Evolution des logiciels: Google a pris de l’avance

Google a investi la voie pragmatique de l’évolution des logiciels et leur projet est présenté à
http://houseofbots.com/news-detail/1296-1-google-ai-can-create-better-machine-learning-code-than-the-researchers-who-made-it.

Cela avait été proposé de manière assez explicite sur ce blog à https://une-vraie-politique-pour-notre-pays.net/2015/11/20/informatique-lenjeu-n1-de-levolution-des-logiciels.

En termes de compréhension sur les enjeux de la représentation logicielle, et donc de leur utilisation, l’essentiel reste toutefois à faire pour que cette voie se révèle réellement fructueuse avant que ses résultats n’aboutissent au sein des ateliers des développeurs logiciels. Et devenir alors un outil extrêmement puissant.

Cela aurait pu se lancer en France, et c’est une occasion ratée pour notre pays de ce qui est vu d’ores et déjà comme une révolution majeure. Peut-être en viendra-t-on à considérer d’autres projets proposés ici-même ?

Nul doute désormais que les universités françaises vont se précipiter vers cette nouvelle voie. En France, les nouvelles idées suscitent le plus souvent l’ironie avant que les mêmes personnes ne les reprennent à leur compte comme un privilège de classe dirigeante.

Reste que prendre un train en marche, cela n’est pas et ne relèvera jamais d’une nature de pionniers. C’est bien d’abord dans notre manière de penser, notre scepticisme, notre culture insuffisamment dynamique ou conquérante comme aime à le reprendre le Président Macron que se trouvent les difficultés préliminaires à toute avancée dans notre pays.

Et c’est en donnant l’exemple que l’Etat pourrait changer la donne et donc notre culture de l’inaction à tergiverser sur des enjeux éculés et dépassés. Et montrer que tout est possible si la volonté est présente, et tout en renouant avec un slogan remontant aux premiers chocs pétroliers, soit le fameux « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées ». Avec la démonstration de force de vrais projets, exploiter les gaz de schiste devrait ainsi juste être vu pour ce que c’est, à savoir, une pure aberration.

Et faire ainsi de la France « une startup » du 21ème siècle oeuvrant à des projets innovants réconciliant l’homme avec la nature pour mieux qu’il s’y adapte, et plutôt que disparaître, faire converger les enjeux écologiques, politiques, et sociaux.

Derrière une technologie d’évolution des logiciels, il faudrait surtout y voir la question de la représentation dont l’impact serait encore bien plus grand. Et donc pas seulement réservé à un usage dans les logiciels, mais plus généralement à la manière de faire évoluer les systèmes, soit changer pacifiquement le monde.

A suivre.

De l’état de survie à la réconciliation de la raison avec le bon sens

La mégalomanie animant la mondialisation n’est pas sans rappeler, dans un rationalisme qui tourne au cauchemar, que l’homme en vient de nouveau à se considérer comme un dieu, qu’il détiendrait ou serait sur le point de détenir les clefs du savoir et de l’intelligence artificielle, et qu’il se croit en toute chose supérieur à la nature pour la soumettre à ses dessins selon les règles de la logique communément utilisée.

Cette logique est le dogme de l’analyse où l’on peut juger de tout sans vraiment connaître le fond des choses et croire pouvoir s’en contenter. Et la prise de décision rationalisée aux aspects financiers n’en est que l’apanage de même que l’indifférence du politique à gérer un monde réel que ni lui ni aucun de ses collaborateurs peut ne jamais avoir connu dans une réalité vécue et pas seulement par sa simple forme ou apparence.

Une nature oubliée jusqu’à la trahison

Malgré un mépris envers une nature dont l’homme n’aurait guère à apprendre au quotidien, et contrairement aux anciens, sur cette terre que la modernité a rendu si honteux de fouler à pieds nus, l’homme et la nature ne sont pas à opposer. Et ils s’accordent plutôt très bien puisque sinon, l’un et l’autre ne pourraient avoir les mathématiques en commun. Ou alors comment expliquer que par des calculs et selon des principes de la physique l’on puisse calculer la trajectoire d’une balle lancée en l’air ? N’est-ce pas là une surprise incroyable et magnifique que de réaliser que l’homme et la nature ont été créés de manière compatible pour que l’homme puisse la penser ? (*)

L’homme fait bien sûr partie intégrante de la nature et en tant que tel, lorsqu’il prétend adapter la nature à ses propres vues, il rompt indirectement une loi de l’évolution. Hier, cette loi lui servit pour contester les oeuvres de foi, tandis qu’aujourd’hui, l’homme s’imagine tendre vers une immortalité qui serait promise par le transhumanisme. C’est ainsi qu’il serait possible de produire des organes plus performants que les notres. Le fait est que, comme dans le cas des voitures autonomes dont Audi a désormais renvoyé la réussite aux calendes grecques, des personnalités « se livre(nt) à de la prospective (qui) relève davantage de la religion que de la science » et proclament des prétentions sur l’Intelligence Artificielle qui ont pourtant été balayées il y a 30 ans face aux enjeux de la conscience et de l’intuition. Quant aux chimistes, ils remplacent le vivant par des espèces plus productives à l’agriculture. Et la corruption permet de produire de nouveaux dieux aux egos démesurés. Pourtant, sans contester certains résultats actuels ou à venir, qu’est-ce à dire de tout cela si ce n’est qu’il n’y a rien de plus absurde que d’avoir comme seule véritable ambition que de créer des dieux dans une société laïque qui deviendrait leur terrain de jeu mondialisé ?

La déclaration d’un état de survie

Face à ce progrès qui n’est plus motivé par une nécessité vitale et dont l’artificialité se justifie par un développement dont la technologie est la seule matière pour donner une illusion d’intérêt, la nature, elle, nous a appris à prendre une toute autre direction. A savoir que, ne pas ou ne plus agir pour réellement s’adapter, c’est disparaître. En s’affranchissant de cette loi, non seulement l’homme a pris le risque de repousser les problèmes face à la transition écologique, mais en se modifiant lui-même et y compris les espèces naturelles, il perd la garantie de cette loi à lui permettre d’évoluer, induisant de surcroît le potentiel d’une guerre entre l’homme « bio » et « non-bio ». Et selon le même principe qui veut, qu’aujourd’hui, des élevages agricoles de plein air en pleine santé soient exterminés parce que considérés comme des vecteurs de maladies pour des élevages industriels confinés et à la santé fragile.

Bref, notre société toute entière est passée plus ou moins sans le savoir à l’état de survie tandis que l’horizon de notre avenir rétrécit de jour en jour.  De mille ans pour Stephen Hawkings, l’espérance de vie de notre civilisation serait passée à 100 ans.

