutions totalement nouvelles.

Dans le papier de cet économiste, la réalité de cette artificielle complication est clairement démontrée. Bien sûr, cet homme n’a pas le choix et il lui faut étayer et en imposer sur la forme pour accorder le meilleur crédit à ses propos. Mais globalement, ce qui est dit dans ce texte devrait pouvoir l’être en quelques mots dans un monde moderne: bloquons leur dette et laissons les Grecs résoudre leurs problèmes; ils ont le courage de ne pas se laisser faire par les organismes extérieurs, alors prenons-les au mot, et qu’ils soient courageux chez eux tout leur offrant de les accompagner.

Et tout en espérant que les egos ne soient pas surdimensionnés au point de s’aveugler quant aux équilibres à respecter dans les décisions à prendre.

Le premier projet à lancer pour sauver notre planète

C’est en discutant avec un ancien d’Airbus au sujet des avions à décollage vertical que j’ai repensé à ce film de Luc Besson, le 5ème Elément.

On y voit une ville futuriste aux voitures volant et se croisant en 3 dimensions, dans les airs, au milieu des buildings.

Retenons-en un instant le principe pour imaginer ce que que serait une ville comme Paris dans quelques années avec des voitures autonomes.

L’usage exclusif de taxis et voitures autonomes

Pour y parvenir, les constructeurs automobiles français produiraient des voitures hybrides essence/électrique à conduire classiquement mais aussi capables d’être guidées par GPS et sans conducteur. L’idée, c’est que ces voitures autonomes soient plus que de simples véhicules de test. L’idée, ce serait qu’il n’y ait plus que des véhicules de ce type au sein des grandes agglomérations. Dès qu’une voiture hybride franchirait l’entrée d’une ville comme Bordeaux ou Paris – ou de son centre ville dans un premier temps -, un système de régulation informatique prendrait le contrôle.

En fonction de sa destination et de l’heure d’arrivée souhaitée – urgente, professionnelle, rapide, croisière, touristique ou détente pour discuter -, d’autres personnes seraient potentiellement accueillies sur le chemin, en plus ou moins grand nombre.

Comme ces voitures seraient obligatoirement électriques, la pollution disparaîtrait dramatiquement. Et leur nombre important décroîtrait pareillement en raison d’un partage massif de leurs utilisations.

Dès qu’un conducteur arriverait à destination, sa voiture serait rechargée dans la station la plus favorable et pourrait être sous-louée pour servir à d’autres personnes. Le soir, ce conducteur la retrouverait au même endroit ou après un changement de voiture sur le chemin de sa destination.

La réduction du traffic et de la pollution

Avec un bien meilleur taux de remplissage des voitures, l’utilisation automatisée d’itinéraires de délestage, l’optimisation du trafic avec des feux à la fréquence adaptée, il n’y aurait plus de bouchons non plus. Il y aurait ce contraste de voitures roulant beaucoup moins vite tout en voyant leur vitesse moyenne augmenter considérablement puisque le trafic serait plus fluide. Plus jamais l’automobiliste attendrait à un feu s’il n’y a ni piétons sur le passage clouté ni véhicules empruntant la voie perpendiculaire.

Du coup, il y aurait moins de risques pour les piétons et les feux réagiraient avec plus d’efficacité à leurs demandes.

Les bénéfices indirects sur la vie quotidienne

C’est tout d’abord la santé qui y gagnerait à la fois par absence de pollution provoquée notamment par les particules fines mais aussi par un mode de vie considérablement amélioré et incitant sans prise de risque aux déplacements verts à pieds et en vélo.

Et il y aurait aussi une autre conséquence: il n’y aurait plus de vols dans les villes. Comment en effet dévaliser une banque avec une voiture dont un système informatique a le contrôle et peut décider à tout moment de vous déposer devant le commissariat le plus proche ? En terme de sécurité, il y aurait aussi un impact énorme tandis que les véhicules pourraient relayer des informations sur d’éventuels dangers de manière coordonnée en les transmettant au même système informatique de contrôle.

Cela rendrait obsolète le contrôle du suivi de certains règlements puisqu’ils seraient respectés de fait: non seulement les vitesses de circulation mais aussi l’usage des parcmètres ou les priorités de stationnement pour les handicapés. Il serait toujours possible de se garer puisque l’éventuel surplus de voitures issues de l’extérieur de Paris resteraient dans les parkings relais, où à peine descendu de voiture, le conducteur pourrait reprendre une voiture autonome l’emmenant dans la ville. Il n’y aurait donc plus à payer pour le stationnement. Ce principe d’utilisation de voitures partagées aurait les possibles exceptions nécessaires, notamment pour les artisans qui ne peuvent qu’utiliser leurs véhicules professionnels.

