Des raisons historiques au mal-être français

Une génération, c’est le temps passé pour donner le relais à la suivante, soit autour de vingt-cinq/trente ans. Trois générations se côtoient ainsi, et chaque génération essaye d’éviter les erreurs des précédentes, mais a bien peu de chances d’être aidée à éviter les erreurs commises au-delà de cent ans en arrière, soit celles de la première génération qu’elle n’a pas connue.

Chaque nouvelle génération se doit donc d’affronter par elle-même des difficultés non résolues mais à l’appui de l’histoire et de sa propre connaissance. Et l’Ecole n’est pas étrangère à ces enjeux.

Une Ecole qui formate plus qu’elle ne forme

A l’Ecole, les jeunes Français n’apprennent pas à travailler ensemble et n’acquièrent que peu d’expérience pour développer des projets en équipe. Ils n’apprennent donc pas à collaborer ni à s’associer tandis que ce sera une difficulté dans leur vie professionnelle au moins aussi importante que celle de leur travail proprement dit.

Plus encore, l’école ne fait pas seulement fi de ce défi de développer à plusieurs mais tout autant d’encourager à créer par soi-même.  Nos enfants demeurent derrière des tables toute la journée et pendant des années, sans préserver et développer intuition et imagination, gaspillant alors un formidable potentiel de créativité.

L’ignorance des enjeux de la raison

L’Ecole ne dispense plus de cours ni de logique ni de morale et encore moins amène à s’interroger sur leur interaction. Seule s’impose la raison spéculative – l’analyse – qui consiste à raisonner sur les données et concepts issus de l’expérience. L’intuition n’est donc pas considérée à sa juste place quant aux enjeux de la raison. Tout est fait comme si la logique analytique était la forme canonique de la pensée à la française.

Et nous nous privons que de trop de cette intuition comme moyen formidable pour développer des stratégies. Cela a des conséquences y compris sur l’industrie tandis qu’ « une forte corrélation (a été montrée) entre réussite et intuition des dirigeants« .

La culture française, c’est d’abord de se trouver une situation, puis de faire son bon petit soldat dans l’entreprise comme au temps de la révolution industrielle où s’imposait la nécessité de faire fonctionner des usines. Travailler mais sans broncher ni même surtout proposer des idées comme privilège exclusif de la hiérarchie.

Un pays déjà mis à terre par ses politiques

Avant d’être un soldat de l’économie, il y eut aussi, et on touche aux raisons historiques, de vrais soldats pendant les deux guerres mondiales et l’on pourrait bien s’y intéresser de plus près pour y trouver les origines de cette soumission.

Tout le monde a entendu parler de l’héroïsme des poilus de 14-18, cette guerre que la France a gagné. Les Français s’y sont battus avec un grand courage.

A la seconde guerre mondiale, il en fut tout autrement, et les nazis nous ont envahis comme un couteau dans du beurre. Pourquoi ?

Pourquoi s’être battus avec tant de courage en 14 et avoir connu cette gigantesque déroute en 39 (*) ? Parce que personne n’a réussi à convaincre l’Etat-major que sa stratégie était dépassée ? Et pourquoi cette incroyable panique des Français à abandonner sans se battre et fuir en exode ?

En 14-18, du haut de leur siège à Paris, les politiques décidaient du sort des hommes envoyés à l’abattoir par centaines de milliers. Qui peut oublier qu’un bataillon tout entier fut exécuté pour donner l’exemple à ceux qui voudraient refuser les ordres.

Pourquoi de ne pas soumettre cette question aux historiens: a-t-on pris la mesure du traumatisme de cette grande boucherie que fut 14-18 et qui emporta 43 personnes sur 1000 en moyenne sur la France et blessa plus de 10% de la population ? Est-ce que la défaite de 39 n’est pas aussi liée à cet énorme sacrifice dont notre pays ne serait pas remis ni en 39 et peut-être même pas encore aujourd’hui ?

Quand un pays n’a plus d’hommes au sein des familles, pendant autant d’années, croit-on que les mentalités n’en sont pas affectées sur le long terme en ayant à ce point fragiliser les familles ?

Comment ne pas évaluer encore les conséquences sur cet état d’esprit d’un grand peuple à travers son rôle historique alors qu’il est devenu si peu conquérant de l’avenir ? Un pays qu’aujourd’hui la plupart des jeunes souhaitent quitter (91% selon le Huffington Post). Car si les jeunes veulent partir, c’est que notre pays ne leur permet pas de faire ce qu’ils souhaitent. Là encore, la justice a aussi sa part tandis qu’elle est là pour assurer le respect des libertés et l’égalité.

La lâcheté des politiques (qui n’ont rien à envier à celle de la Justice)

La lâcheté des politiques est écrite dans les lois qu’ils se sont fabriquées pour eux-mêmes en s’accordant de généreux émoluments et retraites.

En est à l’origine l’ignorance assumée et coupable de ce principe constitutionnel qui stipule qu’une fonction politique se doit d’être temporaire. La respecter forcerait nos politiques à vivre l’expérience du monde réel où il faut travailler pour vivre et pas seulement polémiquer sur les rares décisions qui verront le jour. En se confrontant à l’expérience, leur intuition ne pourrait qu’y gagner pour commencer à innover.

La lâcheté des politiques, c’est aussi de monopoliser le débat politique pour des enjeux sans aucune commune proportion avec les difficultés des Français. Les exemples du voile ou de la loi sur la déchéance en sont de calamiteux exemples.

A calculer sans vision, soit avec une raison purement analytique dépourvue d’intuition, cela ne mène à rien d’autre qu’à tourner en rond sur des mesures désuètes telles que l’élévation ou la diminution du taux de TVA, la baisse de l’impôt sur le revenu, la suppression puis le rétablissement de l’impôt sur la fortune. Pendant combien de temps vont-ils encore nous proposer les mêmes solutions opposées et éculées ?

C’est là encore la question de l’absence de stratégie de ceux qui pensent que l’avenir se construit en faisant des calculs à deux sous. Ils confondent le prix que cela coûte aux Français avec la profondeur intellectuelle auxquels ils aiment prétendre.

Quand ces politiques commenceront-ils à accepter qu’ils feraient mieux d’être un peu dans la vie réelle pour comprendre les possibilités de changement (l’opérer, c’est encore autre chose) ? Et être sur le terrain, cela veut dire travailler sur des projets. Cela demande de l’humilité, cet ingrédient du courage pour accepter le dépassement de soi et mettre en oeuvre des idées nouvelles y compris au risque de l’échec, et bien au-delà de ces misérables enjeux d’ajustements budgétaires complètement dépassés en égard à une nouvelle modernité à construire.

Tant que les vrais problèmes ne seront pas résolus par l’introduction de solutions innovantes, il est à craindre que l’histoire ne se répète avec des conséquences plus graves encore, et selon le principe des cercles vicieux. Mais l’histoire n’est-elle pas un éternel recommencement ? A moins que cela cela ne devienne une éternelle suite de transitions …


(*) Pendant la seconde guerre mondiale, il y eut une grande exception à cette absence de résistance. Cette exception, ce fut le Vercors, haut-lieu de la Résistance française. Et les exceptions ont ceci de particulièrement intéressantes qu’elles permettent de mieux comprendre la règle générale, et même de la confirmer.

Et c’est une question troublante soulevée avec acuité et qui reste à l’esprit comme une énigme. Pourquoi le Vercors a-t-il résisté autant en 39 ? La faible densité de population sur ce vaste territoire ? La capacité à se camoufler dans ce territoire de montagne si exceptionnel, un territoire de forêts et de roches calcaire aux multiples grottes, … ?

N’étant pas historien, voici l’hypothèse suivante: selon un (seul) témoignage que j’ai recueilli, la population du Vercors aurait été très peu sollicitée en 14-18 et aurait donc évité le choc de cette mise à l’abattoir et de la disparition des pères de famille. Ce qui irait dans ce sens de cette responsabilité sur la guerre de 14-18 dont notre pays ne ce serait pas encore complètement rétabli du profond traumatisme ?

François Hollande brise la loi du silence: la justice française, « institution de lâcheté »

Nos institutions sont fondées sur les trois piliers que sont le gouvernement, la justice et le Parlement.  Et sans oublier le principe d’indépendance entre politique et justice.

L’indépendance n’implique pas non plus l’absence de critique, et notre Président de la République vient d’exprimer tout haut l’aversion des Français pour une justice qui a oublié de longue date de se remettre en cause. Mais là où le Président se distingue des Français, c’est en la qualifiant précisément de lâche.

Claude Bartelone appelle au « devoir de silence »  – autrement dit, ce serait une implicite loi du silence qui se serait ainsi rompue au plus haut niveau de l’Etat. Une loi qui n’a pour autant jamais été votée.

Que l’on dise qu’il n’y a de justice que pour les riches – et les voyous – et que cela soit passé dans les moeurs comme un principe intangible revenant régulièrement à la surface pour mieux s’y noyer – comme pour l’aide juridictionnelle -, ceci semble pourtant n’avoir jamais choqué ces magistrats. Magistrats vêtus de robes pour symboliser une noblesse perdurant comme seule exception à nos institutions démocratiques et son principe d’égalité des citoyens. Qu’est-ce qui justifie que ces personnes puissent arborer de tels signes distinctifs de supériorité ou se faire affubler comme les avocats par un titre comme « maître » dont le pendant est, il le faut le rappeler, le mot « esclave »?

De la lâcheté, oui, cette justice en a à ne pas voir le fossé entre les Français et elle-même, quelques deux siècles après la révolution. N’y-a-t-il pas que la vérité qui blesse ? Des circonstances atténuantes, il y en a aussi, comme son illusion de supériorité du haut de la complication et de l’étendue extrême des lois tandis même que son fonctionnement trahit le sens commun.

Aujourd’hui, le Président de la République a choisi de se mettre du côté des Français par sa déclaration tandis, qu’en 2014, 77% des Français déclaraient déjà que la justice fonctionnait « assez mal » (49%) voire même »très mal » (28%).

Ces chiffres, c’est une réalité au quotidien de professionnels de justice qui choisissent leurs dossiers en fonction d’une carrière, la réalité d’une justice qui travaille d’abord pour elle-même. Face à une telle désapprobation des Français qui semble être ignorée, que dire de ces réactions d’enfants capricieux pris la main dans le sac et qui font suite à la déclaration de M. François Hollande.

A-t-on une idée du nombre de dossiers qui ne seront jamais présentés à la justice pour la simple et bonne raison que ces dossiers seront refoulés par les services judiciaires ou les avocats pour des raisons de coût et d’incertitude quant à l’issue d’un procès tant le problème de la preuve est rédhibitoire ?

C’est que la justice est extrêmement difficile à solliciter et sa réputation de décisions aléatoires est faite non seulement par les avocats eux-mêmes mais aussi par tous ceux qui y en sont revenus avec le sentiment d’être trahis par la justice de leur pays. Il ne semble être pris en considération que les affaires mêlant des personnalités ou des grands délinquants, et l’individu pèse peu face aux lobbys et autres formes de pouvoir s’il ne déploie pas des moyens exceptionnels.

Et pourtant, la justice est choquée de ce jugement du Président tout simplement parce qu’elle n’a pas de visibilité sur tout le travail qu’elle ne fait pas. A-t-on mesuré les conséquences de son absence de traitement sur les problèmes de fond ?

Par exemple, rien que de stopper le délit de marchandage pratiqué à grande échelle en France suffirait à éliminer des centaines de conflits qui se passent dans les entreprises et qui, quelques fois seulement, sont soumis aux tribunaux de Justice.

La lâcheté de la justice française

Pour prendre un autre exemple, la presse a relayé récemment un procès au sujet d’une vidéo tournée dans un cadre privé et qui a été exposée publiquement. Non seulement l’auteur de la diffusion n’a pas vu sa condamnation confirmée par la Cour de cassation mais celle-ci – qui se complaît à se présenter comme la plus haute juridiction française – a pris sa défense au nom de la loi et l’a disculpé. S’agissant d’une vidéo très intime, cela signifie-t-il que la Cour de Cassation encourage la production de telles images en tous genres ? Est-ce la fin du caractère privé de tout ce qui est intime à la vie des Français ?

Un principe constitutionnel veut pourtant que la liberté de chacun s’arrête où commence celle d’autrui.

Faire ainsi passer une loi devant un principe constitutionnel, qu’est-ce si ce n’est un renoncement à donner du sens, un manque de courage à assumer ses responsabilités, et lorsque l’on fait le contraire de ce pourquoi on s’est engagé, n’y a-t-il pas de la lâcheté à continuer comme si de rien n’était tandis que la victime subit la double peine, celle de ses délinquants puis celle du mépris de la justice.

Faut-il mieux respecter la loi plutôt que la Constitution dont sont censées être issues ces lois ? Il s’agit là d’une véritable spoliation de la justice par sa propre institution. Le bon sens n’a pas à être trahi par la complication de cette usine à gaz qu’est devenu le droit français.

L’aspect caricatural, pervers et récurrent de ce type de décisions peut être légitimement interprété comme une manière de rappeler – en faisant un exemple – que les justiciables doivent connaître l’indépendance de la justice à faire ce qu’elle veut et y compris n’importe quoi. Oui, assène-t-on, la justice française, en lieu et place de sa fameuse cour de Cassation placée au sommet de l’institution judiciaire, peut prendre des décisions qui défient le bon sens. Que cela se sache.