Rien d’étonnant à ce que des personnes souffrent. Souffrir parce que l’on a des problèmes, c’est une chose, mais souffrir parce que l’on a des solutions, c’est devenu bien pire face à l’ignorance des politiques dont les connaissances sont à la fois un véritable mirage et un aveuglement quant aux véritables enjeux de la raison pure. Chacune de leur décision témoigne presque systématiquement de leur ego à trouver les détails qui vont devoir justifier l’abandon de tout sens commun et nous donne la preuve encore un peu plus à quel point ils sont étrangers à une vraie raison réconciliée avec le bon sens par l’entremise de l’imagination comme ressort caché face à une logique discursive qui n’en est que la partie visible.

En souffrant, notre intuition se développe et nous prépare pour construire ces solutions différentes, mais qui peut prétendre les connaître vraiment et dans quel ordre les développer ? Qu’est-ce qui fait que la « mayonnaise » prend ou ne prend pas ?

Quand on sait où la planète en était au départ et que l’homme n’est qu’un arrivé de dernière minute comme se le plait à le dire H. Reeves, qui peut alors avoir la prétention de croire que l’évolution de la vie sur Terre est dûe au hasard, comme si tout était contingent et que ce simple lancer de balle ne pourrait donc jamais être expliqué par l’homme. Comme s’il ne pouvait jamais être reproductible à l’identique mais à chaque fois suivre des trajectoires différentes quand bien même les conditions initiales seraient les mêmes.

Le créationisme tout court relève de la même erreur où l’on croit que des nombres  symboliques doivent être pris au pied de la lettre – ou du chiffre – et puissent être la base pour permettre d’ériger quoi ce soit. Pour autant, Darwin semble rejoindre on ne peut mieux l’esprit de synthèse animant les paraboles bibliques avec son principe d’évolution  face aux enjeux de l’adaptation.

Et donc oui, à l’évidence, à en voir l’évolution à travers les temps géologiques, la nature est finalisée, comme se plait à le rapporter Michel Nodé-Langlois depuis Aristote. Si ce n’est que l’homme garde son libre-arbitre. Et qu’il devient donc surtout urgent pour lui de retrouver la raison.

Comprendre la voie ouverte par Emmanuel Kant pour réconcilier raison et bon sens

Emmanuel Kant (*) a tout compris et expliqué sur cet enjeu premier qui se devrait d’être enseigné dès le plus jeune âge et être le fondement de méthodes d’apprentissage totalement différentes, mais son oeuvre n’a clairement pas été comprise et encore moins sa portée. Le monde en serait totalement différent, les jugements de nos politiques aussi. Car la voie qu’il a ouverte n’est pas à mi-chemin entre le scepticisme et le dogmatisme, mais « est conduite entre ces deux écueils » (*), c’est celle où l’imagination retrouve sa place pour créer des solutions nouvelles qui ne sont pas liées directement à tous les problèmes qu’elles vont impacter, qui ne s’y intéressent parfois à peine ou pas du tout, parce qu’elles font tout simplement disparaitre des problèmes sans que jamais on puisse en avoir eu l’idée préalable.

Ainsi, comment obtenir d’un enfant rebelle qu’il se comporte bien autrement qu’en lui donnant le moyen de s’exprimer sur ce qu’il aime ? Et le jour où il se trouve une passion, des années d’errements, d’interrogations, de doute, de culpabilité même, s’effacent en l’espace de quelques heures pour ses parents. Edicter des règles pour sanctionner les bêtises des enfants peut être parfaitement inutile si ce n’est même vain pour tous alors qu’il s’agirait de susciter leur intérêt à travers ces autres méthodes pédagogiques que l’on voit se développer aujourd’hui.

Et de même, bien des conflits ont à se résoudre non pas en donnant raison à l’un ou à l’autre mais bien en faisant différemment. Depuis 40 ans, l’enjeu d’une autoroute – l’A51 – a été soulevé avec des avis et décisions successivement opposés après les différentes élections présidentielles, divisant les populations et intérêts divers alors que cette question ne se poserait plus du tout de la même manière si la relocalisation avait fait son oeuvre et où on ne considérait plus encore légitimes ces feux de pailles de la croissance et d’emplois que sont ces chantiers colossaux d’autoroute ou d’aéroports.

Bien plus généralement, rien ne sert de corriger des problèmes, seul importe d’innover avec des solutions qui les feront disparaître. Dans un cas, on ajoute de nouveaux méandres à la complication, de l’autre, on se tourne vers une complexité abstraite en un concept qui simplifie en unifiant tout en offrant de nouvelles perspectives. Un peu à l’image d’une fourmi recherchant ses pucerons sur une branche tandis qu’elle ne se rend pas compte qu’il lui suffirait de remonter d’un cran plus haut dans l’arbre.

Alors pour accepter que nos erreurs deviennent intelligibles dans une planète dont la beauté ne serait que la manifestation du bien comme loi naturelle et commune avec la morale de l’homme, il y a à redécouvrir un principe qui ferait de ces erreurs, non pas un moyen de justifier leur éradication, mais bien au contraire, une opportunité et autant d’indices pour évoluer, avec cette finalité d’unir le divers dans le progrès de la synthèse.

Il y a, oui, une démarche à faire pour retrouver des capacités de changement. Et ce qui est certain, c’est que notre société n’a aucune chance d’évoluer et d’éviter la guerre si elle ne retrouve pas la voie ainsi ouverte il y a 250 ans (*) et que la technologie emploie souvent si bien et sans réellement en être consciente et depuis déjà bien longtemps. Peut-être alors que les raisons qui font qu’on trouve qu’elle avance trop vite pourraient être les mêmes pour faire bouger les lignes de nos politiques englués dans ce « dogmatisme vermoulu » (*) plus que jamais érigé comme principal ennemi de la raison. Un dogmatisme et sa conséquence qu’est le scepticisme qui seraient tous deux en train de nous mener à une situation qui, avec 100 ans d’espérance de vie, deviendraient officiellement parfaitement délirante si des actions profondément positives n’étaient pas entreprises.

A suivre.

(*) E. Kant – Critique de la raison pure

 

Trois grands projets pour amorcer le changement

Des logements sociaux développant les habitats partagés de demain

Construire selon les normes écologiques en isolant ou utilisant les énergies renouvelables est une exigence première pour des logements sociaux financés par un Etat qui se doit de donner l’exemple. Mais il est surtout possible d’aller bien au-delà.

Il s’agirait de construire des logements sociaux d’un nouveau genre qui auraient une surface par habitant plus faible, et un coût par conséquent amoindri, tout en offrant un plus grande qualité de vie alors que bien des équipements seraient partagés par les habitants.

Machines à laver et sèche linges seraient ainsi dans une buanderie commune et disparaîtraient des logements. Avec l’effet induit de permettre que ces machines performantes soient fabriquées par des PME relocalisées en France. Entreprises qui assortiraient leurs machines d’une garantie et d’un contrat de maintenance sur plus de dix ans.