Quant aux véhicules prioritaires tels ceux de SAMU, ils pourraient aussi rejoindre très rapidement les hôpitaux tandis qu’un algorithme spécifique du système informatique gérerait à cet effet les flux concurrents de voitures.

La ville du 21ème siècle

Mais le plus gros impact serait sur la transformation de la ville. Sur l’exemple des lignes ferroviaires, la plupart des rues seraient en simple voie. A ceci près qu’elles pourraient être empruntées dans les deux sens. Selon sa longueur, au point médian entre deux carrefours, chaque rue pourrait avoir une zone de croisement et/ou de parking, un peu comme pour une gare de train située sur une ligne de chemin de fer à voie unique. C’est le système informatique qui permettrait à la voie à tout moment d’être dans un sens ou dans l’autre selon par exemple qu’il s’agit d’un début de journée ou d’une fin de journée. Avec le grand nombre de places de parking devenues inutiles et la disparition d’un grand nombre de double sens dans les rues, les villes deviendraient des paradis pour les cyclistes et les piétons.

Et les bords d’immeubles pourraient même accueillir les petits potagers dont se sont mis à rêver les citadins. Tandis que les effets du changement climatique commencent à se faire sentir, le remplacement d’un pourcentage conséquent de béton au sein des villes par un sol naturel participera à fixer l’eau dans le sol, diminuer l’impact des inondations lors de pluies torrentielles, capter la chaleur, rafraîchir l’atmosphère grâce aux arbres et végétaux, commencer à restaurer une flore et une faune locales avec notamment de nouvelles espèces d’oiseaux aux habitats rendus de nouveaux possibles, etc.

En réduisant le niveau d’eau atteint lors des intempéries, il deviendrait aussi possible de diminuer le seuil des trottoirs, voire même de les faire disparaître, et ainsi de transformer radicalement la vie des handicapés et personnes âgées ou malvoyantes.

Quant aux travaux de voirie, il ne serait plus nécessaire de casser à grand fracas de grandes surfaces en béton. Et ils seraient considérablement simplifiés, voire rendus inutiles tandis que la capacité des réseaux d’eaux pluviales pourrait être diminuée ainsi que celles des eaux usées au moyen d’espaces de phyto-traitement agrémentant les jardins sur le même principe que pour les piscines naturelles.

Un nouveau vivre-ensemble sur les déplacements

Avec les économies que ce système engendrerait par son optimisation drastique de l’usage des voitures, les métiers de taxi tels que nous les connaissons seraient sans doute voués à disparaître mais d’autres emplois et services seraient créés. Rompant avec l’individualisme des voitures, des minibus autonomes d’une dizaine de personnes, déjà commercialisés en 2014, pourvoiraient aux trajets les plus empruntés dans la ville. Et un accueil sur ces déplacements plus ou moins longs serait un élément important afin d’effectuer des animations ou offrir des services. Par exemple, il pourrait être imaginé que l’augmentation considérable de la proportion de bus publics et le confort de conduite liée à la régulation puissent permettre d’offrir des services publics au sein même des bus. Ainsi, non seulement, il serait possible de ne plus avoir de voiture mais aussi de solliciter la réponse à un besoin. Cela pourrait être par exemple, de retrouver la la commande pour ses courses ou une livraison.

La fluidité du transport serait telle que le confort dans les déplacements serait considérablement amélioré. Certains de ces bus pourraient ainsi avoir une fonction de restauration intégrée permettant à la fois de déjeuner tout en se rendant sur son prochain lieu de rendez-vous. Lors d’événements, des navettes seraient affectées dynamiquement aux maillons importants du réseau afin d’éviter les files de voitures. Du fait des économies considérables en paiement de parking, du temps gagné et du partage de ressources, le coût des transports serait considérablement abaissé.

L’enjeu de la sécurité des personnes

Du fait de la gestion de l’ensemble des véhicules, il n’y aurait plus de risques d’avoir un accident ou de retrouver sa voiture abimée par une personne qui l’aurait empruntée puisque c’est le même système informatique qui se charge de la conduire. Et en connaissant donc les positions de tous les véhicules à tout instant.