La lâcheté, c’est donc de s’en prendre aux victimes plutôt qu’aux délinquants et c’est ce que fait la justice à travers son insupportable logique d’avocat du diable dont elle participe abondamment à gangrener notre société.

Il suffit d’avoir affaire à des services du justice ou des avocats pour se rendre compte que la justice française est d’abord faite pour protéger les délinquants au cas bien sûr où ils n’en seraient pas, en recherchant la moindre faille chez la victime pour en déduire que rien ne vaut dans son argumentation. Car la présomption d’innocence pour l’accusé se traduit d’abord avec zèle par la présomption de mensonge pour la victime.

Une manière aussi d’inférioriser tous ceux qui ont recours aux services de justice, une manière pour ces professionnels de justice de faire payer aux victimes leur propre insuffisance morale à perdurer dans un travail qu’ils savent être condamnés à mal faire.

Car c’est à la victime d’apporter la preuve et de se mettre au service à durée indéterminée de ceux qui sont parfois ses bourreaux jusqu’à ce que le plus souvent, elle en devienne la coupable, celle qui dérange. Le renversement de la preuve a été remplacé par le renversement des rôles entre victime et délinquant. Car le problème de la preuve, c’est souvent cet enjeu du faisceau de présomption. Un justiciable face à l’institution va voir se projeter sur lui le doute qui l’entraîne le plus souvent dans une logorrhée parce que l’on fait fi de sa bonne foi jusqu’à ce que sa raison vacille. Et le mal est fait, pour de bon. Et cette projection est donc bien une manière de faire payer au justiciable l’incapacité du système judiciaire à produire des preuves.

Les enjeux d’une preuve au sens mathématique/logique du terme ne sont pas du tout anodins. Mais que de retard la justice a pris à ne pas savoir ce qu’elle fait et à ne pas avoir commencé à se poser la question quant à sa capacité à réaliser son objectif de justice. Le droit n’est pas la justice, et qu’est-ce qui impose à ce que la justice ne soit que le droit ? Qu’en est-il de la question de la preuve qui n’est en aucune manière explicitée dans le droit ?

L’omniprésente logique d’avocat du diable est un renoncement à une justice des hommes, un abandon à une pure spéculation sur les textes juridiques, soit un abandon du véritable travail de la raison qui consisterait à maîtriser les enjeux de la transcendance pour élaborer ces synthèses que devraient être les jugements de justice.

Une justice à trois vitesses

La justice, ce sont d’abord des lois. Ce sont ensuite des spécialités. Et ce sont encore des jurisprudences. Trois niveaux réels de difficulté.

Pour le simple citoyen, les lois sont présentées comme des règles à appliquer bêtement. Nulle part, il n’y a d’explication pour donner du sens à ces règles. Cela revient à promouvoir des pratiques de mauvais élèves de la classe qui appliquent, répètent et copient sans se poser de questions.

Des règles que chacun aime à revendiquer, pour les reprendre à son compte sans avoir à en comprendre le fond. Une habitude qui trahit cet état de fait que le sens de ces lois ne peut être accessible au commun des mortels. La vraie justice ne pèse donc plus grand chose face au dogmatisme, plus rien n’importe au-delà du respect de la moindre règle, peu importe qu’elle soit incomprise ou mal construite.

Car une règle incomprise permet déjà de rendre coupable a priori celui qui ne la comprend pas et qui est donc dans l’incapacité de vérifier si ses conditions d’applications sont respectées. Quels sont ceux d’entre nous capables de comprendre le sens des règles de droit ? Tout cela fait donc quelques millions de justiciables transformés en coupables a priori. Car ne pas rendre compréhensible la loi, cela consiste à fabriquer ces faux coupables à vouloir demander justice, et quoi de pire alors que de s’ériger en haut d’une montagne de textes pour faire sombrer inéluctablement le citoyen lambda dans la peur de la justice.

Plus encore, afin de renforcer de nouveau le pouvoir de s’accaparer la justice et de la restreindre à ceux qui savent, l’existence et le développement de la jurisprudence achève de tuer les espoirs de l’honnête homme à obtenir gain de cause. Le vocabulaire spécialisé sans aucune nécessité, le style ampoulé et les phrases interminables rendent imperméables ces textes pour les avocats eux-mêmes. Un principe là-encore avec pour seule conséquence de fournir un rempart d’incompréhension supplémentaire.

Comment ne pas estimer que cela relève d’une volonté manifeste d’exclure la majorité des citoyens de leurs droits en justice. Qu’attend-t-on pour remettre à jour les textes de lois pour y intégrer la jurisprudence ? Avec les possibilités qu’offre le numérique à fournir des versions en ligne, cette jurisprudence pourrait être mise à jour très facilement. Quant aux moteurs de recherche payés à prix d’or par les cabinets d’avocats, l’activité disparaîtrait effectivement, mais cela doit-il peser dans la balance ?

Pour être concret, voici le cas d’une simple question de voisinage sur l’ouverture d’une fenêtre pour un jour (sans voir à travers) qui nous plonge dans des lois napoléoniennes écrites au début du XIXème siècle et où sont précisées une contrainte de hauteur à 22 décimètres. Et tandis que la jurisprudence a corrigé plus de deux cent ans plus tard en précisant que peu importait la hauteur, du moment qu’il n’était pas possible de voir à travers ces jours. C’est ainsi que les 22 décimètres ou 220 cm sont juste une règle pour les quidams alors que ceux qui savent n’ont qu’à user d’un avocat spécialisé fort de ce privilège de la jurisprudence.

Ce sont des maîtres et nous sommes bien leurs vassaux car tout est fait pour nous soumettre à la complication et aux difficultés d’accéder à la justice.

La justice n’est donc pas faite pour le simple citoyen. Et comme si la logique d’avocat du diable ne suffisait pas pour protéger les délinquants, il faut le crier plus fort encore en accordant la plus grande attention aux droits des plus grands assassins et en leur fournissant -gratuitement- les meilleurs avocats prêts à se dévouer corps et âme pour être les nouveaux champions de la justice française, les défenseurs des plus grands criminels devant l’éternel. Avocats du diable au figuré comme au sens propre dans notre beau pays qui se vante d’être le chantre de la laïcité.

Un assassin ayant purgé sa peine et qui récidive sera traité comme un parfait innocent, et l’on s’efforcera de respecter au mieux ses droits. Cela pourrait se comprendre s’il en était de même des petits délinquants jugés à la petite semelle. Et sans oublier la victime qui ne sait se défendre dans le cadre d’un conflit et qui a surtout de grandes chances de se faire condamner. Une première fois condamnée, elle aura toutes les peines du monde à être considérée autrement que comme un délinquant ad vitam aeternam, et d’enchaîner les condamnations si toutefois elle n’a pas la présence d’esprit de fuir n’importe tout ailleurs, prise au piège qu’elle est dans une spirale vicieuse de misère et de colère dont aucune main salvatrice ne saura peut-être l’extirper.

Car c’est un principe: une victime qui subit préjudice sur préjudice n’a qu’à s’en aller. C’est la règle « des plus gênés s’en vont » que promulguent généreusement les services judiciaires. Quant aux avocats, ils disent de même ou expliquent qu’il vaut mieux passer à autre chose plutôt que de se lancer dans une procédure longue et coûteuse.

Ce en quoi ils ont raison quand cela ne cache leur incompétence. Mais pourquoi serait-ce si long et coûteux ?

Au-delà de la lâcheté, cette justice tend vers une perversion où immanquablement une telle logique ne peut que mener. Et avec elle, le pays tout entier accaparé à chercher des failles dans des détails plutôt que de consacrer son temps à des choses utiles et de retrouver de l’énergie pour avancer. Que de difficultés pour obtenir de bien des avocats qu’ils se mettent au travail, quand bien même on prend la peine de le leur mâcher. C’est juste qu’une telle manière de penser a de quoi les vider de leurs enthousiasme et énergie, voir probablement de les mettre dans l’incapacité de comprendre leurs clients.

Pire encore, le mensonge est devenu un outil que revendiquent librement ces mêmes avocats tandis que la justice est censée faire de la vérité son meilleur allié.

Qu’attend-t-on pour intégrer régulièrement la jurisprudence dans les lois ? Et qu’attend-t-on pour édicter un principe de renversement de la preuve lorsque le mensonge est avéré parmi ceux qui sont accusés ? Comment supporter que les victimes soient employées à travailler pour décortiquer une accumulation de versions et de mensonges de ceux qui les ont déjà blessés  ?

Une lâcheté qui s’étend bien au-delà du seul cercle de la justice

Cet engagement de la justice à faire prospérer sa logique de la paille dans l’oeil de la victime face à la poutre dans celui du délinquant, a pour conséquence de protéger ces délinquants. Selon E. Kant, se restreindre ainsi à une logique purement spéculative amène à ce dogmatisme où la règle efface le sens jusqu’à ce que tout cela devienne délirant.

Cette peur légitime de la justice chez les Français favorise inéluctablement une loi du silence. Les délinquants prennent ainsi de plus en plus le pouvoir, et quant à ceux qui s’attaquent à cet ordre des choses, ils deviennent ceux qui rompent le pacte social. Bref, des cibles toutes trouvées pour devenir des boucs émissaires.

Les personnes honnêtes sont donc légitimement des personnes à éviter et ceci est d’autant plus vrai dans une société de consommation où l’on connait le prix auquel on peut acheter les choses. Quel est le prix d’une honnête personne ? Qui peut prendre un risque qui ne se mesure pas ? Les mensonges sont eux devenus le ciment de notre société, une manière de se faire confiance entre personnes plus ou moins honnêtes.

Pour l’honnête homme, mieux vaut donc alors ne pas se préoccuper de l’opinion des autres, garder son cap et ne pas entrer effectivement dans des combats qui l’éloigneront de sa voie. Et s’isoler le temps que cela passe car à la lâcheté s’ajoute le principe du respect de cette lâcheté vis-à-vis d’éventuels témoins auxquels on ne va tout de même imposer d’aller dire la vérité et leur faire prendre des risques. Et ne pas troubler la conscience des lâches qui pourraient participer à ce que justice se fasse.

Cette lâcheté, elle règne partout, c’est devenu une valeur de notre pays. Et à commencer dans les entreprises françaises où l’essentiel des conversations devant les machines à café se résument à critiquer des décisions et des personnes, plutôt que de s’élever contre ces décisions le moment venu et de dire les choses en face des personnes plutôt que par derrière.

Il faut donc bien y voir un problème bien plus général, présenté dans un autre article de ce blog.

Un Président face à la vindicte

Notre Président de la République a dit ce qu’il pensait et les magistrats auraient préféré être associés à une réflexion commune plus qu’à une critique unilatérale, mais ce n’est rien en égard de cette illusion de supériorité qu’entretiennent nos politiques carriéristes depuis des dizaines d’années et qui vient de voler en éclat avec l’effet de souffle de leurs carapatages respectifs. En comparaison du cercle médiatique et politique, les Français verront peut-être cela bien plus à son crédit, comme celui qui dit tout haut ce que les autres disent tout bas.

Depuis le Général de Gaulle, notre histoire retiendra que notre Président actuel est celui qui a mis en oeuvre le succès de la COP21 et qu’il appartient à ceux qui préfèrent s’engager plutôt que de s’en tenir à des calculs, car nul doute que cette COP21 n’aurait jamais aboutie tandis qu’aucun autre pays ne s’était proposé de l’organiser. Cette libre pensée affranchie du cercle politico-médiatique est un retour vers les Français et peut laisser espérer un tournant dans ce déni des politiques et leur incapacité à être à la hauteur des enjeux.

En attendant, des programmes pour 2017, il y en a surtout du côté de la Primaire.org …

Loi Travail: un contresens historique

L’enjeu secondaire du marché du travail

Depuis le XIXème siècle, lindustrie a permis de développer notre pays en apportant du confort, des moyens de transports, des infrastructures, des réseaux et procédés pour l’hygiène ou la conservation des éléments, … Soit résumé en un seul mot: de la modernité. Cette révolution industrielle a été marquée par de nouvelles formes d’organisation du travail et une rationalisation au moyen de systèmes d’optimisation de la fabrication et de la gestion des ressources humaines. Ce qui est communément désigné par les concepts de taylorisme et de marché du travail.

Et ceci dans le but initial de pallier à des comportements individualistes et artisanaux. Et c’est ainsi que l’industrie  a augmenté sa capacité de production, s’est développée et a fourni de plus en plus de travail, en attirant de nouvelles populations dans les villes. Ce fût l’exode rural.

Assurer une correspondance entre la demande et l’offre du travail devint alors l’enjeu primordial pour notre société à la fois pour développer le pays et aussi assurer la paix sociale en permettant à chacun d’assurer sa subsistance.

Depuis plusieurs décennies, le mouvement s’est inversé et notre pays s’est considérablement désindustrialisé. Et pour autant, assurer le bon fonctionnement du marché du travail est resté le principal enjeu dans une société très hiérarchisée à tous niveaux, constituant un système prépensé là-aussi sur le modèle du taylorisme.