Le matériel de bricolage serait disponible pour être prêté ainsi que par exemple, des matériels audio-vidéo ou de jeux. Une salle commune servirait pour se retrouver à plusieurs, à déjeuner ou dîner régulièrement, mais aussi regarder des films sur un écran plus grand. Bien entendu, des emplois de concierge seraient recréés et la sécurité des lieux ne serait plus un enjeu. Les courses pour les denrées alimentaires pourraient être groupées, permettant ainsi de réduire drastiquement le coût écologique du transport, libérant les familles de cette relative corvée.

Les abonnements en ligne fixe seraient partagés et un réseau local informatique permettrait d’échanger plus facilement les documents, données, et films entre les familles.

Les enfants pourraient aussi être emmenés collectivement à l’école ou sur leurs lieux d’activités extra-scolaires. Quant aux personnes âgées, intégrées dans un cadre plus collectif, elles retrouveraient plus de compagnie et aussi la possibilité de continuer à se rendre d’autant plus utile à la collectivité.

En ayant diminué la surface et rendu possible ces mutualisations, le coût de la vie s’en verrait considérablement diminué pour ces habitants.

La vie sociale trouverait une nouvelle granularité entre la vie de famille – dite privée – et la vie en société – dite publique -, où la liberté de choix de chacun fixerait son degré d’implication dans le collectif.

Cette culture, son potentiel à se développer serait peut-être étonnament beaucoup plus considérable dans les banlieux ou les campagnes, en opposition avec les villes, où l’individualisme a cédé depuis longtemps face à un esprit grégaire qui en constitue paradoxalement le fondement.

Faire de la France une startup: le 1er réseau social mondial pour relocaliser et faire fondre le chômage  !

Faire de la France une startup, c’est ce que Jean-Luc Mélenchon dénonçait dans le projet d’Emmanuel Macron. En prétextant que la France n’était pas une entreprise et ne pouvait s’y réduire.  Et pourtant, poussons l’idée un peu plus loin …

D’un côté, les Français avec leurs rêves enfouis ou bien vivants, un désir jamais rassasié de s’exprimer dans le travail, une volonté de créer son activité, d’avoir une situation tout en ayant un cadre idéal pour voir s’épanouir et grandir ses enfants. De l’autre des besoins à subvenir, des ressources utilisables, des territoires tout ou partie désertés avec leur potentiel à y vivre au-delà d’une simple utilisation en tant que cité dortoir.

un business-plan pour chaque ville ou village

Plus concrètement, imaginer que chaque village, commune ou plus grand territoire se donne comme objectif de retrouver sa qualité de vie et de développer son économie locale. Pour cela, il identifierait les besoins: la présence d’artisans des métiers de bouche et de la construction, le nombre de familles nécessaires pour réouvrir les classes de l’école, et le nombre de familles nécessaire pour assurer à chaque professionnel suffisamment de débouchés.

Et il y aurait l’Etat qui aurait cette fabuleuse idée que chacun puisse toucher une partie de son salaire en monnaie locale afin de progressivement bouger le curseur vers les achats locaux. Des personnes en recherche d’emploi pourraient être intéressées à toucher une allocation chômage en monnaie locale afin de plus facilement retrouver un projet de vie tandis que plus les monnaies locales seraient utilisées, plus la relocalisation prendrait de l’ampleur..

un réseau social national, véritable club de rencontres entre familles et territoires

Il ne manquerait alors plus qu’un seul ingrédient, un réseau social qui fasse se rencontrer les familles et territoires. Chaque personne ayant ainsi le rêve de changer de vie choisirait ainsi les critères définissant au mieux son projet personnel afin d’être mis en relation avec les territoires où il trouverait sa place.

Au fur et à mesure de l’évolution des offres et des demandes, les projets pourraient se lancer avec l’appui des collectivités locales et régionales afin de plus facilement garantir les financements. Lorsque suffisamment de familles seraient prêtes à faire le pas et repeupler un territoire, commencerait alors un processus de plusieurs mois visant à constituer en groupe ces projets par des méthodes collaboratives déjà bien développées dans des habitats groupés évoqués ci-dessus.

Sur le même principe existe l’épatante initiative de TF1, SOS Villages, dont vous pouvez consulter les annonces à http://www.lci.fr/sos-villages !

Les villes vertes du 21ème siècle

Les voitures autonomes

La voiture autonome telle qu’elle est pensée aujourd’hui est une fausse bonne idée, avec à la base, une incohérence majeure entre le désir de préserver un conducteur individuel qui n’en est plus un – tandis qu’il est remplacé par une machine – , et la nécessité d’assurer la cohérence du transport au niveau collectif par ces voitures automatisées en concurrence aveugle les unes avec les autres.

Bref, une usine à gaz en perspective dès lors que le problème n’est pas pris par le bon bout avec le bon paradigme. C’est ainsi que le cas de la gestion des accidents relève de l’impossible ou de l’inacceptable: dans le cas où un accident ne peut être évité, comment permettre à un logiciel de choisir de favoriser une solution préservant un conducteur plutôt que d’autres personnes impliquées, si jamais un choc frontal n’a pu être suffisamment anticipé ou contré ?

la conscience: question clef de l’Intelligence Artificielle

Et il n’y a pas que ces cas particuliers qui remettent en cause à eux-seuls les projets actuels de voitures autonomes. En termes de conception de ces solutions technologiques, la conduite autonome ne demande pas seulement à implémenter des algorithmes dans des logiciels afin de gérer un nombre considérable de situations possibles, mais relève en réalité de la question de la conscience. C’est donc une suite sans fin que de vouloir repousser cet enjeu en multipliant exponentiellement les cas particuliers à résoudre, ouvrant à chaque fois un nouveau champ de complexité pour s’échouer sur une extrême complication.

C’est sur ce point que l’Intelligence Artificielle achoppait dans les années 1980 avant qu’elle ne s’efface pour longtemps de l’esprit du grand public mais aussi des objectifs à financer. Et cela, après qu’ait été annoncé des machines qui rivaliseraient avec l’homme en quelques années. Cela a discrédité la discipline pour longtemps mais cela a visiblement été oublié et aujourd’hui, de nouveau, la même erreur se reproduit.

Pour s’en convaincre simplement, imaginez, d’un côté, confier votre voiture à un enfant sur un circuit automobile. Et vous pouvez alors être certain qu’il la conduira parfaitement au bout de quelques heures. Et de l’autre côté, confiez ce même problème à Google, Audi et Apple après avoir investi des centaines de millions de dollars, mis en place des équipes dédiées au problème. Et bien, vous obtenez de moins bons résultats. En gros, le premier gamin venu fait mieux en quelques minutes que des équipes aux moyens colossaux pendant des années!

Parce que le véritable enjeu de l’apprentissage bloque sur une question théorique qui est précisément la capacité à effectuer des jugements synthétiques, soit d’opérer la synthèse pour produire de nouveaux concepts.

Une vraie solution avec les flux de voitures automatisées

En changeant la granularité du problème et en gérant l’ensemble des voitures plutôt que les voitures prises une par une, il devient non seulement plus simple mais de surcroît, des bénéfices supplémentaires considérables peuvent en être tirés.