Contrairement aux projets de voitures autonomes où les véhicules sont gérés individuellement et sans logique commune, gérer des taxis autonomes est non seulement considérablement plus simple mais surtout réalisable, ce qui n’est clairement pas prouver dans le cas des voitures autonomes.

Reste les enjeux de sécurité vis à vis des piétons: les systèmes de détection développés pour les voitures autonomes seraient utilisés, les feux réagiraient beaucoup plus rapidement aux demandes des piétons et le système informatique éviterait par construction les incivilités particulièrement en s’arrêtant aux feux et respectant les vitesses. Evidemment, un ordinateur ne boit pas d’alcool. D’autre pat, dans un monde connecté, on peut imaginer qu’en cas de situation de détresse, les portables des personnes présentes à proximité puissent lancer des alertes. La personne à la place conducteur resterait vigilante et pourrait intervenir en cas d’urgence soit en déclenchant un arrêt d’urgence de son véhicule, soit en reprenant le contrôle du véhicule. Même lors d’un tel arrêt d’urgence, le système informatique aurait la possibilité d’intervenir auprès des autres véhicules pour gérer la situation, voire faciliter l’arrivée de secours en cas d’accident si malgré tout cela survenait. La sécurité serait sans aucun doute meilleure qu’aujourd’hui vis-à-vis des piétons, mais les accidents resteraient possibles.

Les conditions juridiques pour y parvenir

Pour que cela soit faisable, il faudrait simplement faire voter une loi qui amène les constructeurs automobiles à réserver une place pour un module optionnel au sein de chaque véhicule afin de lui permettre d’avoir une conduite autonome. Module qui deviendrait obligatoire jusqu’à renouveler un nombre suffisant de véhicules citadins y compris en proposant des incitations fiscales. Ce nombre critique serait bien moindre que celui de tous les véhicules roulant en même temps dans Paris, et bien sûr à l’exclusion de ceux garés qui ne servent à rien… Ces véhicules hybrides devraient être pourvus d’une boite de vitesse et d’un système de freinage régulés par électronique. Quant aux véhicules polluants, ils resteraient en périphérie et le covoiturage autonome et automatisé garantirait de réaliser les trajet souhaités.

Quant aux solutions de nos gouvernants, il serait temps de les oublier: la circulation les jours pairs ou impairs selon sa plaque d’immatriculation, éliminer le diesel après l’avoir incité pendant des décennies, ou encore interdire les véhicules anciens dont la plupart ne polluent probablement pas plus que les neufs. Tous ces beaux dossiers prioritaires pourraient être recyclés en papier brouillon. Nul besoin non plus d’attendre que Google lance un tel projet pour nous en France avec sa voiture autonome.

La faisabilité technique

Développée il a plus de 30 ans essentiellement par des ingénieurs et élèves-ingénieurs de la junior-entreprise d’une école bordelaise, un système de synchronisation des feux  fut et reste très démonstratif sur le sujet, et depuis bien longtemps. Pour convaincre les prospects lors de démonstrations à Bordeaux, ceux-ci étaient invités près des quais de la ville, et devant eux, le système de régulation était débranché et les bouchons se développaient, avant bien de rebrancher de nouveau la supervision et de voir les flux automobiles redevenir réguliers, et convaincre de futures villes utilisatrices.

A l’avenir

Avec l’exigence écologique qui s’impose à tous, il s’agirait bien là d’une évolution majeure dans la prise en compte du défi de la pollution, de l’emprise des routes en ville, la réintégration d’espaces verts sur des rues passant de deux voies à une mais aussi la possibilité de plus d’échanges et d’innovations sociales.

Des salariés pour reprendre leur société

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/aim-vers-sauvetage-310-600-postes-19-03-2015-201140

Qu’enfin des personnes qui connaissent parfaitement le métier et les rouages de leur entreprise puissent participer aux décisions de leur propre entreprise, tout en prenant leur part de responsabilité y compris financière, serait un (nouvel) exemple à suivre de près et à encourager avec la plus extrême rigueur. Y-a-t-il un seul salarié d’une grosse société hors PME qui ne soit pas à se lamenter devant l’absence de décisions de bon sens qui libèreraient la productivité de son équipe pendant que des dirigeants éloignés des réalités du concret cherchent à grappiller 1 ou 2‰ sur les salaires ou les investissements nécessaires pour relancer ? Etre salarié ou associé, ce n’est pas du tout la même relation, alors bonne chance à ses salariés. Le courage et le métier ne leur font certainement pas défaut, et quant aux vraies solutions, ils les connaissent sûrement depuis plusieurs années. Y’a-t-il une seule grosse boite où cela ne soit pas le cas ?