C’est là l’erreur d’appréciation de nos politiques actuels, sans même parler de leur absence de vision, car à la base, l’objectif était d’industrialiser pour développer notre pays. Et c’est seulement l’organisation de notre société qui l’a simplifié en cet enjeu du marché du travail, de celui de se “trouver une situation”.

Aujourd’hui, quel est enjeu sous-jacent à cette fausse question : c’est juste de permettre aux politiques de se faire réélire quitte à endetter le pays pour plusieurs générations comme cela a été le cas en 2012 afin d’obtenir un peu de croissance.

Un système de société totalement inadapté

Car travailler, ou chercher du travail pour ensuite faire ce que l’on vous demande, ce n’est pas la même chose, il y a une nuance, et cette nuance, c’est l’exercice réel et profond de sa vraie liberté pour réaliser son projet de vie.

L’organisation est donc restée la même et de plus, l’enjeu qui anime les esprits reste ainsi celui du travail à tout prix. C’est là encore une erreur grossière de nos politiques et intellectuels de tous bords médiatiques dans un même mouvement d’abrutissement pour continuer à vouloir faire prospérer et développer un travail à la chaîne pour un XXIème siècle où la machine vient suppléer plus que jamais aux tâches rébarbatives.

Notre société hiérarchique limite par construction la capacité à penser par soi-même au strict nécessaire. Et cela dès l’école par son principe de soumission et d’atrophie de la créativité et de l’enthousiasme des enfants. Au bout d’une dizaine d’années passées les deux pieds accrochés à une chaise, écoutant heure après heure des professeurs se succéder les uns après les autres, il y a de quoi perdre sa véritable capacité à créer et penser par soi-même. Et d’être transformé en bon petit soldat du capitalisme, faisant bien son travail, sans trop poser de questions dérangeantes, et respectant bien ce qu’on lui demande. Et l’école a été et reste ce premier maillon de cette nécessité révolue de l’industrialisation, dont les principes se perpétuent tout aussi bien dans le secteur actuel des services.

La contradiction du changement technologique

Il y a pourtant une contradiction qui devrait n’échapper à personne et susciter l’interrogation. D’un côté, les français aspirent à un changement que les politiques font espérer en vain depuis 30 ou 40 ans sans jamais y parvenir. Et de l’autre, il y a une source inépuisable de changement difficile à suivre pour le grand public, et c’est l’exception technologique.

Qu’est-ce qui fait donc que la technologie avance trop vite pour la population tandis que les politiques restent sur place, soit plus exactement, régressent ?

Des politiques totalement à côté de la plaque

Pour le politique, c’est cette absence de compréhension du mouvement de la synthèse qui fait que les projets politiques se réduisent à un « simple re-paramétrage de l’existant ».

Cet argument est repris par une candidate à l’élection présidentielle tandis qu’elle juge être la seule à proposer autre chose face aux membres de sa classe politique. C’est ainsi qu’une idée pour marquer sa différence consiste à introduire de la démocratie participative dans la proposition de nouvelles lois. C’est-à-dire déroger au principe de démocratie représentative pour permettre qu’une pétition à 500 000 voix puisse donner lieu à une étude par l’assemblée législative. Cette soi-disant idée au sein d’une réforme “systémique” est, en termes de conception, “une verrue”, un simple rafistolage …

Bref, avec des politiques analphabètes et mal-entendants face aux écrits et paroles des français, il n’y a juste aucun espoir d’attendre un changement de leur part pour notre société, et encore moins de faciliter les initiatives susceptibles de remettre en cause leur « légitimité ». Ils demeurent érigés en une véritable caste pratiquant l’adoubement via Sciences Po dont les maîtres à penser pratiquent le formatage intellectuel à la chaîne. Apparatchik ou ministres jamais élus, et bien entendu jamais « humiliés » dans un travail réel – et non artificiellement utile – et tout en les opposant au principe de réalité, ils restent juste dans une logique du déni face aux problèmes. Un échec qui coûterait cher à n’importe quel professionnel, ne sert pas de leçon au politique, mais est l’occasion de critiquer et de chercher la faute ailleurs, y compris, comme c’est le cas aujourd’hui, en commençant à diviser profondément et dangereusement notre pays.

S’inspirer de ceux qui travaillent à concevoir au quotidien

La différence entre la technologie et la politique, c’est cette capacité à refondre l’existant en y introduisant des nouveautés. C’est le cas tout particulièrement du « software », au sein de ce monde du numérique, avec cet anglicisme dont le préfixe « soft »se traduit en « mou » ou « malléable ».

Pour autant, on utilise souvent le « from scratch », c’est-à-dire, le fait de tout refaire. En termes politiques équivalents, cette opération s’appelle « l’insurrection », « la révolution » ou  « la guerre », avec les mêmes potentialités que pour une startup, c’est-à-dire, l’échec, une solution pire qu’avant, ou alors, dans certains cas, une évolution vers un monde meilleur.

Et même s’il existe bien sûr d’autre moyens pour refondre et, étapes par étapes, réussir à reconstruire un nouveau modèle. Et tout en préservant la paix. Mais c’est là plus difficile, il faut de l’expertise pour reconcevoir et aussi du vrai politique pour assurer le soutien et l’adhésion de tous pendant les phases de reconstruction [les pratiques de conceptions sont un objectif de ce blog et de son article principal à paraître].

Face à des concepteurs qui effectuent ce travail jour après jour, depuis des dizaines d’années, nos politiques et leurs idées à deux sous – dans le rare cas où ils en ont – sont justes et réellement à pleurer. C’est là simplement la naïveté, l’optimisme qui ont pu faire espérer quoi ce soit de leur part dans un pays où l’on octroie les postes de direction à ceux qui manipulent plus qu’à ceux qui connaissent le travail.

L’inversion historique

Alors s’il n’y a plus vocation à industrialiser, il n’y a plus forcément nécessité de tout rationaliser, il y a donc aussi à reconsidérer des procédés plus artisanaux. Inutile aussi de fournir une main d’oeuvre docile, et l’exode rural perd aussi de sa nécessité, et il est même logique d’envisager exactement son contraire, un exode urbain pour rééquilibrer. Et un exode urbain avec son corollaire, à savoir la relocalisation. Et donc une redynamisation des communes rurales.

Une loi Travail, ou reculer pour mieux sauter

Aujourd’hui, la loi Travail peut sans aucun doute permettre de créer des emplois en imposant aux salariés des conditions sur mesure pour les multinationales. Ces ministres qui n’ont jamais travaillé de leur vie dans le monde réel trouve sûrement de bon ton de penser que l’esclavagisme a des vertus. Et sur le court-terme, oui, il peut y avoir une croissance, mais ce ne sera jamais qu’un feu de paille. En creusant les inégalités, en humiliant les salariés un peu plus qu’ils ne le sont déjà, en créant plus de misère morale et sociale, plus de précarité, ils font juste que retarder l’exigence de vraies solutions et bien sûr rendent la situation plus délicate encore, en excluant de plus en plus de personnes de la capacité à ériger des alternatives. Pire encore, ils créent les conditions pour faire germer la violence et un terrorisme à la française.

Et bien sûr, en attendant la débâcle, il s’agira encore de faire payer la note aux collectivités locales, en étranglant les communes françaises, brisant encore parmi les effets de leviers restants qui eux permettraient à de nouvelles initiatives locales d’avoir une chance de prospérer ici ou là. Et donc d’être a contrario du mouvement et progrès naturels de relocalisation et par là-même des aspirations des citoyens français.

 

Un enfant frappé par les forces de l’ordre

Aujourd’hui, en France, dans notre pays qui se revendique comme pays des droits de l’homme, un enfant de 15 ans, au sol, très clairement déjà sonné, a été relevé par trois personnes des forces de l’ordre, et alors qu’il ne montrait aucune résistance, a été frappé violemment.

C’est indicible.

Une limite a été franchie et sans réponse très claire de notre gouvernement à cet acte de la plus extrême gravité aussi bien physique que symbolique, celle de frapper en réunion un enfant par des forces de l’ordre censées protéger la population, et plus que tout, ses enfants dans ce qu’ils représentent de plus sacré, ce gouvernement ouvre clairement la voie à la révolte.

Si l’état d’urgence devait persister sans une attitude exemplaire des forces de l’ordre et que s’y ajouteraient des frappes contre les populations et le lynchage des plus faibles dont  les enfants, alors c’est que l’on se retrouve dans le cadre de l’article 35 de la Constitution de 1793, à savoir que « (lorsque) le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Il ne s’agit pas là d’y voir seulement un article de droit justifiant la révolte, mais bien que ceux qui ont été capables de penser notre démocratie dans ses fondements estimeraient aujourd’hui ce gouvernement indigne s’il lui venait à l’esprit d’imposer des réformes par la coercition.

Et pas seulement celui-ci, mais aussi les précédents tandis que le renouvellement se fait que trop attendre au point de faire désespérer: n’est-il pas écrit que « Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; (qu’)elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs ».

Un enfant de 15 ans ne peut être rendu responsable des conséquences de la médiocrité de ces « élites » qui ne manquent jamais de s’appeler ainsi tandis que leurs attitudes et décisions défient le sens commun et tout spécialement auprès des jeunes, ceux-là mêmes qui rêvent d’un avenir avec des valeurs autres que celles d’un compte en banque.

Une prise de parole et une réponse exemplaire du Président de la République sont à espérer. Le lien de confiance entre cet enfant et notre pays a toutes les raisons de s’être brisé net ou pire encore que cet événement soit refoulé avec des conséquences plus graves à son avenir. Y-a-t-il eu une prise en charge psychologique et qu’est-ce qui a été fait pour lui apporter un légitime et officiel réconfort ? Estimerait-on justifiée la violence lorsqu’elle émane de l’Etat et de la même manière que lors d’opérations contre des forces terroristes à l’étranger ?

Les manifestations étudiantes resteront encore longtemps tragiquement associées au projet de loi Devaquet, et il s’en trouvera toujours parmi nous pour le rappeler.

Post Scriptum: Une semaine après les événements, Libération a publié un article témoignant de l’attitude extrêmement grave de forces policières, attitude qui ne peut s’exercer sans une volonté politique derrière elle. Les socialistes sont toujours les premiers au nom d’une morale qui leur reviendrait à exclure les personnes en les jugeant sans passer par la voie de Justice, et aujourd’hui, entend-t-on les voix de leurs associations ?

A un moment où ce gouvernement fait de la sécurité sa priorité, son seul résultat tangible est de mettre en culture les germes d’un terrorisme à la française … C’est proprement désolant de voir les erreurs successives s’enchaîner depuis des mois, depuis le succès de la COP21. Quelle différence faire entre l’extrême droite et ces pratiques d’Etat policier ?

 

Réponse à Tony, voeux pour 2016

En réponse au message de Tony qui suit:

« Bonne et agréable année 2016. Je vous souhaite de rencontrer l’audience à vos sujets et à vos projets futurs. Plus il y aura d’individus différents et qui veulent réfléchir, discuter, même si cela parait absurde parfois, plus nous pourrons envisager un renouveau politique et humain dans le temps. J’ai confiance. Salutations. »

Je vous souhaite aussi plein de bons moments pour 2016, et d’abord une bonne santé. Et de même, meilleurs voeux aux lecteurs de ce blog.
En un peu plus d’un an, plus de 1200 lectures pour près de 600 lecteurs, et aussi quelques abonnés. Et j’en suis très content, même si c’est bien sûr encore confidentiel. Et beaucoup moins, par exemple, qu’un autre site que j’ai créé pour un club de sport à vocation purement locale et qui n’a demandé aucun effort particulier ! Et où une simple rétrospective Photo a fait hier près de 400 lectures !
Quitter l’addiction de la polémique pour exercer sa réelle liberté ne se fait pas en un jour. Ce blog n’a nullement vocation ni intérêt à déplacer ces polémiques en son sein du jour au lendemain. Et les articles purement critiques ont encore de beaux jours devant eux.
Espérons effectivement que 2016 ne consiste pas simplement à « résister » comme le déclarait notre Président lors de ses voeux, et à utiliser notre « vitalité » vers ce renouveau dont vous parlez.
En 2016, grâce à l’appui des précédents articles et aussi de références extérieures à ce blog, je vais pouvoir écrire un article sur « les éléments essentiels à la conception ». Article qui sera une étape au-delà de mon article introductif sur la synthèse. Et à des résultats simples de travaux sur ce sujet menés depuis Aristote, Kant, Hegel et Hamelin ! La synthèse, cette opération essentielle à la représentation qui se manipule au jour le jour dans le logiciel. Et dont j’ai ainsi eu la vocation et la chance d’en comprendre et d’en expérimenter les enjeux sur cette matière si malléable.
Actuellement, on en est à redécouvrir Aristote et sans avoir atteint les premiers apports de Kant. Et je crois qu’on se contente simplement de revenir sur les résultats de ce dernier comme seule base d’une inutile métaphysique. Car si Kant a laissé entendre que la raison ne peut pas tout à elle seule, ce n’était certainement pas dans l’objectif d’abandonner la métaphysique.
Et donc il y a de l’espoir de se tourner vers de meilleures choses, tandis que le potentiel à changer de notre société post révolution industrielle grandit face à la concentration des pouvoirs et une désormais nécessité dépassée de soumettre à la chaîne, et y compris dans les services.
L’utopie ou l’absurdité, ce n’est plus de croire à ses rêves, mais de croire que le cauchemar de 2015 puisse continuer.
A bientôt !
Laurent

Renouvellement démocratique en France: l’initiative LaPrimaire.org

Une initiative magnifique vient d’être prise pour amorcer un renouveau démocratique en France et vient d’être relayée par un article de WeDemain.