En ayant la connaissance des trajets à effectuer, il devient beaucoup plus facile d’assurer le covoiturage, de fluidifier le trafic en synchronisant les flux et en les répartissant mieux sur les routes principales et secondaires, en affectant dynamiquement les voies dans un sens ou dans un autre, ….

Une fois le trajet effectué, chaque voiture se transformerait en taxi autonome pour servir à d’autres personnes et permettre ainsi de réduire considérablement le stationnement ainsi que le nombre de voitures nécessaires pour la population.

Dès lors, à l’image des voies uniques de chemin de fer où les trains se croisent en gare ou sur des zone de croisement, il devient possible de n’utiliser qu’une seule des deux voies de chaque rue. Les véhicules passeraient ainsi dans un sens et dans l’autre sur la même voie en se croisant sur des zones de dépassement.

C’est l’optimisation du système informatique qui en gérant ces contraintes permettrait d’assurer le fonctionnement aussi bien dans les cas simples que dans les cas plus complexe où des véhiculaires prioritaires comme les ambulances ou pompiers auraient à se déplacer au maximum de la vitesse possible.

Un tel projet signifierait tout simplement le renouveau de ces grandes villes qui échangerait à bon escient la moitié de leur bitume contre des espaces verts, pistes cyclables, jeux pour enfants, potagers urbains…

Et bien d’autres bénéfices sont décrits dans l’article consacrée à ce grand projet.

Les blocages à surmonter

Systématiquement des bâtons sont mis dans les roues des Français pour des raisons absurdes au mieux justifiées pour préserver l’intérêt de lobbys, ou au pire, pour parfaire la dictature de politiques qui veulent soumettre les populations,

Les mentalités ont été affectées considérablement.

Et la vérité, c’est que la vie n’est pas faite pour s’ennuyer !

Deuxième handicap, et il est encore plus considérable, aucun grand projet n’a vu le jour dans notre pays depuis le Général de Gaulle avec l’Airbus, le TGV ou même des villes balnéaires comme Cap d’Agde créées de toutes pièces pour offrir des vacances à un plus grand nombre de Français.

Troisièmement, la technologie avance en innovant mais elle n’en a pas le monopole. Et en politique, comme Jean-Luc Mélenchon aurait pu l’écrire sur ce blog, choisir de faire un projet, ce n’est pas seulement calculer combien cela coûte mais aussi considérer ce que cela rapporte. Et pour cela, il faut aussi croire en quelque chose qui nous dépasse, un avenir dont la finalité ne peut être qu’une dimension nouvelle à une existence moins portée sur le matériel à travers notre aventure sur cette Terre.

Cette Terre, planète à partager plus que jamais en en rédécouvrant la richesse et en la préservant. Les trois projets présentés vont dans ce sens.

Bien entendu, faire évoluer notre société est complexe. Le mot système qui est employé l’est justement, car il rappelle qu’il s’agit d’un fonctionnement mécanique de règles sociales, juridiques, financières et aussi émanant d’une éducation commune dont il faudra parfois s’affranchir tout en en comblant les lacunes.

Et amorcer un changement dans l’état d’esprit. Nous libérant de la culpabilisation qui nous fait croire que rien n’est possible pour soi-disant assurer l’ordre social tandis qu’en réalité il ne s’agit plus que pérenniser les intérêts d’une caste d’arrogance. Et nous tourner vers un monde d’adultes assumant leurs responsabilités, vivant leurs rêves d’enfants et changeant le monde avec une adolescente impétuosité.

De grands projets pour éviter le chaos

Le gouffre politique

Notre pays n’a jamais été au plus mal aux yeux de tous, et le débat du second tour en a été le point d’orgue: la véritable officialisation d’un désastre politique où la basse polémique s’impose totalement après une disparition complète du débat d’idées. Un débat de projets enterré particulièrement par un François Fillon moralement en-dessous de tout et une presse n’ayant que trop fait de la misère politique son pain blanc quotidien. Aucun des deux candidats finalistes n’a su imposer avec conviction une vision qui aurait tu les critiques de son opposant. Plutôt que de s’en tenir à leur guerre de mots, présenter avec conviction des projets aurait pu rendre honteux les arguments opposés. Des projets comme ceux proposés dans l’article suivant.

Parce qu’en imaginant se placer dans un futur que chacun espère pour ses enfants, que retiendrait-on de ce début du 21ème siècle ? Que Marine le Pen a mis un tarif à tous les banquiers, ou qu’en faisant un tour de passe-passe, deux soustractions et une addition, Emmanuel Macron aurait réussi à transformer une baisse de revenus des retraités aisés en un financement miracle pour le retour à la prospérité économique ? Et cela, après tant d’autres calculs similaires par les candidats successifs aux présidentielles depuis moultes années ?

Marine le Pen n’est que trop l’héritière d’une culture de la seule critique tandis qu’Emmanuel Macron en est toujours à se prendre pour un 1er de classe bien qu’il ne réalise pas combien il est loin d’avoir réussi son examen de Ministre de l’Economie. La libéralisation des transports en autocars est le seul exemple jamais repris comme succès de son exercice.

Une culture de l’action par le courage d’entreprendre face aux lobbys et l’argent facile

Non, les problèmes de la France ne sont pas à résoudre un par un comme les élites auto-proclamées et ignorantes le prétendent. Et avec comme seul artifice d’efficacité un sentiment de supériorité ancrée et entretenu par une culture de l’argent facile. Une politique détournée par des lobbys au détriment de la démocratie et de ses valeurs, et soi disant pour préserver l’emploi. Avec les exemples des assurances et des lois faites sur mesure, des banques renflouées par des générations de contribuables, un droit du travail esclavagiste, des grandes entreprises pratiquant le harcèlement moral pour licencier à grande échelle, de la vente à la découpe de notre industrie, du délit de marchandage dans les SSII pour l’ingénierie, etc.

Résoudre un par un les problèmes revient à donner un verre de vin à un alcoolique lorsqu’il a un souci. A court terme, il y a l’illusion d’avoir progressé tandis qu’en réalité, la situation se détériore et il devient de plus en difficile de s’y retrouver. C’est en créant des solutions innovantes que les problèmes disparaissent et que de nouvelles perspectives sont offertes. Le jour où la voiture a été inventé, il devenait inutile d’optimiser son vélo, de fabriquer des pare-pluies aérodynamiques pour les cas d’averses ou d’envisager des modèles de bicyclette 10 personnes pour aller au travail en commun tout en changeant la législation routière après des débats pléthoriques.

L’ignorance de la théorie comme l’absence de pratique

Pourquoi vouloir imposer de réduire la politique française à la seule gestion de l’existant par la variation de quelque paramètres ? Comment supporter encore que l’essentiel de nos dirigeants ou collaborateurs politiques soient issus du même moule de Sciences Po et ne savent pas penser le réel. Des politiques qui n’ont jamais créé d’entreprise ni réalisé des projets mais été placés à des postes de dirigeants sans savoir travailler la matière des domaines de leurs activités. Ils ne seront donc jamais capables de lancer de grands projets car ils n’en ont ni les compétences, ni l’expérience, et encore moins la culture.