La question religieuse

Est-ce que les problèmes qui se posent à nous sont simplement concomitants, sans aucun lien les uns avec les autres ? Sont-ils le pur fruit du hasard, des erreurs ou de la folie des hommes ? Par exemple, comment pourrait-il y avoir la moindre relation entre l’enjeu de la laïcité et nos problèmes économiques ?

Nous connaissons tous cette réponse qu’est la laïcité à ce problème du rapport entre la religion et l’Etat. Mais nous avons mis aux oubliettes la question qui se cache derrière … Notre pays répond à l’enjeu de la religion par une absence de véritable réponse, une sorte de neutralité. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de religion officielle et nous ne nous référons pas à un Dieu quel qu’il soit de quelque manière qui soit. Pour autant, nous laissons libre les religions de s’exprimer, notre ministre de l’Intérieur est aussi le ministre des cultes, et nous autorisons les lieux de pratique religieuse.

Mais pourquoi cette solution ? Notre pays n’a-t-il pas une tradition chrétienne ? Alors pourquoi ce choix ? Par anti-cléricalisme en référence à ces cauchemars issus des temps de l’Inquisition ? A causes des guerres de religion entre protestants et catholiques ou des croisades bien avant ?

A ma connaissance, il me semble que oui et non, car toutes ces raisons sont les conséquences d’une absence de réponse, d’un échec fondamental: nous n’avons pas la preuve de l’existence de Dieu ni son infirmation.

Arbre et chemin

La question de la possibilité de pouvoir statuer sur cette question est-elle tranchée ? Et dans tous les cas, ne mérite-t-elle pas de vivre dans nos esprits ?

Pour prendre un parallèle en Mathématiques, faut-il apprendre par coeur les théorèmes ou vaut-il mieux être capable de les retrouver en les démontrant par une patiente reconstruction ? Les Mathématiques apportent surtout un élément de réponse avec le théorème de Godël qui stipule que des questions sans réponse existent dans les théories. Confrontés à cet enjeu, les mathématiciens comprirent alors qu’il ne suffisait pas de modifier les définitions mais de bien constituer une nouvelle théorie qui unifie.  A une question toujours sans réponse, aimer l’aborder serait sur ce principe comme une perpétuelle énigme où nous serions résolus à devoir toujours élever notre vision sans jamais pour autant atteindre la vérité. Continuer à grandir en quelque sorte, ou encore redevenir enfant dans une vie d’adulte ?

Derrière la question de l’existence d’un père spirituel, il y a un enjeu fondamental de la Métaphysique. La dialectique synthétique n’est-elle pas « une sorte de preuve ontologique » ainsi que Octave Hamelin l’impulsait ? En prenant du recul comme Emmanuel Kant le fit sur l’usage de la raison pure,  il est plus que jamais d’actualité de voir que la résolution des problèmes qui se posent à tous vient se butter contre une insuffisance dialectique. Car notre société n’évolue que trop par la résolution au moyen de l’analyse des conséquences des problèmes et non la synthèse de solutions nouvelles. Des solutions nouvelles qui rendent obsolètes nos manières de faire et font disparaître du même coup les problèmes qui en résultaient et dont la résolution nous occupait inutilement.

Et il y aurait aussi l’enjeu de briser l’apparente contingence des problèmes. Comme pour le cas des problèmes écologiques et économiques qui sont liés sur le fond par la question des ressources naturelles. Tous les problèmes qui se posent sont évidemment dépendants de notre capacité à les résoudre et donc à la dialectique. Notre faiblesse à appréhender les mécanismes de la synthèse font de manière caricaturale que tous les problèmes sont artificiellement liés sur la forme, et quand bien même on maîtriserait le jeu de cette mécanique de la connaissance, la question de l’existence de Dieu ne serait jamais bien loin.