Il s’agit du site LaPrimaire.org.

Leur site permet à de potentiels candidats de pouvoir se présenter et donc de mieux se faire connaître. Un nombre d’inscrits suffisant sur le site, et donc de votants sur cette primaire, donne alors une légitimité au candidat choisi.

En prenant de l’ampleur, cette initiative ne peut qu’être extrêmement constructive en permettant de recentrer les débats sur les idées et les projets.

Les partis politiques, opposés plus que nécessaire jusqu’à en être des ennemis jurés, peuvent y trouver leur compte à la fois pour éviter ces alternances destructives qui cassent les prédécesseurs, et aussi peut-être pour retrouver ce sens de l’intérêt général. Intérêt général dont le succès de la COP21 vient de montrer à quel point c’est une formidable aventure humaine, élément de base pour concilier les enjeux actuels.

Les deux fondateurs de LaPrimaire.org forment un improbable, complémentaire et attachant duo.

Il y a l’avocat, cet homme du droit qui connait les institutions et ce qui est possible de faire en toute légalité. Et qui a l’audace d’aller interviewer les politiques à l’improviste.

Et il y a l’ingénieur logiciel jeune génération. Vivant depuis deux ans aux Etats-Unis et impliqué jusqu’à il y a peu dans l’aventure d’une startup. Il a cet enthousiasme si répandu en Amérique et qu’on a tant besoin de montrer en France, cette manière d’argumenter en promouvant des solutions plutôt que cette sempiternelle affirmation de l’ego en critiquant les points faibles des autres.

Et à en voir leur boite de médicament contre l’impuissance politique, ils ne manquent pas d’humour pour remplacer l’arrogance si souvent présente dans les débats.

Dans l’immédiat, le succès de leur initiative dépend du nombre de personnes inscrites pour participer aux votes, de l’appui de Maires pour obtenir 500 parrainages, d’un financement possible à partir de 5 euros et aussi d’un implication pour participer aux votes.

Le principe du vote basé sur des études des systèmes démocratiques ne semble pas plus compliqué que celui que serait une « President Academy » sur un modèle désormais bien connu.

L’histoire ne fait que commencer et la suite n’est pas encore écrite. Elle ne dépend que de nous. Sans aller forcément la considérer comme La solution ou surtout y chercher une faille dans la primauté à donner aux idées plus qu’aux candidats, il s’agit au moins d’y voir une étape permettant de déverrouiller le blocage bien réel du politique.

PS Une autre initiative, Voxe, permet quant à elle de comparer les programmes pour les différentes élections comme cela a été le cas pour les régionales.

Tony Dupuis: « Entreprises criminelles … »

Par Tony, https://tonydupuy.wordpress.com

Ces attentats sont des gouttes de nitroglycérine qui font très mal et détruisent des vies. Elles sont projetées de par le monde, par des ignorants soumis, des fanatiques criminels sous couvert de religion. Tous ces actes sont programmés pour faire peur, créer le désordre, montrer qu’eux aussi savent être barbares, se battre contre l’ennemie : l’Occident chrétien. Les populations musulmanes souffrent de telles conduites, de tels comportements hors nature. Parce qu’elle n’est pas encore fanatisée, crétinisée, soumise. Les acteurs de ces sauvageries envoient un défi, une provocation aux gouvernements occidentaux. Ils veulent faire sentir le faible poids parfois de leurs puissances passagères. Le message est très clair : « Lors de vos dernières guerres imbéciles et non avenues, vous ne deviez pas faire l’erreur de laisser des centaines de militaires sans emplois, sans lois, ni de quoi nourrir leurs familles, avec ces millions d’armes à leur disposition, la récupération politicienne… Lorsque cela vous -la CIA et les groupes de pression militaires, américains, comme européens- intéressait de provoquer la panique en Amérique du sud, en Afrique, en Asie, vous nous avez formé, financé, armé… A présent vous allez payer pour votre orgueil, vos désirs de profits vos trahisons, etc. Nous allons terroriser vos populations…, au besoin les massacrer…»

Ils veulent rappeler aussi les abandons outrageants, leur mépris contre notre différence laïque…, les occupations coloniales du passé. Les temps changent mais les rancunes sont viscérales, les affronts inoubliables… L’Occident c’est tellement mal comporter !

Bien sûr, nous ne pouvons accepter sans dénoncer et sans résister contre de tels actes lâches et odieux, contre de tels détournements des consciences, des intelligences. Bien sûr, tous les jours nous devons nous battre contre l’obscurantisme, les intégrismes religieux pour préserver le peu de liberté qu’il nous reste dans nos existences, là, où que nous vivions, travaillions dans une entreprise, circulons dans la Cité. Nous devons nous tenir debout solidement et être toujours responsables, pour arrêter par notre courage, notre intelligence, ces menaces galopantes. Nous devons être tolérants, toujours fraternels, mais non dupes ; lorsque des agissements contraires à nos libertés sont engagés contre nous. Les réalités extérieures, ne les oublions pas, même si nous n’avons qu’une vision restreinte des réalités, des souffrances, des chocs vécus ailleurs… Redressons nos têtes et reprenons-nous avec discipline. Les guerres de conquêtes, de civilisation, de profits géopolitiques, sont des drames criminels de part et d’autre qui portent en elles, derrière elles des catastrophes, des calamités, des blessures, des cicatrices psychiques, des déséquilibres graves, la misère… Là encore, sous prétexte d’apporter la « démocratie ; » nous sommes responsables des contre-attaques qui sont menées contre nous. Elle -la démocratie- n’existe qu’en théorie -c’est une espérance- et non pas sur le terrain une réalité auprès de ces populations. Combien de temps faudra-t-il pour soigner tous les blessés, redonner confiance et dignité aux populations meurtries par nos déclarations de guerre passées ? Tandis que nous enterrons nos disparus -aujourd’hui- sous les regards de toute une Nation, grâce aux retransmissions télévisées !

Les préjugés, l’exclusion, le racisme, laissent derrière eux, sur le bord de l’autoroute du bien-être, – en Irak, en Libye-, des militaires sans emploi, des jeunes gens en rupture, des enfants sans familles, des désœuvrés fragiles, handicapés à cause du désespoir, de la haine que provoque toute ces souffrances, toutes les trahisons… la honte même d’avoir survécu pauvre et sans toit. En France des jeunes gens se radicalisent parce qu’ils sont abandonnés et ils trouvent refuge et soutien auprès de monstres qui les entraînent dans le néant…

Nous sommes tous responsables… C’est pour cela que nous sommes tous concernés. Mais nous ne devons pas accepter d’être lâchement attaqué !

Après 1968, nombreux furent ceux qui crurent que le monde allait changer. Ah, oui ! Le monde a changé ! Mais pas dans le bon sens, ni pour prévoir de bonnes conditions pour tous.

Réfléchissons tous sur ce que nous avons fait de ces mots glorieux : Liberté, Égalité, fraternité…

C’est très violent de vivre tous les jours, lorsque vous êtes regardé comme un intrus, un voleur, un étranger indésirable, alors que vous êtes né en France, dans un département français, dans une ancienne colonie française, que vous êtes français, vous, vos parents et vos grands-parents depuis des siècles. C’est très violent de ne pas trouver un véritable travail à la mesure de vos capacités, de votre volonté, de vos diplômes ; de ne pas pouvoir vous loger là où vous souhaiteriez vous installer, pour vivre dignement… Que les administrations vous conduisent de force dans une banlieue, comme pour vous écarter…

Nous vivons dans une société industrielle et technologique où tous, nous ne pouvons prétendre être photographiés dans les premiers rangs, ni sur la même marche lors des manifestations de la vie…

Nous devons tous travailler pour vivre, pour avoir de quoi payer notre loyer, accompagner, nourrir et éduquer nos enfants et aussi entretenir le bien être de notre famille, de notre Cité. Pour cela nous cherchons malheureusement de plus en plus à paraître meilleurs, à gravir plus vite les échelons professionnels, afin de mieux vivre grâce au nouveau gain obtenu par notre travail assidu.

Nous oublions que dans notre voisinage, il existe des déshérités, des malheureux en manque, même si ceux-ci par fierté, camouflent la réalité de leurs situations.

Ce n’est pas notre problème ?

(On ne peut aider que les personnes qui cherchent à l’être ! Seules les Associations parviennent à rentrer dans les brèches… L’État n’est plus la Providence pour certains de ses citoyens… Il n’y a qu’a comptabilisé le nombre d’associations caritatives et le nombre de centres « des restos du cœur » et tous pourrons se rendre compte du gouffre social, de l’étendue des abandons.)

Nous nous refermons sur nous-mêmes, emmitouflés dans notre cocon. Nous oublions qu’à l’extérieur, il y a des tempêtes humaines, des tremblements de terre, des cyclones dévastateurs, des inondations mortels, des catastrophes naturelles et leurs chapelets de victimes… Des guerres fabriquées et autorisées avec leurs milliers de cadavres, d’où des cortèges de familles détruites qui émigrent.

Et un jour les digues de la liberté d’expression, des libertés tout court sont abîmées par des tueurs fous furieux. Il y a des attentats, des morts sauvagement assassinés en pleine rue en banlieue (92), dans une entreprise de journalistes humoristes, (11ème arrondissement) puis dans un magasin cacher à Paris, 12 ème arrondissement) le 7 janvier 2015 en France.

Nous réagissons, pour condamner et hurler notre désapprobation, d’abord devant nos télévision le jour même et ceux d’après…, nous nous regroupons pour un grand rassemblement digne -le 11 janvier 2015,- notre révolte contre de tels actes criminels et leur lâcheté est visible dans les rues et Place de la République… Nous félicitons les brigades d’intervention, pour leur professionnalisme, pour leur rapidité, les policiers, les pompiers, les ambulanciers, les médecins, etc. Et après ? Que se passera-t-il dans les consciences dans un mois?

Ces événements tragiques nous réveillent, nous tiennent en haleine un temps où nous nous sentons choqués, ahuris. Dans un souffle nous rendons hommage aux disparus, ainsi qu’à leurs familles, puis l’existence et ses obligations quotidiennes reprennent leur place accompagnées à nouveau de nos assoupissements. C’était un mauvais cauchemar penserons certains, il ne faut pas empêcher les gens de vivre en ressassant ce drame, ces tueries ; pensons à autre chose.

Les jours suivants à part notre peur, nos émois et parfois le renouvellement de nos angoisses que cette barbarie recommence, très vite nous oublions nos souhaits de fraternité, de tolérance, d’entraide et de résistance à la haine.

Nous reprenons très rapidement nos habitudes et nos aveuglements. Nous oublions le cours de l’histoire de l’humanité… « Plus jamais ça ! » d’il y a soixante-dix ans…

Combien faudra-t-il de milliers de morts assassinés encore, -L’histoire récente du siècle passé, le vingtième, nous montre les morts, les disparus, parce qu’ils luttaient dans différents combats pour la liberté, le rejet des différences, etc.- pour qu’enfin nous évoluions vraiment, pensions et vivions autrement, face et en compagnie des autres, de tous ceux qui sont différents et qui viennent de d’autres frontières au Sud, des suds ?

Ce ne sont pas nos saccades d’émois, nos pleurnicheries, nos marches blanches sans lendemain, à chaque fois qu’il se produit un fait gravissime, – ceux-ci relayés par les Médias interposés- dans notre société, que ces comportements d’appoint nous tiendrons à l’abri de l’intolérable, du fondamentalisme, de l’obscurantisme ou du fanatisme religieux, de l’ignorance…

Depuis des décennies, à l’annonce de crimes odieux commis par des particuliers malades, de bavures policières, des règlements de compte entre bandes rivales, mafieuses ou de gangsters, il y a après coup l’organisation de marches blanches, des mouvements de protestations, sur le territoire national, où tous disent vouloir changer, faire évoluer la situation, la sécurité… Bien sûr pour les familles, les proches des victimes, de telles démonstrations de soutien, font chaud au cœur, redonnent du courage… Mais ce sont les lendemains où les mauvaises habitudes reprennent le dessus qui me font réfléchir. La spontanéité d’un jour ensemble ne résiste pas dans le temps… Je sais que chacun doit continuer de vivre, mais tout de même ? … Nous réclamons ouvertement ou à cause de ce grand élan et rassemblement, une protection. Mais notre protection, doit être apportée d’abord par nous-mêmes, en étant curieux, vigilant, réfléchissant, ouvert, tolérant et responsables. Tous les efforts administratifs ont un coût, dont nous serons tributaires tôt ou tard. Il n’y a rien de gratuit aujourd’hui ! Il ne faudrait pas que ce soit là encore, toujours les mêmes populations qui trinquent, qui subissent les conséquences, qu’elles soient tirées un peu plus par le bas… L’angoisse d’un avenir incertain ne doit pas nous empêcher d’avancer, de revendiquer des augmentations lorsque cela est nécessaire, la progression pour un équilibre d’occupation professionnelle pour tous ou du moins le plus grand nombre, en arrêtant de croire qu’il faut s’enrichir outrageusement à tout prix. Nous devons repenser le terme partage du travail sérieusement…

Il y a des solutions, mais elles devraient être tellement radicales parfois, que personne n’ose prendre la responsabilité politique pour un bon et définitif nettoyage. Pour différentes revalorisations dans le monde industriel, commercial etc. Parfois il y a tellement d’argent souterrain en jeu, que les forces de fonctionnaires, de gendarmerie, sont impuissantes devant la nouvelle montée sauvage de « l’appât du gain ; » qu’eux-mêmes, les garants de l’ordre public n’ont même pas les moyens de faire correctement leur travail de police… Il y a des troubles dans toutes les fonctions, mais dans certains secteurs, le déficit est plus important qu’ailleurs. Est-il possible d’effectuer des audits, de véritable analyses indépendantes et sérieuses sur le nombre véritable des personnes sans emploi, sans aucun revenu ?