Entre l’ignorance des vrais enjeux théoriques du changement et l’absence totale de pratique de nos politiques à développer des projets,  cela devient difficile de faire pire en restant autant dans le passé, et il y a finalement de quoi être optimiste quant à la capacité à accélérer pour faire évoluer notre pays une fois que s’amorcera le changement.

Une politique de grands projets

Ce sont des vraies solutions d’avenir qui simplifieraient notre société en rendant obsolètes les problèmes. Soit aller vers des réussites plutôt que prétendre vouloir éviter des échecs. Et nous propulser vers une vie digne de ce nom où liberté rime avec capacité à penser et agir par soi-même, et aussi à plusieurs.

Et pour nous faire entrer dans un nouveau siècle qui offre une nouvelle aventure de vie alors même que nous avons dépassé les contraintes matérielles par le progrès technique. Une aventure pour vivre plus intensément en mettant en exergue la question de la finalité au centre de tous nos choix et actions. C’est-à-dire vivre dans une société qui fasse de la question existentielle non pas un tabou mais au contraire une richesse.

Très concrètement, ce sont trois projets qui sont proposés dans l’article suivant afin d’amorcer ce changement de perspective.

La relocalisation pour s’affranchir de l’utopie de la mondialisation

La mondialisation est un résultat majeur de cette forme de colonialisme si perfide qu’est le monde de l’argent.

Un retour au colonialisme

Sous toutes ces formes, le colonialisme a ses fins qui finissent toujours par justifier les pires moyens. Au nom du bien commun peuvent ainsi se permettre des méthodes esclavagistes face aux libertés fondamentales et au respect de l’égalité des êtres humains. Puis l’exil des populations si ce n’est plus grave encore.

L’Afrique Noire, les Indiens d’Amérique du Nord et du Sud, tous ont payé le tribut de ces colons européens venant sur leur territoires et ne voyant en eux que des êtres primaires et inférieurs. Attitude qui est allée jusqu’à provoquer la création d’un marché de l’esclavage. Sans autre forme de vison anthropologique, les découvertes de ces cultures et de leurs modes de vie ont été reléguées par l’arrogance des colons. Et cela, au nom de la suprématie de leurs religion, science, richesse, éducation, et aussi d’une aristocratie qui ne peut souffrir la contradiction.

Aujourd’hui, il reste pourtant des peuples qui vivent encore dans l’autarcie et ces peuples n’ont jamais eu besoin de monnaie pour vivre ni n’en auraient jamais besoin s’il n’y avait une pression à les incorporer à notre propre mode de vie. Face à ces hommes qui vivent en harmonie avec la nature en s’y étant adaptés souvent de si belle manière, face à ceux dont la vie authentique pourrait perdurer des centaines d’années encore, deux choses totalement invraisemblables se produisent.

La première chose, c’est de penser que notre propre progrès soit l’universel et leur serait indispensable tandis même que c’est notre civilisation occidentale qui est en train de mettre gravement en danger la vie de l’homme sur Terre. La seconde chose, c’est qu’après avoir connu notre monde, les indigènes, comme on aime à les appeler, ne peuvent véritablement réintégrer leur monde d’origine. C’est le drame du fils d’un chef indien ayant étudié en Occident et qui ne se voit ni se couper de ses racines, ni pouvoir oublier l’excitation du monde occidental et en revenir à ce qui ne serait plus alors qu’un dénuement. Pourquoi cette irréversibilité ? Car si ce fils de chef Indien ne peut retrouver son territoire alors comment notre monde – toujours à puiser outre-mesure dans les ressources naturelles – pourrait retrouver sa place en s’intégrant aux cycles de la nature, et du même coup en devenir le premier et nécessaire défenseur ?

C’est cette question clef dont cet article entend amorcer le dénouement.

L’école, clef de voûte de l’épuration des peuples premiers

Toujours dans cette recherche sans fin du profit, l’école reste le cheval de Troie de cette insidieuse colonisation du monde de l’argent face à ces dernières peuplades, premières, et témoins d’une vie au plus près de la nature. Car c’est l’école qui éloigne les enfants des petits villages et qui prend la place précédemment dévolue aux anciennes générations, privant les premiers de la transmission d’un savoir ancestral, privant les seconds de la joie de vivre auprès des enfants. Et c’est ainsi que le cycle vertueux de la vie indigène est rompu, un cycle de vie éprouvé où la nature est respectée en s’assurant de ne pas y prélever plus que ce qui pourra s’y renouveler.

En promouvant le modèle occidental de l’Ecole, cette Europe au passé colonialiste participe ainsi à ce que s’éteignent les villages indigènes et leur culture millénaire, à augmenter le chômage dans les villes par ces nouveaux arrivants sur le marché du travail, à affamer les populations en réduisant l’agriculture de ces terres abandonnées, et à les soumettre économiquement aux règles du jeu et pouvoirs occidentaux.

La naïveté face à notre monde, inéluctablement impressionnant de part sa technologie, attire les indigènes dans un piège. Et une fois qu’ils en connaissent les rouages, ils ne peuvent plus non plus s’en échapper. Parce qu’il y a une maturation lente et complexe à comprendre à quel point notre monde soi-disant moderne est juste une aberration tel quel. Et nombreuses sont les épreuves pour en  prendre pleinement conscience et retrouver sa liberté. Pourtant, en s’affranchissant de la primauté de l’argent, il y a une opportunité incroyable de retrouver du sens et d’aller vers un monde nouveau.

L’extension des usages de l’argent selon une fondamentale erreur  de conception

Il serait en effet temps de se rendre compte que l’argent, soit dit la monnaie, est la pire invention que l’homme n’ait jamais créée, non pas tant par son principe en lui-même mais par la généralisation de son emploi à des usages qui entreprennent de détruire nos réels potentiels à créer de la valeur. Et voici comme cela s’explique.

Si le travail se fait en communauté par le partage, l’échange, la collaboration, et si chacun peut ou doit trouver sa place, l’enjeu est alors de réussir collectivement et de construire des relations, des organisations, des structures sociales où les plus expérimentés aident à la prise de décisions et le règlement des conflits, à la transmission des savoir-faire, et à encourager les plus jeunes, volontaires sur des tâches difficiles et si prompts aux exercices exigeant énergie et audace.

L’argent n’est ainsi nullement strictement nécessaire au sein d’une communauté autonome et il n’aurait jamais du le devenir que dans les cas particuliers d’échanges avec des communautés éloignées.

Or, en employant l’argent dans le cas général non seulement entre communautés mais plus encore entre chaque personne, on divise le travail et on divise les communautés. Au lieu de construire en commun, les objectifs deviennent par trop individualistes.