Ainsi source de recherches et découvertes, cette question est la direction qui mène la construction philosophique d’Octave Hamelin à l’ultime synthèse, ou encore, une piste plus que jamais d’actualité pour comprendre le dynamisme de la pensée à concevoir de nouvelles choses. Et en tout cas, faire vivre la question ontologique, c’est donc pouvoir aussi prétendre que cela participe à trouver les solutions économiques du monde de demain !

A ce sujet, une chose est certaine: lorsqu’un système atteint les limites de complexité et de complication, que des spécialistes conjecturent des mêmes résultats en prenant des positions opposées sur les choix à faire pour le faire évoluer (*), lorsque ce système ne vient plus éclairer l’intelligence mais trahit le bon sens du commun des mortels, alors on ne peut être certain que d’une chose: c’est que ce système est arrivé au bout et qu’il est temps de passer à autre chose. Il en va ainsi de la représentation, c’est-à-dire de toute forme de connaissance.

Il faut alors avoir une certaine foi en la possibilité de la synthèse, telle une forme de morale, et s’appuyer sur des principes de conception, tel un chemin étroit, pour faire patiemment surgir la simplicité du chaos de la complication. Une foi qui peut légitimement nous susciter celle en Dieu de par les accomplissements petits ou grands qu’elle nous permet de réaliser.

(*) Pour restaurer la croissance et son approche issue de l’après-guerre, certains économistes parient sur les restrictions budgétaires pour réduire la dette tandis que d’autres prônent le contraire avec des investissements massifs quitte à provoquer un endettement supplémentaire.

Biométrie au collège: les conséquences à prévoir

Une proposition de loi sur la biométrie a été adoptée en 1ère lecture au Sénat.

En conditionnant l’usage de la biométrie à une nécessité de sécurité, son usage dans les établissements d’enseignement serait annulé et cette loi permettrait de mieux protéger nos enfants en évitant de probables graves conséquences.

Lors de l’inscription de mon fils aîné à un collège de Vendée pour cette rentrée, j’ai ainsi appris que l’accès à la cantine se ferait désormais au moyen d’un lecteur biométrique et qu’il faudrait payer une carte si toutefois nous ne souhaitions pas utiliser un tel lecteur biométrique. Ce que nous avons été parmi les rares parents à faire alors que le coût de ces cartes n’avait pas été précisé.

La rentrée a eu lieu et comme rien n’avait été anticipé, l’enregistrement des contours de la main a pris beaucoup de temps lors des repas. Alors que le collège a 600 élèves, il y aurait eu des temps d’attente de 40 minutes et des cours ont été décalés ou annulés car autrement les enfants n’auraient pas eu le temps de manger.
Cela s’est nettement amélioré mais ces lecteurs qui demandent l’entrée d’un code puis la pose de la main prennent beaucoup plus de temps que des badgeuses classiques avec ou sans contact. Techniquement, l’utilisation d’une donnée plus que redondante – constituée par un code de 3 chiffres à 1000 possibilités suffisant à lui seul pour le collège – prouve aussi le manque de maturité de cette technologie. Il y a aussi des questions d’hygiène et d’impact psychologique sur les enfants dénoncés par les psychologues. Tandis que nous, adultes, sommes beaucoup moins enclins à accepter ces procédés voire même les refuserions catégoriquement.

A court terme, le coût de ces lecteurs biométriques est beaucoup plus élevé selon une information émanant d’une vidéo qui était présente sur le site du Conseil Général de Vendée et qui promulguait l’usage de la biométrie. A moyen terme, l’intérêt de ces lecteurs serait d’éviter d’avoir à refabriquer des cartes tous les ans et de remplacer les cartes perdues. La carte de mon fils est pourtant une carte avec un code barre que n’importe quelle imprimante à 35 euros peut imprimer à un coût négligeable. Quand bien même elles seraient magnétiques voire à puce, les cartes pourraient parfaitement être réutilisées d’une année sur l’autre. Notamment, une carte peut ne pas être liée à une personne mais à un identifiant unique mis en correspondance avec une personne par le logiciel. Et s’il est nécessaire d’avoir une photo, celle-ci peut s’afficher sur le lecteur et non être imprimée sur la carte. Dans le pire des cas, il semble que resteraient donc tout au plus les cas des cartes perdues alors qu’elles sont facturées aux parents.