Il ne faut pas trop se réjouir d’une prise par les douaniers d’une tonne de cocaïne,- annoncée par les médias- parce que dix tonnes sont passées au travers par un autre itinéraire… Mais je salue le travail d’enquête des professionnels qui sont aidés par des dénonciations voulues ou des imprudences pour disperser les surveillances…, ou bien brouiller les pistes… Bien sûr qu’il est regrettable d’entendre toutes les semaines qu’il y a eu des morts dans telle agglomération, suite à une histoire de trafic de produits stupéfiants, mais il faut savoir qu’un individu qui touche plusieurs centaine de milliers d’euros par jour, tuera pour conserver sa place et ses gains. Et là, même la police restera impuissante, un certain temps ; tant qu’il n’y aura pas une trahison, un décès ou une arrestation en flagrant délit.

C’est pour cela qu’il faut chercher à comprendre, les mouvements de bonne volonté dans la cité, si sincères soient-ils, n’ont pas de véritables suivis à long terme dans les consciences humaines. Peut-être quelques améliorations administratives, des caméras supplémentaires sont installées dans la ville où le drame à eu lieu  et par ricochet dans d’autres agglomérations ? Bientôt les agents municipaux seront armés, après cela se sera au tour des vigiles, A.D.S. Etc.

Que voulons-nous vraiment ?

Un mois après que se passera-t-il ?

Rien ne changera vraiment, même si, depuis un demi-siècle, il y a une forte évolution dans les comportements et mentalités des citoyens européens, mais malgré « la peur du gendarme » ce progrès est axé sur la consommation, le désir de paraître, d’acquérir toujours plus, et avec ce triste défaut du repli sur soi, malheureusement trop souvent règne l’égoïsme, l’incivisme. « Un bonjour, » cela ne coûte rien, qu’un petit effort pour proférer quelques sons en signe de sympathie.

Pour pouvoir s’exprimer sérieusement aujourd’hui, il faut répéter ce que disent les Médias, sans réfléchir personnellement et sans prendre de risques d’analyse auprès de son entourage, au travail, auprès de ses voisins même… Vers qu’elle bizarrerie de comportements allons-nous encore faire les beaux yeux ?

Pourtant, nous critiquons paraît-il le « langage unique. » Est-ce une illusion ?

Tous soumis et silencieux ! Tout cela pour être tranquille ?

Il n’y a que les paresseux qui se comportent de la sorte, sans avoir le courage d’émettre leurs propres analyses ; leurs propres réflexions, leurs propres opinions… Malheureusement ils sont très nombreux ! Quelque soit leur niveaux intellectuel, tous les individus ont le droit d’exprimer une expression qui leur est personnelle, sans pour cela qu’on veuille les mettre au banc de la société… Il n’est pas nécessaire d’être universitaire pour s’exprimer, tenir des discours critiques sur ce qui nous concerne dans la société, sur ce que nous ressentons ou espérons pour l’avenir…

A quoi servent toutes ces manifestations, – à la vue de tous ces drames, ces meurtres, etc.,- si derrière il n’y a pas une véritable prise de conscience générale, des changements de comportements positives et qui restent durablement pour nous transformer en mieux ?

A quoi cela sert-il de participer à une marche blanche en protestation d’une injustice, telle qu’elle soit, si le lendemain nous nous comportons comme des égoïstes, des amnésiques ou des irresponsables vis à vis de la misère matérielle des autres, ou alors si nous manquons de civisme ?

Pourquoi continuons-nous à agir comme avant, regarder l’autre de la même manière hypocrite, suspicieuse, parce qu’il vient d’ailleurs, est d’une ethnie différente ou bien a perdu son emploi ?

Et nous-mêmes, d’où venons-nous ? Comment sommes-nous et qui sommes-nous ?

Tant que nous ne bannirons pas de nos pensées, la méfiance, l’intolérance, nos suspicions discrètes mais perfides, ne changerons pas notre regard sur les autres, nous vivrons dans la peur d’être submergé et de ne plus être ce que nous sommes. Tant que nous resterons intolérants, fiers comme « un bar tabac » le jour, mais devenu un individu lâche, peureux qui frôle les murs après vingt heures, en ayant la crainte de son ombre projeté par un réverbère ; nous ne pourrons pas nous considérer comme des êtres responsables et évolués.

Nous ne devons plus douter. Sans un énorme effort de chacun vers le sens des valeurs, il n’y aura pas de changement catégorique, simplement des glissements par ci par là. Ces changements de pensées ne deviendront jamais assez puissants pour former un rempart contre la haine, le racisme, la violence et l’obscurantisme.

Il est temps de tout faire pour que vivent ensemble comme par le passé les différentes populations et ses religions. Formons un gigantesque « kaléidoscope de situations et d’attitudes » (N. Bacharan « les noirs américains », p.475) pour que règne la paix.

Nous devons penser à nos défunts, les vénérer, créer en ce sens leur immortalité, mais surtout n’ignorons plus les morts de par le monde qui ont péri pour que nous puissions être libres, aussi ce que nous sommes devenus pour certains et sur le point de l’être pour d’autres populations…

Les politiques professionnels gouvernent leurs pays, sous les ordres des groupes de pression représentants les banques et les industriels internationaux. Les députés eux représentent la population. Ce sont les citoyens qui élisent leurs représentants, lors des élections législatives. Nous les citoyens nous sommes responsables du choix de nos votes dans l’urne. C’est le seul pouvoir que nous ayons qui puissent faire bouger les mentalités politiques : le vote. Mais pour agir intelligemment ou pour le mieux de nos espérances, nous devons nous informer, nous instruire et surtout nous intéresser à tout ce qui concerne le pays, notre région, la cité où nous résidons, etc. Cela doit être le fait de tous les jours. L’être humain qui travaille, se lève tous les matins pour se rendre dans une entreprise, cette personne fait et participe à la politique citoyenne et non politicienne.

Nous avons oublié pour la plupart -les descendants d’émigrés- d’où nous venons, d’où venaient -nos aïeux-, nos grands-parents ou parents. Il ne suffit pas d’avoir une nationalité, il est nécessaire de connaître les sources de nos origines…, de ne pas les renier lorsque l’on est jeune et ignorant, bien sûr en respectant toutes les règles, les lois du pays qui nous accueille.

Trop souvent par une peur absurde, un égoïsme doublé d’un orgueil peureux, parce qu’il nous semble avoir réussi à franchir différentes étapes matérielles, nous oublions que nous sommes des descendants d’immigrés -connaissant la multitude de guerres, de conflits qu’a connu la France, depuis Charles Ier Le Grand, (de la dynastie des carolingiens) le nombre des assaillants et adversaires venus de toute l’Europe et même du sud de la Méditerranée, cela fait beaucoup de métissage, de brassage d’individus…,- à un moment de notre histoire humaine. Nous avons alors tendance à devenir : « plus royaliste que le roi », par peur, ignorance…

A force de dire qu’il ne faut pas se référer au passé, trop d’individus ignorent les hauts faits de l’histoire de France, -ou celui de leur pays d’origine- celle de la construction des différentes étapes qui ont précédées l’histoire de leurs familles, suites aux multiples invasions la réalité de leurs origines. Bien sûr qu’il ne faut pas se morfondre dans une quête d’un passé qui deviendrait nostalgique, ni rabâcher sans cesse des souvenirs douloureux ; mais en prenant conscience de ses réalités, le temps de notre vie sur terre, nous deviendrons plus sérieux dans notre approche de responsabilités.

Depuis le début de la civilisation Gallo-Romaine, puis après la partage de l’Empire français à la fin du règne de l’Empereur Charlemagne, il y a eu des guerres, -il y en avait déjà avant malheureusement- des conflits, des mouvements de populations. Toutes ces périodes de combats guerriers ont brassé des millions de femmes, d’hommes, venus de toute l’Europe, même d’Asie, d’Afrique, ou d’Asie Mineur ; d’où sont issus ensuite des millions d’êtres humains métis dans toute l’Europe.

Alors : le RACISME qui, créé tant de dissonance, de meurtres, de haines, d’injustices… Qu’est-ce ? Quel est la valeur de cette usurpation morale ?

Où se trouve son authenticité, où est son ancrage à ce cancer, l’intolérance ?

Nulle part ! C’est la pire invention imbécile de l’homme en politique politicienne !

Depuis que le monde est créé ses métastases ne font qu’augmenter et bientôt tout asphyxier, sans jamais tuer les bêtes immondes qui le propagent.

De nombreuses entreprises multinationales sont « multiculturelles et multiraciales » par les appartenances de leurs dirigeants, actionnaires, à d’autres pays, à d’autres ethnies… Mais eux, comme ils sont puissants et riches leurs couleurs de peau passent inaperçu…

Nous consommons tous les jours des produits qui sont fabriqués à l’étranger, souvent certains habits sont fabriqués par des enfants d’ailleurs, qui ne sont pas protégés comme notre progéniture…

De nombreux bâtiments, immeubles, de propriétés, des châteaux en France sont achetés par de riches propriétaires venus du monde entier et je m’en réjouis… Par des personnages politiques issus du peuple africain, asiatique… Le club de foot « le Paris St. Germain » est acheté par le Qatar… Ses joueurs touchent leurs payes grâce à l’argent du pétrole étranger… Les sportifs spectateurs, les supporteurs achètent les billets et sont toujours présent aux rendez-vous au stade, même les spectateurs exultent chez eux, lors des matches télévisés ; alors ? Où est la prise de conscience ?

Le racisme ? Il a plusieurs visages malheureusement, c’est comme la connerie humaine !

Au dix-neuvième siècle les vagues d’immigrations furent voulues et commandées par les autorités françaises, à la demande des entrepreneurs, après le désastre de 1870. Ensuite se reproduit la même volonté, lors et après le premier conflit mondial de 1914 à 1918, pour reconstruire le pays qui manquait de bras. Ces périodes ont vu l’afflux de milliers de personnes venues du nord et nord-est de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique du nord et sud Saharienne, aussi des colonies d’outre-mer, etc. Après le deuxième conflit mondial, la demande de main d’œuvre à été encore renouvelée grâce à une venue massive d’Italiens, d’Espagnoles, de Portugais, d’Antillais et d’individus venus de d’autres pays, du Nord comme des Suds…, pour reconstruire, là encore le pays…

Les politiciens ont une grande responsabilité en mettant d’une manière erronée parfois en avant les crises de sécurité pour des raisons politiciennes, dans le conflit qui oppose certains citoyens français à d’autres qui le sont tout autant ; mais qui viennent de d’autres horizons. Ceux qui veulent que les boucs émissaires soient les personnes qui sont différentes – des noirs et des arabes- ont réussi depuis plus de cinquante ans à mettre la pagaille… Les journalistes aussi ont leur part de responsabilité à cause des mensonges répétés et la non explication de l’histoire véritable.

Jamais les immigrés venus des pays du nord, -nord est, nord-ouest,- de l’Europe ne sont inquiétés, ni montrés du doigt outrageusement, même si ceux-ci n’ont pas obtenu la régularisation de leurs demandes de papiers d’identification ou de cartes de séjour etc. Ils sont là, sur le territoire national, à la vue de tous les fonctionnaires, -ceux-là même qui répriment lors des contrôles « l’immigré » venu lui des suds- tranquille, travaillant, voyageant librement et sans aucun problème de contrôle au faciès, ni autre, dans la rue ou dans les transports en commun ; on dirait qu’ils sont transparents « ces européens-là. »

(Pour ma part, tant mieux si ces personnes travaillent, vivent parmi nous, tous ont le droit aux mêmes espérances de progrès. Mais qu’il n’y ait pas : « deux poids et deux mesures », toute cette hypocrisie, cela irait beaucoup mieux sans cette injustice.)

Il est déplorable qu’ils montent -les journalistes- en épingle des faits isolés et non gravissimes chez certaines ethnies et qu’après par révoltes et provocations de la part des membres de la Communauté attaquée, montrée du doigt, quelque chose d’anodin au départ devient un semblant de gros chaos social et politique sur le sol national. Certains gouvernement ont agis sous l’emprise de l’émotion populaire, ou bien par idiotie politicienne, -elle existe croyez-moi- tout en pensant se mettre en valeur, plutôt que de rechercher à agir par diplomatie, tolérance et intelligence… L’importance accordée à deux ou trois cas du port du foulard à l’école par des fillettes est d’une imbécillité de la fin du vingtième siècle… Nous en subissons et nous voyons la suite de cette situation, les résultats néfastes, aujourd’hui. Je suis même persuadé que, tout cela a été déclenché par certaines personnes pour mettre la zizanie entre les communautés opposées.