S’il y a bien une certitude inébranlable dans notre société, c’est bien que l’objectif de chacun doit être de se trouver une situation. C’est-à-dire, très concrètement, trouver un emploi, faire son travail du mieux que l’on peut, et pouvoir exercer ses actes libres en consommant.

Lors de l’achat d’un produit, chaque personne est ainsi en relation directe avec ceux qui lui vendent mais aussi, indirectement, avec ceux qui ont conçu et fabriqué ce produit. Avoir de l’argent, c’est donc le moyen de collaborer artificiellement et superficiellement avec des personnes que l’on ne connaîtra jamais. L’acte de consommer devient alors une sorte d’appropriation de la capacité à créer un produit. Et pourtant, il n’en n’est rien, le client n’a pas créé le produit, ce n’est pas lui qu’il l’a fait ! Et la satisfaction de l’acte d’achat n’égalera jamais le sentiment bien plus riche d’avoir partagé avec d’autres la création et la fabrication d’une oeuvre en commun. C’est là que se noue l’utopie.

Notre vie dans ce monde occidental et particulièrement dans la France du « c’est pas possible, on n’a pas le droit, c’est interdit, c’est compliqué, vous n’avez pas l’autorisation, cela ne marchera jamais, et sans oublier le fameux ah ah ah ah – consiste à passer l’essentiel de notre temps sans créer, ni apprendre véritablement à se lancer dans des aventures nouvelles. Et n’avoir comme seul remède à cet état de fait, le placebo de l’usage d’un compte en banque rempli en faisant juste ce que l’on nous demande ou ce que l’on attend de nous.

Vivre réellement, ce n’est tout simplement pas cela: ce n’est pas travailler sans savoir pourquoi, sans vision de l’avenir, en continuant à participer à consommer ou faire consommer de plus en plus et se dire le soir en rentrant chez soi qu’il faut arrêter ce gâchis pour préserver notre planète.

L’indigène qui quitterait ce monde pour retrouver celui de ces ancêtres a donc aussi l’opportunité de quitter un monde de l’argent dont le colonialisme a permis d’atteindre son degré ultime d’aberration dans l’auto-destruction et une philosophie réduite au dogmatisme.

Une mondialisation où l’on travaille sans le savoir avec des personnes à l’autre bout du monde sans jamais avoir discuté ni encore moins oeuvré en commun avec ses propres voisins de palier.

L’argent ne devrait être strictement nécessaire que pour commercer au-delà des frontières de sa communauté pour ce que l’on ne trouve pas sur place, et localement, il serait alors possible de renouer avec une culture du travail collectif et coopératif. Chaque communauté aurait alors vocation à préserver sa spécificité comme moyen d’échange.

L’argent comme base de tout mode d’échange a induit une mondialisation qui a aboli les différences en cultivant leur rejet et imposant partout les mêmes produits. Tandis que la relocalisation nous ferait retrouver et faire vivre pleinement notre identité, tout en nous faisant du même coup retrouver dans la différence des autres, ce partage universel de la condition humaine à donner un sens réel à la vie.

Très concrètement, cela voudrait dire que des monnaies locales apparaissent alors clairement comme des outils de transition pour faire avorter ce processus de mondialisation et redynamiser la vie sociale et économique au niveau local.

Même l’idée d’un revenu minimum s’éclairerait sous un nouveau jour puisqu’en retrouvant aussi du sens dans sa vie locale, chacun bénéficierait de repères pour mieux se construire, penser par lui-même, être libre, et avoir la volonté propre de marquer par sa différence au sein de sa communauté, tout en ayant les moyens matériels par le bénéfice d’un revenu minimum local. Une reconnaissance qui arme pour mieux aller vers les autres et découvrir les spécificités d’autres peuples, mais aussi servir comme moyen de se propulser vers d’autres objectifs au-delà de son tissus local.

D’un point purement logique et de conception, transformer un cas particulier d’échange extra-communautaire pour qu’il définisse la règle générale et y compris intra-communautaire, c’est donc bien là la première et plus grave erreur, une erreur qui condamne à la complication sans aucune autre porte de secours que celle de faire demi-tour, et de laisser ce cas particulier comme cas particulier, puis de retrouver le cas général pour redéfinir les usages.

Les réseaux sociaux ou l’émergence de nouvelles tribus

Les réseaux sur Internet sont une manifestation très claire des plus jeunes générations à s’inscrire dans une communauté où chacun d’entre eux trouve sa place. Ce sont par exemple des communautés Facebook aux centaines de millions d’inscrits. Mais des communautés qui n’ont forcément ni le recul ni la sagesse d’une tribu perdue au fin fond de l’Amazonie en qui concerne l’entente à plusieurs.

C’est qu’il est inscrit dans l’homme que son projet passe par les relations avec les autres. L’homme n’est pas fait pour être seul et l’individualisation est un handicap face à cette nécessité. Une réalité qui se traduit d’abord par une immense solitude de bien des personnes au sein des grandes villes.

La relocalisation

Sans aller jusqu’à renoncer à tout argent pour vivre dans une autarcie nullement strictement nécessaire, il serait temps d’organiser à quitter les grandes villes, limiter la mondialisation à ce que le local ne peut offrir, généraliser les monnaies locales, et surtout remplacer les relations virtuelles liées à l’argent de la mondialisation par de vraies relations pour créer des projets avec ceux qui nous entourent, c’est cela la réponse toute simple et nécessairement simple aux enjeux de notre société. La relocalisation est l’occasion de renouer avec cette aventure collective.

Il suffit de regarder ces si nombreux clips de chanson tournés dans les lieux les plus pauvres pour comprendre que lorsqu’il ne reste plus rien, c’est alors que l’on touche à l’essentiel, pour révéler toute l’intensité de notre condition humaine. Le matériel se révèle alors comme une illusion face au vide qu’il a créé dans notre existence, tandis que le déni de ce vide laisse place à la beauté de ce sens si fragile de la vraie vie, celle qui s’échange dans les regards, dans l’action qui nous fait palpiter et nous rend vivant, ce sentiment d’adhérer à une aventure commune au-delà des désaccords, celle aussi de nous aimer comme fin mais aussi unique moyen d’une relation non jetable, de se le dire tant qu’il est encore temps, de ne pas continuer à faire prospérer cette vision de l’homme à l’image d’un produit obsolète au premier défaut rencontré, mais au contraire d’avoir l’expérience que rien ne se fait sans difficultés ou erreurs pour mieux encore aller de l’avant.

Départ de F.Hollande: les Français face à leurs responsabilités contre le populisme

Bien des frustrations continueront à s’alimenter du départ de F. Hollande, peut-être en sera-t-il autre chose de la France, celle-là même qui y portera son regard par le biais de l’Histoire passée et à venir. Exultant dans la vindicte, forme ultime de l’impuissance et de la misère, une haine s’est installée de l’honnête d’homme, de l’expression brillante des idées et des solutions, et du travail au quotidien et au long cours.