Quoi qu’il en soit, si effectivement on se soumet sans réfléchir à des calculs financiers et/ou des intérêts économiques, on entre aussi dans un engrenage. Il existe aussi des procédés pour effectuer des mesures biologiques à partir des mains qui pourraient permettre de renvoyer un enfant s’il a de la fièvre et ainsi de suite.
Les données biométriques ne se remplacent pas comme des cartes bleues, et dans un cadre judiciaire, le piratage de ces données donnera lieu tôt ou tard à l’inculpation par erreur d’une personne ou un piratage dans un lieu sensible. En conséquence, cela mènera à l’impossibilité d’avoir recours à l’exploitation de ce type de données. Il faudra alors trouver d’autres types de données plus sophistiquées. L’accès à une cantine ne pose aucun enjeu de sécurité, ce n’est pas le cas de l’utilisation de données biométriques et de leur potentielle dispersion qui pourront avoir des conséquences extrêmement graves dans un proche avenir.

Pour préciser à ce sujet, la protection et le piratage se mènent une guerre pour laquelle il ne suffit pas de gagner une bataille. J’ai ainsi participé à la protection contre la copie de logiciels utilisés par des centaines de milliers d’entreprises. Le piratage était important et nous avons implanté une nouvelle solution. Il restait simplement quelques points à protéger mais qui ont été considérés comme mineurs par notre hiérarchie. Deux à trois ans plus tard, les techniques de reverse-engineering très sophistiquées des pirates ont tiré parti de ces failles ainsi qu’une expertise dans un cadre judiciaire a pu le démontrer. Il y a toujours des failles techniques, humaines ou organisationnelles: les entreprises prétendent sécuriser les données tandis que ce n’est pas le cas, on ne peut parler que d’un niveau de sécurité plus ou moins élevé.

A long terme, les impacts psychologiques sur les enfants, les coûts sociaux et donc économiques de ces lecteurs biométriques pourraient donc être beaucoup plus importants que les avantages à moyen terme qu’ils n’ont pas. Dans les écoles, il ne faudrait pas demander un sou de plus aux parents qui choisissent une carte et exclure dès que possible ces procédés biométriques alors qu’effectivement il n’y a pas d’enjeu de sécurité.

Quant aux lobbys électroniques qui justifient l’emploi de la biométrie comme une source d’emploi, ne faudrait-il pas leur expliquer qu’ils ne créent rien du tout puisqu’ils ne font que remplacer des solutions existantes ? Leur seul but est de conditionner nos enfants pour changer les moeurs et imposer petit à petit de nouveaux produits sans penser aux conséquences qui, elles, pourront exposer la sécurité des personnes.

Ciel neigeux

La première mesure à prendre par nos politiques qui soit à leur portée

Pour donner un signe fort d’inflexion des pouvoirs, il est donc naturel de commencer à intervenir au plus niveau, à savoir au sommet de l’Etat. Cet Etat est-il comme une entreprise privée pour ainsi justifier que les politiques doivent gagner autant d’argent, ou devrait-il plutôt être vu comme une association à but non lucratif dont le but est l’intérêt général ? En réduisant notablement les salaires des politiques ainsi que leurs avantages, un premier signe fort serait donné aux français.

La plupart d’entre nous n’ont pas besoin d’être riches pour être heureux : la famille, les loisirs, les lieux de vacances à la mer, à la campagne ou la montagne suffisent au plus grand nombre. Pourquoi en serait-il autrement des politiques qui voudraient en imposer de la sorte ? Sur le même principe que les présidents d’association, les responsables politiques devraient être moins payés que leurs collaborateurs si tant est que cela soit encore nécessaire pour décrocher des talents.

En effet, plus l’appât du gain est important, moins l’on a de chances de trouver des personnes intègres. Il est probable que les jeunes générations ont plus envie de donner du sens, d’être utiles et cela loin de la vision cauchemardesque de ces politiques bling-bling, affairistes, malhonnêtes, aux egos surdimensionnés, manipulateurs, menteurs, arrogants, méprisants, grossiers, corrompus, immatures, etc, et qui n’ont rien à dire en dehors de petites phrases, de la critique des autres, et de se justifier face aux affaires en Justice qui les impactent.

Et donc oui, il faut baisser drastiquement le salaire des politiques. Est-ce là un objectif inaccessible alors que les français doivent se serrer la ceinture et que le gouvernement pousse à la réforme des professions réglementées qui risque d’impacter des milliers de personnes et y compris des services de proximité qui risquent de disparaître ? Dans le cas de ces professions, des questions se posent, mais certainement pas en ce qui concerne les salaires des politiques.