Il ne fallait pas ouvrir la brèche de l’idiotie caractérielle et franchouillard ! Lorsqu’un occidental se rend dans un pays musulman, il ne peut pas se comporter n’importe comment dans la rue, sous peine d’être emprisonner… Le désir de liberté ne donne pas tous les droits !

Le désir d’informer ne devrait jamais être subordonné à celui de vendre du papier ou des informations à tout prix.

(Attaquer de cette manière-là, des écolières, lorsque l’on sait que répercuter par les médias aux yeux de millions de téléspectateurs, toutes les victimes enfants font pitié ; les adultes de l’autre camp, n’ont plus qu’à appuyer sur le bouton déclencheur, pour appliquer la contre-attaque. Le port du voile et d’autre petits accrochages, sont exposés en première page des journaux et cela abouti à créer des boulevards de provocations, de ressentis douloureux, d’où surgira une rancœur, une intolérance de par et d’autre, de continuelles provocations au nom de « la liberté » que nous mettons en avant, entraînant avec elle la haine et le mépris… Nous nous sommes piégés nous-mêmes !)

Il est tant que cela cesse, que les responsabilités soient reconnues et condamnées, pour une paix citoyenne retrouvée.

Le racisme et la xénophobie, n’ont plus leur place chez les esprits intelligents ! Chacun doit respecter les coutumes et les mœurs du pays qui les accueille. Cela n’a pas été le cas… La faute à qui ? La peur d’être déclaré « raciste ou intolérant, » pour une fois nous aurions dû imiter le comportement des pays qui laissaient partir à l’étranger leurs ressortissants ; faire appliquer les conventions et le respect des lois, celui du comportement social, tout en préservant certains particularismes de vie et des coutumes…

Depuis des décennies il y a eu des améliorations sur le sort de certaines personnes qui n’étaient pas prises en compte, ni considérées comme des individus comme les autres, en Australie, aux États-Unis, en Rhodésie, en Afrique du Sud, dans d’autres pays, la Réunion, Madagascar, en Europe, etc… À cause des cancers criminels : « le racisme et le paraître supérieur. »

(Les marches dans le monde pour l’obtention des droits civiques, les manifestations mondiales contre l’apartheid et ses injustices ; nous ne les avons tout de même pas oubliés ?)

Mais bien vite à cause de la distance, les chemins d’ententes sont très longs, les mauvaises habitudes sont tenaces, les défauts et la mauvaise volonté, ainsi que les mauvais comportements envers autrui persistent… Chez certains même, le virus raciste est passé dans leurs gènes depuis des générations, les adultes le transmettent à leurs descendants…

Nous n’allons tout de même pas attendre que cela devienne une « mode, » pour nous impliquer encore plus, dans le vrai combat de la réhabilitation des exclus de tous les pays et de toutes les confessions ?

La réconciliation immédiate doit être l’objectif de tous !

Même si tout ne sera pas parfait, nous devons réparer le mal qui a été causé, ne pas reproduire les erreurs du passé et nous côtoyer fraternellement.

Nous devons continuer à nous méfier pourtant, des dérives intégristes de toutes les sortes, de tous les horizons, de toutes les religions, pour enfin vivre tous ensemble, en paix et en harmonie. Arrêtons de nous leurrer. L’Égalité est un vœu pieux, mais cela n’est pas possible entre tous les humains… Mais des voies de progrès existent, empruntons les. Nous pouvons partager plein de biens différents et utiles ! Commençons par réparer nos injustices, en donnant de la considération, du travail, des logements dans des quartiers où résident toutes les ethnies, différentes religions, aussi de la reconnaissance intelligente aux populations d’émigrés venus des suds de la Méditerranée.

Le régime Communisme a essayé en vain un type de partage, de vie en commun et ce régime s’est effondré. Celui du Capitalisme n’y arrivera sûrement pas non plus, car il montre déjà ses limites et ses failles. Le libéralisme égoïste n’est pas non plus la seule solution… Mais ces échecs ne doivent pas nous empêcher de croire à l’espérance d’une réelle fraternité entre les êtres humains, d’un mieux vivre sur la Planète. Nous devons continuer à profiter de nos différences utiles et constructives, dans toutes les couches de la société, dans toutes les entreprises et dans toutes les administrations. Nous devons chercher les solutions car elles existent, ce progrès-là est possible…

Que chacun s’exprime s’il le peut en confiance, prenne ses responsabilités à bras le corps, dans notre société, dans chaque région pour : « le vivre ensemble intelligent et durable, » même si certains discours de paix, de partage ne plaisent pas, ne trouvent pas une attention générale…

Même si mes expressions semblent naïves, j’ai rêvé et je rêve-en hommage à un homme illustre qui fut très critiqué en son temps, même emprisonné- encore d’un monde meilleur. Aujourd’hui je souhaite que l’humanité soit responsable vis à vis des autres, femmes, hommes, enfants, forts, faibles réunis. Que les guerres, les déplacements de populations pour des raisons marchandes et politiciennes, que les assassinats soient bannis de notre quotidien, de nos mentalités pour que la tolérance, la fraternité, soient le ciment solide entre tous les êtres humains au vingt et unième siècle et après.

Les milliers de bateaux qui sont partis par le fond, coulés en Méditerranée avec à leurs bords, des milliers de femmes, d’hommes, d’adolescents, d’enfants, depuis deux ou quatre décennies, sont les supports fragiles, puis les cercueils des assassinés par l’indifférence occidentale, parce qu’ils venaient des suds ; mais ne les oublions pas eux aussi.

Comme dirait Barack Obama : « mon rêve n’est pas d’un optimisme aveugle et indifférent aux souffrances du monde encore moins un désir égoïste de faire rapidement fortune dans un pays d’abondance…1 »

Tous ces disparus, pourtant avaient au fond d’eux des rêves, des souhaits, une grande rage de survie…

Mon désir est de participer anonymement et à distance, dans mon intérieur, au rassemblement fraternel international. Il est toujours possible de perfectionner « ses comportements pour que réussisse le vivre ensemble ».

Qui fabriquent les monstres, les assassins ? Malheureusement notre société et ses injustices criminelles qui, sont répétées depuis des siècles par les plus puissants, les décideurs, les militaires !

Lorsque quelqu’un de notre connaissance se trompe, s’égare, que faisons-nous pour le renseigner, l’aider ?

Aujourd’hui, qu’il n’est pas politiquement correcte de dire ce que l’on pense en toute franchise, sans être accusé de créer une apologie à la barbarie… de la haine raciale, ou de causer des amalgames supplémentaires. Comment pouvons-nous prétendre hors des grands mouvements de manifestations contestataires, rester rassemblés et fraternels, pour que vive la liberté d’expression ?

Certaines administrations sous prétextes de protection anti-terroriste, ont commis des amalgames et d’autres ont fait du zèle… Les accusés n’étaient pas des oies blanches, certains traînaient d’énormes casseroles, mais tout de même ! Où se trouve la liberté d’expression tant qu’elle ne tue pas ?

Je ne suis pas une personne politique, je peux dire mon désaccord au sujet de certaines condamnations récentes à l’écoute de certains messages, suites aux événements du 7 janvier 2015. Je peux critiquer les décisions de justice, prises à chaud et sous le coup de jugements arbitraires, vindicatifs, émotionnelles. Il y avait matière à débattre sereinement… Je suis persuadé que bon nombre de condamnés ont voulu faire un bras d’honneur à la société en provocations sur le Web ou dans la rue, sur le papier, sans pour cela vouloir ébranler la sécurité de l’État ou des Administrations Républicaines. J’avoue que ce sont des propos imbéciles, plutôt qu’autre chose… Dans bien des cas, une amende ou un rappel à la fraternité et à la tolérance aurait prévalu. Mais où s’arrête : « la liberté d’expression verbale? » Il ne devrait pas avoir encore quand cela arrange les uns : « deux poids, deux mesures » ! N’oublions pas que nous manifestions pour la sauvegarde de : »la liberté d’expression. »

C’est celle-là, la grande question d’actualité, pour aujourd’hui et pour demain.

Il ne suffit pas de suivre un mouvement, parce que cela fait bien : « j’y étais. » Il faudrait que pour soi, nous-mêmes, cela devient un réveil véritable à la quête des vraies valeurs, un engagement sérieux, vivace, respectueux, anonyme ou pas et cela tous les jours, pour un renouvellement de nos prises de conscience, de nos comportements vis à vis des autres que l’on ne voit pas, ne regarde même plus.

Là nous pourrions proclamer notre ferveur par l’action personnelle,.

Je considère que l’on peut tout critiquer, (même ce texte vous avez le droit de ne pas l’apprécier) que l’on peut rire de tout et sur tout, sans méchanceté.

Je ne suis pas « Charlie, » puisque ce n’est qu’une phrase, un slogan, qui dit ce qu’il a délivré comme message. Je soutiens l’Hebdomadaire satirique, son œuvre, ses Artistes et ses employés… (Je me suis abonné. Avant j’achetais un numéro de temps en temps.) Je rends personnellement un hommage sincère aux victimes des assassinats. J’apporte mes sincères salutations aux familles. Mais je reste moi, avec mon besoin de dire ce que je pense en conscience, même si, dire certaines vérités lorsque l’on est un anonyme, cela paraît prétentieux et ne fera pas plaisir à tout le monde par la suite. J’aimerai tant que ce texte soit public pour pouvoir en débattre consciencieusement avec d’autres personnes.

Si nous ne prenons pas garde et ne changeons pas nos regards méchants envers les autres, tout peut recommencer à n’importe quel moment. La peur n’empêche pas le danger !

Ici-bas, tout ce qui est créé, écrit par un homme, même si celui-ci par sa spiritualité, son travail de prêche ou de recherches théologiques, de l’absolue, de la sagesse intellectuelle pendant toute son existence, son exemple de vie, devient à sa mort un Saint, un bien heureux ou un Prophète, aux yeux de ses contemporains, cette situation peut être remise en question, étudiée ou critiquée, sans que pour cela ce soit du blasphème, ou de la provocation.

Les premiers siècles de l’Islam montrent à tous ceux qui ont eu la possibilité intellectuelle d’étudier les premiers textes, ceux qui ont pu aussi lire quelques textes ou ouvrages concernés, l’histoire réelle du Prophète Mahomet, celle de sa famille, la fragilité de certains supports religieux et mystiques du début de l’Islam, parce qu’après son décès ; il y a eu la guerre de succession au Califat, des assassinats de membres très proches aptes à lui succéder, son gendre et d’autres membres de sa famille qui prétendaient à sa succession ; ensuite un travail philosophique et théologique de reconquête et de conversion généralisée sur les populations de l’Arabie et des pays voisins du golf, avant de s’étendre par la guerre de religion de 632 à 750 l’une des grandes périodes d’expansion, en Afrique et en Asie…, Les musulmans ont tenté de conquérir l’Europe. Le sud de la France, l’Espagne ont été sous la domination des Maures un temps… Il existe toute une architecture Mauresque et Arabe, des vestiges dans le sud de l’Espagne…

Il faudrait se renseigner aussi sur un minimum de connaissances : « après le décès du Prophète Abou Bakr fut le premier Calife. « *2Ali son cousin et son gendre qui avait épousé sa fille Fatima est reconnu comme le détenteur de la lumière divine. Le Prophète Mahomet lui est le détenteur de la prophétie. Il y a deux grandes branches dans la religion musulmane suite à l’assassinat du gendre du Prophète, il eut un schisme, d’où les « Chiites » se distinguent entre eux par le nombre de descendants d’Ali et de Fatima. Il y a plusieurs ramification de descendance chez les Chiites, dont les Ismaéliens…, puis les « Sunnites » sont défenseurs d’une application plus souple de la doctrine musulman. Pendant la période succédant au Prophète le Calife Moawiya fondera la dynastie héréditaire des Omeyrades. »

« Plusieurs tribus Sunnites d’Irak s’unissent aujourd’hui aux djihadistes de l’État Islamique- DAECH- en Irak et au Levant, en vue de l’instauration d’un Califat Sunnite entre l’Irak et la Syrie.

La grande différence entre les Chiites et les Sunnites : les Chiites considèrent l’Imam comme un descendant de la famille Prophète Mahomet, comme un guide indispensable à la communauté, tirant son autorité de Dieu.

Les Sunnites acceptent que les autorités religieuses et politiques soient fondues dans la même personne. Les Chiites prônent une séparation claire.

Au Maroc, le roi est le commandant des croyants. Dans ce pays les musulmans sont majoritairement Sunnites. »

C’est pour cela qu’ici en France bien des thèmes, des discours et projets politiques échappent à notre compréhension. Il faut vraiment faire de gros efforts pour comprendre et envisager l’avenir et contrecarrer toutes les menaces agressives. C’est compliqué, mais pas impossible.