La responsabilité des politiques

Plutôt que de proposer de faire encore mieux, c’est une responsabilité des politiques des partis d’oppositions successifs à ne voir que ce qui ne va pas, à nier les progrès et à ne pas reconnaître ce qui est fait de bien à la seule fin de leur promotion personnelle en égard à cette fameuse alternance dont ils pourraient bien aujourd’hui être les premiers responsables à en être privés. Ils ont eu le temps de voir venir, ils ont eu le temps de rompre avec le déni de leur insuffisance. Insuffisance révélatrice d’une perte démocratique à renouveler le corps politique, dont les fonctions mêmes se devraient d’être temporaires selon notre constitution. Cette habitude à transgresser les fondements de notre démocratie risque de nous faire tout perdre.

C’est d’abord l’obstination à rechercher les problèmes dans les individus plutôt que de se prendre en main pour construire ou oeuvrer dans son propre quotidien. C’est renoncer à agir quand ce serait possible au prix d’un risque minime pour sa propre personne. C’est aussi l’incapacité via ses médias à fêter des victoires comme de celle de la COP21 comme de voir les bonnes influences sur la vie au quotidien.

Le tournant de la COP21: un virage à droite mal maîtrisée par la gauche

L’ingratitude sur le succès politique de la COP21 dans des circonstances qui ont flirté avec les limites humaines du courage a été un tournant dans ce quinquennat qui a vu la déchéance de nationalité faire perdre tant de temps, et laisser croire que l’on peut combattre directement le mal du terrorisme, alors qu’il s’agit toujours d’abord de continuer à avancer sur son propre chemin pour redonner du sens.

En France, l’ingratitude est devenue une preuve que l’on a bien fait son travail et un moyen de manipuler pour s’accaparer le fruit du travail des autres, en l’occurence le travail à moyen et long terme entrepris sous la direction de notre Président. Et la vindicte, une sanction pour ceux qui osent dirent la vérité contre les intérêts installés. Mais qu’en pensent vraiment les humbles, ceux dont la voix ne se fait pas entendre ? Et de même, pour les « sans-dents », les premiers à sourire pourtant de leur propre misère – la seule chose qu’ils possèdent et que les autres n’ont pas -, leur a-t-on demandé ce qu’ils en pensaient?

Quels sont ceux qui ne sont pas capables de voir que la prime d’activité est  une excellente mesure sociale incitative pour redonner un appui aux travailleurs modestes après la première initiative du RSA, plus réservés à ceux qui n’avaient rien, ni ressources, ni activités ? Qui peut nier que c’est une bonne décision qui induira une diminution de la misère ?

Le totalitarisme des intérêts particuliers

Bien de nos politiques sont devenus les nouveaux Khmers rouges pour un totalitarisme des intérêts particuliers, depuis les petites mairies jusqu’aux grands ministères et en passant par la petite Europe des grands lobbies. Avec la vocation à couper toutes les têtes qui dépassent de peur de rompre avec les « bonnes habitudes ». Comme pour les Khmers, les ingénieurs, médecins, intellectuels doivent totalement disparaître des « élites » qu’ils peuplaient encore largement quelques décennies auparavant.

Après la primaire à droite, les premières réactions en Pays de la Loire dont sont issus F.Fillon et son proche B. Retailleau l’ont été avec l’effervescence de politiques locaux se voyant déjà placés dans des ministères. Les premières occasions ne sont pas de parler de projets, mais bien de trouver une place. Que dire à gauche, de l’impatience insupportable à prendre la place du père, à voir s’enchainer les trahisons sans vergogne par ceux qui n’étaient rien et qui sont désormais agités par des égos démesurés face aux enjeux démocratiques actuels ?

Le déni quant à l’absence et la nécessité d’une vision du 21ème siècle

Il est à craindre que les qualités de F. Fillon – s’il est élu – ne suffiront pas à faire beaucoup mieux que lors du mandat N. Sarkozy ou celui de son compatriote F. Hollande. Il peut représenter bien des valeurs de notre pays si mises à mal. Mais son programme, en ne dégageant pas la nécessité d’un nouvel art de vivre à la française dans un pays qui ferait du développement local son axe de développement économique, culturel et écologique, ne pourra répondre aux enjeux actuels.

Je regrette que F. Hollande n’ait pas eu le temps de s’engager sur cette voix en faisant suite à son succès sur la COP21 (un calendrier qui n’a pas permis non plus à N. Hulot de choisir de l’accompagner), ni qu’il ait réfléchi à user d’un tel programme pour se représenter. A droite, à cette exception près de la remarquable poussée du Grenelle de l’environnement, les questions écologiques sont malheureusement toujours vues comme un frein à l’économie alors qu’elles devraient désormais être envisagées comme un moteur pour l’entreprenariat. Gageons que conscience se fasse afin d’éviter que quelques mois de mandats ne suffisent à faire entrer la caste des ricaneurs et mauvais parleurs dans une nouvelle vindicte, participant à un soulèvement, à l’émergence de grèves dures auxquelles les réponses gouvernementales ne pourront qu’ajouter à la violence civile comme au développement d’un terrorisme aux racines locales.

Des projets continueront à être proposés sur ce blog afin de présenter une vision qui est totalement absente du monde politique actuel. Je ne peux que regretter de ne pas avoir eu plus le temps pour les rédiger sur ce blog.

F. Hollande

F. Hollande pourrait être bien notre dernier Président à incarner un humanisme à la française avant une nouvelle fracture populiste. Au Président, je me permets d’adresser mon hommage personnel, mon admiration pour son courage exceptionnel face à un déferlement de difficultés dont le terrorisme, et aussi ma profonde sympathie pour son relationnel avec les Français qui en aurait sûrement fait l’un des Présidents les plus aimés dans des circonstances différentes.

Gageons aussi que notre prochain Président ou prochaine Présidente puisse continuer d’incarner de telles valeurs humaines.

Quelques idées pour la maison: construction et jardin

Observer et  expérimenter sont une source pour faire surgir des intuitions et des idées. Et c’est peut être aussi parce que du hasard s’instille dans nos expériences que quelque chose de nouveau peut apparaître. Et sans oublier les échanges avec d’autres pour associer le plaisir de partager à la nécessité d’élaborer, et amplifier encore notre potentiel. Car si créer, c’est communiquer par le biais de ses réalisations, communiquer peut aussi aider à créer.

Et c’est d’abord du travail et de réalisations concrètes, matérielles, dont il s’agit ici.

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Ce sont quelques simples innovations ou idées qui sont présentées. Certaines  existaient probablement il y a bien longtemps mais elles ont du être oubliées pour imposer des solutions industrielles loin d’être si avantageuses. Pour d’autres idées, ce sont simplement qu’elles sont rendues possibles par l’apparition de nouveaux matériaux ou fabrications sur mesure permettant de reconsidérer les solutions existantes et de les renouveler.

Sur ce quotidien technique dont les enjeux écologiques en font une priorité, les exemples ne manquent pour montrer plein de choses à faire et inventer.