Le simple pratiquant musulman, comme le simple pratiquant chrétien, ne sait de sa religion que ce qu’on lui enseigne. Sa foi, si celle-ci est bâtit sur des mensonges arrangés, des récits traduit et transformés au cours des premiers siècles, -comme pour les autres religions monothéistes- il ne le sait pas, s’il ne cherche pas à étudier à un niveau assez élevé… Tout le monde ne peut pas étudier les premiers textes religieux dans la langue où ils ont été composés…

Toutes les critiques telles qu’elles soient sont constructives, si bien sûr, nous prenons la peine d’y réfléchir sereinement et respectueusement, sans chercher à provoquer l’autre par son discours, sa non croyance qui est une liberté autre…

Souvent notre orgueil mauvais conseiller en prend un coup, à cause de la découverte de nos ignorances. Lorsque l’on apprend pour certains, alors que l’on est adulte, le poids des ans pesant sur nos épaules, que nous avons été dupés depuis l’enfance sur l’authenticité de certains textes dits sacrés ; de ne pas pouvoir poser des questions parce que les dogmes sont érigés en « mystères… » Souvent il est difficile de faire marche arrière et de dire ouvertement : « je ne crois plus en cette religion !»

Qu’elles sont les personnes qui distinguent, ou désignent tel être humain comme un : Saint, Pape, Imam, Patriarche, Prophète… ?

Les hommes lettrés et puissants !… Ils sont seulement des êtres humains !

Lorsque j’ai compris que l’être humain n’est pas parfait malgré toute sa culture, qu’il n’a pas encore atteint un degré de science et de maturité hors toutes critiques, je deviens septique et non croyant. Même si des textes disent qu’il est – l’homme- créé à l’image de Dieu. Sur terre rien n’est parfait !

J’aimerai croire en Dieu, j’ai été baptisé bébé, élevé dans les règles de la religion Catholique jusqu’à l’âge de dix-huit ans… Enfant j’avais la foi… J’allais à la messe tous les jours. J’assistais aussi plusieurs fois par semaine aux complies, aux vêpres, etc. Adolescent, je participais à la prière dans la chapelle tous les matins et assistais à la grand-messe tous les dimanches.

Jeune adulte, j’ai cherché, cherché Dieu, je ne l’ai pas trouvé. Sans protection, je ne l’ai pas vu auprès de moi…, quand je réclamais son aide. J’ai dus me débrouiller seul, tout déséquilibré que j’étais depuis cette date…

Pourtant, même si je ne l’ai pas rencontré et ne crois plus à sa réalité telle que l’on me l’a enseigné jadis. Je respecte la croyance des autres personnes. Je ne désespère pas ; mais ne comptez pas sur moi pour faire ou approuver une guerre de religion. Ou bien montrer du doigt celui qui ne serait pas d’accord avec mes positions, à moins que -bien que je ne craigne pas la mort,- qu’il veuille attenter à ma vie, parce qu’il ne me respecte pas…

Je me discipline à respecter les individus qui croient, ceux qui ont la foi en confiance en toute humilité, non pas les fanatiques politisés, les intégristes orgueilleux qui ne sont que des manipulateurs, des menteurs, des fous aventuriers.

J’oriente mes souhaits, mes désirs, mes appels, vers d’autres courants de pensées et de réflexions spirituelles et vers l’intelligence fraternelle.

L’un de mes humbles messages pour l’humanité consiste à souhaiter :

« Au de là des ethnies, des religions, de par le monde, aidons-nous les uns les autres, tous les jours. Rendons-nous tous vers les mêmes finalités : l’honnêteté, la responsabilité, le respect et la tolérance envers les autres, la protection de nos valeurs, de notre culture, le partage d’une autre culture pour notre enrichissement personnel, la protection de nos enfants et celle de nos parents âgés. Cessons de nous comporter comme des aveugles et des amnésiques. Instruisons-nous à bon escient encore et encore au contact des autres à tout âge… Ne nous laissons pas entraîner dans les conflits stupides… L’ignorance est la pire des bombes destructrices de l’esprit. A cause de ce fléau, tachons d’œuvrer pour l’instruction générale, de tous les humains où qu’ils se trouvent dès l’enfance.»

Si vous le pouvez après avoir lu ce texte, quelle que soit votre opinion sur ma prose et mes idées, recherchez s’il vous plaît pour plus d’informations sur Internet où ailleurs, les discours sur la paix, la tolérance, des hommes illustres et au passage, rajoutez donc le discours que Barack Obama prononça à Philadelphie le 8 mars 2008. Ce qui est dit dans ce discours sur la race, vaut pour toutes les époques, et pour tous les conflits où le racisme est la mèche allumée avant l’explosion.

Vous vous rendrez compte que malgré toute sa volonté, ce chef d’État, des E.U, ne peut pas faire la politique qu’il voudrait pour le bien de tous. Car ce n’est pas lui qui gouverne, ce sont les Grands Industriels, les grands Financiers et l’Armée.

Le 13 novembre 2015, les Islamistes de Daech cause l’effroi et la terreur pendant plusieurs heures à la tombée de la nuit dans Paris. Les fous furieux criminels s’attaquent à une population de personnes adultes innocentes. Ce sont des individus jeunes et de toutes conditions, de plusieurs ethnies qui ont été attaqué. Ces personnes aiment les festivités, la musique, le sport. Ils aiment les formes de liberté que la Nation leur offre.

Luttons contre nous-mêmes, contre notre paresse, pour comprendre un peu mieux ce qui se trame ; ce que certains politologues, certains spécialistes, journalistes et experts de l’Orient, de l’Islam, nous expliquent, sans toutefois vraiment éveiller les consciences, l’attention du plus grand nombre de nos concitoyens depuis des années.

Nous devons nous discipliner à une étude sérieuse à ce que vivent les autres habitants des pays orientaux, des autres peuples d’Asie Mineure, après la fin de certains conflits guerriers. Certaines crises industrielles, immobilières et boursières sont aussi responsables d’une surenchère agressive. Ce qui peut entraîner certaines réactions dans les esprits des civils survivants. Ceux qui ont été lâchement agressés, envahis militairement, appauvris sans raison autre que le profit, sous prétexte d’amener à ces populations : « la démocratie, » parce que les dictateurs qui gouvernaient avec l’aide et le soutien politique des occidentaux, devenus puissants, se croyaient forts et inattaquables ; ils ne voulaient plus jouer le jeu du vassal… Ils ont été assassinés. Après tout ils n’étaient que des dictateurs !

Suite aux différents conflits au proche Orient, la guerre du Golfe en 1991, c’est la réplique contre l’annexion du koweït par l’Irak en 1990 ; la guerre des Russes en Afghanistan 1989, puis les Américains en 2001contre les Talibans et leur Islamisme radical. À nouveau l’attaque de l’armée Américaines contre le régime l’Irak en 1998 et la chute de Saddam Husayn en 2003. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy qui avait invité Mouammar Kadhafi à l’Élysée… le conflit en Libye suite aux contestations en Tunisie(1), en Égypte(2), d’où le départ du pouvoir du président Abidine Ben Ali(1) Hosni Moubarak(2) suite aux pressions des populations. (Printemps arabe) Le pouvoir en Libye à son tour rencontre une forte contestation ? Mouammar Kadhafi en tant que guide de la révolution de plusieurs décennies (41 ans) fait réprimer la révolte par les armes et par des bombardements aériens. Pour protéger la population des violences de la troupe, éviter la guerre civile, le conseil de sécurité des Nations Unis adopte une résolution au printemps 2011 pour l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne en Libye. Le régime subit des défaites militaires, suite à certaines défections d’officiers…, durant l’été de la même année les insurgés rentrent dans la capitale à Tripoli. La chute, puis la mort du Mouammar Kadhafi est en fuite avec sa famille… Quelques mois plus tard, à l’automne le dictateur Kadhafi trouvera la mort en tentant de s’enfuir dans un convoi routier, lors d’une attaque.

Là encore, des milliers de militaires se retrouveront sans emplois à la fin de ces conflits, (conservant toutes leurs aptitudes de techniciens guerriers, leurs stocks d’armes, et leurs expériences de soldats, etc…) sans véritable gouvernement et chefs. Toutes ces personnes adultes ont des familles qu’elles doivent nourrir et entretenir. Les officiers comme mercenaires s’offrent au plus offrant, la troupe suit ou bien elle est enrôlée de force ou sous la menace d’exactions contre leurs familles… Ces personnes ont subi toutes sortes de trahisons, de douleurs ; elles ont faim et veulent survivre coûte que coûte. Il faut déjà comprendre cela et pour plus de renseignement lire les journaux qui relatent de ces faits, certains livres, (le Courrier international- hors-série N° M04224 du dernier trimestre 2015,) etc., avant de vouloir partir en guerre pour se venger contre une population qui elle aussi est victime des amalgames, des confusions, Islam, intégrisme, arabe, musulman. Il ne faut pas confondre !

Tout cette folie barbare, criminelle est condamnable ; mais, nous sommes les occidentaux responsables de n’avoir pas su et vu venir l’effroyable, la catastrophe annoncée depuis des décennies. Nous nous pensions, il y a quelques années que, les banlieues des grandes agglomérations s’embraseraient par la révolte des jeunes gens oubliés… Nous nous apercevons aujourd’hui avec retard, malgré tous les efforts des services de renseignements, que l’État manque de moyens et de personnels pour surveiller tout le territoire d’une manière efficace…

Il ne faut pas avoir peur, même si la crainte fait réfléchir, malgré tous les témoignages internationaux des dirigeants, de dire que les investigateurs de toute cette rébellion macabre, de toute cette barbarie, ce sont les envahisseurs militaires et industriels de hier, des années précédentes, les occidentaux, leurs armées et leurs croisades successives pour imposer par la force une sorte de démocratie ; après que les dictateurs furent renversés avec leurs accords et soutien qui, sont en quelque sorte les responsables avec notre soutien quotidien et nos aveuglements…

Mieux étudier plus franchement, ce désir de changement partait d’une bonne volonté, mais voilà, il y a eu des mensonges, des trahisons, des guet-apens, des désirs aveugles de possessions et de profit… Qui ont abouti en contre-attaque à des dérives totalitaires, radicales, xénophobes, intégristes et barbares.

Les êtres humains forts de leurs puissantes armées sont devenus pour certains responsables des « apprentis sorciers, » ayant perdu toute mesure. Ils se trouvent confrontés à leur propre arrogance, à leurs propres faiblesses, à leur propre aveuglement. Malgré l’existence de nos torts passés, nous ne pouvons plus accepter d’être à nouveau les cibles des criminels kamikazes, aux assassinats gratuits d’innocents. Nous ne pouvons plus fermer les yeux devant les ouragans intégristes. Il est grand temps de soigner nos blessés, d’enterrer les disparus avec le plus grand respect pour leurs familles. Nous devons nous souvenir longtemps : pourquoi et comment ils ont été lâchement assassinés. Nous devons réfléchir sérieusement à la reconstruction fraternelle, à apporter pour cicatriser toutes les blessures, les traumatismes, la tolérance ; inventer à nouveau une entente cordiale, multi culturelle, religieuse et laïc. Sur notre planète il y a de la place pour tous, à part égale ou selon les moyens de chacun. Recréons vraiment l’esprit : « d’égalité, fraternité, liberté. »

Les mots ne suffisent pas pour tout améliorer. Nous devons nous impliquer tous dans l’action journalière, la confiance vraie, la compréhension des uns et des autres, de toutes les conditions ou ethnies….

Disons non, une bonne fois pour toute à l’angoisse panique. Ces attentats perpétrés dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015 dans Paris, et sa proche banlieue nord, nous ont tenus en éveil et émotionnellement le lendemain et les jours qui suivaient, ne doivent pas nous faire désespérer en vue d’une réconciliation véritable à venir…

Déjà par le passé au vingtième siècle pour des raisons différentes la France a connu des périodes de doute, quelques vagues d’attentats terroristes et des morts assassinés… Ainsi que d’autres pays européens… Nous n’avons pas su tirer toutes les leçons de ces événements sanglants, sur le plan politique comme humain. Nous n’avons pas fait vraiment attention à nos faiblesses occidentales dès 1979, lorsque ayatollah Khomeini réfugié en France, a lancé ses attaques à la radio de son pays contre le Chah d’Iran, en vue de le faire abdiquer. Après le départ de Mohammad Reza pour les E.U., il est arrivé au pouvoir comme le « Guide spirituel Suprême » de tous les Iraniens jusqu’à sa mort en 1989, par ricochet de toutes les branches Chiite musulmanes. L’effroyable révolution Iranienne avait montré sa volonté de changer les mœurs de toute une région, s’ensuivit la radicalisation religieuse, après l’instauration d’une République Islamique, la montée de l’intégrisme et la confiscation des libertés, se propagea comme une traînée de poudre dans toutes les populations musulmanes.

Sous prétexte de démocratie, de la non-ingérence sur les idées extrémistes sévissant dans d’autres pays souverains, malgré quelques embargos commerciaux, malgré les nombreux demandeurs d’asile politique ; sur le territoire malgré encore l’histoire de l’ambassade de Téhéran, boulevard Iéna à Paris, il n’y a pas eu de méfiance absolu contre une mauvaise évolution du culte musulman sur le territoire nationale, les prêches radicaux et extrémistes dans certaines mosquées ou abris religieux. Il n’y a pas eu de véritable entente entre les groupes politiques les plus importants en France sur ce sujet… Les uns dressant une population contre une autre, le fossé s’est élargi. Certains comportements en public ont été montés en épingle par ceux qui se croyaient les défenseurs de nos valeurs, tout en ne trouvant pas les vraies solutions à l’isolement, l’exclusion d’une jeunesse aigrie et sans travail, en plus des injustices qu’elle subissait journellement dans la société…

Nous avons enfin entendu des spécialistes, des politiques, des militaires annoncer que nous étions en guerre contre le terrorisme, Daech et cela pour plusieurs décennies ; que nous devions rester vigilants parce nul n’est à l’abri, si les criminels intégristes passaient à travers le radar de surveillance, s’organisaient pour nous attaquer à nouveau sur le territoire, n’importe où…

Ce type de discours aurait dû être prononcé il y a des années par les responsables du gouvernement, plutôt que de prendre les français pour de grands enfants. Nous le sommes peut-être quelques fois, sur certains points de nos comportements ; mais la vérité les autorités nous la doivent. Nous ne comprenons pas tous les tenants et aboutissements, car la politique politicienne et ses méandres incompréhensibles sont souvent des obstacles à notre réflexion. Pourtant le Président de la République semble déterminer et exprime sa volonté à protéger par tous les moyens la Nation et ses citoyens.

Le libéralisme commercial a ses limites…, nous avons besoin d’être en bon accord avec nos voisins européens et avec toutes les autres nations de par le monde ; mais que les dirigeants m’expliquent pourquoi l’argent n’a pas d’odeur ?

Pourquoi l’Europe trouve les moyens d’étrangler avant leur redressement financier, des pays comme l’Espagne ou la Grèce… et, elle est incapable de paralyser ou de mettre hors de combat des criminels armés, des intégristes fous furieux, qui se réclament d’un Califat, qui se sont déclarés : « bêtas islamistes ?» (État Islamiste) Ce n’est qu’une organisation criminelle de djihadiste, des hors religion, et hors la loi !

Les poisons financiers, nous lient en quelque sorte aux décideurs, aux banquiers qui sont les partenaires, les parrains de nos attaquants. C’est dramatique d’être l’hôte de nos adversaires probables par un effet bizard et corrupteur de la « politique politicienne, » de l’appât du gain par tous les moyens.

Je sais qu’il faut être touché par un mal, -car l’individu oublie vite les troubles tant que cela ne l’atteint pas tous les jours- une blessure, une maladie, un handicap, un fléau, une catastrophe pour se sentir enfin concerné, ou alors avoir un parent, un proche que l’on aime qui, elle ou lui a été victime malheureux d’un trouble gravissime pour évoluer psychologiquement, changer sa manière d’être, de penser au fur et à mesure de la véritable prise de conscience qui, elle pousse à la soumission du changement de comportement. « Cela peut m’arriver aussi ou à l’un des membres de ma famille ! »

Ne nous trompons pas d’adversaire et ne soyons pas trop naïfs tout de même, parce que lors de la retransmission des faits graves, comme un attentat en pleine rue ; nous ne voyons que le haut de l’iceberg. Nous sommes pris par l’effroi, l’émotion, parfois la peur et nous réagissons sans connaître quelques fois où se trouve le déclencheur, invisible souvent à nos yeux ; parce que nous ne sommes pas curieux, in attentionnés. Nous devons nous attaquer à nous-mêmes, à nos préjugés primaires pour éradiquer les intégrismes, les islamistes radicaux, les obscurantistes, le sectarisme criminel, les terroristes, tous ceux qui veulent détruire notre mode de vie, lorsque celle-ci respecte et tolère le comportement intelligent des autres personnes… Tout ce qui n’appartient pas à l’Islam tolérant, culturel, n’est pas la vraie ressource de cette religion. Je ne suis plus croyant au catholicisme de mon enfance, mais je respecte les religions monothéistes, même si j’ai mes propres raisonnements pour douter et critiquer librement ce en quoi J’adhère ou pas…

Pour que règne dans notre pays « l’Unité Nationale,» l’exemple doit venir de nos dirigeants, des décideurs industriels et financiers, au grand jour. La population suit à la télévision, en consultant certains magazines ou journaux, que nous l’acceptions ou pas, le comportement de ses modèles, de ses élites, des grands sportifs, le matraquage publicitaire, parfois en y mêlant quelques amalgames ou fantasmes. Si tous les exemples sont forts, efficaces, sérieux et positifs, la population française dans sa grande majorité suivra le bon exemple.

Le terrorisme rabatteur agit contre la volonté et prend comme support pour voyager dans les esprits, la peur et l’horreur, aussi cette fascination de quelques individus pour les mises en scène macabres ou fantasmagoriques, les rêves de gloire et de grandeur ailleurs ; comme si c’était un jeu vidéo, la vie ou un jeu de rôle auquel les postulants, les laisser pour compte, attirés étaient invités à participer, à se défouler, à se venger de leur infortune… Le bourrage de crâne, le lavage de cerveau, les fausses promesses, l’argent facile, l’octroi d’un logement, d’une promise, sont des outils vénéneux et à la fois habiles ; en plus de la promesse de gloire éternelle dans l’eau de là, si l’aspirant termine son attaque mortelle en martyr kamikaze. L’embrigadement, c’est contre cela que nous devons protéger nos jeunes de toutes les ethnies, de tous les milieux sociaux, tous ceux qui n’ont pas d’emploi, plus d’espoir de survie autre. Il en va de notre responsabilité ; si nous voulons enrayer le mécanisme terroriste, la poussée de la haine, lutter contre les préjugés intolérants de part et d’autre.

Tant qu’il existera dans nos sociétés dites modernes et marchandes, des êtres humains délaissés, exclus, sans véritable modèle de discipline intelligente, d’équilibre, sans ressource et sans vision d’un avenir correct, sans considération de la part de la société qui doit les accompagner, les protéger, les abriter ; il y aura des apprentis criminels, terroristes, guerriers pour le jihad, des mercenaires sanglants et féroces ; à cause de toute cette haine qu’ils auront accumulée.

Il y a encore un autre combat contre le terrorisme internationale, pour atteindre ce but, les États souverains devraient arrêter de diviser pour régner et accaparer les biens miniers, provoquer des conflits guerriers pour provoquer le déplacements de certaines populations afin d’exploiter le sol, le sous-sol en leur absence…, de fabriquer, puis d’aider des groupuscules à émerger puis s’organiser en armée pour contrecarrer les dirigeants qui ne leur plaise plus ou ne suivent plus les engagements d’avant…

Tant que les occidentaux ne feront pas le ménage dans leurs mentalités expansionnistes et aussi, celle de conquérants qui sont bardés de technologies, d’électronique et d’un savoir-faire…,d’une supériorité…, tant que les habitants de pays en voie de développement et aux sous-sols miniers très riches, mourront de faim et continueront à regarder le Nord, l’Europe comme un eldorado, avec la ferme intention d’immigrer pour mieux survivre, le terroriste continuera à hanter nos esprits, les menaces d’attentats sanglants seront toujours en sommeil, pendant les décennies à venir.

Il est grand temps que les pays qui sont hautement industrialisés, les occidentaux pour leur part, cessent de vouloir encore diriger le monde, sans se soucier des centaines de millions d’individus qui ont faim, dans des pays où la population ne profite même pas d’un peu de la richesse que, fournit la terre qui les a vu naître. Où ces mêmes indigènes ne pensent pas aux mêmes intérêts culturels, religieux etc., que ceux de l’autre partie du globe. De ce fait il existe une rupture complète dans les mentalités et la manière d’envisager un type d’avenir. Là, tous les dangers sont possibles dans les années à venir… Continuons à faire l’effort d’instruire un minimum les personnes ignorantes et analphabètes.

Nous avons remarqué que les dictatures les plus autoritaires, mêmes celles acceptés ou reconnus par le reste des puissances étrangères ne durent que quelques décennies, puis s’en suit un soulèvement ou une révolution… Alors, allons-nous jouer encore longtemps à faire et défaire le monde ? Nous n’avons plus le droit de détruire la planète et d’affamer certaines populations.

Le modernisme ne convient ou ne correspond pas complètement à toutes les régions du globe, cessons de l’imposer ainsi que le libéralisme, à ceux qui n’en veulent pas ou ne trouvent pas son utilité d’actualité. Essayons enfin de dialoguer, sans doute qu’après tous ces nouveaux efforts de compréhension, peut-être pourrons-nous vivre dans un certain calme politique, conduisant vers la paix dans les esprits.

Nous devons grâce à nos bonnes résolution, notre regard bienveillant et lucide, rester responsables et engagés pour la sauvegarde de l’équilibre national, la résistance face à la barbarie et aux intégrismes religieux. Ce n’est pas parce que des fous furieux et criminels sont en rébellion contre nos mœurs et modes de vie occidentales, contre notre manière de vivre ensemble, contre le bien être distrayant que nous pratiquons, contre les libertés, dont celle de l’expression ouverte et libre, que nous devons avoir la crainte au creux de l’estomac en France.

Les Islamistes sont les déviationnistes du Coran et de l’Islam tolérant. Ce sont aussi des négationnistes. Ils appartiennent à une secte criminelle qui n’a rien de commun avec les Musulmans.

Ce deuil qui vient par surprise pour tous ces innocents, à la saison de l’automne doit nous rappeler au souvenir que nous sommes tous des mortels et à n’importe quel moment, tout peut basculer, une chute, un accident de véhicule, un arrêt du cœur, une fusillade, etc. Ces événements tristes et dramatiques, doivent nous permettre de nous rassembler par de là les horizons culturels, pour nous aider à mieux vivre tous ensemble. Il n’est pas trop tard !

Il n’est certes pas facile de rompre avec ses habitudes, mais cessons de nous croiser dans la rue, dans les magasins en silence, en s’ignorant, alors qu’un petit sourire, un salut, un signe de sympathie ferait tellement de bien…, même si nous ne nous connaissons pas, ne vivons pas dans la même agglomération. C’est tellement beau d’entendre : »bonjour ! »

C’est l’un de mes souhaits, revivre ce signal sympathique à n’importe quel moment de la journée, de la rencontre. Parce qu’il ne suffit pas d’éprouver de la compassion, après un tel bouleversement retransmis par les Médias en boucle. Il faudrait que cela fasse partie de notre réaction journalière durablement. Cessons de nous enfermer sous prétexte d’intimité et de la liberté de chacun. Dès aujourd’hui notre devoir est d’être autre sérieusement, fraternellement envers n’importe quel inconnu. Tendons notre main franchement aux autres que nous ne connaissons pas, sans calcul, sans prétentions, ni moquerie, éduquons nos enfants à ce renouveau des comportements. Arrêtons enfin de nous affaiblir sans cesse par la fermeture de nos ouvertures d’esprits, intellectuellement, psychiquement. Soyons curieux de tout avec respect d’autrui, ouvert envers les autres et francs. Ce serait sans doute l’une des nouvelles défenses à la morosité, contre l’égoïsme, qui bien souvent est l’arme de ceux qui ont peur sans de véritable raison. Là, nous avons des raisons pour changer notre manière de réfléchir et d’agir au quotidien. Il existe de nombreuses possibilités pour que fonctionne : « le mieux vivre ensemble ; » alors réunissons nous, discutons, cherchons ensemble des solutions. Partageons sereinement nos points de vue, nos réflexions, sans aucune appréhension. N’attendons plus seulement les occasions que nous proposent les associations pour nous rencontrer, se parler en toute tranquillité. Nous avons tant besoin des uns des autres, si bien sûr nous ne vivons pas comme des ermites ; dès que nous avons quitté le milieu professionnel, ne fréquentons plus assidûment les lieux publiques.

Je rends hommage à tous nos morts, disparus, à toutes nos victimes innocentes, à nos blessés et à toutes les familles qui ont été lourdement touché, qui sont traumatisées par ce drame, par ces crimes. Je salue et remercie pour leurs efforts, les policiers des différents services, les officiers du renseignement, les pompiers, les ambulanciers, les agents de sécurité, tous les professionnels de la santé public, les médecins, chirurgiens, anesthésistes, psychiatres, infirmières, aides-soignantes, brancardiers, les administratifs dans les services hospitaliers, accueils, secrétariats, comptabilités, services entretiens, etc. Je salue toutes les personnes qui sont venues en aide aux blessés et à ceux qui ne savaient où aller se protéger de cette vague d’attaques meurtrières, les intervenants civils et anonymes dans Paris et à Saint Denis. C’est à nous de prendre le relais et exemple aujourd’hui, demain et les jours d’après, sur cette forme de fraternité spontanée envers toutes les personnes que nous allons croiser ou rencontrer et que nous connaissons ou pas.

Nous ne savons pas quand aura lieu la nouvelle et sanglante attaque, restons vigilants et responsables, faisons confiance au travail de surveillance et de protection des services de l’Administration de l’État français, sans perdre en mémoire un seul instant : « la peur n’empêche pas le danger ! »

1Pris dans les derniers chapitres « les noirs américains » de Nicole BACHARAN

2Indications complémentaires sur internet