Réaliser des portes extérieures sur mesure et à peu de frais

Le principe consiste à se baser sur un panneau aux dimensions voulues et découpées auprès de votre magasin de bricolage. Celui-ci assurera l’équerrage de la porte rendant inutile le fastidieux et précis travail de tenon-mortaise, souvent insuffisant pour assurer cet équerrage sur le long terme.

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Après cela, on place deux planches verticales sur les côtés droit et gauche du panneau puis des planches horizontales au milieu. Ici, il y en a 3 en bas puis 3 autres réparties afin de pouvoir placer des vitres par la suite.

Placer les planches à l’envers de sorte de pouvoir placer des équerres dessus et rigidifier le tout. Une fois cela fait, se faire aider pour retourner le châssis en planches ainsi reliées et placer le panneau d’aggloméré dessus. Visser alors généreusement afin rendre solidaire toutes les planches avec le panneau.

Restera alors à découper les rectangles réservées aux vitrages. Pour des  vitrages simples, il suffit faut alors de rainurer le panneau pour placer des vitrages de 4 ou 5 mm par exemple.

Dans le cas des doubles-vitrages, les choisir de même épaisseur que le panneau, puis ajouter des baguettes sur la face intérieure pour cacher leur cadre.

Dans tous les cas, mastiquer au niveau des vis et peindre la face intérieure.

Le matériel et son coût:

  • 35 euros de bois extérieur (2 planches en 27 x 145 x 4200 ), typiquement des planches de terrasses choisie sur la face non rainurée
  • 6 équerres de taille modeste et 4 équerres plus solides pour la base et le haut de la porte  (environ 14 euros)
  • des vis (à bout Torx pour visser à la perçeuse ou à la visseuse)
  • une panneau aggloméré hydrofuge des dimensions de la porte (ici du 250 x 125 en 15mm à 30,80 euros avec 2 euros pour la découpe sur mesure)
  • des vitres sur mesure

Soit le tout pour moins de 85 euros, vitrages non compris, et on peut sûrement faire plus économique encore.

Les fenêtres à chassis fixe

Nul besoin de dormant pour une fenêtre à chassis fixe. Acheter très cher une fenêtre en prévoyant le cas où la vitre se casserait tandis qu’elle reste fixe, c’est un bon exemple d’une loi générale faite pour un cas particulier. D’autant que lorsque cela arrive, il y a de bonnes chances que la fenêtre complète soit changée parce que le dormant a lui-même vieilli …

Pour faire de telles fenêtres, sont nécessaires des poutres extérieurs classe 4 en H avec deux rainures, qu’il faut couper alors en deux pour obtenir deux demi-poutres en U. Si vous en trouvez avec une seule rainure en U, alors autant se les procurer directement.

Une fois cela fait, il suffit de faire le cadre d’équerre, de placer ensuite la base bien de niveau, de cheviller, visser dans les rainures, puis de compléter les autres éléments du cadre.

Pour placer le châssis, retirer les vis sauf celles sur une des verticales afin d’effectuer un mouvement de rotation de l’ensemble puis glisser la vitre faite sur mesure. Décaler alors le vitrage puis visser dans les rainures. Il est aussi possible de réaliser un double vitrage par soi-même sur le même principe mais bien sûr à condition d’être précis sur la position des vis.

Plus simplement, une autre solution est d’insérer le bloc complet tout préparé avec le vitrage à l’intérieur en utilisant des glissières de fixations mâles femelles ou des rails avec des fixations, les femelles étant placées sur le cadre er les mâles sur la maçonnerie.

Les fenêtres à guillotine

C’est possible d’étendre le principe pour les fenêtres à guillotine, ce qui sera présentée d’ici quelques mois, l’utilisation de glissière de meuble afin de faire coulisser les vitres sera utilisée.

D’autre part, afin que l’ouverture de la fenêtre soit facilitée, il sera testé l’utilisation d’un ressort calculé sur mesure.

Plus d’informations se trouvent sur ces fenêtres très utilisées en Amérique du Nord.

Un habillage de fontaine ou tirer parti de ses erreurs

Le long d’une terrasse, une petite fontaine a été fabriquée et est très utile lorsque l’on travaille dans le jardin et aussi lorsque l’on revient de la plage pour retirer le sable (beaucoup aimeraient avoir des problèmes de ce type, non ?!).

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Pour préserver un buisson de roses, un caisson de bois en deux parties a été mutualisé. Ainsi l’eau débordant ou éclaboussant viendra arroser ce buisson. S’y ajoute un petit bardage le long du mur pour le protéger et permettre de fixer le carré de l’évacuation. Ainsi qu’un emplacement pour le savon.

Il aurait été possible de faire ce bardage en demi-ellipse et d’intégrer le robinet situé au-dessus, mais cela aurait été trop imposant. En imaginant des planches en progression de part et d’autre, cela donne l’idée de suivre une progression régulière voire géométrique. Puis en discutant, l’idée est venue de dessiner des asymptotes (le mouvement doit être rapide sans trop, ou demander à un matheux !). C’est ainsi que s’est faite la partie gauche, puis sur la partie droite, où il était prévu de faire cela de manière assez symétrique,  le résultat final a été obtenu avec la partie convexe plutôt qu’avec la concave, le tout a la forme d’une vague ou d’un voilier.

Petits constructions pour inviter la nature chez soi (chez elle !)

  • les abris chauve-souris pour lutter contre Zyka !

Après avoir entendu parler de Zyka et du risque d’infections graves liés aux piqures, une première mesure a été prise d’installer un abris à chauve-souris dans notre jardin. Les chauve-souris sont en effet capables d’éliminer plusieurs centaines de moustiques par jour (enfin, par nuit !).

C’est ainsi qu’un sous-toit a été placé en-dessous du toit d’une tour au sein d’une aire de jeux du jardin.

Et il s’avère que nous n’avons pas été piqués pendant tout cet été. Jusqu’à ce que lors de soirées, nous nous rendions compte que les chauves-souris avaient bien investis ce nouveau lieu. Douées de radars, il n’y a effectivement pas de doute à avoir quant à leur capacité à détecter très rapidement des cavités. Toutefois, en septembre, avec les premières pluies, les chauves souris se sont installées ailleurs, et les moustiques sont revenus ! A améliorer …

  • les tas de pierres pour les hérissons, prédateur aux limaces du potager

Les limaces sont une plaie pour le potager aussi avons nous placé des tas de pierres dans le jardin. Plus précisément un couloir tournant permet de se placer à l’intérieur du tas de pierres de sorte que le hérisson y soit à l’abris du danger, aucun animal plus gros ne pouvant se contorsionner pour atteindre la cachette.

Après cela, un petit menhir et un dolmen pouvant servir de siège ont complété l’endroit, sans oublier quelques bulbes pour agrémenter de fleurs.

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A suivre prochainement dans le cadre de la construction d’un club Informatique: